04 mars 2016

Z2 : une succession pas totalement assurée

Mise en service entre 1980 et 1988, la série des automotrices Z2 commence à être retirée du service à la faveur de l’arrivée des Régiolis et des Régio2N.  Cependant, la tendance est loin d’être uniforme et plusieurs Régions ne semblent pas encore avoir statué sur la succession de ces rames. Ainsi par exemple, en Aquitaine, les commandes en cours permettront d’éliminer le parc initialement constitué de 20 automotrices.  Même chose en Midi-Pyrénées pour succéder aux 15 éléments employés. En Rhône-Alpes, les 33 Z2 devraient être pour partie précipitées vers la sortie à la faveur de la livraison des 40 Régio2N.  En résumé, moyennant la levée d’options supplémentaires à des commandes de Régiolis ou de Régio2N déjà notifiées, la succession des Z2 devrait pouvoir être gérée.

En revanche, pour d’autres Régions, le mouvement n’est pas encore amorcé et les Z2 continuent d’assurer vaillamment leurs prestations régionales. C’est principalement le cas des Régions Centre et Languedoc-Roussillon. Pour la première, les commandes en cours ne portent que sur la livraison de Régio2N destinés à l’axe Paris – Chartres – Le Mans. Les Z2 circulent principalement au départ d’Orléans vers Tours, Bourges et Châteauroux, ainsi que de Tours à Poitiers et en navette sur Vierzon – Bourges. Le parc des ZTER et des ZGC n’est pas suffisant pour couvrir l’ensemble des prestations. Par conséquent, le renouvellement des Z2 passera inéluctablement par une commande : Régiolis ou Régio2N ? Du point de vue capacitaire, le Régiolis en version 4 caisses pourrait suffire. En revanche, l’aptitude à 200 km/h pourrait être intéressante vu le potentiel des axes Orléans – Tours et Orléans – Vierzon. Le Régio2N serait en outre avantagé si la stratégie de la Région intégrait le remplacement des voitures Corail des TER Paris – Etampes – Orléans.

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Foecy - 6 février 2016 - La Z7353 assure un TER Vierzon - Bourges : plutôt bien entretenues et surtout bien rénovées par la Région Centre au début des années 2000, les Z2 tourangelles ont plutôt bien traversé les années, mais l'heure de la retraite approche. © transportrail

Pour les 14 Z2 languedociennes, l’analyse est rendue plus complexe avec la réforme territoriale et la fusion avec Midi-Pyrénées. Le besoin de rames à 2 niveaux semble avéré, à la fois pour la desserte de l’étoile périurbaine toulousaine et pour le littoral languedocien. Une redistribution des affectations des AGC pourrait alors être envisagée pour équiper l’arc languedocien en Régio2N et remplacer les Z2 par les AGC libérés. On rappellera qu’avant la réforme territoriale, Midi-Pyrénées avait déjà commandé 18 Régio2N et 33 Régiolis. Si on ajoute les flottes AGC des deux anciennes Régions (37 ZGC + 10 BGC Languedoc-Roussillon, 21 ZGC + 18 BGC Midi-Pyrénées), le volume de parc récent est déjà bien constitué.

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Ile sur Tet - 26 juin 2010 - Les Z2 Languedoc-Roussillon ont vu leurs prestations nettement diminuer du fait de l'arrivée des AGC. Avec la fusion régionale, un rebrassage complet du parc n'est pas à écarter. © X. Vuillermoz

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19 février 2016

TET : moins pire que prévu ?

Les annonces d'Alain Vidalies sur le devenir des TET étaient attendues par les territoires pour connaître le devenir des liaisons et par les industriels pour savoir dans quelle proportion allait être garni le carnet de commandes. La trajectoire définie par le Secrétaire d'Etat se résume ainsi :

  • lancement d'un appel d'offres pour 3 liaisons nationales : Paris - Clermont-Ferrand, Paris - Toulouse et Bordeaux - Marseille ;
  • commande de 30 Coradia Liner en plus des 34 déjà notifiés : il s'agirait notamment d'octroyer un peu plus de matériel aux axes Paris - Boulogne et Paris - Belfort pour lesquels l'Etat consentirait à maintenir une offre plus consistante que celle proposée par la SNCF, et de réintégrer les besoins sur l'axe Toulouse - Hendaye qui échapperait à la mise sur route proposée par la Commission Avenir des TET ;
  • transfert au TER des liaisons normandes ;
  • réduction du périmètre des trains de nuit exploités par la SNCF et ouverture du marché.

