10 février 2017

Nantes - Clisson en tram-train

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Nantes - 28 janvier 2017 - Voie 9, départ du tram-train sur la partie surbaissée du quai. On note aussi les comble-lacunes déployés pour compenser l'écart entre le quai et le tram-train large de seulement 2,65 m. L'UM2 est-il bien nécessaire en pleine heure creuse ?  © transportrail

Au début, il devait y avoir Nantes - Châteaubriant, mais les difficultés du volet infrastructures de ce projet - ni vraiment tramway ni vraiment train - en ont décidé autrement. Le tram-train Nantes - Clisson est donc né "par accident", les rames Dualis commandés au titre de la ligne de Châteaubriant se retrouvant sans terrain pour une durée trop longue, faisant tomber la garantie du constructeur. Il fallait donc rouler... Ainsi naquit le tram-train Nantes - Clisson prolongeant le service périurbain préexistant entre Nantes et Vertou, assurée en X73500, et en profitant de la récente électrification de la ligne de Nantes aux Sables d'Olonnes.

transportrail a donc emprunté le tram-train Nantes - Clisson et vous livre ses impressions de voyage. Bonne lecture !

Au passage, vous pouvez en profiter pour relire nos dossiers sur Nantes - Châteaubriant et sur les possibles développements du tram-train à Nantes...

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20 octobre 2016

Nantes - Rennes : s'affranchir du nouvel aéroport ?

Des manifestations à répétition, des rapports officiels, la petite phrase d'un Président de la République dans un recueil de confidences polémiques, celle d'une ministre de l'écologie qui se découvre tout d'un coup une fibre écologique... Notre Dame des Landes n'en finit pas de défrayer la chronique tant locale que nationale. Projet qualifié d'un "autre temps", initié par un défunt baron du gaullisme (Olivier Guichard) à une époque où il fallait économiser les litres de kérosène pour le Concorde.

transportrail met à jour le dossier consacré aux radiales bretonnes, en approfondissant plus particulièrement le sujet de l'axe Nantes - Rennes. Accessoirement, c'est aussi l'occasion de l'enrichir de nouvelles illustrations.

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11 octobre 2016

Nantes - Cholet : renouvellement programmé

Frappée de ralentissements relativement modestes par rapport au reste du réseau ferroviaire, la ligne Nantes - Cholet, plus particulièrement la section Clisson - Cholet, n'est pas tant handicapée par son temps de parcours que par la faiblesse de son offre. Avec un temps de parcours de 52 minutes en 2016, elle soutient encore la comparaison avec la route : les autocars mettent un peu plus d'une heure pour relier les deux villes.

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Le renouvellement de Clisson - Cholet figurait au CPER 2015-2020 avec une enveloppe généreuse de 60 M€. Les études ont permis de réduire l'enveloppe de 10 M€. Le projet prévoit d'abord de renouveler la voie entre Clisson et Cholet, d'installer du BAPR en remplacement du Block Manuel, et de créer un évitement à Torfou a priori dans une nouvelle gare qui serait implantée à l'emplacement de l'ancienne gare abandonnée, et avec la suppression de l'actuelle halte. Un choix étonnant à première vue : il est porté par les élus locaux et motivé par la réforme de l'intercommunalité. Ils ont exprimé le souhait de faciliter l'accès aux trains depuis plusieurs anciens villages regroupés, avec création d'un parc-relais. Le projet prévoit aussi de rehausser à 550 mm les quais de Cugan et Bouffay la Bussière.

La création de l'évitement est justifiée par la demande de la Région de pouvoir mettre en place une desserte cadencée à l'heure en période de pointe. L'évitement ne sera pas utile en journée puisque le service demandé aux 2 heures pourrait s'écouler sur une seule voie. La Région s'engagerait sur 10 allers-retours au lieu de 4 actuellement.

Le projet intègre enfin un relèvement de la vitesse à 130 km/h - contre 100 km/h en situation nominale - dont le gain de temps apparaîtra modeste : 90 secondes. Il est cependant justifié par ses promoteurs par le souci de réserver l'éventuelle possibilité d'assurer des trains Nantes - Cholet semi-directs en 45 minutes.

