transportrail - Le webmagazine ferroviaire

A nos lecteurs

Petite pause pendant quelques jours le temps d'aller respirer le bon air (ferroviaire évidemment) : il y aura de nouvelles publications déjà préparées dans les jours à venir, mais la modération sera un peu distendue. On compte sur votre sagesse...

A bientôt !

Post-scriptum : à l'équipe de Mobilités Magazine qui utilise certaines de nos nouvelles et de nos photos. Libre à vous de vous inspirer des articles et dossiers de ce site, mais pour les photos, un petite mention serait un signe de respect et de reconnaissance... merci.

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22 juin 2018

Rennes - Châteaubriant : un financement laborieux...

Si le renouvellement de la section Rennes - Retiers semble aujourd'hui dans une situation assez sereine, avec un financement assuré par la Région Bretagne dans le cadre du CPER 2015-2020, la section Retiers - Châteaubriant est dans une posture encore fragile. A cheval sur la Bretagne et les Pays de la Loire sur le plan administratif, la compétence transports est accordée à la seule Région Bretagne sur l'intégralité de la ligne Rennes - Châteaubriant. Aussi se dirige-t-on vers un chantier en deux phases, commençant par le versant rennais, qui, il est vrai, concentre aujourd'hui 96% des usages.

Cependant, avec une offre faible (5 AR en nominal et un seul actuellement) effectuant le trajet de bout en bout, il est logique que le trafic au-delà de Retiers ne pèse que si peu. En revanche, sur la route, le trafic comptabilisé en 2014 entre Retiers et Châteaubriant, de l'ordre de 5700 véhicules / jour, représente 16% du trafic enregistré à l'approche de la rocade rennaise (34 000 véhicules / jour), ce qui confirme qu'il y a probablement matière à augmenter l'usage du train avec une offre plus consistante et aux performances rétablies. Mais il faudra d'abord retrouver le trafic qui s'est évaporé : près de 250 000 voyageurs annuels auraient abandonné le train pour la voiture depuis 2 ans. Combien de temps faudra-t-il pour les retrouver ?

Pour le versant Pays de la Loire, il serait question d'essayer d'obtenir une contribution de l'Etat au titre des « dommages de guerre » suite à l'abandon du projet Notre Dame des Landes, contre quoi la Région pourrait rejoindre le financement et assurer l'avenir de la section Retiers - Châteaubriant. La Région Pays de la Loire en appelle donc à la mission confiée à Francis Rol-Tanguy.

Pour autant, le dossier est loin d'être clos car cet investissement de 42 M€ ne porte que sur le renouvellement de la voie et de la plateforme pour assurer l'avenir de la ligne. Au-delà, il faudra investir à nouveau pour augmenter sa capacité, ce qui passera par deux actions principales :

  • relever la vitesse à 110 km/h sur les sections compatibles pour réduire le temps de parcours nominal de 1h07 à 52 minutes, permettant à un autorail de faire un aller-retour en 2 heures, dans une logique de production du service par l'optimisation de moyens limités en nombre (bref, de la bonne productivité) : de ce point de vue, le renouvellement programmé anticipe cette évolution ;
  • équiper la section périurbaine Rennes - Janzé d'un système de signalisation moderne pour augmenter le nombre de trains avec un objectif de cadencement à la demi-heure sur cette section, de sorte à instaurer une desserte similaire à Nantes - Châteaubriant (mais sans le tram-train) à savoir 24 AR de Rennes à Janzé dont 8 seraient prolongés à Châteaubriant.

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18 juin 2018

Les autocaristes remercient la grève de la SNCF

Depuis maintenant plus de trois mois, la grève de la SNCF transforme les voyageurs en variable d'ajustement d'un différend entre l'Etat, la direction de la SNCF et les organisations syndicales. Il est souvent fait allusion à la grève de la fin d'année 1995 mais le contexte a profondément changé.

