25 août 2013

Paris - Boulogne : les Régiolis font question

A l'été 2014, le Régiolis bimode sera introduit sur la relation Paris - Boulogne. Le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, l'avait annoncé en novembre dernier, n'oubliant ainsi pas ses origines nordistes d'ancien maire de Boulogne. La SNCF prévoit d'assurer 2 des 5 allers-retours avec des UM2 de ce matériel, dans une version adaptée aux besoins de confort et de service d'une relation Intercités, offrant 330 places.

La SNCF précise que les trains les plus chargés resteront, du moins pour l'instant, assurés en rame Corail, pour des questions de capacité, et de compatibilité des infrastructures : les quais des gares desservies entre Amiens et Boulogne ne sont pas tous aptes à recevoir des trains de 330 m de long, longueur d'une composition UM3 indispensable pour atteindre la capacité nécessaire entre Paris et Amiens... à moins que le dételage du troisième élément ne soit réalisé à Amiens, seule solution pour renouveler l'ensemble du parc de la ligne sans perdre de capacité sur la section la plus fréquentée.

L'hypothèse de Régio2N court cependant toujours pour les liaisons Paris - Amiens, pour d'évidentes raisons capacitaires. La généralisation de ce matériel suposerait l'électrification d'Amiens - Rang du Fliers, mais l'opération, quoique soutenue par le ministre, reste encore à l'état de propos.

Une dernière interrogation : il n'y a pas de Régiolis commandé pour l'instant au titre des trains d'équilibre du territoire, les TET, dont fait partie Paris - Boulogne, avec un aménagement Intervilles. En revanche, la Région Picardie a commandé 17 éléments bimodes à 4 caisses. Par conséquent, l'annonce d'une mise en service à l'été 2014 semble quelque peu prématurée...

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23 juillet 2013

Toulouse Matabiau face au succès du TER

Pas moins de 12% de voyageurs supplémentaires ont emprunté en 2012 les lignes du TER Midi-Pyrénées : sur ce réseau où la moitié des voyageurs utilisent la seule gare de Toulouse Matabiau, l'encombrement de la gare et la charge des trains atteint ses limites, provoquant non seulement une dégradation du confort quand les voyageurs se retrouvent debout dans les trains et des problèmes d'accès aux trains, source de retard, du fait du manque d'espace dans la gare et sur les quais. 

261110_2122toulouse3Toulouse Matabiau, 26 novembre 2010 - L'X2122 et sa remorque XR6200 au départ d'un TER pour Rodez, sur la partie nord de la gare, qui a vocation à accueillir prioritairement les dessertes du nord-est de la Région (Albi, Rodez, Mazamet, Capdenac). © transportrail.

Face à ce constat, certains se sont mis à imaginer une nouvelle gare doublant Matabiau, mais la solution n'est pas jugée pertinente. La gare Matabiau est concernée par un programme de réaménagement qui va séparer les courants entre les différentes destination (axe Bordeaux - Narbonne, sud Pyrénées et quadrant nord-est) de sorte à limiter les interdépendances entre les axes et favoriser une certaine étanchéité aux difficultés rencontrées sur d'autre lignes (l'effet "boule de neige"). Ce projet sera achevé en 2015 : il entraîne la démolition de l'ancien bâtiment du tri postal.

Au-delà, la Région Midi-Pyrénées souhaite privilégier le maillage des réseaux de transport en commun en développant les stations TER en correspondance avec les lignes de métro et de tramway de l'agglomération : la gare d'Arènes connecte déjà la ligne TER Toulouse - Colomiers - Auch avec la ligne A du métro et la ligne T1 du tramway dont le prolongement au Palais de Justice est en cours. Même chose à Saint Agne, desservie par les TER de Colomiers et Auch, mais aussi par le courant à destination de Tarbes et Latour de Carol), mais aussi par la ligne B du métro. Une nouvelle station sera créée au nord de la ville, dans le quartier de La Vache, sur la ligne de Montauban, en correspondance également avec la ligne B. Enfin, une dernière réalisation est à l'étude dans le cadre de la connexion entre les TER de l'axe Toulouse - Narbonne et du prolongement à Labège de la ligne B du métro.

260209_73740+2403arenesToulouse Arènes, 26 septembre 2009 - L'X73740 en tête d'une liaison à destination d'Auch dans cette gare aménagée en correspondance avec la ligne A du métro et le tramway T1. Première réalisation du genre à Toulouse, l'intermodalité peut y progresser pour être plus lisible et plus rapide. Quant à l'X2403, il était venu en visiteur pour une manifestation patrimoniale. © transportrail.

La politique de stations TER concerne également l'accès direct à certains équipements périphériques : ainsi deux stations ont été créées dans ce but, à Labège, près d'Innopole, et dans Toulouse, entre Sainte Agne et Arènes, pour la desserte du lycée Galliéni et du cancéropôle.

