16 décembre 2019

Service annuel 2020 : l'Occitanie dynamise les dessertes régionales

11% d’offre supplémentaire soit 72 trains : cela fait bien longtemps qu’on n’avait pas vu pareille augmentation du service ferroviaire régional dans une Région. Elle concerne les grands axes électrifiés : POLT, la Transversale Sud, la ligne du piémont pyrénéen et l’arc languedocien.

Nous avions déjà présenté les évolutions sur l’arc languedocien et la transversale pyrénéenne : nous y revenons pour préciser certains points et les interactions avec les autres évolutions de desserte. L'ampleur de ces évolutions mérite bien que transportrail y consacre un nouvel dossier de nos Chroniques de l'horaire.


02 juin 2019

Arc languedocien : améliorations en vue

L'ouverture de la gare de de Nîmes-Manduel, baptisée Nîmes Pont du Gard, va impacter la desserte de la ligne classique et en particulier l'offre périurbaine autour de Montpellier, grâce à la création de 6 allers-retours supplémentaires et une révision de la politique d'arrêts. Le report de la moitié de la desserte TGV sur CNM libèrera de la capacité sur l'axe historique, mise à profit pour la desserte du bassin de vie héraultais. Ce n'est pas encore le RER de Montpellier, mais on commence à s'en approcher.

Les TER Occitanie desserviront donc systématiquement la gare nouvelle, soit 22 allers-retours par jour. Logiquement, l'actuelle gare de Manduel et Redessan va fermer. Elle ne disposait que de 6 allers-retours par jour.

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Nîmes - 30 décembre 2014 - La gare de Nîmes, étriquée, devrait profiter du report d'une partie de la desserte TGV sur CNM avec desserte de la gare nouvelle située à Manduel. Connectée au réseau classique, elle sera donc probablement privilégiée par les voyageurs pour se diffuser dans les gares héraultaises, puisque la gare nouvelle de Montpellier est d'accès pour le moins... problématique ! © E. Fouvreaux

Même logique d'arrêt systématique à Baillargues : depuis la transformation de la halte en pôle d'échanges multimodal, le nombre de voyageurs a doublé. Elle gagnera ainsi 10 allers-retours par jour.

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Baillargues - 27 décembre 2011 - Avant sa transformation en pôle de rabattement afin d'éviter les encombrements à l'entrée de Montpellier, la halte de Baillargues était de rôle secondaire dans un environnement peu entretenu. Elle est devenue incontournable dans le schéma de desserte de l'arc languedocien. © transportrail

Deux autres gares vont elles aussi bénéficier de cette desserte généralisée : Vergèze-Codognan, où le trafic a augmenté de 25% en 3 ans... mais quadruplé en 10 ans, et Beaucaire. Dans les deux cas, un pôle d'échanges sera aménagé, avec l'objectif de rabattre un maximum de flux, notamment avec une augmentation de la capacité de stationnement et la coordination avec les dessertes par autocars.

Les pôles d'échanges de Sète et de Lunel joueront un rôle particulier. Ces deux opérations en cours d'achèvement auront une fonction de terminus intermédiaire soit pour des navettes Montpellier - Sète ou Montpellier - Lunel, soit pour réaliser des missions passe-Montpellier, de type Avignon - Sète ou Narbonne - Lunel.

Le schéma de desserte (dont vous pourrez trouver le détail sur le site ActuTER Occitanie) prévoit :

  • 32 trains par jour entre Montpellier et Sète dont 11 omnibus
  • 33 trains par jour entre Montpellier et Lunel dont 9 omnibus
  • 28 trains par jour entre Lunel et Nîmes dont 3 omnibus (ce qui montre tout de même un contraste dans la démarche, ou du moins un phasage).

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Béziers - 28 février 2019 - Franchissant l'Orb, cette ZGC passe au pied de la cité biterroise avec sa livrée très réussie (quand elle n'est pas taguée). Ce matériel assure la quasi-totalité des prestations régionales en attendant la fin de carrière des Z2... et probablement l'engagement estival de certains Régio2N détournés de l'étoile de Toulouse en été. © R. Behrbohm

Autres améliorations prévues à l'horaire 2020 :

  • une nouvelle phase de montée en charge de l'offre directe Toulouse - Perpignan, qui passera de 3 à 7 allers-retours par jour ;
  • un repositionnement des TER Marseille - Languedoc pour compléter la trame Intercités Bordeaux - Marseille ;
  • le prolongement de certains TER de Cerbère à Port-Bou pour assurer la correspondance avec les trains de la RENFE.