En 1995, le covoiturage n'existait pas. Il y avait bien des auto-stopeurs mais les plateformes Internet ont joué depuis un effet démultiplicateur d'autant plus important qu'assez invisible : on n'a plus besoin de poser son sac à l'entrée de l'autoroute avec sa destination sur un bout de carton. Tout se passe en ligne et en principe sans avoir à attendre des heures la bienveillance d'un automobiliste.

Les Services Librement Organisés d'autocars n'existaient pas non plus. Leur présence est de plus en plus visible sur les autoroutes et ils ont profité de l'aubaine servie sur un plateau d'argent par le trio Etat-SNCF-syndicats pour faire leurs choux gras. En trois mois, l'augmentation du trafic sur les lignes de Flixbus, Isilines et Ouibus atteint 50%. Profitant de la pagaille supplémentaire provoquée par la grève, les autocaristes ont attiré vers eux une partie de la clientèle du train. Le car, c'est plus long, c'est moins confortable, mais c'est moins cher et surtout, il n'y a pas de grève. Encore que, sur le prix, les tarifs ont suivi une pente ascendante avec la grève (ce qui est rare est cher) et l'écart entre le train et l'autocar a été fortement réduit.

Sans surprise, les autocaristes devraient donc afficher d'excellents résultats pour l'année 2018. Quant à la SNCF, qui annonce déjà 400 M€ de pertes, elle aura du mal à capitaliser sur le rebond enregistré en 2017.

Faut-il évoquer aussi le sort de lignes secondaires dont le trafic des plus maigres a été encore un peu plus affaibli par cette grève, avec un service parfois nul pendant plusieurs jours ?

Quel sera l'impact sur la fréquentation des trains lorsque cessera un mouvement de moins en moins compris - admis - par la population ? Si, comme nous le disions précédemment, la méthode a une nouvelle fois privilégié la forme pour mieux abandonner le fond, cette grève à rallonge a surtout pour effet d'amplifier le désintérêt pour le train d'une partie croissante des français. La reconquête du trafic sera d'autant plus difficile que d'autres habitudes auront été prises. En attendant, l'affaiblissement du trafic donnera une nouvelle fois des arguments aux partisans de l'attrition ferroviaire, idéalement servis par ceux qui disent défendre le chemin de fer...

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12 juin 2018

La FNAUT réclame un moratoire sur la fermeture des lignes

La FNAUT monte une nouvelle fois au créneau sur le dossier des petites lignes et profite de l'actualisation d'une étude sur les conséquences de la mise sur route des dessertes ferroivaires frappées du syndrome : « pas de trafic, pas de potentiel, pas d’avenir ». Elle tacle judicieusement le rapport Spinetta et les considérations dominantes, y compris à la SNCF, estimant que les lignes les moins fréquentées devraient être exploitées par autocar.

La lecture de cette étude est donc vivement recommandée. Vous pouvez aussi retrouver le dossier de transportrail sur le sujet.

Selon un directeur à la SNCF, « sur une ligne à 500 passagers quotidiens, il est plus économique et près des besoins de faire rouler des cars fréquents de 50 places que deux trains quotidiens de 250 places ». Bref, comme le dit très justement la FNAUT, « en Suisse, on remplit les trains. En France, on ne sait pas les remplir, et on les supprime en prétextant qu’ils sont vides et que le car est moins cher». Il n'y a pas qu'en Suisse, d'ailleurs : c'est la même logique en Autriche ou en Allemagne. Etant donné que le chemin de fer est un système à capitaux fixes élevés (l'infrastructure et le matériel roulant) et à fort investissement humain, quand ils existent, il faut les utiliser. Forcément, quand on ne propose que 2 ou 3 allers-retours par jour (la semaine), en mobilisant un autorail, un conducteur, un contrôleur et du personnel en ligne pour la régulation du trafic, cela coûte cher par voyageur transporté... mais s'il n'y a personne dans les trains, c'est d'abord parce qu'il n'y a pas de trains ! Quand on a 7000 ou 9000 véhicules / jour face à une offre aussi squelettique (type Morlaix - Roscoff, Abbeville - Le Tréport ou Epinal - Belfort), comment s'étonner des faibles chiffres de trafic ? Avec ces moyens mobilisés, il faut produire des kilomètres (ils seront au coût marginal), ce qui mécaniquement amènera un peu plus de voyageurs, diminuant le coût par voyageur transporté.