Enfin, la Région Midi-Pyrénées étudie l'acquisition de matériels à deux niveaux Régio2N pour les lignes les plus fréquentées, mais en se heurtant à de nombreux tunnels de gabarit insuffisant pour accueillir ces matériels. Dès lors, il faudrait envisager l'allongement des quais pour admettre de plus longues compositions mais sur des architectures AGC / Régiolis à un seul niveau.

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02 juillet 2013

600 millions d'euros pour renouveler les Intercités

C'est le montant annoncé par le Ministre des Transports pour une première tranche de renouvellement des matériels roulants affectés aux Trains d'Equilibre du Territoire. Attendue depuis plusieurs mois, cette annonce devrait être confirmée par le gouvernement la semaine prochaine, ce qui autoriserait la SNCF à engager la procédure d'appel d'offres.

Le budget de 600 millions d'euros devrait couvrir a priori entre 70 et 80 rames, permettant une première tranche d'acquisition. Elle devrait comprendre le renouvellement des dessertes transversales comme Caen - Tours, Nantes - Bordeaux, Bordeaux - Lyon, Lyon - Tours et Paris - Belfort, pour lesquelles une version bimode en aménagement "Intervilles" du Régiolis d'Alstom pourrait faire office de favori. Pour les radiales du Bassin Parisien, le Régio2N de Bombardier, lui aussi dans une version "Intervilles" a de sérieux atouts à faire valoir, à commencer par la capacité.

Toutefois, ainsi que nous l'évoquons dans le dossier de transportail consacré aux lignes classiques améliorées en alternative au tout TGV, l'hypothèse d'un nouveau marché d'une automotrice Grandes Lignes ne saurait être écartée.

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29 juin 2013

Premières livraisons de Régiolis en Aquitaine

Première Région à avoir commandé ce matériel, à 22 exemplaires, l'Aquitaine sera aussi la première à être livrée. Jeudi 4 juillet, le premier Régiolis d'Alstom circulera en essai entre Bordeaux et Langon et donnera lieu à une cérémonie organisée par Alstom (titulaire du marché), la SNCF (pilote et prescripteur du marché) et la Région Aquitaine (autorité organisatrice et par conséquent financeur). La mise en service interviendra en 2014 après l'achèvement des essais et surtout de la formation des conducteurs.

La Région Aquitaine a engagé 170 M€ pour cette commande de Régiolis dans sa version automotrice bicourant à 4 caisses, offrant 220 places assises (dont 16 en première classe). Elles seront engagées sur la relation Bordeaux - Agen.

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05 juin 2013

UITP 2013 : l'industrie ferroviaire en attente de commandes

Au salon de l'Union Internationale des Transports Publics qui s'est tenu fin mai à Genève, les constructeurs semblaient dans l'attente d'un déblocage. Le marché français est dans une situation en apparence paradoxale avec des marchés de matériel roulant ouverts (Régiolis, Régio2N, Francilien, Dualis) mais des commandes à l'arrêt. La raison est simple : la réforme des collectivités locales a privé les Régions de ressources de financement et la conjoncture économique n'incite pas particulièrement à "ouvrir les vannes". Toutefois, le gouvernement rappelle la mise à disposition de 20 milliards d'euros via la Caisse des Dépôts et la Caisse d'Epargne pour financer à des taux très bas de tels investissements.

Tour d'horizon de la situation au sein des marchés en cours et de ceux qui se profilent à l'horizon en France.

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11 septembre 2012

Rénovation des rames Téoz

C'était une promesse de la SNCF, avalisée par l'Etat en tant qu'autorité organisatrice des liaisons nationales : en attendant l'arrivée d'un nouveau matériel roulant, les voitures Corail Téoz seraient rénovées pour améliorer le confort des voyageurs. L'opération est en cours et la première rame est attendue dans le courant du mois de novembre.

Voici près de dix ans, la SNCF avait lancé le concept de Téoz, alias le train qui ose, pour donner un coup de jeune à ceux qu'on appelait à l'époque les trains rapides nationaux. Sur la base des voitures Corail, un nouvel aménagement intérieur avait été conçu, proposant des dispositions plus variées, alternant entre le compartiment et le couloir central en 1ère classe, le 2+2 ou le 3+1 en 2nde classe, ainsi qu'en créant une voiture dite multiservices dans laquelle on trouvait pour l'essentiel un espace pour enfants et un autre pour les personnes à mobilité réduite. Au niveau des ambiances, la première e misait sur le cuir clair et des parois coquille d'oeuf, tandis que la seconde e privilégiait un sobre bleu et des parois blanches.

Résultat, au bout de quelques années, les couleurs ont passé d'autant plus vite que les teintes choisies se sont avérées très salissantes. A l'intérieur, l'espace n'est pas vraiment optimisé en raison de la création de fumoirs (si si, vous avez bien lu !) à une époque où il existait encore des espaces fumeurs dans les trains.

