24 novembre 2012

La rénovation des Téoz

Jeudi 22 novembre, la SNCF a présenté la première rame Intercités rénovée pour l'axe Paris - Clermont Ferrand. Il s'agit de voitures Téoz dont les aménagements ont été revus et corrigés pour tenir compte des demandes exprimées par les voyageurs au travers d'une enquête à bord des trains et sur les réseaux sociaux. L'opération, d'un montant de 16 millions d'euros, permet à la SNCF d'attendre les décisions de l'Etat concernant l'avenir de ces relations et de leur matériel roulant.

A l'intérieur, les dispositions mises en oeuvre dans le cadre du programme Téoz, déjà vieux de quinze ans, sont conservées. Les mousses des sièges sont retravaillées pour améliorer l'ergonomie de la tétière, et les velours sont changés en adoptant la ttexture des voitures Intercités Basse Normandie et Centre. Le pas de siège est augmenté pour les places en vis à vis de première e, gagnant 20 cm. Sur les places en vis à vis également, la nouvelle tablette dite "portefeuille" fait son apparition.

Il faut aussi ajouter l'arrivée - enfin ! - des prises de courant 220 V en seconde e, et la rénovation de l'éclairage avec des liseuses à diodes. Le fonctionnement des portes de salles a également été revu pour faciliter la circulation des voyageurs et le confort sonore. Les toilettes ont aussi été rénovées.

Du point de vue technique, on se souvient que Téoz avait rehaussé le plancher des voitures pour améliorer la vision des paysages extérieurs... au prix d'un rehaussement du centre de gravité des voyageurs, dégradant le confort sur les sections sineuses. Sans revenir en arrière sur ce point, la SNCF a remplacé les amortisseurs et suspensions pour améliorer le confort dynamique des voitures.

A l'extérieur, la livrée Téoz est remplacée par la ique découpe "carmillon" associant le gris métallisé, le gris anthracite et le "carmillon" sur les portes et le filet supérieur. Finies les couleurs chamarrées, du bleu au vert en seconde e, du jaune au marron en première, et bonjour l'austérité !

Disparaissant du "langage" SNCF, Téoz reste encore présent par les aménagements spécifiques des voitures et le principe de la réservation obligatoire pour l'accès au train.

Reste maintenant à connaître les décisions de l'Etat sur l'avenir de ces relations et le matériel roulant : les Corail ne seront pas éternelles...

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11 septembre 2012

Rénovation des rames Téoz

C'était une promesse de la SNCF, avalisée par l'Etat en tant qu'autorité organisatrice des liaisons nationales : en attendant l'arrivée d'un nouveau matériel roulant, les voitures Corail Téoz seraient rénovées pour améliorer le confort des voyageurs. L'opération est en cours et la première rame est attendue dans le courant du mois de novembre.

Voici près de dix ans, la SNCF avait lancé le concept de Téoz, alias le train qui ose, pour donner un coup de jeune à ceux qu'on appelait à l'époque les trains rapides nationaux. Sur la base des voitures Corail, un nouvel aménagement intérieur avait été conçu, proposant des dispositions plus variées, alternant entre le compartiment et le couloir central en 1ère classe, le 2+2 ou le 3+1 en 2nde classe, ainsi qu'en créant une voiture dite multiservices dans laquelle on trouvait pour l'essentiel un espace pour enfants et un autre pour les personnes à mobilité réduite. Au niveau des ambiances, la première e misait sur le cuir clair et des parois coquille d'oeuf, tandis que la seconde e privilégiait un sobre bleu et des parois blanches.

Résultat, au bout de quelques années, les couleurs ont passé d'autant plus vite que les teintes choisies se sont avérées très salissantes. A l'intérieur, l'espace n'est pas vraiment optimisé en raison de la création de fumoirs (si si, vous avez bien lu !) à une époque où il existait encore des espaces fumeurs dans les trains.

En outre, le diable se nichant dans les détails, pour améliorer le champ de vision extérieur, le plancher des voitures avait été relevé de 10 cm, ce qui eut pour effet mécanique de relever le centre de gravité et donc de dégrader le confort dynamique sur les itinéraires sinueux (qui va voyager au sud de Limoges sait de quoi il en retourne !)

Comme le renouvellement du matériel, pas plus qu'une ligne TGV, ne sont à l'ordre du jour dans l'immédiat, la SNCF a donc engagé la rénovation de ces voitures. Il s'agira pour l'essentiel des aménagements intérieurs, en revoyant les tablettes, changeant les garnitures des sièges, en installant des prises 220 V à toutes les places et en fiabilisant les toilettes régulièrement inutilisables.

La flotte de BB26000 engagées sur les Paris - Clermont-Ferrand bénéficiera également de reprises destinées à améliorer la fiabilité de ces machines déjà parvenues au cap de la mi-vie.

Au-delà, deux pistes semblent esquissées par l'Etat et la SNCF :

Dans le premier cas, les voitures Téoz rénovées pourraient aller achever leur carrière sur d'autres liaisons Intercités dans le cadre d'une gestion de la fin de vie des Corail. L'exploitation par TGV, à 200 / 220 km/h, pourrait permettre d'entrevoir un retour à la gare de Lyon du fait de la réversibilité (autorisant une réduction du temps d'occupation des voies par la suppression des manoeuvres).

Dans le second cas, il faudrait non seulement développer une version à 200 km/h de la plateforme Régiolis et travailler au confort et au service, dans un matériel conçu étrangement, sans tirer profit du principe de la rame articulée formée de caisses courtes en élargissant les caisses : la longueur des voitures composant un Régiolis est équivalente à celle d'un AGC... mais le Régiolis ne fait que 2,85 m de large contre 2,95 m pour l'AGC. Dix centimètres, question confort, ça compte, d'autant plus sur un trajet moyen de 2 à 3 heures...

Evidemment, la question des coûts sera déterminante, mais celle de la contribution au redressement productif pourrait venir animer les débats...

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