Pour la FNAUT, aucune fermeture de ligne ne doit intervenir sans une étude socio-économique qui évalue le niveau de chalandise potentielle du train, l'offre à mettre en oeuvre, le coût de réhabilitation des infrastructures et leur adaptation au service, les retombées sur l'économie locale, la sécurité routière et la préservation de l'environnement. Elle réaffirme la nécessité pour les autorités organisatrices de pouvoir juger sur pièces les offres de différents opérateurs pour s'affranchir d'une SNCF qui, jusqu'à présent, n'a pas été réellement force de proposition sur ces axes.

L'étude comparant la situation du trafic avec train ou sans train est d'autant plus intéressante qu'elle peut être comparée avec les résultats d'une première enquête menée il y a une dizaine d'années. Le résultat est sans appel : quand le train est supprimé, le voyageur va d'abord... dans sa voiture ! Réalisée par Trans-Missions, l'étude montre une amplification du report vers la voiture en cas de suppression de l'exploitation par trains, avec une moyenne de -41% sur un échantillon de 12 lignes desservant des territoires variés (du périurbain de grande métropole aux territoires plus ruraux). A l'inverse, sur la base de réouverture ou de modernisation lourdes relativement récentes, rien qu'en France, le retour du train provoque en moyenne une hausse du trafic de 65%. En Allemagne, les études estiment le bénéficie des réouvertures à un gain de fréquentation de l'ordre de 30 à 45% selon les cas, mais avec des succès parfois bien plus colossaux

VFLI achète une Eurodual

Ce sera une vraie nouveauté et - espérons-le - le début d'un succès au bénéfice du transport de marchandises par le rail. VFLI va se doter de 13 locomotives supplémentaires dont 12 Euro4001, la nouvelle locomotive Diesel de Stadler, issue de la gamme Vossloh. Jusqu'ici direz-vous, rien de bien nouveau. C'est vrai. Soyons précis : sur ces 12 Euro4001, 3 seront acquises en propre par VFLI et 9 louées via AlphaTrains.

C'est la dernière locomotive qui nous intéresse. VFLI se porte acquéreur du prototype Eurodual, c'est à dire d'une locomotive bimode de ligne. Jusqu'à présent, la puissance des moteurs thermiques des locomotives bimodes ne permettaient qu'une circulation à vitesse et puissance réduite pour le dernier kilomètre. Avec l'Eurodual, il en va tout autrement. Jugez-en plutôt.

L'engin de type CC dispose d'une puissance de 6 MW sous 1500 V et 25000 V, et de 2,8 MW en traction Diesel, avec un moteur répondant à la norme Euro3b. Bref, dans une seule et même machine, c'est l'équivalent d'une BB26000 et d'une CC72000. Potentiellement apte à 160 km/h, l'Eurodual peut être configurée pour des vitesses plus faibles mais des efforts plus importants, comme celles acquises par l'opérateur allemand HVLE (voir aussi la fiche technique Stadler). 

Eurodual

En essais en République Tchèque au second semestre 2017, l'Eurodual prototype rejoindra donc les rangs de VFLI, mais les 10 premiers engins de série iront à l'opérateur allemand HVLE. (document Rail Colors)

Pour les opérateurs de fret, la locomotive bimode de grande puissance est évidemment un levier potentiel de productivité important, par la rationalisation de la flotte et l'usage de locomotives réellement polyvalentes, d'autant qu'avec leurs bogies C, la charge à l'essieu serait de 21 tonnes dans la configuration la plus pénalisante, soit l'équivalent d'une BB de 84 tonnes : en comparaison, une BB26000 affiche 90 tonnes.

Bref, espérons que l'Eurodual trouvera sa place sur les réseaux européens !