Normandie : l'Etat reprend la main

A l'issue d'une rencontre hier entre Hervé Morin, Président de la Région Normandie, et Alain Vidalies, Secrétaire d'Etat aux Transports, l'Etat s'est engagé à financer à hauteur de 600 à 700 M€ le renouvellement du matériel roulant sur les axes Paris - Cherbourg et Paris - Le Havre. En contrepartie, la Région Normandie devient autorité organisatrice de ces dessertes qui sortent du giron de l'Etat. La Région devra donc supporter le déficit d'exploitation de ces liaisons, qui est cependant inférieur à celui des TER. Statistiquement, le taux de couverture des charges par les recettes devrait augmenter. Une mesure qui peut aussi donner le champ libre à la Région en matière tarifaire et dans la construction de l'offre.

C'est aussi pour ces lignes une planche de salut qui devrait leur permettre d'éviter une réduction massive de l'offre (de l'ordre de 50% sur Paris - Le Havre et de 60% sur Paris - Cherbourg), telle que préconisée par la SNCF lors de son audition devant la Commission Avenir des TET.

La Région Normandie souhaite disposer de matériel neuf d'ici 2020, ce qui écarte le recours à un appel d'offres. Comme déjà évoqué dans nos différents articles et dossiers (schéma directeur TET, projet LNPN) sur l'axe Paris - Normandie, le recours à la plateforme Omneo Premium développée par Bombardier en adaptant le Régio2N aux besoins des liaisons longues distances est le seul moyen de concilier rapidité de livraison, adéquation de la capacité de transport et maîtrise du coût d'investissement. Evidemment, Alstom grincera des dents... mais le "champion national" peut-il produire un matériel livrable d'ici 2020 offrant environ 500 places sur 150 m ?

Reste à savoir si les axes Paris - Granville et Caen - Tours feront partie de ce transfert, ce qui semble souhaitable. Pour le premier, le matériel a déjà été payé par la Région, qui finance aussi largement le renouvellement de l'infrastructure. Pour le second, il ne s'agit que d'un seul aller-retour qui peut aisément s'intégrer à coût très limité dans une recomposition de la desserte.

D'autres Régions suivront-elles la Normandie ? La Picardie, pour Paris - Amiens - Boulogne et Paris - Saint Quentin - Maubeuge, est dans le même cas avec une forte imbrication TER-TET ? Le Centre avec les liaisons Paris - Tours et Paris - Bourges ?

Trains de nuit : la voie de l'ouverture

A compter du 1er juillet prochain, ne subsisteront sous le logo SNCF que les liaisons Paris - Rodez, Paris - La Tour de Carol et Paris - Briançon. Les autres trains de nuit (Saint Gervais, Bourg Saint Maurice, Nice, Cerbère, Hendaye et le Lorazur) seront supprimés. En revanche, l'appel à manifestation d'intérêt pour les autres liaisons est confirmé. Le gouvernement s'orienterait non pas vers une délégation de service public, mais sur une libéralisation totale en "open access" aux risques et périls des transporteurs, situation actuelle de Thello sur Paris - Venise, ou des exploitants d'autocars. En ce sens, le gouvernement suit, prudemment, les recommandations de la commission Avenir des TET.

Ceci pourrait donner du crédit aux informations sur l'arrivée prochaine des chemins de fer russes sur la liaison Paris - Nice surtout après l'essai, discret, d'une voiture RZD. Les Alpes sont la première destination mondiale pour les sports d'hiver (La Plagne est la première station du monde, accessible en train depuis la gare d'Aime - La Plagne par la ligne de Bourg Saint Maurice) et les plages françaises sont elles aussi bien lôties : autant dire un trafic potentiel considérable à condition de repenser le produit.

