21 septembre 2020

Gag entre Oloron Sainte Marie et Bedous

Allez, juste pour se détendre... On n'a pas l'habitude de partager ces petites pépites que l'on peut parfois glaner dans la presse, mais son côté comique est assez irrésistible. Elle est relatée par Le Figaro, pourtant pas vraiment réputé pour sa ligne éditoriale humoristique. Une fois n'est pas coutume...

M. Jean Lassalle, le député centriste des Pyrénées Atlantiques, connu pour son physique imposant, son accent béarnais qui le rend parfois à peine compréhensible, et par son fort attachement à la ruralité, a quelque peu gaffé ce week-end. En retard pour assister à un match de rugby, il n'a pas fait attention qu'en se garant, il avait laissé sa voiture... sur la voie ferrée. Durant le match, les gendarmes l'ont interpelé car l'autorail Pau - Bedous était bloqué par la voiture du député...

Il a quand même eu de la chance : le train aurait très bien pu ne pas s'arrêter (mais on aurait dit que c'est la faute du train).

Monsieur Lassalle étant connu pour être un fervant partisan du projet Pau - Canfranc, le surprendre en train de bloquer un train de cette ligne ne manque pas de piquant. Ce qui est en revanche inacceptable, c'est de le voir affranchi de toute amende pour cette obstruction volontaire. La cocarde derrière le pare-brise, ça aide...

Posté par ortferroviaire à 09:26 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :

03 décembre 2017

Pau - Canfranc ou la théorie des petits pas

Cheval de bataille de la Région Nouvelle Aquitaine, ou plus exactement de son président, et de la Province d'Aragon, la réouverture de Pau - Canfranc a déjà connu une première étape avec le retour des trains sur la section Oloron Sainte Marie - Bedous : un projet à 104 M€ financé par la seule Région. Au-delà, les estimations actuelles font état d'un investissement de l'ordre de 400 à 500 M€ pour restaurer l'infrastructure de Bedous à Canfranc.

030716_73773oloron-sainte-marie4

Oloron Sainte Marie - 3 juillet 2016 - Départ d'un X73500 pour Pau. Voie neuve, autorisant une vitesse maximale de 100 km/h, mais voie unique en traction thermique. Pour un "grand" itinéraire internationale de fret européen, on a connu mieux... © E. Fouvreaux

Une étude d'un coût de 15 M€, financé à 50% par l'Union Européenne, doit actualiser les prévisions de trafic voyageurs et marchandises sur cet axe. Jusqu'à présent, elles ont fait couler beaucoup d'encre, en particulier pour le fret. Il est fait état d'environ 1,5 Mt de marchandises par an. Les anciens rappellent qu'avant la fermeture de la ligne en 1967, le trafic n'y excédait pas 165 000 t par an. Les spécialistes font remarquer que cette voie unique, qui ne sera pas électrifiée, comprenant des rampes de plus de 30 pour mille et atteignant 43 pour mille, transporterait alors autant de marchandises que la ligne de la Maurienne entre Chambéry et Modane. Accessoirement, le fret dispose de 3 autres itinéraires franco-espagnols aux caractéristiques beaucoup plus faciles, via Hendaye, via Cerbère et par la ligne nouvelle Perpignan - Figueras dont le trafic est toujours aussi maigrichon.

3001616_186-171hendaye

Hendaye - 30 juin 2016 - Le franchissement de la Bidassoa demeure certes difficile ce qui plombe quelque peu l'efficacité du corridor européen Allemagne - Espagne. Il serait peut-être temps de voir la SNCF et ADIF autour d'une même table pour aboutir à un projet fluidifiant le trafic... © transportrail

Avant de s'engager tête baissée sur cet itinéraire, il faudrait peut-être commencer par s'interroger sur les besoins réels des chargeurs et de hiérarchiser les priorités compte tenu de la faiblesse des ressources : on pensera notamment à l'amélioration du franchissement de la frontière entre Hendaye et Irun, qui confine au serpent de mer, alors que ADIF, le gestionnaire d'infrastructures espagnol, réalise actuellement les travaux d'installation d'un troisième rail à écartement UIC entre Irun et l'accès du futur Y basque à grande vitesse dont la mise en service ne cesse - il est vrai - de reculer.