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11 juin 2018

Léman Express : Coppet - Lancy au quart d'heure

Un avant-goût de CEVA, ou plus précisément une brique au projet : depuis ce lundi, les trains Coppet - Genève - Lancy Pont Rouge sont cadencés au quart d'heure, notamment grâce à la mise en service des évitements de Mies et Chambésy et à la modernisation des installations ferroviaires en ligne. Les rames Flirt destinées au Léman Express, qui sont en cours de livraison, sont ainsi engagées en service régulier pour couvrir le service sur cette ligne déjà fréquentée par 8000 voyageurs par jour, en hausse de 31% sur la dernière décennie. Les CFF tablent sur le même taux de croissance grâce à cette nouvelle desserte au quart d'heure.

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Bossière - 6 février 2018 - Avant-goût de Léman Express sur les bords du lac, mais il faut bien déverminer les nouvelles automotrices avant la mise en service du RER genevois fin 2019. (cliché X)

Dans 18 mois, Léman Express sera mis en service jusqu'à Annemasse et la fréquentation devrait alors atteindre 50 000 voyageurs par jour, sur un périmètre qui couvrira le bassin genevois mais aussi la Haute Savoie puisque les trains devraient aller jusqu'à Evian, Saint Gervais et Annecy.

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Electrification Paris - Troyes : l'Etat se défile

Sur le fond, cela fait désordre... mais on a l'habitude. Au moment de signer la convention de financement pour la réalisation de l'électrification entre Gretz-Armainvilliers et Troyes, l'Etat prend la poudre d'escampette, affirmant être dans l'incapacité d'honorer son engagement de 40 M€ dans le CPER. De quoi faire monter au créneau d'une même voix le maire de Troyes et la présidente de la Région Ile de France. Oui, il n'est pas normal que l'Etat se défile au dernier moment. Mais au-delà de la forme, passons au fond.

On le sait, cette électrification est une opération à la base très politique. Elle est la monnaie d'échange de la participation au financement des lignes à grande vitesse de l'ancienne Région Champagne-Ardenne, et notamment pour la LGV Est afin d'assurer que la ligne historique Paris - Bâle ne soit pas oubliée. Mais en principe, ce genre de manoeuvre ne fait pas une politique d'investissements...

Techniquement, le gain pour les Paris - Belfort apporté par l'électrification de la section Gretz - Troyes est assez limité : la réduction du temps de parcours est assez symbolique sur une section qui admet déjà des vitesses de 150 à 160 km/h utilisée (en temps normal) par les Coradia Liner. Les éventuels gains  sont ailleurs... et surtout en Ile de France.

En réalité, cette électrification bénéficierait surtout à l'Ile de France pour augmenter la capacité des trains sur la relation Paris - Provins, en remplaçant les AGC par des Francilien, pourtant moins confortables et moins rapides. Le recours à ce type de rame est également incontournable si on veut envisager l'arrêt des Paris - Provins dans la future gare Bry-Villiers-Champigny en correspondance avec la ligne 15 du métro (mais dont le financement n'est toujours pas assuré), puisqu'elle sera dotée de quais hauts de 920 mm (pour l'arrêt des RER E avec ses RERng et des Paris - Coulommiers déjà dotés de Francilien).

Le bénéfice sur la section Longueville - Troyes est plus mince : il y a évidemment l'aspect environnemental, mais qui à lui seul n'arrive pas à justifier le coût de l'opération. Le fret est assez marginal sur cet axe et, pour le coup, l'absence de continuité électrique jusqu'à Chalindrey prive l'itinéraire d'un rôle complémentaire au PLM ou à la ligne Paris - Strasbourg. Mais pour l'instant, le besoin d'un troisième itinéraire pour le fret est loin d'être évident au regard de la capacité disponible sur ces axes.

Reste donc la valeur de la parole politique...

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10 juin 2018

Un RER à Toulouse, sans attendre la LGV ?

