Un 3ème réseau métropolitain ?

Son histoire est évidemment étroitement liée à celle du chemin de fer dans ce qui est devenu l’Allemagne d’aujourd’hui, et ce qui était alors une accumulation de différents états et royaumes. Ce n’est qu’afin d’améliorer le service que la desserte suburbaine de Berlin prit son indépendance vis-à-vis des lignes nationales, au point qu’une question se pose.

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Entrée de la S-Bahn sur la nouvelle Potsdamerplatz. Au premier plan, le célèbre totem avec le S blanc sur fond vert, à gauche, une partie de la tour du nouveau siège de la DB et en arrière-plan l'entrée de la gare desservie par les trains régionaux. (cliché X)

Dans quelle catégorie classer la S-Bahn de Berlin ? Question en apparence surprenante car exploitée par la compagnie allemande des chemins de fer. Pourtant, la S-Bahn de Berlin n’a aucun point commun avec le réseau national : infrastructure dédiée, alimentation différente (750 V par 3ème rail), signalisation spécifique capable de débiter 36 trains par heure et par sens, gabarit et hauteur des quais font qu’il n’est pas totalement saugrenu de classer ce réseau dans la catégorie des métros. Métro suburbain certes, mais on aurait du mal à classer la S-Bahn berlinoise dans la catégorie des chemins de fer. La S-Bahn sera donc ici considérée comme le 3ème réseau de métro berlinois puisque la U-Bahn est divisée en deux systèmes, à petit gabarit pour les lignes U1 à U4 et à grand gabarit pour les lignes U5 à U9.

Le réseau comprend actuellement 15 lignes commerciales sur 332 km, desservant 166 stations organisées autour de 3 ensembles : la Stadtbahn, sur l’axe est-ouest, une liaison nord-sud et la ligne de ceinture, le tout fortement imbriqué avec la U-Bahn, le métro exploité par le BVG. Il est exploité sur la base d’un cadencement aux 10 minutes, et exceptionnellement de 20 minutes, de chacune des missions. Il est emprunté par près de 450 millions de voyageurs par an.

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