On peut enfin noter pêle-mêle quelques obstacles pour le fret sur Pau - Canfranc :

  • à Pau, les trains arrivent face à Toulouse, avec rebroussement pour rejoindre le corridor fret à Dax ;
  • les voies françaises sont alimentées en 1500 V continu sur la transversale pyrénéenne, tandis que les voies espagnoles sont en 3000 V : le hiatus thermique Pau - Canfranc ne sera pas des plus simples à gérer ;
  • il faudra évidemment prolonger le troisième rail à écartement UIC de Huesca à Canfranc afin de pouvoir accéder à Saragosse sans transbordement pour cause de changement d'écartement ;
  • les tonnages admissibles sur Pau - Canfranc en traction thermique ne sont pas très élevés, compliquant encore un peu plus la quête d'un optimum économique pour les chargeurs...

Enfin, le coût de la réouverture de Bedous - Canfranc équivaut tout de même à la moitié du coût de pérennisation du réseau régional dans l'ensemble de la Région. Au regard de sa situation, il est peut-être temps de faire des choix...

Posté par ortferroviaire à 18:31 - - Commentaires [57] - Permalien [#]
Tags : , ,
06 février 2017

Pau - Canfranc : les enjeux d'une réouverture controversée

La Région Nouvelle Aquitaine, la Province d'Aragon et les Etats français et espagnol ont signé hier leur demande de subvention à l'Union Européenne pour la poursuite du projet de réouverture de la ligne Pau - Canfranc. Ils espèrent obtenir 50% du coût des études et, en cas d'issue favorable, jusqu'à 40% du montant des travaux, estimés à 400 M€. Dans un premier temps, 14,5 M€ sont à réunir pour financer les études : le concours de l'Union Européenne serait perçu comme un signal fort en faveur du projet.

L'été dernier, la section Oloron - Bedous a retrouvé son service voyageurs. Le débat localement est vif quant à la fréquentation des 5 allers-retours au sud d'Oloron Sainte Marie : 200 à 250 pour les promoteurs du projet, moins de 70 pour les opposants. La vérité est probablement entre les deux (c'est comme pour une manifestation) et il serait bon que la Région et la SNCF communiquent leurs propres chiffres, voire mènent une enquête bipartite de sorte à ce que le sujet soit "clos" puisque même s'il n'y a pas grand-monde, ce n'est pas pour autant que les trains seront supprimés (du moins pas tout de suite même si certains doivent y penser par un malthusianisme qu'on pourrait qualifier de congénital).

En attendant, transportrail pose la question des enjeux poursuivis au travers de la réouverture complète de la ligne de Pau à Canfranc dans son nouveau dossier. Pour les commentaires, on vous surveille...

11 janvier 2017

Pau - Canfranc : un financement européen ?

Peut-être une nouvelle étape dans le dossier ô combien symbolique de la réouverture complète de l'itinéraire Pau - Canfranc. Si la France a déjà fait un premier pas, avec la réouverture de la section Oloron - Bedous l'été dernier (entièrement financée par la Région Aquitaine, cette ligne enregistre des pics de trafic à 200 voyageurs par jour pour 5 allers-retours), l'Espagne avait déjà avancé de son côté avec l'installation d'un troisième rail à écartement européen pour la liaison entre Saragosse et Huesca.

La Région Aquitaine, accompagnée de la Province d'Aragon, a présenté devant la Commission Européenne le dossier de réouverture de la  section Bedous - Canfranc. Un projet évalué à plus de 350 M€ qui peut quand même poser question et pour lequel la SNCF ne cache pas ses réserves en demandant à la Région de gérer seule le financement de l'investissement et de la maintenance de l'infrastructure.