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Fitou - 18 février 2015 - Croisement d'un TER pour Cerbère et d'un TGV pour Paris, sur cette partie de la section de l'arc languedocien où le train navigue entre terre et mer. Outre un évident rôle de décongestion des axes routiers, le train sur cet itinéraire est aussi une autre façon de profiter du paysage. © R. Behrbohm

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Cerbère - 26 octobre 2014 - La partie la plus escarpée de la Côte Vermeille est bien connue des amateurs. La Z27853/4 vient de quitter Cerbère et longue la mer. La section Narbonne - Cerbère bénéficiera également d'une recomposition de sa desserte, plus modeste, et d'abord le fait du développement de l'offre Toulouse - Perpignan shuntant Narbonne. © J. Herv

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15 mars 2019

Nîmes-Manduel TGV : le salut de la gare Montpellier Sud de France

En décembre 2019, la nouvelle gare de Nîmes-Manduel située au croisement de la LGV Méditerranée, du Contournement de Nîmes et Montpellier et de la ligne classique Tarascon - Narbonne sera ouverte... mais pas totalement achevée prévient SNCF Réseau compte tenu des délais très resserrés et des intempéries qui ont impacté l'avancement des travaux.

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Nîmes - 30 décembre 2014 - Avec la mise en service de la gare TGV de Nîmes-Manduel connectée au réseau classique, le transport régional devait pouvoir profiter de la capacité libérée pour renforcer la desserte du littoral, et notamment pour les relations entre Nîmes et Montpellier et leurs besoins périurbains. © E. Fouvreaux

A cette occasion, la desserte nationale sera remaniée sur l'arc languedocien. Les Intercités Bordeaux - Marseille seront à nouveau tous tracés par les gares centrales de Nîmes et Montpellier, mettant fin à la situation transitoire peu cohérente avec les 2 relations rapides tracés par CNM... mais à 140 km/h seulement puisque l'homologation de rames tractées à 160 km/h n'avait pas été demandée !

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Montpellier Sud de France - août 2018 - Un quart de l'offre voyageurs sur ce seul cliché ! La BB22325 assure l'Intercités Marseille - Bordeaux. Les 2 allers-retours rapides de cette relation doivent se contenter d'une vitesse de 140 km/h. Ils reviendront dans les gares historiques dès le mois de décembre 2019 pour le service annuel 2020. (cliché X)

Du côté des TGV et des Ouigo, la nouvelle offre sera assez équilibrée puisque les deux gares nouvelles languedociennes disposeront de 24 arrêts par jour, tandis que les gares centrales historiques en conserveront 26.

La connexion de la nouvelle gare de Nîmes-Manduel au réseau classique fera assurément la différence : elle sera desservie par 44 TER Occitanie, c'est à dire l'intégralité des trains circulations régionales sur la section Tarascon - Nîmes. En revanche, la connexion de la gare de Montpellier Sud de France reste toujours aussi précaire, dans l'attente du prolongement de la ligne T1 des tramways depuis l'actuel terminus Odysseum.

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05 juillet 2018

CNM : premiers rares trains de voyageurs le 7 juillet

Il n'y aura pas d'inauguration officielle en raison d'un désaccord sur le financement avec la Région Occitanie mais à compter du 7 juillet, les trains de voyageurs emprunteront le Contournement de Nîmes et Montpellier, ouvert en décembre dernier aux marchandises, et qui accueille en moyenne (hors grève évidemment) environ 25 trains par jour.

Surtout, ce samedi, la gare de Montpellier Sud de France, aussi vaste que fantomatique, va accueillir ses premiers voyageurs. On rappelle son coût, qui n'a rien d'anodin : 135 M€. La desserte comprendra 4 allers-retours par jour dont 1 pour Paris en TGV, 1 pour Roissy en Ouigo et 2 Intercités Bordeaux - Marseille déviés de la ligne historique. Ces derniers seront donc assurés par des rames Corail, comme aujourd'hui, à une vitesse maximale de 160 km/h, mais impérativement tractés par des locomotives bicourant puisque CNM est électrifié en 25 kV.

Pour l'instant, la SNCF ne veut pas aller plus loin compte tenu de l'absence de connexion avec la gare centrale de Montpellier et de desserte du bassin nimois. La gare de Manduel sera en principe ouverte en fin d'année 2019 et sera connectée au réseau classique.

Montpellier Sud France

La nouvelle gare de la métropole monptelliéraine cumule les handicaps : excentrée, brouillant la lisibilité du service, isolée du reste du réseau ferroviaire et sans accès commode au centre-ville. Bref, gagner du temps pour en perdre, le tout pour 135 M€... (cliché SNCF Réseau)

Cependant, le bénéfice de ces deux nouvelles gares reste des plus discutables : si les voyageurs pourront gagner 15 minutes, ce gain sera largement consommé par l'augmentation du temps de parcours pour accéder à la gare, à l'exception des voyageurs venant du littoral. Mais pour la majorité de la population de la métropole montpelliéraine, située au nord des voies ferrées historiques, le parcours d'approche sera augmenté de 40 minutes... en attendant le prolongement de la ligne T1 du tramway d'Odysseum à la gare Sud de France en 2022 au mieux.