En revanche, il n'a pas intégré la modification de la bifurcation de Clisson : la voie unique est parallèle à la ligne de Bordeaux sur environ 1500 m et les aiguilles en sortie de gare imposent dans le sens Cholet - Nantes un cisaillement de la voie 1 à 30 km/h. Le report de la bifurcation au point de divergence des deux lignes avec des appareils franchissables à 90 km/h a été écarté du fait de l'âge relativement modeste des appareils de voie existants.

La ligne serait mise en chantier en 2019, en ligne fermée pour respecter l'objectif de coût du projet. Avec une desserte à 10 allers-retours, la ligne Nantes - Cholet pourrait donc connaître un réel renouveau, d'autant qu'entre Nantes et Clisson, la demande est soutenue : la combinaison des TER vers Cholet et La Roche sur Yon proposerait un train direct toutes les 30 minutes, en plus de l'offre de tram-train elle aussi cadencée à la demi-heure. De quoi contenir le flux automobile qui converge sur cet axe qui est le troisième - tous modes confondus - de l'étoile nantaise après Nantes - Angers et Nantes - Rennes qui devance de peu Nantes - Cholet.

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02 juillet 2016

Notre Dame des Landes : et maintenant ?

La consultation publique organisée dimanche 26 juin a donné un résultat assez tranché en faveur de la poursuite du projet : 55% des suffrages exprimés ont été en faveur du nouvel aéroport, avec un taux de participation de 51%. L'opposition ne baisse pas la garde tandis que les partisans se trouvent confortés, avec en toile de fond un débat - sans fin - sur le périmètre de la consultation, limitée au seul Département de Loire-Atlantique.

Une affaire d'exportation de contraintes

Le gouvernement manifeste son intention de poursuivre le projet et de démarrer les travaux à l'automne. Cependant, les interrogations subsistent sur ce projet, notamment par rapport au devenir des aéroports locaux de Rennes, Saint Brieuc, Lannion, Lorient et Quimper, sans oublier le devenir de Nantes-Atlantique et le scénario probable consistant en la conservation du nombre d'aéroports sur la "Bretagne historique". On notera aussi que la moitié des utilisateurs de l'actuel aéroport nantais sont domiciliés en Loire-Atlantique ou y travaillent...

Bref, pour l'instant, Notre Dame des Landes, c'est un aéroport de plus et non pas une substitution, avec évidemment pour conséquence le débat - lui aussi sans fin - sur les choix d'aménagement du territoire, la politique de préservation des espaces naturels, face à la pression économique de la rente immobilière. "Normalement", le site de Nantes-Atlantique devrait devenir une Zone d'Aménagement Concerté : c'est assurément mieux qu'un aéroport, mais cela ne fait que déplacer le sujet de la préservation environnementale et du mitage périurbain. Reconnaissons toutefois en toute neutralité qu'il est "moins pire" de développer une ZAC aux franges immédiates de l'agglomération nantaise et avec de surcroît une ligne de chemin de fer existante modernisée, que d'envisager un essor non contrôlée du mitage périurbain sur la zone de Notre Dame des Landes sur un territoire moins bien équipé en infrastructures de transport.

Restent toute de même dans ce raisonnement différentiel les infrastructures nouvelles générées par le projet de nouvel aéroport. Si la ZAC sur Nantes-Atlantique n'est pas neutre, du moins peut-on vraisemblablement considérer que les besoins sont un peu plus limités. En revanche, pour le nouvel aéroport, les conséquences sont importantes : voies rapides d'accès, parkings, espaces logistiques, installations aéroportuaires... tout ceci consomme de l'espace.

Finalement, Notre Dame des Landes ne fait que traduire les hésitations et non-choix de l'Etat depuis un demi-siècle (le projet est apparu en 1963 sous l'égide d'un baron du gaullisme, Olivier Guichard)... mais aussi des propres turpitudes de la population et du corps électoral : plus on est loin d'un projet, plus on le regarde sous un angle bienveillant, ceux qui pourraient voir les nuisances reportées chez le voisin aussi...