En outre, le diable se nichant dans les détails, pour améliorer le champ de vision extérieur, le plancher des voitures avait été relevé de 10 cm, ce qui eut pour effet mécanique de relever le centre de gravité et donc de dégrader le confort dynamique sur les itinéraires sinueux (qui va voyager au sud de Limoges sait de quoi il en retourne !)

Comme le renouvellement du matériel, pas plus qu'une ligne TGV, ne sont à l'ordre du jour dans l'immédiat, la SNCF a donc engagé la rénovation de ces voitures. Il s'agira pour l'essentiel des aménagements intérieurs, en revoyant les tablettes, changeant les garnitures des sièges, en installant des prises 220 V à toutes les places et en fiabilisant les toilettes régulièrement inutilisables.

La flotte de BB26000 engagées sur les Paris - Clermont-Ferrand bénéficiera également de reprises destinées à améliorer la fiabilité de ces machines déjà parvenues au cap de la mi-vie.

Au-delà, deux pistes semblent esquissées par l'Etat et la SNCF :

Dans le premier cas, les voitures Téoz rénovées pourraient aller achever leur carrière sur d'autres liaisons Intercités dans le cadre d'une gestion de la fin de vie des Corail. L'exploitation par TGV, à 200 / 220 km/h, pourrait permettre d'entrevoir un retour à la gare de Lyon du fait de la réversibilité (autorisant une réduction du temps d'occupation des voies par la suppression des manoeuvres).

Dans le second cas, il faudrait non seulement développer une version à 200 km/h de la plateforme Régiolis et travailler au confort et au service, dans un matériel conçu étrangement, sans tirer profit du principe de la rame articulée formée de caisses courtes en élargissant les caisses : la longueur des voitures composant un Régiolis est équivalente à celle d'un AGC... mais le Régiolis ne fait que 2,85 m de large contre 2,95 m pour l'AGC. Dix centimètres, question confort, ça compte, d'autant plus sur un trajet moyen de 2 à 3 heures...

Evidemment, la question des coûts sera déterminante, mais celle de la contribution au redressement productif pourrait venir animer les débats...

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26 février 2012

Pays de la Loire : 5 Régiolis de plus

Par les temps qui courent, particulièrement rudes pour les finances publiques, les commandes de matériel roulant se raréfient. La Région des Pays de la Loire a ainsi décidé de porter de 15 à 20 sa commande de Régiolis. Au total, ce sont désormais 171 automoteurs de ce type qui sont commandés.

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19 juin 2011

Régiolis : première !

Le 14 juin a été présenté par Alstom, dans son usine de Reichsoffen, la première rame de pré-série du Régiolis, commandé pour l'instant à 166 exemplaires par les Régions. Transition presque parfaite avec l'AGC dont le 700ème et dernier élément est sorti des usines Bombardier de Crespin.

Dix rames vont d'abord servir de test, tant pour la chaine de montage que pour les différentes procédures d'essais pour l'homologation de ce nouveau matériel régional, décliné en version électrique ou bimode, à quatre ou six voitures articulées, et des aménagements périurbains, régionaux ou intervilles. Ces dix rames seront ensuite réinjectées dans la chaine de production pour être mises au type final.

Les essais internes se dérouleront jusqu'à la fin de l'année,et, en principe, les essais d'homologation par l'Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire débuteront dans un an. C'est la Région Aquitaine qui sera la première servie en Régiolis.

Pour l'instant, le volume de rames commandées peine à augmenter, sachant que le marché prévoit jusqu'à 1000 rames : d'une part, les Régions sont désormais privées de recettes dédiées aux transports régionaux et voient donc leurs budgets de plus en plus serrées, alors que les besoins existent ; d'autre part, une partie du marché a été conçu pour satisfaire aux besoins de renouvellement du parc Intercités, mais l'Etat n'a toujours pas manifesté ses intentions.

Par contre, Alstom affiche les siennes avec la volonté de développer sur la base du Régiolis une version adaptée au remplacement des Corail sur les Intercités. Nul doute que la version bimode serait potentiellement adaptée aux transversales Nantes - Bordeaux, Bordeaux - Lyon, Lyon - Tours et Caen - Tours, de même qu'à la radiale Paris - Troyes - Belfort. Dans une version poussée à 200 km/h, Alstom voudrait même placer le Régiolis sur les itinéraires du Bassin Parisien : sera-t-il à la hauteur des capacités nécessaires alors qu'en face, Bombardier doit penser exactement à la même chose avec une version à 200 km/h de son Regio2N ?