Bilan : on a - peut-être ? - échappé au pire, mais 'aurait dû faire mieux"

Au plan industriel, Alstom est conforté avec une commande à court terme de Coradia Liner.Cependant, le communiqué de presse est quelque peu évasif sur l'utilisation de ces rames, renvoyant à des modalités de discussion avec les Régions. En clair, l'Etat aimerait bien que la "solution normande" fasse école, mais le niveau de déficit n'est pas forcément le même.

Concernant la Normandie, il semble de plus en plus probable que Bombardier obtiendra une commande d'environ 60 Omneo Premium pour remplacer les 300 voitures Corail formant 30 rames de 10 voitures. Reste à définir le sort du petit parc de rames V2N et VO2N, ainsi que l'usage assez diversifié des TER2Nng sur Paris - Le Havre pour consolider le nombre de rames. Ce qui donnerait un jeu à peu près égal entre Alstom et Bombardier.

Quant aux 3 grandes liaisons (POLT, Paris - Clermont et transversale sud), le jeu est plus ouvert puisque la plupart des constructeurs européens ont les bases d'un train de 200 m de long avec une capacité de 400 à 480 places apte à 249 km/h. Alstom aurait préféré qu'on se limite à 200 km/h pour placer une évolution du Coradia Liner, mais la formule était juridiquement fragile.

Pour les trains de nuit, la porte n'est pas totalement fermée. Il est assez regrettable de supprimer les trains avant que d'autres ne se soient prononcés pour une reprise. De façon un peu cynique, on peut dire que la SNCF garde les cas les plus difficiles et que l'open acces concernera les liaisons sur lesquelles le marché pourrait encore réagir face à une offre repensée et repositionnée en matière de prix et de services.

Enfin, les dessertes du bassin parisien vers la Picardie et le Val de Loire ne sont pas évoquées alors qu'elles ont le même problème de pérennité du matériel roulant. Bref, le feuilleton continue !

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06 octobre 2015

Régio2N : 8 rames de plus en Midi-Pyrénées

Après une commande de 8 Régiolis supplémentaires (3 bimodes et 5 électriques), la Région Midi-Pyrénées lève une option de 8 Régio2N pour poursuivre le renouvellement de son parc. Ainsi, après avoir porté à 33 la commande de Régiolis (18 bimodes et 15 électriques), ce sont désormais 18 Régio2N dans leur version courte qui sont attendus à Toulouse.

L'arrivée de ces nouvelles rames entraîne aussi des investissements sur les ateliers de maintenance avec l'ouverture en avril dernier des installations destinées au Régiolis, d'un coût de 25 M€, et du lancement de son extension pour accueillir le Régio2N, soit au total plus de 50 M€. Matériel et ateliers sont évidemment entièrement financés par la Région Midi-Pyrénées.

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15 juin 2015

Régio2N : au tour du Centre

C'est désormais en Région Centre que le Régio2N débute ses prestations, entre Paris et Le Mans, dans le but d'éliminer les rames VO2N associées aux BB8500 dont la réforme pourra être prononcée. Elles vont donc compléter les TER2Nng ce qui ne manquera pas de susciter quelques comparaisons entre les deux matériels par les voyageurs, et les rames Corail engagées notamment sur les Paris - Le Mans.

La livrée de la Région Centre n'est pas dénuée d'inspirations franciliennes. L'arrivée du Régio2N sur la plus importante ligne de cette région, en termes de trafic, apportera une capacité supplémentaire pour les voyageurs qui se montrent déjà critiques sur l'ergonomie du siège. (cliché Bombardier)

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Matériel moteur SNCF : les grandes tendances

Sans suprise, la tendance 2014/2015 dominante du matériel roulant de la SNCF est évidemment le déclin prononcé des locomotives et la suprématie grandissante de l'automoteur. L'année 2014 aura été cependant marquée par l'amorce de la réforme des premières rames TGV et de locomotives tout juste parvenues au stade de la mi-vie : la regression du trafic actuelle n'y est pas étrangère.