Quels enjeux ferroviaires ?

Sur le plan ferroviaire, la question porte plus sur la complémentarité modale et les conditions d'accès plus que sur la concurrence potentielle entre les modes puisque le type de trafic des aéroports bretons se concentre majoritairement sur des liaisons longue distance pour laquelle l'offre ferroviaire est faible et de performance peu compétitive (exemple de Nantes vers Nice).

En revanche, les modalités d'accès au nouvel aéroport demeurent un sujet central pour le territoire, de sorte à éviter un site déconnecté, ce qui ne ferait qu'amplifier le trafic routier. En ce sens, la démarche LNOBPL engagée par SNCF Réseau pourrait se trouver conforter. Rappelons qu'elle s'appuie notamment sur une amélioration de l'axe Nantes - Rennes par une ligne nouvelle reliant les deux agglomérations en 50 minutes (1h15 au mieux aujourd'hui) passant par le site de l'aéroport, intégrant une liaison circulaire Nantes - Aéroport - Rennes - Laval - Angers - Nantes utilisant BPL et la virgule de Sablé.

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Notons toutefois qu'il serait intéressant d'envisager des diamétralisations reportant le terminus des trains de Nantes à l'aéroport, ce qui d'un pur point de vue géographique serait possible pour les trains venant d'Angers (donc Le Mans et Tours), de Clisson (donc de Cholet, La Rochelle et Les Sables d'Olonne) ainsi que de Pornic et Saint Gilles Croix de Vie. Plus difficile, mais sur le papier tout aussi souhaitable serait une accessibilité ferroviaire depuis Le Croisic et Saint Nazaire. Il serait alors véritablement possible de considérer que l'aéroport est connecté à son territoire.

Néanmoins, avec BPL, les liaisons TGV vers Roissy vont être accélérées, tant depuis Rennes que Nantes. Si, comme déjà dit, l'avion restera pertinent sur des liaisons intérieures longues distances, la situation pourrait être différente sur les liaisons internationales en correspondance à Roissy : tout dépend du niveau des liaisons TGV Intersecteurs entre Nantes, Rennes et Roissy.

En outre, une antenne au tram-train Nantes - Châteaubriant figure au projet de desserte : réutilisant une emprise ferroviaire abandonnée de longue date à partir de La Chapelle sur Erdre, ce qui ne manque pas d'interroger sur l'équilibre avec la liaison ferroviaire via LNOBPL.

Enfin, l'hypothèse du transfert de l'aéroport nantais sur le site de Notre Dame des Landes et le projet d'aménagement du site de Nantes-Atlantique ne peut que donner du crédit à une réflexion sur la desserte ferroviaire du sud nantais pour éviter d'augmenter à terme la dépendance à l'automobile. Voir le dossier de transportrail sur les potentialités ferroviaires du sud nantais.

08 mars 2016

Potentialités ferroviaires autour de Nantes

Dans son nouveau dossier, transportrail s'intéresse à l'étoile ferroviaire nantaise et à ses potentialités de développement, notamment dans l'agglomération, en lien avec le vaste projet de transformation urbaine de l'île de Nantes.

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Nantes - 29 février 2016 - Les TER2Nng sont arrivées en Pays de la Loire pour apporter un surcroît de capacité sur la dorsale ligérienne du Croisic au Mans et à Tours, où elles ne permettent cependant pas de tirer pleinement profit de l'infrastructure autorisant 200 km/h sur une partie du réseau autour de Nantes. Elles pourraient être notamment mises à profit sur la desserte périurbaine Ancenis - Nantes - Savenay. © transportrail

En ligne de mire également, la question éminemment d'actualité du sort du projet de l'aéroport de Notre Dame des Landes et les potentialités de desserte du site actuel de Nantes Atlantique, ou encore le vieux serpent de mer de la réouverture de la ligne de Carquefou. Dans ce dossier, nous vous proposons également une possibilité d'itinéraire urbain pour le tram-train de Châteaubriant, afin d'accéder au centre de Nantes (place du Commerce) en limitant les interférences avec le réseau urbain (au gabarit plus étroit).