Bedous - Canfranc est la ligne à voie unique comprenant les plus fortes rampes en France, avec un pic à 43 pour mille sur pas moins de 7700 m cumulés sur un parcours de 33 km qui rattrape une différence d'altitude de 790 m. Le reste du parcours ne propose pas de rampes inférieure à 30 pour mille. La ligne comprend également 16 tunnels dont l'ouvrage du Somport de plus de 7,7 km.

Le projet prévoit une exploitation en traction thermique. Autant de conditions a priori très défavorables au fret ferroviaire international (pour des caractéristiques moins difficiles, d'autres soutiennent la réalisation du tunnel de base du Lyon - Turin à 8 MM€ hors accès encadrants), d'autant qu'il est question d'un marché céréaliers entre les silos des Landes et du Béarn d'une part et des sites agro-industriels espagnols. Bref des trains plutôt lourds sur le plus difficile des itinéraires français. Il fallait oser. Ceci dit, l'itinéraire pourrait être utilisé pour le rapatriement de wagons une fois déchargés, avec des tonnages plus faibles et surtout une utilisation de Pau - Canfranc dans le sens de la descente, mobilisant nettement moins la traction Diesel. Les trains "chargés" auraient eux plutôt tendance à transiter par des itinéraires électriques.

tunnel-somport

Le tunnel du Somport et ses entrées monomentales, ici côté français. Pas moins de 7 années de construction pour cet ouvrage de 7784 m. La voie ferrée a disparu, l'ouvrage servant de secours au tunnel routier. Il accueille aussi depuis 1986 le laboratoire de physique nucléaire et des hautes énergies de l'université de Saragosse. (cliché X)

Autre question qui mérite d'être posée : à Pau, la ligne de Canfranc est embranchée côté Toulouse. Pour la desserte du bassin landais, un rebroussement serait donc nécessaire, pénalisant la performance des sillons fret. De même un peu plus loin à Tarbes, l'utilisation de l'itinéraire fret Mont de Marsan - Tarbes supposerait aussi de gérer un rebroussement, puisque cette ligne s'embranche aussi en direction de Toulouse.

En complément, la Région Aquitaine milite en faveur d'une desserte voyageurs jusqu'à Canfranc afin d'assurer la jonction avec les dessertes régionales exploitées actuellement par la RENFE au départ de la gare au bâtiment aussi grandiose que fantômatique de Canfranc.

Posté par ortferroviaire à 10:55 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,
07 juillet 2016

Le train de retour en vallée d'Aspe

C’est une réouverture purement française mais elle comprenait un invité de marque : outre les élus locaux, avec le Président de la Région « Nouvelle Aquitaine » en tête, et les deux présidents de SNCF Réseau et SNCF Mobilités, la réouverture de la section de 25 km entre Oloron Sainte Marie et Bedous s’est déroulée le 26 juin dernier en présence du maire de Saragosse. L’hôte espagnol s’est joint au cortège de déclarations appelant à la poursuite du projet jusqu’à Canfranc, où les travaux de mise au double écartement (1668 m espagnol et 1435 mm européen) devraient se poursuivre d’autant que le troisième rail atteint déjà Huesca.

Côté français en revanche, on se satisfaisait déjà de cette réouverture jusqu’à Bedous et des 6 allers-retours proposés en 1h30 vers Pau, et de l’intention de poursuivre les études pour une réouverture dont le coût atteindrait 200 M€. Guillaume Pépy a esquivé ce sujet en se bornant à indiquer que la SNCF fera ce que la Région financera : elle a déjà supporté seule les 102 M€ des travaux de réouverture d’Oloron à Bedous et devra porter seule la poursuite éventuelle du projet, avec toutefois l’éventualité d’un financement européen.

La réouverture d’Oloron – Bedous s’inscrit certes dans le cadre franco-espagnol d’une réactivation de l’axe Pau – Canfranc et de son extension à Saragosse, mais pour un trafic qui semble incertain. Les promoteurs du projet annoncent 300 000 voyageurs annuels (soit en moyenne 1200 par jour, quand les études SNCF Réseau tablent sur 150 à 200 voyageurs potentiels pour le train), et 1,5 Mt annuels de fret soit l’équivalent de 12% du trafic national français sur une ligne à voie unique, non électrifiée, comprenant une rampe de 43 pour mille, et un rebroussement à Pau pour les flux en direction de Dax et Bordeaux.

