22 septembre 2017

Sillon alpin : dossier mis à jour

Un peu de toilettage ne fait pas de mal. Notre dossier sur le sillon alpin avait besoin d'être actualisé. Nous en avons profité pour ajouter une réflexion sur la desserte et surtout l'adéquation de la capacité offerte à la fréquentation, un des maux les plus courants des trains régionaux...

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08 janvier 2017

Population française en 2040 : perspectives ferroviaires

C'est une carte à la représentation certes insolite mais qui offre une lecture intéressante sur l'évolution de l'implantation de la population française. Quels sont les territoires qui vont voir leur population augmenter ? Mécaniquement, comment évoluera la demande de transports dans ces départements ?

évolution population 2007-2040

Quatre constats apparaissent de façon flagrante :

  • la "diagonale du vide" est une réalité toujours d'actualité, entre les Ardennes et les Hautes Pyrénées ;
  • l'augmentation de la population concernera d'abord l'arc Atlantique, l'arc Méditerranéen, le sillon rhodanien et le sillon alpin ;
  • elle sera d'abord le fait de départements déjà très urbanisés ;
  • le bassin parisien et les Hauts de France continueront de peser lourd dans la population française mais leur croissance sera moins forte.

En se rapprochant un peu pus près, Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Toulon, Grenoble et dans une moindre mesure Nice et Marseille concentreront probablement la majorité de l'augmentation de la population.

En adoptant une grille de lecture ferroviaire, quelques enseignements apparaissent évidents :

  • l'axe Rennes - Nantes - La Rochelle - Bordeaux devra être restructuré et sa desserte intensifiée puisqu'il traverse des départements qui comptent parmi les plus dynamiques sur le plan démographique : avec 3 allers-retours Nantes - Bordeaux et des correspondances aléatoires pour Rennes, il est évident que le train risque de demeurer "hors concours" face à la route ;
  • la transversale sud et l'arc méditerranéen sont assurément des axes d'avenir mais avec une interrogation sur l'équilibre entre les déplacements longue distance (type Bordeaux - Marseille) et moyenne distance (comme Bordeaux - Toulouse ou Marseille - Montpellier) ;
  • malgré les récents efforts et la modernisation, le sillon alpin dispose d'un potentiel de trafic considérable, et la pollution récurrente dans les vallées alpines illustre la nécessité d'une offre ferroviaire plus intense ;
  • même chose pour le sillon rhodanien, où la complémentarité entre TGV et TER peut encore progresser ;
  • outre ces liaisons intervilles, le besoin de systèmes RER / S-Bahn autour des grandes métropoles est évident, faute de quoi, l'automobile restera le mode de transport dominant dans des bassins urbains au développement encore trop consommateur d'espaces ruraux.

Enfin, on notera les prévisions de forte croissance de départements ruraux voire très ruraux : Lozère, Ardèche, Hautes Alpes, Alpes de Haute-Provence, Gers, Ariège : de quoi relativiser le célèbre théorème "pas de trafic, pas de potentiel, pas d'avenir" à l'appui d'une politique de renoncement sur les lignes secondaires régionales.

Il est donc urgent de ne pas injurier l'avenir : l'aménagement du territoire, qu'il soit porté par l'Etat ou les Régions, commande manifestement de renoncer à une politique de contraction du réseau ferroviaire, de relancer une politique d'offre fondée sur une meilleure connaissance des besoins de déplacements, sur lesquelles s'adosserait une politique d'investissements planifiée au moins sur une décennie.

10 février 2014

Annecy - Aix les Bais : quel doublement ?

Cela faisait partie des projets ferroviaires liés à la candidature d'Annecy aux Jeux Olympiques d'hiver de 2018, et c'est aussi un sujet quotidien pour les usagers des TER en Savoie. La liaison entre Chambéry et Annecy, et plus globalement la liaison avec Lyon, implique l'emprunt de la voie unique traversant notamment les gorges du Fier.

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Aix les Bains - 15 avril 2013 - Un UM de B82500 en gare d'Aix les Bains pour Annecy. Le doublement partiel permettra de fluidifier le trafic et d'étoffer les dessertes Intevilles et périurbaines. © J. Sivatte

Le développement de la desserte Intervilles Lyon - Annecy, mais aussi du sillon alpin vers Grenoble et Valence, ou encore des liaisons omnibus à caractère périurbain entre les deux villes se retrouve contraint par cette voie unique de 39,6 km comprenant 6 points de croisement. Equipée du BAL, ses performances sont très honorables puisqu'elle autorise 110 à 115 km/h sur des courbes prononcées et avec des rampes atteignant 20 pour mille, et même 140 km/h entre Bloye et Rumilly.