Petite remarque soufflée par un confrère : le Regiolis affiche une structure articulée avec des caisses relativement courtes, mais la largeur de caisse plafonne à 2,85 m, soit 10 cm de moins qu'un AGC. La non-optimisation du gabarit en largeur est pour le moins étonnante compte tenu de l'impact sur l'espace disponible et le confort, surtout avec une concurrence qui offre des caisses de 3,05 m.

Quelques photos sur le site Trains Français.

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27 mars 2011

Régiolis - Régio2N : nouvelles commandes

Attribué à Bombardier, le nouveau marché de matériel TER Régio2N atteint désormais 129 éléments à livrer. Le concept de la rame articulée composée de voitures courtes, et donc plus larges, comme sur le Francilien, mais décliné en un concept à deux niveaux, séduit les Régions pour augmenter leur capacité de transport. Ainsi, les commandes s'établissent désormais comme suit :

  • Aquitaine : 24 rames
  • Bretagne : 17 rames
  • Centre : 14 rames
  • Nord Pas de Calais : 18 rames
  • Provence Alpes Côte d'Azur : 16 rames
  • Rhône-Alpes : 40 rames

Pour sa part, Alstom a reçu une commande de 23 Régiolis supplémentaires : 15 rames pour la Haute-Normandie et 8 pour la Basse-Normandie, portant à 142 le nombre d'éléments commandés.

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09 janvier 2011

Electrification Bourges - Saincaize : quel usage sur les Intercités ?

A l'issue des travaux d'électrification de la ligne Bourges - Saincaize, c'est à dire en décembre prochain, la desserte transversale devrait retrouver son rythme normal. La continuité électrique d'Orléans et Tours jusqu'à Moulins a minima (pour les TER tracés via Paray-le-Monial) et Saint-Germain-des-Fossés (pour les IC tracés via Roanne) pourrait mettre sur la table la question du matériel affecté. Actuellement, l'offre TER est assurée en BGC, dont les aptitudes électriques limitées au seul 1500 V  limite le parcours effectué panto levé aux sections Orléans - Vierzon - Bourges. Quant aux IC, ils sont couverts par les X72500 de Rhône-Alpes.

Bref, avec un parcours aux deux-tiers électrifié, il serait dommage de ne pas tirer profit des possibilités offertes par un investissement largement supporté par la Région Centre. L'emploi de rames bimodes-bicourant est donc souhaitable et la réflexion peut s'inscrire dans le cadre plus large de la modernisation des dessertes transversales à travers le centre du pays.

L'Etat, désormais autorité organisatrice de plein exercice des deux allers-retours IC vers Tours et de l'aller-retour vers Bordeaux, aurait une initiative judicieuse en proposant la constitution d'un pool de matériel mutualisé avec les TER (pour les deux allers-retours tracés via Paray) reposant sur le Regiolis.

Le recours à des automotrices bimodes offrant chacune environ 330 places permet d'envisager en restant dans les limites d'un UM2, une nouvelle offre, branchée par exemple sur l'aller-retour IC le matin vers Tours et l'après-midi au départ de cette ville, et autorisant une liaison directe Clermont-Ferrand et le val de Loire

Ainsi, il faut 2 rames pour couvrir le roulement des IC, 2 pour assurer celui des TER via Paray, 2 pour couvrir la relation Dijon - Tours. En mettant en jeu l'aller-retour Lyon - Bordeaux, ce sont également 2 rames de plus qui viendraient rejoindre ce pool. En ajoutant la réserve, un contingent de 10 rames couvrirait le besoin de base. L'intégration d'une tranche Clermont-Ferrand sur un aller-retour quotidien nécessiterait une rame supplémentaire, et les renforcement de pointe hebdomadaires pourraient être couverts d'une part par l'acquisition de 2 rames et d'autre part par une stratégie de maintenance calquée sur celle des TGV de sorte à rendre disponible les rames en maintenance deux jours par semaine.

Par ailleurs, l'électrification de Bourges - Saincaize peut être l'occasion de réfléchir au prolongement des TER Orléans - Bourges, couverts pour l'essentiel en ZTER, matériel bicourant, par la mutualisation des moyens existants, notamment les TER Bourges - Nevers, pour créer une liaison Orléans - Nevers, qui pourrait être mise en correspondance, dans le noeud de Nevers, avec les TER Nevers - Dijon.

Mais quitte à réfléchir au-delà du seul axe de la vallée du Cher, l'intégration de Lyon - Bordeaux à ce roulement donne évidemment quelques idées de transposition à l'axe Bordeaux - Nantes, tirant profit de l'électrification entre La-Roche-sur-Yon et Nantes,  et qui s'intègrerait dans une véritable stratégie de renouveau de l'activités Intercités.

Telle la théorie du battement d'aile du papillon, la progression de la caténaire sur le réseau ferroviaire français conjuguée et les nouvelles générations de matériel ferroviaire, peuvent créer les conditions d'une véritable stratégie de développement de liaisons transversales !

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