Ainsi, en 2014, la SNCF a procédé à la réforme de 8 BB7200, de 4 BB8500, 2 BB9300 (les dernières), 11 BB17000, 7 BB 25500 et 2 BB26000. Côté Diesel, le déclin des BB67300/400 se poursuit avec 9 machines sorties des effectifs, tout comme les BB63500 qui perdent 14 unités et les BB66000 qui laissent 5 engins sur le carreau. Lle domaine de la manoeuvre est aussi affecté par la disparition des effectifs de 16 Y7100, 33 Y7400, 2 Y8000 et 3 Y8400. On note dans ce dernier domaine la transformation de 22 locotracteurs en Y9000 (mais dont l'utilisation reste assez modeste).

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Montgeron - 15 avril 2015 - Les BB26000 n'échappent pas aux réformes alors que les opérations mi-vie ont débuté. La 26070 en a grandement besoin. Elle est en tête du Paris - Clermont Ferrand, serpentant dans les courbes de Montgeron. © transportrail

Dans le domaine des autorails, le déclin concerne évidemment les séries les plus anciennes : X4750 (24 autorails), X2100 (-7)  et X2200 (-15). Les automotrices abandonnent 9 engins dont 6 Z2 série 7300, une Z5300, une Z6100 et une Z6400, la première de la série.

C'est dans le domaine du TGV que l'hémorragie est la plus massive puisque 31 rames PSE sont réformées, tout comme 2 rames Atlantique qui avaient été accidentées et les 3 Eurostar en fin de location.

A l'inverse, 14 rames EuroDuplex, 30 Francilien, 10 Régiolis Z51500, 14 Régiolis B83500, 24 Régiolis B845000 et 7 Régio2N ont été réceptionnés tout comme 6 Dualis. 

En 2015, Régiolis et Régio2N occuperont le dessus du pavé, avec au second plan les Francilien dont le rythme de livraison ralentit puisque pour l'instant, la tranche optionnelle est activée à hauteur de 43 exemplaires seulement. Les rames EuroDuplex provoqueront par décalage des mises au rebut supplémentaires dans le parc Atlantique mais aussi probablement dans la série Réseau. Cette perspective confirme la stratégie de la SNCF, optimisant la capacité offerte par des matériels à deux niveaux (en tirant profit des commandes parfois plus politiques que justifiées techniquement), qui se traduit notamment dans les débats sur la desserte liée à la LGV SEA.


17 février 2015

Dossier Régio2N

Avec le Régiolis construit par Alstom, le Régio2N est le dernier né des matériels destinés aux dessertes régionales. Prenant la succession des TER2N, le Régio2N construit par Bombardier avait pour objectif premier l'augmentation de la capacité à longueur de rame constante, d'où son nom de code "porteur hyperdense" à la SNCF. Pour atteindre l'objectif, Bombardier a proposé une architecture de rame en rupture avec les usages habituels et en capitalisant sur l'expérience du Francilien et de ses caisses plus courtes pour être plus larges. Evidemment, cette architecture allait s'exposer aux classiques questions de maintenance de la voie et de tenue du gabarit qui n'ont pas manqué de défrayer la chronique.

Le résultat est conforme aux attentes, mais il a fallu pour cela jongler avec les différentes demandes de longueur de rames et constituer une gamme très modulable (trop diront les mainteneurs) pour ajuster au plus près des objectifs. La nouveauté est donc dans une séparation des fonctions avec des voitures à deux niveaux d'une part et des voitures à un niveau regroupant les portes. La longueur des voitures à deux niveaux varie de 13,5 m à 15,4 m pour gérer les différents besoins (souvent liés à des contraintes d'infrastructures et d'ateliers de maintenance). Il a aussi fallu intégrer les normes d'accessibilité avec une voiture extrême à un seul niveau, dont l'aménagement n'est pas des plus fluides ni des plus rationnels, mais l'accessibilité semble primer parfois sur le bon sens...

Le nouveau dossier de Transport Rail vous présente cette nouvelle gamme de matériel roulant dont la mise en service commercial a débuté en fin d'année 2014. A vos commentaires !

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21 novembre 2014

Régio2N en Rhône-Alpes

Le Régio2N continue son arrivée dans les Régions et c'est depuis hier la plus importante commande qui commence à être honorée avec les 40 rames destinées à Rhône-Alpes. La première a été inaugurée hier par les élus régionaux et mise en service sur la liaison Villefranche sur Saône - Lyon - Vienne. En configuration 83 m avec un aménagement intérieur en 2+2, cette rame devrait être modifiée ultérieurement car la Région a finalement opté pour un aménagement en 3+2 afin de concentrer les Régio2N sur les dessertes périurbaines afin de libérer des TER2NNG pour les relations intervilles.

