23 juillet 2018

Mission Rol-Tanguy Grand Ouest : peu de nouveautés

Le rapport remis par M. Rol-Tanguy le 6 juillet dernier ne comporte pas véritablement de grandes nouveautés : c'est un peu la compilation des dossiers en cours sur les différents modes de transports concourant à la desserte du Grand Ouest. S'il est effectivement évoqué la possibilité de réactiver la desserte ferroviaire entre Cholet et Les Herbiers, secteur économiquement très actif et où est implanté le parc du Puy du Fou, fortement générateur de flux (plus de 2 millions de visiteurs par an), les autres mesures pour le transport ferroviaire sont très classiques (surtout pour les lecteurs de transportrail) :

  • amélioration de l'exploitation de la gare de Nantes ;
  • amélioration de l'exploitation de la gare d'Angers et réalisation d'un saut de mouton à La Possonnière pour fluidifier la bifurcation avec la ligne de Cholet (voir notre dossier sur la desserte du choletais);
  • modernisation de la signalisation entre Redon et Savenay pour améliorer la liaison Rennes - Nantes (objectif d'une desserte à la demi-heure en 1h20) ;
  • desserte de l'aéroport Nantes Atlantique par la ligne Nantes - Pornic / St Gilles Croix de Vie ;
  • ERTMS niveau 2 sur l'axe Le Mans - Angers - Nantes ;
  • envisager certains tronçons du projet LNOBPL en lien avec l'évolution des dessertes périurbaines de Nantes (vers Savenay) et Rennes (vers Messac).

En revanche, on voit réapparaître le serpent de mer de liaisons Paris - Brest / Quimper en 3 heures, sans arrêts intermédiaires (donc assurément avec un remplissage très faible et non viable) et avec le relèvement à 90 km/h de la vitesse des trains sans arrêts dans la gare de Rennes, opération qui a été pour l'instant mise en sommeil profond en raison de son coût (plus de 45 M€) et de son gain très faible sur le trafic...

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08 juillet 2018

Nantes - Rennes toutes les 30 minutes... sans LNOBPL ?

Voici un morceau de choix dans le rapport, pas encore officiel, du préfet Francis Rol-Tanguy sur la desserte de l'ouest du pays après l'abandon du projet d'aéroport Notre Dame des Landes. Si la proposition de desserte ferroviaire des Herbiers et du parc du Puy du Fou avait un côté anecdotique, alors qu'il s'agit potentiellement d'un gisement de trafic assez conséquent, la nouvelle révélation de la presse régionale porte sur une relation de première importance : Nantes - Rennes.

C'est une évidence : on enregistre entre 25 000 et 30 000 véhicules / jour sur la liaison routière alors que la desserte ferroviaire, bien qu'en progrès, ne compte que 10 allers-retours par jour avec un temps de parcours oscillant entre 1h16 et 1h31 en 2018, mais on compte des creux de desserte de 3 heures en milieu de matinée et d'après-midi.

L'évolution de cette desserte avait été jusqu'à présent analysé au cours des études de LNOBPL, avec une ligne nouvelle entre Nantes et Rennes via l'aéroport de Notre Dame des Landes, visant une liaison en 50 minutes mais avec un coût supérieur à 2 MM€. Très séduisant, donc avec un handicap : une échéance très lointaine, assurément au-delà de 2030, si ce n'est 2040.

Par conséquent, il faut miser sur une amélioration de l'utilisation du réseau classique et augmenter l'offre entre Nantes et Rennes, en s'affranchissant d'une ligne nouvelle, avec une cadence à la demi-heure et un temps de parcours de l'ordre de 1h20... équivalent à celui réalisé en voiture (et encore, quand le trafic est fluide).

A très grosse maille, deux opérations sembleraient nécessaires pour faciliter cette évolution d'offre :

  • la bifurcation de Savenay est à reprendre, puisqu'elle souffre d'un double cisaillement côté Nantes et côté Redon / Le Croisic ;
  • la signalisation entre Savenay et Redon semble insuffisamment capacitaire

carte-nantes-rennes

La mission Rol-Tanguy semble ne pas oublier l'hypothèse de LNOBPL avec une ligne nouvelle, qui permettrait d'augmenter la desserte périurbaine de Rennes et de Nantes au-delà d'une cadence à la demi-heure telle qu'elle est aujourd'hui possible dans la trame cadencée du réseau. 

