Mises en service en 1975, les voitures Corail ont constitué un progrès considérable dans le service ferroviaire et son exploitation. Pour la SNCF, cette nouvelle voiture devait pourvoir au remplacement de nombreuses séries de voitures d’avant 1938, héritées des anciennes compagnies et offrant un confort et des performances complètement dépassés dans une époque où l’automobile s’était imposée comme le moyen de déplacement de référence.  L’objectif de cette commande massive  - 3892 voitures – était donc de rationaliser le parc et d’offrir aux voyageurs des prestations jusqu’alors réservées aux trains de prestige. La voiture Corail démocratisait la climatisation et la vitesse avec a minima 160 km/h.

Approchant du demi-siècle de carrière, il faut reconnaître que ces voitures paraissent un peu moins dépassées que ne pouvaient l'être, au même âge, les voitures OCEM au moment où sont arrivées les Corail, alors qu'elles avaient elles aussi environ 50 ans. Pour autant, règne autour de ces voitures une forme de mythologie, comme un Graal indépassable, ce qui rend toute réflexion - et a fortiori toute discussion - assez difficile. Il va bien falloir essayer.

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Intérieur de première classe d'origine : tissu framboise, structure de siège et tablette blanc cassé, accoudoirs bleu nuit. Une décoration qui ne disparaîtra totalement qu'au milieu des années 2000. © transportrail

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Ambiance nettement plus datée en seconde classe avec le revêtement en skaï couleur havane et les incontournables rideaux  à petits plis jaune moutarde. Bienvenue en 1975 ! Néanmoins, ces aménagements furent particulièrement appréciés à leur sortie. © transportrail

Le dossier de transportrail consacré aux voitures Corail comprend 3 chapitres :