Renouons avec notre série d'études sur le développement de dessertes périurbaines de type RER dans les grandes métropoles françaises et intéressons-nous à l'une des situations les plus critiques : Toulouse. La croissance démographique y est forte, la congestion routière de plus en plus pénalisante et génératrice de pollution. En dépit d'efforts réguliers de la Région pour renforcer l'offre et augmenter la capacité du matériel roulant, jusqu'à la récente arrivée des premiers Régio2N, la desserte périurbaine toulousaine demeure encore très insuffisante.

Certes, il y a le cas de la ligne C entre Arènes et Colomiers, exception qui confirme la règle, avec une offre intégrée au réseau urbain, y compris sur le plan tarifaire, mais elle est la seule dans la métropole. Sur les autres axes, les creux de desserte sont encore très conséquents, entre 1h30 et 3 heures en semaine, et jusqu'à 4 heures le week-end, alors que le schéma capacitaire théorique de l'étoile de Toulouse offre 2 sillons omnibus par heure sur l'ensemble des axes, et même 4 sur le quart nord-est toulousain.

Le développement du RER toulousain est aujourd'hui fortement lié au projet de LGV Bordeaux - Toulouse qui emporte avec lui la mise à 4 voies de l'entrée nord de Toulouse... mais dont l'échéance reste trop lointaine par rapport aux besoins déjà bien réels. Il est en outre en rivalité avec la troisième ligne de métro toulousaine : jusqu'à présent, la Métropole a mis à l'écart la réflexion ferroviaire en n'en faisant qu'un élément complémentaire, avec la création de pôles d'échanges à La Vache - Route de Launaguet et à Labège Innopôle.

Le nouveau dossier de transportrail vous propose d'aller plus loin sur les potentialités ferroviaires autour de Toulouse.

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09 juin 2018

L'Italie abandonne les 350 km/h

Le gouvernement et l'agence nationale de sécurité ferroviaire italiens ont conjointement rejeté le projet de RFI, le gestionnaire d'infrastructures italien, destiné à porter la vitesse maximale de certaines lignes à grande vitesse de 300 à 350 km/h... avec une tolérance de 10%, soit une infrastructure homologuée pour 385 km/h. La décision est motivée d'abord par des raisons économiques - coûts de maintenance de la voie, augmentation de la consommation d'énergie - mais aussi techniques, avec la question du soulèvement de ballast, et enfin commerciales. Les sections potentiellement aptes à 350 km/h ne procureraient par exemple qu'un gain de 10 minutes entre Rome et Milan, soit un temps de parcours de 2h45 au lieu de 2h55. Malgré les dernières générations Frecciarossa 1000 et AGV, qui pourraient en théorie cavaler à une telle vitesse, le seuil des 300 km/h reste donc la règle en Italie.

Notre dossier sur la grande vitesse en Italie.

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Régiolis : un système de freinage insuffisant ?

Evidemment, la grève occulte ce sujet pourtant bien réel et qui agace la SNCF jusqu'à son sommet. Le Régiolis d'Alstom est temporairement frappé d'une interdiction de circulation à plus de 140 km/h suite à la détection d'une insuffisance du système de freinage lors d'essais d'arrêts d'urgence. En cause, le vieillissement prématuré des garnitures de frein, altérant leur efficacité. Au pays de la « conduite molle », voilà qui n'est pas baroque... et qui crée une source supplémentaire de pagaille pour l'organisation de la production puisque sur certaines relations, l'impact dépasse les 10 minutes.

Alstom s'engage à traiter le problème d'ici octobre mais la SNCF semble vouloir mettre la pression sur l'industriel pour sanctuariser les engagements du constructeur surtout qu'une partie du parc est déjà sortie de garantie. Du côté des Régions, évidemment, c'est l'agacement surtout sur un élément aussi central que le freinage.

Et pendant ce temps, on sait qu'Alstom fait l'article pour promouvoir son Coradia Liner, issu de la même base, poussé à 200 km/h pour répondre à l'appel d'offres sur les TET... Etonnant non ?

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