Bref, l'amélioration de la desserte Nantes - Rennes pourrait se résumer ainsi : la fréquence d'abord, le temps de parcours ensuite.

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30 juin 2018

Un train pour Le Puy du Fou ?

Le préfet Francis Rol-Tanguy a été chargé par le gouvernement d'une mission à hauts risques dans l'ouest : faire oublier le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, revaloriser l'aéroport de Nantes Atlantique et proposer de nouvelles solutions de desserte de la Bretagne et des Pays de la Loire. Il faut avoir l'âme résistante...

La mobilisation des élus locaux et, peut-être, les bonnes relations personnelles affichées à plusieurs reprises entre Emmanuel Macron et Philippe de Villiers, auraient-elle porté leurs fruits ? On peut le penser puisque la presse régionale révèle que la réouverture de la ligne des Herbiers figurererait parmi les préconisations de cette mission.

Le parc d'attraction du Puy du Fou est indéniablement un succès puisqu'en 2017, il a accueilli plus de 2,3 millions de visiteurs. Sa réputation va bien au-delà du pays et il est régulièrement cité parmi les parcs de référence dans le monde.

Mais ce n'est pas tout : ce territoire entre le choletais et la Vendée littorale accueille une importante concentration de petites et moyennes entreprises, avec un taux de chômage de moins de 2%, dans un territoire qui peine à recruter, justement parce qu'il est à l'écart des grands axes. Le secteur, polarisé principalement par l'agglomération des Herbiers (34 000 habitants) et celle de Mortagne sur Sèvre (28 000 habitants) est à l'écart de toute desserte ferroviaire. L'infrastructure entre Saint Christophe des Bois (sur la ligne Clisson - Cholet) et Les Herbiers a été cédée au Département en 2003 et accueille un train touristique aux beaux jours.

Evidemment, entre ces deux bassins de population et leurs activités économiques et le parc du Puy du Fou, il y aurait effectivement de quoi mettre à l'étude la renaissance de cette voie ferrée avec des trains directs depuis Angers et Cholet en correspondance avec les TGV et les liaisons TER de l'axe ligérien. Un peu plus de 4 mois après la parution du rapport Spinetta très critique sur le devenir des petites lignes, cela ne manquerait pas de piquant.

Mais le parcours reste semé d'embuches : 21 km à réhabiliter entièrement pour la circulation de trains de voyageurs réguliers, une birfurcation de Saint Christophe des Bois à restaurer, une avant-gare de Cholet à reprendre, une gare à créer près du Puy du Fou et des passages à niveau à supprimer... à moins de privilégier une suppression plus économique en s'attaquant frontalement à la circulaire Bussereau, ce qui est moins politiquement correct.

Conclusion provisoire issue de La plaisante sagesse lyonnaise : « L’important c’est pas d’y faire, c’est d’y penser, mais le difficile, c’est pas d’y penser mais d’y faire ».

Nous reviendrons dans le courant de l'été sur cette mission (dès lors qu'elle aura remis ses conclusions) mais aussi sur la desserte des grands sites touristiques français... ou plutôt la non-desserte de certains d'entre-eux... En attendant, notre dossier sur la desserte du choletais peut vous replonger dans le sujet !

30 janvier 2018

Un RER pour Nantes... et son aéroport

L'actualité bouscule parfois notre rythme. L'annonce par l'Etat de l'abandon du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes met naturellement en avant le transport ferroviaire en lui donnant l'occasion de miser sur certains de ses atouts et recadrer le débat sur l'organisation des transports dans la région nantaise.

Si on ajoute les déclarations répétées de la ministre des transports sur l'absence de dessertes type RER dans les grandes métropoles françaises, le mélange des deux donne l'occasion d'un nouveau dossier de transportrail, capitalisant sur de précédentes réflexions menées dans la métropole nantaise, autour du tram-train. L'aéroport de Nantes Atlantique est évidemment un des éléments centraux de notre schéma, au même titre que l'amélioration de l'exploitation de la gare de Nantes (dont les travaux de transformation ont commencé) et des connexions entre les dessertes ferroviaires, le réseau de tramway et les projets de transformation urbaine, notamment dans l'ile de Nantes. Evidemment, la réouverture de la ligne de Carquefou est au menu de notre dossier...