Le premier jour d’exploitation, le dimanche 27 juin, 1400 personnes ont emprunté les 6 allers-retours mis en place par la Région et la SNCF.

Nous avons emprunté dimanche 3 juillet un aller-retour Pau – Bedous, avec un départ à 9h22 de Pau et un retour de Bedous à 12h38. Au départ de Pau, une trentaine de voyageurs avait embarqué à bord de l’X73500, circulant de bout en bout sur une ligne en bon état, puisque rénovée (de Pau à Oloron) et reconstruite (au-delà) offrant une vitesse maximale de 85 à 100 km/h jusqu’à Oloron, et de 70 à 80 km/h jusqu’à Bedous. Au départ d’Oloron Sainte Marie, ils n’étaient plus qu’une quinzaine avec manifestement des voyageurs circulant sur la ligne par effet de nouveauté.

030716_73729+73773oloron

Oloron Sainte Marie - 3 juillet 2016 - Pas encore le grand beau temps sur la France, mais dans la vallée d'Aspe, on salue le retour du train. Les circulations se croisent à Oloron Sainte Marie, gare dont les quais ont été intégralement rénovés.

Au retour en mi-journée, une quinzaine de voyageurs était montée entre Bedous et Oloron, et l’autorail est arrivé à Pau avec une trentaine de passagers. Il faudra donc examiner à la rentrée le trafic déduction faite des voyageurs « par curiosité » pour établir le potentiel réel de voyageurs réguliers. En revanche, il existe un potentiel certain pour le tourisme, la randonnée ou les activités de rivière : on a vu pas mal de pêcheurs et les amateurs de canoë ou de rafting dans les Gaves pourraient aussi être une cible pour la ligne.

Quant à rejoindre Canfranc, « la route est droite mais la pente est rude » avait dit un ancien Premier Ministre…

Posté par ortferroviaire à 19:44 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,
01 septembre 2014

Oloron - Bedous : travaux en 2015

La Région Aquitaine et RFF annoncent le lancement des travaux de réouverture de la section Oloron Sainte Marie - Bedous pour le printemps 2015. La section de 24,5 km entre devrait rouvrir aux voyageurs dans 18 mois avec le prolongement à Bedous de 4 allers-retours et de 2 jusqu'à Bidos avec 3 arrêts intermédiaires à Bidos, Lurbe Saint Christau et Bedous et une vitesse maximale des trains de 80 km/h. Le coût du projet atteint tout de même 102 M€ pour restaurer (reconstruire) la voie, la caténaire, la signalisation, traiter 31 ouvrages d'art et 7 tunnels, supprimer 11 des 27 passages à niveau dont 4 par dénivellation... mais pour quel enjeu de trafic ?

En attendant, RFF va procéder au débrousaillage de l'infrastructure plongée dans l'oubli depuis 1970. Reste que le projet ne fait pas l'unanimité localement, où on semble encore privilégier les aménagements routiers. A Oloron, on refuse le passage du train en ville... qui ne s'est pas gênée pour se développer sur l'emprise ferroviaire (un rond-point par ci, un talus coupé par là...)

Le projet peut effectivement faire question compte tenu des incertitudes au-delà de Bedous : le prolongement des TER est économiquement difficile à justifier compte tenu de la fréquentation potentielle et la vocation fret n'aurait de sens qu'avec une jonction franco-espagnole dont on parle souvent mais sans réelle avancée. En outre, le tunnel ferroviaire du Somport sert de galerie de secours au tunnel routier et accueille depuis 30 ans un laboratoire de recherche du laboratoire de physique nucléaire et de hautes énergie de l'université de Saragosse...