A vos commentaires !


03 mars 2016

Etoile de Sainte Pazanne : mise à jour

Après les travaux de rénovation des lignes de Pornic et Saint Gilles Croix de Vie, transportrail a mis à jour son dossier sur l'étoile de Sainte Pazanne avec en supplément de nouvelles illustrations. Bonne lecture !

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12 février 2016

Notre Dame des Landes et le TGV

Le projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre Dame des Landes n'en finit pas de défrayer la chronique. Dernier épisode en date, l'annonce par le Président de la République d'un référendum local dans son intervention d'hier soir.

Destiné en principe à succéder aux aéroports actuels de Nantes et de Rennes, voire des autres sites de Bretagne, comme Brest par exemple, il repose avant tout sur le constat de la forte hausse de fréquentation de l'aéroport de Nantes Atlantique, des problèmes de nuisances qu'il génère dans l'agglomération nantaise et d'une incapacité à augmenter le trafic sur le site existant. L'aéroport est aussi présenté comme un outil de "désenclavement" de l'ouest du pays.

Redondance air - fer ?

Un argument étonnant puisque le maillage du territoire et le rapprochement de l'ouest vis à vis de Paris et des autres régions est aussi mis en avant par la LGV Bretagne Pays de la Loire qui ouvrira en 2017 : elle fera gagner 37 minutes sur les liaisons vers Rennes et la péninsule bretonne.

L'amélioration des liaisons TGV renforcera la part de marché du train face à l'avion, notamment vers Brest et Quimper, Nantes et Rennes étant déjà dans une gamme de temps de parcours très favorable au train. Par le biais des liaisons intersecteurs, l'accès au nord, à l'est et au sud-est de la France sera également amélioré.

Ainsi par exemple, Rennes ne sera plus qu'à 3h43 de Lyon contre 4h20. Le périmètre de pertinence du train sera donc accru et mécaniquement, celui de l'avion se contractera. C'est par exemple le cas pour aller à Marseille, qui même avec BPL, sera encore à 5h45 de Rennes. Grâce à l'effet réseau, avec l'addition des gains de temps procurés par BPL et l'achèvement de la LGV Est, Strasbourg ne sera plus qu'à 4h19 de la capitale bretonne, contre 5h26 actuellement. Evidemment pour Brest et Quimper, les temps de parcours ferroviaires sont plus longs, mais la comparaison objective avec Notre Dame des Landes impliquerait d'intégrer le parcours d'approche en voiture ou en train.

Tout ceci sans compter les bénéfices éventuels de la démarche LNOBPL destinée à réduire encore les temps de parcours vers la Bretagne, tout en assurant la connexion avec le projet d'aéroport. Ou comment démontrer que le déficit de stratégie multimodale de desserte des territoires...

Quel trafic aérien ?

Par conséquent, la vocation de Notre Dame des Landes pour le trafic intérieur se limiterait principalement aux franges orientales du pays et aux liaisons vers l'Europe et les autres continents. Actuellement, Nantes Atlantique propose:

  • 9 destinations en Afrique dont 4 vers le Maroc, 3 vers la Tunisie, 1 vers le Sénégal et 1 vers les îles du Cap Vert ;
  • 1 seule destination vers l'Amérique : Montréal ;
  • 1 seule destination vers les Caraïbes : Punta Cana ;
  • 63 destinations européennes hors France ;
  • 2 destinations vers la Turquie ;
  • 15 destinations vers la France dont 4 vers la Corse et 3 fortement concurrencées par le TGV (Paris, Lille et Lyon).

Au regard des dessertes aujourd'hui proposées au départ de Nantes Atlantique, il y a donc plus de complémentarité que de concurrence entre les deux modes de transport.