Précisons pour être complet qu'un éventuel RER nantais ne saurait être le seul moyen de se passer de Notre Dame des Landes : le TGV est un atout sérieux. Qui plus est, le développement des LGV vers l'ouest a aussi été promu sur l'autel de la réduction du trafic aérien intérieur. Les TGV Intersecteurs se retrouvent ainsi au coeur de la réflexion d'autant que se profile en Ile de France l'étude d'une nouvelle gare TGV sur la Grande Ceinture stratégique, par transformation de la gare actuelle du Pont de Rungis, à proximité de l'aéroport d'Orly. Massy, Orly, Chessy, Roissy : une dorsale Nantes - Lille semble d'emblée intéressante, à jumeler jusqu'au Pont de Rungis avec des liaisons vers Strasbourg. On pense aussi évidemment aux liaisons depuis Rennes et Nantes vers Lyon et l'arc méditerranéen, jumelés au Mans.

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19 janvier 2018

Virgule de Sablé : à nouveau à l'arrêt

Décidément... cette petite virgule n'en finit pas de faire couler de l'encre. Le trafic est à nouveau interrompu du fait de problèmes de shuntage. Les TER Nantes - Angers - Laval - Rennes sont suspendus jusqu'à nouvel ordre en raison de nouveaux problèmes sur les circuits de voie. La Région demande à la SNCF et au concessionnaire Eiffage de faire la lumière sur cette nouvelle défaillance.

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17 janvier 2018

Abandon de Notre Dame des Landes : et maintenant ?

Le gouvernement enterre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes au profit d'une modernisation de l'aéroport existant. Dès hier, avait été confirmé le principe d'une annonce de Matignon à l'issue du conseil des ministres, en précisant que quelque soit la décision prise, elle serait forcément mauvaise. Le Premier Ministre lui-même est venu l'annoncer, considérant que le projet génère trop de divisions. « C'est une décision d'apaisement, qui doit être l'occasion d'un nouveau départ, de construire intelligemment et différemment » a-t-il déclaré.

Les chiffres en faveur de l'un et de l'autre scénario comportent des marges d'incertitude qui rendent les deux scénarios relativement équivalents. Entrent aussi en ligne de compte la déclaration d'utilité publique, en dépit toutefois d'une enquête d'utilité publique au résultat négatif, le résultat du référendum en Loire-Atlantique, le sujet des nuisances sonores dans l'agglomération nantaise (quoique celle-ci soit régulièrement bien placée dans le classement des villes où il fait bon vivre).

Désormais, place donc à l'optimisation du site existant, pour lequel il faudra notamment améliorer les conditions d'accès : la proposition de desserte ferroviaire qu'a déjà formulée transportrail vient non seulement confirmer le principe de liaisons depuis l'ouest nantais mais s'intègre naturellement aux réflexions sur la création d'une desserte périurbaine, type RER, cadencée à la demi-heure, sur laquelle nous reviendrons prochainement.

Autre élément évidemment, la valorisation du réseau TGV, avec au coeur du dispositif le renforcement de l'offre Intersecteurs, avec une relation Lille - Le Mans - Rennes / Nantes, desservant notamment les 2 aéroports franciliens, car il est de plus en plus question de transformer la gare RER du Pont de Rungis pour acueillir le TGV. La future correspondance avec le prolongement de la ligne 14 faciliterait l'accès à l'aéroport et à une partie de la banlieue sud de la capitale. La desserte de Massy et de Chessy complèterait ce dispositif, s'inscrivant aussi dans l'objectif d'améliorer l'irrigation de l'Ile de France sans transiter par les gares centrales.