Posté par ortferroviaire à 10:34 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :
20 juillet 2013

Pau - Canfranc : avis négatif de l'enquête publique

Le projet de réouverture de la ligne Pau - Canfranc, au sud d'Oloron Sainte Marie, constitue une sorte de serpent de mer aquitain. L'enquête publique relative à la réouverture aux voyageurs de la section Oloron - Bedous s'est soldé par la remise au Préfet d'un rapport négatif de la commission d'enquête, qui estime que le coût de l'opération est disproportionné par rapport aux seuls enjeux présentés. La commission précise toutefois qu'une réouverture jusqu'à Canfranc, avec une composante fret, modifierait probablement son avis.

La réouverture va donc prendre encore un peu plus de temps, mais le projet devra surtout changer d'optique en intégrant le potentiel trafic de fret : or compte tenu des contraintes liées au profil et à la sinuosité du parcours, est-on réellement certain que cette ligne sera attractive pour les opérateurs ? N'est-on pas en train de réitérer l'affaire du fret sur la ligne des Causses, qui s'est soldé par un cuisant - mais prévisible - échec ?

Posté par ortferroviaire à 11:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
18 décembre 2012

Pau - Canfranc : des travaux dès 2013 ?

Ce projet, serpent de mer depuis quarante ans, va-t-il cette fois-ci aboutir ? Depuis qu'un train de marchandises en dérive a entrainé la destruction d'un pont sur un cours d'eau, la ligne, fermée à tout trafic, fait l'objet de nombreuses études en vue de créer une liaison à travers les Pyrénées pour favoriser la circulation du fret, en complément des itinéraires côtiers par Hendaye et Cerbère. Il s'agissait aussi de lutter contre le projet de tunnel routier du Somport. Celui-ci a bien été construit et est aujourd'hui exploité, mais le projet ferroviaire est resté à quai.

RFF annonce le début des travaux de réouverture de la section Oloron Sainte Marie - Bedous en 2013. Des travaux financés intégralement à 100% par la Région Aquitaine et dont le montant atteint 105 millions d'euros. Le coût des travaux est à la mesure de l'ampleur du chantier : outre le fait qu'il faut reposer la voie, la caténaire, les installations électrique, la signalisation, recréer trois haltes et modifier la gare d'Oloron, la réactivation de la ligne implique la remise en état de 28 ponts, 46 ouvrages hydrauliques, 7 tunnels et le traitement de 28 passages à niveau dont 9 seront supprimés et 16 automatisés.

Au-delà, la section internationale vers Canfranc est toujours en étude, et il s'agit notamment de savoir comment assurer les fonctions de sécurité du tunnel routier, aujourd'hui assurées via l'ancien tunnel ferroviaire.

Reste à savoir quels trafics peuvent être intéressés par cet itinéraire et quelles projections de volumes transportés pourraient être captés par cette ligne.

Posté par ortferroviaire à 16:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
07 mai 2009

Deux présidents sur Pau - Canfranc

Deux Présidents sur les traverses : le premier dirige le conseil régional d'Aquitaine, le deuxième la SNCF. Tous deux ont arpenté les voies désertées depuis près de 40 ans situées entre Pau et Canfranc, dans la vallée d'Aspe. Un itinéraire présenté par le premier au second comme la voie naturelle entre Bordeaux et Saragosse, sur un axe à fort potentiel de trafic fret, alors que la vallée est aujourd'hui un itinéraire de transit pour les camions.

Depuis tant d'années qu'on parle de la réouverture de Pau-Canfranc, on pourrait perdre espoir. Pourtant, la volonté de la Région est là, et la SNCF ne dit plus non : elle ne dit pas encore franchement oui, et attend les prises de position de l'Etat et de la Région. Transformer une ligne de montagne en itinéraire fret européen est un défi, mais peut-on se contenter de deux axes France-Espagne de part et d'autre de la chaîne des Pyrénées ?

En attendant, d'ici 2011, les TER Pau - Oloron pousseront jusqu'à Bedous : la récente conversion de l'exploitation à l'autorail pose immanquablement la question des délais de la réélectrification...

Posté par ortferroviaire à 11:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :