Comme déjà annoncé, la Région Grand Est va récupérer la gestion des TET sur son territoire. L'opération concernera 3 lignes : Paris - Belfort, Reims - Dijon et Reims - Metz. L'enjeu concerne évidemment d'abord la radiale Paris - Belfort, puisque c'est la plus consistante et la plus structurante. Le déficit actuel est évalué à 30 M€ annuels. Cependant, le Grand Est n'est pas seul impliqué : la Région Bourgogne Franche-Comté est aussi partie prenante sur cette relation, pour la desserte de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort. Une participation de l'Ile de France est annoncée, étonnamment, car la ligne n'assure pas de desserte intermédiaire sur ce territoire.

L'Etat prendra à sa charge 13 M€ de déficit d'exploitation et fournira 19 rames Coradia Liner bimodes pour un montant de 275 M€. Les Régions Grand Est et Bourgogne Franche-Comté ont également décidé de revoir la desserte au service annuel 2018, sans diminution d'offre. Enfin, l'accord confirme les engagements sur l'électrification de la section Gretz Armainvilliers - Troyes.

Sur les axes Reims - Dijon et Reims - Metz, on peut aussi espérer que la régionalisation de ces dessertes se soldera par une desserte mieux organisée : l'offre TET y est squelettique, à faible périodicité. L'opération est assimilable à un transfert de kilomètres-trains, qui devraient - on l'espère - être redéployés dans une prochaine réorganisation des dessertes :

  • Reims - Dijon : un aller Dijon - Paris via Troyes quotidien, un aller Reims - Dijon le samedi, un aller Dijon - Reims le samedi et le dimanche ;
  • Reims - Metz (via Charleville) : un aller le samedi... sans retour.