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02 octobre 2017

La virgule de Sablé ensablée par les déshuntages

Encore une affaire de déshuntage ! La SNCF a suspendu tout trafic sur la virgule de Sablé en raison de problèmes de déshuntage sur ce court barreau à voie unique reliant les branches de Nantes et de Rennes de la LGV Bretagne Pays de la Loire, utilisée par 5 allers-retours TER Nantes - Angers - Laval - Rennes. Plusieurs phénomènes de déshuntage ont été enregistrés, dont le plus important a occasionné la perte d'un train pendant 8 secondes. Etant donné que les trains empruntant ce raccordement peuvent circuler jusqu'à 200 km/h et convergent avec le trafic TGV, l'affaire est assez sérieuse.

La virgule de Sablé a été mise en service le 2 juillet dernier et est utilisée uniquement par des TER assurés en Z21700, version adaptée pour la circulation sur ligne à grande vitesse des Z21500.

Les causes semblent identiques aux autres crises de déshuntage : peu de trafic, des rails qui s'encrassent faute de circulations lourdes et fréquentes et des rames dont la table de roulement des roues n'est pas nettoyée par le freinage qui s'opérère - tant pour l'efficacité que la maitrise du niveau sonore - par des disques sur les flancs de roues. Le contexte est ici un peu particulier car la virgule fait partie du périmètre concédé à Eiffage... et parce qu'il survient moins d 3 mois après la mise en service de cette nouvelle infrastructure.

Bilan, pour les voyageurs, peu de solutions de repli, si ce n'est un transit par Le Mans avec un trajet allongé d'au moins 45 minutes. Pour le réseau ferroviaire, une nouvelle mise en question sur la sécurité des circulations et la conception du système du transport jusqu'à son coeur, c'est à dire le contact rail-roue, et plus particulièrement des équipements de contrôle-commande de l'exploitation.

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07 juillet 2017

La desserte ferroviaire du choletais

Cholet : une agglomération de 103 000 habitants, à l'écart des grands axes et des grandes métropoles, est un cas d'école... plus exactement d'universitaires, puisque nombre d'étudiants en géographie ont eu à plancher sur ce territoire assez atypique, du fait du développement à la fin des années 1960 d'un intense tissu de petites et moyennes entreprises, principalement dans la plasturgie et l'agro-alimentaire. L'électronique militaire a complété par la suite cette palette des activités du choletais, région de tradition textile connue par ses mouchoirs.

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Chemillé - 7 novembre 2008 - Coup d'oeil dans le rétroviseur pour montrer l'évolution du service régional : la desserte du choletais fut un terrain de prédilection des X4630 nantais qui ont connu diverses livrées, dont la dernière avec les couleurs unifiées du TER (ici le bleu Isabelle, quelque peu délavé), et dans la version avec nouvelle face frontale qui alourdissait un autorail pas des plus nerveux... Les Régiolis assurent désormais la desserte Angers - Cholet. (cliché X)

Sur le plan ferroviaire, Cholet est reliée d'abord à Angers, avec 13,5 allers-retours, et ensuite à Nantes avec 4 allers-retours. Situation peu courante d'une agglomération dont la desserte vers la capitale régionale n'est pas dominante. La Région a décidé un rééquilibrage, à la faveur de la modernisation de la section Clisson - Cholet, associée à une nouvelle desserte qui comprendra 10 allers-retours.

Le nouveau dossier de transportrail s'intéresse à la desserte de ce territoire et attend vos commentaires.

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04 juin 2017

Notre Dame des Landes : une médiation finale ?

Le nouveau gouvernement esquisse un pas de deux prudent sur le sujet de Notre Dame des Landes, avec l’annonce du lancement d’une mission de médiation chargée d’analyser le projet et des alternatives. Bref, s’esquisse de façon de plus en plus claire la possibilité de se défaire d’un projet au centre de lobbies radicalement opposés.

L’alternative serait donc de conserver l’actuel aéroport nantais, éventuellement reconfiguré en fonction des prévisions de trafic. Ce qui amène à s’interroger sur l’accessibilité du site existant, ce que nous avions déjà esquissé dans nos précédentes parutions. Allons un peu plus loin.