Des questions en suspens

L'annonce d'un référendum local amène à se poser quelques questions de fond sur le projet de Notre Dame des Landes.

La première concerne les marges de manoeuvre réelles de l'aéoport actuel de Nantes, l'évolution du besoin capacitaire en fonction de l'amélioration des performances des liaisons ferroviaires vers la Bretagne, les limites d'acceptabilité des nuisances sonores dans le bassin urbain nantais. La comparaison avec les autres aéroports européens est sans appel : le trafic à Genève Cointrin est plus de trois fois supérieur à celui de Nantes, sur une seule piste située en lisière du centre de l'agglomération. A Orly, malgré les restrictions de trafic, la productivité de chaque piste est sept fois supérieure à celle de Nantes. Bref, de la capacité, il y en a. Reste à savoir si elle peut être utilisée de façon acceptable pour le territoire et la population.

En cas de réponse positive, quelle accessibilité à l'aéroport Nantes Atlantique ? L'amorce de l'ancien tracé des lignes de Pornic et Saint Gilles Croix de Vie est toujours présent et pourrait constituer un terminus périurbain pour une desserte cadencée à la demi-heure, ce qui nécessiterait une réflexion globale sur le fonctionnement ferroviaire du sud nantais (mise à double voie partielle, électrification en vue d'une exploitation par tram-train de la navette), rejoignant des questionnements plus généraux sur la valorisation des infrastructures ferroviaires dans la desserte de la métropole nantaise.

Dans l'hypothèse de la réalisation de Notre Dame des Landes, que deviennent les aéroports existants ? Quelle réutilisation possible du foncier libéré ? Quel avenir pour le site de production d'Airbus implanté à proximité immédiate de Nantes Atlantique ? Quel impact environnemental sur le site mais aussi dans l'agglomération nantaise (gestion des nuisances) ? Quelle accessibilité ferroviaire depuis Nantes mais aussi depuis les autres villes bretonnes ? Quelle attractivité de l'aéroport en fonction des performances de ces accès ?

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Clin d'oeil de l'histoire : Notre Dame des Landes avait une gare sur la ligne de La Chapelle sur Erdre à Blain et Beslé (sur la ligne Rennes - Redon). Dans le projet du nouvel aéroport, il est envisagé une antenne au tram-train de Châteaubriant réutilisant une bonne partie de l'emprise ferroviaire aujourd"hui abandonnée et déposée.

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01 septembre 2015

Pornic et Saint Gilles Croix de Vie retrouvent leurs trains

C’est avec deux mois de retard que les lignes de Nantes à Pornic et Saint Gilles Croix de Vie ont rouvert aux circulations. Ce report de dernière minute avait eu le don d’agacer la Région des Pays de la Loire dont le Président avait décidé de quitter son siège d’administrateur de SNCF Réseau pour pointer les défaillances dans le pilotage de ces travaux et l’information tardive de l’autorité organisatrice et principal financeur de l’opération. Ce décalage a pris de court la côte vendéenne, privée d’accès ferroviaire pendant toute la saison estivale.

La réouverture est cependant partielle car les trains ne peuvent dépasser 90 km/h alors que les travaux avaient pour objectif de relever la vitesse à 140 km/h. Cette vitesse sera pratiquée au changement d’horaire de décembre, le temps de procéder à l’homologation des nouveaux équipements, avec notamment une tournée de la voiture Mauzin, qui n’a pu être réalisée du fait du retard des travaux... et de la nécessité de rouvrir au plus vite les deux lignes.

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24 juin 2015

Pays de la Loire : un retard qui ne passe pas

Décidément, les lignes de Pornic et de Saint Gilles Croix de Vie alimentent la chronique. La première phase de modernisation des lignes du sud ligérien n'avait déjà pas fondamentalement amélioré leur exploitation en dépit des investissements consentis par la Région des Pays de la Loire. La deuxième phase de modernisation, au-delà de Sainte Pazanne vers les terminus de Pornic et de Saint Gilles Croix de Vie était fortement attendue compte tenu de la dégradation des voies et d'une certaine médiatisation de leur situation.