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Lyon Perrache - 20 novembre 2014 - La première rame Rhône-Alpes a été présentée en gare de Lyon Perrache : elle arbore une livrée dépouillée associant les habituelles couleurs du TER et donc en rupture avec la décoration régionale jusqu'à présent appliquée. © N. Godin - lyonrail

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17 novembre 2014

La Bourgogne renonce à ses Régio2N

C'est désormais officiel, alors que l'information commençait à courir depuis plusieurs mois. La Région Bourgogne ne concrétise pas sa commande de 13 Régio2N et privilégie une nouvelle rénovation des voitures Corail. C'est sur la base d'une analyse budgétaire que la décision fut prise, du fait de tensions sur les dotations des collectivités, mais qui semble avoir omis quelques éléments. Le Régio2N emportait avec lui la nécessité de réaliser un atelier de maintenance à Dijon et l'adaptation de certains quais. La rénovation des voitures Corail élimine ces dépenses, mais avec un coût de 40 M€ pour une durée de 10 ans, l'investissement sur les Corail est à comparer avec les 200 M€ de la commande de Régio2N auxquels il fallait ajouter 35 M€ pour l'atelier et une provision de plusieurs millions d'euros pour les quais, mais pour une durée de 40 ans. Il semblerait que l'un des points de désaccord était sur le coût de l'atelier de maintenance et la négociation sur l'évolution des coûts d'exploitation.

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31 octobre 2014

Bretagne : le Régio2N inauguré pour la Route du Rhum

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Rennes - 25 septembre 2014 - Apparition d'un Régio2N aux couleurs bretonnes en gare de Rennes. Les Régions semblent avoir fait le choix de rompre assez franchement avec la livrée TER classique. (cliché X)

L'édition 2014 de la Route du Rhum au départ de Saint Malo attire une foule considérable, d'autant que le soleil est de la partie. La Région Bretagne a engagé son premier Régio2N pour contribuer à l'acheminement du public par train depuis Rennes. Il arbore une étonnante livrée mariant une base gris métallisé et le drapeau breton sur les faces avant ainsi que les portes. La présentation publique avait eu lieu le 15 octobre dernier.

La Région Bretagne a commandé 17 rames longues de 110 m pour augmenter la capacité de transport de ces liaisons régionales. En dépit des relèvements à 200 km/h sur les radiales Rennes - Brest et Rennes - Quimper, ces rames plafonnent à 160 km/h, ce qui devrait les cantonner en priorité aux dessertes à caractère périurbain, d'autant que la Région a récupéré 2 ZTER 21500 d'Aquitaine.

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05 octobre 2014

Régio2N en PACA

16 rames pour un montant total de 182 M€ : ce sont les deux principaux chiffres à retenir pour l'acquisition de Régio2N par la Région PACA qui a reçu son premier élément le 3 octobre dernier. La mise en service commercial est prévue courant décembre, mais auparavant, les marseillais pourront découvrir la première rame livrée le 17 novembre en gare Saint Charles. La version retenue est dite longue, atteignant 110 m, et offre 493 places assises avec un aménagement classique en 2+2. C'est 43 places de plus que les TER2NNG Z26500 déjà présentes sur les lignes de PACA.

Saint Chamas - 3 octobre 2014 - Le Régio2N inaugural de PACA a effectué un trajet Marseille - Arles. La mise en service commerciale est prévue au début de l'année 2015. L'exploitation se fera d'abord en unité simple, en attendant l'autorisation de couplage par l'Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire. © N. Husson

Pour l'acquisition de ces rames ainsi que des 10 Régiolis bimodes qui devront arriver à partir de 2015, la Région PACA a contracté un prêt auprès de la Banque Européenne d'Investissement (130 M€ sur 30 ans) et de la Caisse des Dépôts et Consignations (34,1 M€ sur 40 ans). Elle rompt avec le principe du crédit-bail qu'elle avait utilisé pour les précédents marchés (AGC et TER2NNG).

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