L’aéroport actuel est longé par la ligne Nantes – Pornic / Saint Gilles Croix de Vie, qui avait été déviée pour sa création. Il subsiste l’amorce de l’ancien tracé, qui pourrait être mis à profit pour devenir un terminus périurbain d’une navette Nantes – Aéroport et qui pourrait accueillir des TER venant de l’ouest (Rennes / Redon / Le Croisic / Saint Nazaire), moyennant une courte électrification entre la bifurcation de Nantes Etat et l’aéroport et la mise à double voie de la courte section concernée. Avantage, une diamétralisation « courte » pourrait être envisagée avec des trains Rennes – Nantes – Aéroport, dans une logique fonctionnelle comparable à celle de Genève.

aeroport-nantes-atlantique

En revanche, les liaisons venant du sud nantais (Cholet, La Roche sur Yon et au-delà) ou du val de Loire (Angers et en amont) devrait recourir à une correspondance en gare de Nantes sur des navettes, renforçant l’intérêt d’une diamétralisation pour gérer l’exploitation de la gare de Nantes. La déviation de l'offre venant d'Angers vers l'ile de Nantes et l'aéroport est possible par un raccordement (non figuré ci-dessous) mais priverait l'axe d'un accès rapide au centre de Nantes ce qui n'est pas souhaitable.

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Bien que longeant le site, les trains de Pornic et Saint Gilles Croix de Vie ne desserviraient pas l’aéroport, sauf à imaginer un second point d’arrêt, plus excentré, et nécessitant une navette d’autobus pour rejoindre le terminal aérien.

En corolaire, la création de points d’arrêt supplémentaires dans l’île de Nantes, au croisement des lignes 2 et 3 du tramway et éventuellement du Busway (ligne 4) se trouverait encore plus légitimée au titre du maillage du réseau pour favoriser la desserte urbaine.

Qui plus est, l’annonce récente de la création de deux nouvelles sections de tramway dans l’île de Nantes, dont une viendrait rejoindre les actuelles lignes 2 et 3 à proximité de l’intersection du tramway et de la voie ferrée en question, crée manifestement les conditions d’un pôle d’échanges de premier plan, au cœur d’un quartier en pleine mutation.

21 mai 2017

Nantes - Pornic / Saint Gilles Croix de Vie : ça grince !

Voilà une situation difficilement compréhensible et qui met directement en question la crédibilité et la compétence de la SNCF quant à l'exploitation des lignes régionales. Les lignes de Nantes à Pornic et Saint Gilles Croix de Vie avaient défrayé la chronique locale par leur mauvais état, les ralentissements, la médiocre régularité et l'incertitude sur leur devenir. La Région avait pris les devants et investi plus de 100 M€ pour renouveler l'infrastructure et moderniser le système de signalisation. Sans compter l'arrivée de nouveaux matériels roulants plus capacitaires et la rénovation des gares. Les voyageurs ont successivement supporté les désagréments liés au mauvais état de la ligne, puis la mise sur route le temps des travaux... et espéraient donc enfin un train qui fonctionne normalement, à l'heure et en voyageant assis. On a connu pire comme utopie...

Et pourtant, la dernière réunion du comité de ligne a pointé les défaillances récurrentes, les mêmes qu'avant les travaux. Et la SNCF a semblé en panne de réponses pouvant être jugées "crédibles" par l'auditoire : les discours classiques sur le réseau régional  - obsolescence, pas de financement, sans oublier le triptyque "pas de trafic, pas de potentiel, pas d'avenir" -  ne pouvaient être tenus puisque dans le cas présent, tout est neuf. Donc dire "c'est compliqué" sur des lignes quasiment indépendante du reste de l'étoile de Nantes, c'est difficile à avaler pour les usagers et les élus locaux.

Et à la question habituelle de l'absence l'information par le conducteur ou le personnel en gare en cas de retard ou d'arrêt en pleine ligne, la direction de la SNCF renvoie sur le compte Twitter des TER Pays de la Loire. Donc pour une information allant d'un côté à l'autre d'une cloison dans un train, il faut passer par des satellites à quelques dizaines de milliers de kilomètres au-dessus de nos têtes.

Réponse cocasse d'un usager : on n'a pas la 3G partout sur la ligne !

En attendant, nous vous invitons à relire notre dossier sur ces lignes...

Posté par ortferroviaire à 20:59 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
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