Sans attendre le CPER 2015-2020, la Région avait engagé les financements - 109 M€ tout de même - pour accélérer ces travaux. D'après le calendrier initial, les lignes, fermées durant les chantiers, devaient rouvrir le 5 juillet prochain pour la saison d'été. SNCF Réseau a annoncé que l'objectif ne serait pas tenu et qu'il faudrait attendre septembre pour reprendre le train. La Région déplore une information à la dernière minute alors que le dernier comité de suivi des travaux, le 4 juin dernier, n'évoquait aucun retard.

Dès lors, la Région a décidé de suspendre toutes les subventions à l'égard du gestionnaire d'infrastructure. Son Président, Jacques Auxiette, a décidé de démissionner de son poste d'administrateur de SNCF Réseau où il représentait les autorités organisatrices, considérant qu'il ne pouvait siéger dans une entreprise dont il contestait l'inefficacité, utilisant également les termes de "mépris", "désinvolture" et "incompétence". SNCF Réseau a indiqué que ce retard était dû à des malfaçons détectées dans les entreprises chargées de ces travaux, ce à quoi la Région répond que ce discours est systématiquement répété lorsque les travaux ne sont pas directement réalisés par la SNCF. Contestant la capacité de l'entreprise à gérer des prestataires, la Région affirme ne pas se contenter de la "compassion" et portera plainte contre SNCF Réseau, une entreprise qui, selon Jacques Auxiette, "ne semble pas évoluer dans le sens d'une meilleure performance au service des usagers".

Voici donc la nouvelle organisation ferroviaire déjà mise sur le grill avant même d'être portée sur les fonds baptismaux...

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06 mai 2015

CPER Pays de la Loire : la poursuite des engagements

Le projet de CPER 2015-2020 prévoit 410 M€ d'investissements témoignant de la poursuite des efforts budgétaires en faveur du transport ferroviaire.

Dans un premier temps, le CPER régularisera l'avance de la part de l'Etat sur la modernisation de l'étoile de Sainte Pazanne vers Pornic et Saint Gilles Croix de Vie, avec pas moins de 108 M€ pour ces travaux en cours.

Le deuxième poste du contrat concerne la transversale Bordeaux - Nantes : la Région Pays de la Loire a déjà beaucoup investi, notamment pour le périurbain Nantes - Clisson et l'électrification de la ligne des Sables d'Olonne. Cette fois-ci, l'investissement atteint 120 M€ pour moderniser la ligne et traiter la section au sud de La Roche sur Yon, en partenariat avec Poitou-Charentes. En complément, 60 M€ seront consacrés à la modernisation de la section Clisson - Cholet afin d'améliorer la relation Nantes - Cholet.

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Angers Saint Laud - 3 avril 2007 - La rame TGV Atlantique 382 quitte Angers en direction du Mans. La mise en service de BPL entraîne d'importants investissements sur l'axe Le Mans - Nantes, épine dorsale du réseau de villes de la Région Pays de la Loire. © transportrail

Ensuite, le grand axe Le Croisic - Nantes - Angers - Le Mans bénéficiera de plusieurs opérations principalement destinées à accroître la capacité notamment au bénéfice des dessertes périurbaines. Il s'agit du redécoupage du block entre Nantes et Sainte Luce, de la création d'un terminus intermédiaire à Ancenis, de l'augmentation de la capacité de la gare d'Angers et de la fiabilisation de la section Sablé sur Sarthe - Angers, en prolongement de la LGV BPL. Enfin, deux stations TER seront créées en banlieue du Mans pour renforcer le rôle du TER dans la desserte de l'agglomération. Au total, 82 M€ seront engagés sur cet axe.

La mise en accessibilité des gares de Nantes et de Saint Nazaire sera financée via le CPER, ainsi que la part incombant à Pays de la Loire pour les études LNOBPL, principalement sur l'axe Nantes - Rennes.