Deuxième métropole française avec un noyau de 1,5 millions d'habitants dans un bassin urbain qui dépasse les 2 millions, Lyon est une des illustrations les plus criantes d'un réseau ferroviaire qui a totalement négligé le potentiel de trafic que constitue la desserte interne de ces concentrations de populations et d'emplois. Certes, Lyon est bien desservie, connectée aux autres agglomérations de la Région, mais le train reste un mode marginal dans le cortège des transports urbains.

La faute à une offre d'abord conçue pour les liaisons intervilles, mais aussi une capacité de l'infrastructure insuffisante pour mettre réellement en oeuvre une desserte périurbaine à bon niveau, et aux faiblesses des relations entre la Région et la Métropole pour instaurer une réelle communauté tarifaire.

Ce grand dossier regroupe deux études de transportrail, qui se complètent naturellement, dans notre série d'analyses sur les modalités de développement de dessertes type RER dans les grandes métropoles :