Initialement, les études liées au CPER 2007-2013 portaient sur la mise à double voie de 21 des 39 km, constituant de longues zones d'évitement dynamique, assouplissant les conditions de croisement. Les premières projections du CPER 2014-2020 limiteraient le chantier à 13 km entre Albens et Rumilly et les élus savoyards s'en inquiètent.

Etant donné que les moyens deviennent rares, l'enjeu sur cet axe est bien de connaître d'abord le besoin - nombre de trains, politique d'arrêt et matériel employé - pour définir le programme des travaux. Dans une trame horaire bien cadencée, les croisements étant systématisés sur une même minute et donc sur un même point, il est possible de rationaliser le besoin en infrastructure : c'est la "méthode suisse" qui continue de faire ses preuves, définissant les objectifs avant les moyens.

En raisonnant sur une desserte Intervilles toutes les demi-heures à terme (un Lyon - Annecy et un Annecy - Valence par heure, dans lesquels se glisseraient les TGV de Paris et de Marseille), et une offre à la demi-heure à caractère omnibus entre Aix et Annecy, A raison donc de 4 trains par heure et par sens, la mise en place d'une zone à double voie de 13 km, soit le tiers de la ligne, sans perdre les possibilites existantes de croisement - qui pourraient être améliorées pour diminuer la perte de vitesse à l'entrée des voies d'évitement - peut sembler un programme correct, au moins pour une première étape de développement.

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15 décembre 2013

Le nouveau sillon alpin en service

Egalement au chapitre des nouveautés de ce service 2014, la mise en service de la traction électrique sur le sillon alpin entre Chambéry et Valence marque l'aboutissement de plusieurs années de travaux qui ont passablement bousculé le quotidien des usagers des TER. Ils ressentiront progressivement les effets de cette opération, car la Région Rhône-Alpes attend l'arrivée des Régio2N sur l'axe Ambérieu - Lyon - Saint Etienne pour libérer du matériel électrique et éliminer les compositions Diesel BB67300 + RRR. Cependant, les AGC peuvent déjà circuler en mode électrique sur cet axe.

Surtout, le nouveau sillon alpin est raccordé à la LGV Méditerranée, et sera desservi à compter du mois de février par 3 allers-retours de TGV circulant dans un premier temps uniquement le week-end.

Ainsi, les TGV partiront d'Annecy à 19h31 le vendredi, à 7h34 le samedi et à 19h31 le dimanche pour rejoindre Marseille, où les départs auront lieu le vendredi à 18h40, à 7h44 le samedi et à 18h40 le dimanche. Bref, une desserte qui pour l'instant cherche à attirer une clientèle de loisirs avec des savoyards souhaitant aller passer le week-end en Provence et des méridionaux à la quête de fraicheur sur les rivages du lac d'Annecy, ou pour rejoindre les stations de ski.

Il faut aujourd'hui 3h50 avec une correspondance à Valence TGV pour effectuer la liaison Annecy - Marseille : la nouvelle desserte fera gagner 10 minutes, celui de la correspondance. Pas de quoi bouleverser l'attractivité du rail, mais un gain de commodité évident.

Quant aux TER, les gains sont de l'ordre de 5 minutes entre Chambéry et Grenoble, où on aurait pu tirer un meilleur profit de l'électrification en relevant la vitesse à 160 km/h, et à peu près du même ordre sur la section Grenoble - Valence.

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11 octobre 2013

La modernisation du sillon alpin

Ce sera une des grandes nouveautés - positives - du prochain changement de service ferroviaire : le sillon alpin aura achevé sa mutation avec l'électrification de Montmélian à Gières et de Moirans à Valence TGV, ainsi que la création d'un raccordement direct à la LGV Méditerranée. transportrail consacre un dossier à la modernisation de cette tranversale rhônalpine.

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19 août 2011

Rhône-Alpes : travaux d'été

En Rhône-Alpes, la période estivale a été mise à profit pour mettre au gabarit B+ le tunnel des Roches de Condrieu sur l'axe Lyon - Marseille. Les TER et le fret ont été déviés par la rive droite du Rhône (bien utile pour le coup) ce qui n'a pas attiré que des satisfactions parmi les riverains de cette ligne habituellement quasiment désertique. C'est une conséquence de plus de la raréfaction des circulations ferroviaires menée des années 1950 aux années 1980  : le riverain n'apprécie pas qu'on revalorise certaines lignes qui les ont longtemps habitués à une certaine tranquillité !

La ligne Montmélian - Gières a été rénovée cet été et reprendra du service le 4 septembre après deux mois d'interruption du trafic. La plateforme est abaissée sous de nombreux ouvrages d'art pour préparer une nouvelle phase de travaux qui verra l'installation des caténaires sur le sillon alpin, afin de proposer des liaisons TGV depuis les Alpes vers la Méditerranée

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07 juillet 2009

Sillon alpin : caténaires en vue

Alors que la deuxième voie entre Moirans et Saint-Marcellin n'est pas encore achevée, l'électrification de Moirans - Valence TGV et le raccordement de cette ligne avec le TGV Méditerranée progressent. La mise en service est envisagée au deuxième semestre 2014. Idem pour la partie comprise entre les agglomérations grenobloise et chambérienne, entre Gières et Montmélian. Le coup d'accélérateur est donc donné pour faire du sillon alpin un maillon essentiel du réseau de villes rhônalpines.

Les TGV sont attendus par les grandes villes pour rejoindre Montpellier et Marseille. La Région étudie la solution de TGV-TER pour compléter la desserte purement commerciale de la SNCF (ou d'autres, on ne sait jamais...). Reste que cette solution est coûteuse, du fait du tarif des accès aux lignes à grande vitesse, et de la nécessité d'acquérir du matériel apte à 300 km/h, dont le coût n'a pas grand chose en commun avec les matériel TER actuellement connus. La correspondance à Valence TGV restera donc probablement la solution dominante pour relier Annecy, Chambéry et Grenoble à la côte méditerranéenne.

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09 février 2009

Sillon alpin : la deuxième voie avant l'électrification

Alors que la première étape de la modernisation de l'axe Grenoble - Valence n'est pas encore achevée, bien que largement engagée, le sillon alpin s'apprête à passer la seconde.

Epine dorsale du réseau de villes rhonalpin, reliant Valence, Grenoble, Chambéry, Annecy et Genève, la ligne était resté trop longtemps dans un certain anonymat : certes, il y eut bien les heures fastueuses de la présence du prestigieux Catalan Talgo, mais au-delà, pas grand chose...

La première phase, en cours de réalisation, consiste à reposer la deuxième voie entre la bifurcation de Moirans (dotée dans le même temps d'un saut de mouton) et Saint-Marcellin, afin d'améliorer la desserte du bassin de vie grenoblois. Par ricochet, les dessertes intervilles vont en bénéficier, et si la voie restera unique entre Saint-Marcellin et Romans, il faut bien reconnaître que de l'autre côté du lac Léman, on sait s'en accommoder, surtout pour faire passer un train par heure et par sens. La mise en service de cette première étape est prévue au service annuel 2011, c'est-à-dire en décembre 2010.

La deuxième phase, à horizon 2013 est de périmètre et de consistance plus vastes :
- électrification intégrale en 25000 V de la section Valence - Grenoble, c'est-à-dire précisément de la section Saint-Marcel-lès-Valence - Moirans
- création d'un raccordement à la LGV pour créer des relations Grenoble - Méditerranée
- modernisation et électrification de la section Gières - Montmélian, second maillon du sillon alpin unissant Grenoble et Chambéry

Le projet est accompagné, comme en première étape, de la modernisation des gares et d'aménagements multimodaux. A Brignoud, une troisième voie devrait permettre d'améliorer la desserte du bassin de vie grenoblois et d'accélérer les dessertes Grenoble - Chambéry.

La modernisation du sillon alpin prépare également le terrain pour l'usage de cet itinéraire par des trains de fret (si si, ça existe encore !) en lien avec la liaison Transalpine (si si, on perce toujours !)

Côté matériel, le sillon alpin, qui en a vu de toutes les couleurs, depuis les ETG en 1975 aux délicats XTER un quart de siècle plus tard, est aujourd'hui le terrain de compositions bigarrées, associant voitures Corail, quelques RRR et des X73500. A partir de 2010, ce sont les AGC bimodes-bicourants qui prendront en charge la totalité de la desserte de l'axe.

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