La nouvelle gare de Manduel aura, elle, l'avantage d'être également desservie par les TER sur la ligne historique, mais pour atteindre Nîmes, la perte de temps sera de l'ordre de 15 minutes à 20 minutes selon la qualité des correspondances, puisqu'il faudra 8 minutes pour relier la gare TGV de Manduel et la gare centrale de Nîmes.

A sa mise en service, la SNCF envisage une desserte à peu près à parité entre les deux itinéraires, avec des Intercités majoritairement par la ligne classique et la moitié de l'offre TGV par les gares centrales de Nîmes et Montpellier : assurément, la lisibilité de la desserte languedocienne y perdra, l'intermodalité aussi puisque les TGV transitant par CNM ne pourront pas donner correspondance à l'ensemble des TER comme actuellement. A Manduel, seuls sont prévus les trains de l'arc languedocien, mais les trains pour Le Grau du Roi, Alès, Mende et Clermont-Ferrand ne seront accessibles que par les trains restant sur la ligne historique.

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16 novembre 2017

CNM : autorisation d'exploitation

Oc'via, concessionnaire du Contournement de Nîmes et Montpellier, a obtenu l'autorisation de mise en exploitation commerciale de la ligne de la part de l'EPSF, et a transmis l'infrastructure à SNCF Réseau pour intégration au réseau ferré national. A compter du 10 décembre prochain, les trains de fret pourront utiliser cette ligne nouvelle. La prévision de trafic est d'une quarantaine de trains par jour.

Les trains de voyageurs utiliseront CNM à dose homéopathique à compter de juillet 2018 avec 2 allers-retours TGV et 2 allers-retours Ouigo. Ce n'est qu'à la mise en service de la gare TGV de Nîmes-Manduel que le trafic voyageurs pourra monter en puissance puisque dans la configuration actuelle, l'emprunt de CNM empêche la desserte de l'agglomération nimoise. Cependant, à sa mise en service en 2019, seule la moitié des TGV emprunteront CNM afin de conserver une offre relativement soutenue pour la desserte des gares centrales de Nîmes et de Montpellier et préserver le maillage territorial par le biais des correspondances, notamment à Nimes (vers Le Grau du Roi et la ligne des Cévennes) : la correspondance TER-TGV en gare de Nîmes-Manduel complètera ce dispositif sutout pour le Gard. Pour l'Hérault, l'absence de connexion TER-TGV à Montpellier Sud France restera durablement une tare...

Mais au fait, quelle sera la stratégie pour les TET Bordeaux - Marseille ? Tant que ceux-ci sont assurés en rame Corail avec BB7200, ils resteront sur la ligne historique. Qu'en sera-t-il à l'horizon du nouveau matériel ?

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04 novembre 2017

CNM : début des travaux de la gare de Nîmes-Manduel

Alors que le contournement de Nîmes et Montpellier sera mis en service l'année prochaine pour un usage qui s'annonce des plus limités, le démarrage des travaux de la nouvelle gare de Manduel, en correspondance (pour une fois) avec la ligne classique, est un événement clé pour cette infrastructure qui, déjà, est raillée pour la faible utilité et la demesure de la nouvelle gare montpelliéraine, qui ne sera desservie que par 4 circulations voyageurs par jour (2 TGV et 2 Ouigo).

Etant donné que, dans la configuration première, les trains circulant sur CNM ne pourront desservir le bassin nîmois, la SNCF a, pour le coup très justement, décidé de maintenir la quasi-totalité des circulations Grandes Lignes par l'axe historique. La nouvelle gare de Manduel devrait ouvrir en fin d'année 2019. Il sera donc possible de desservir les 2 principales agglomérations languedociennes en utilisant CNM. Le report de trafic devrait sur la ligne nouvelle devrait donc être plus important.

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Autour de cette gare, une zone d'activités est envisagée sur 130 hectares comprenant 2 équipements sportifs et un pôle ludique autour de l'histoire romaine (les arènes de Nîmes et le Pont du Gard ne sont pas loin). Cependant, dans cette région, l'imperméabilisation des sols doit être ralentie compte tenu des méfaits déjà commis par le passé et des conséquences sur l'écosystème, notamment avec les fréquentes "pluies cévenoles" dont les dégats se font croissants avec la bétonnisation des terres...

Le coût de cette gare est de 95 M€, financé par l'Etat (31,7 M€), SNCF Réseau (31,7 M€), la Région Occitanie (22,6 M€), Nîmes Métropole (8 M€) et Montpellier Métropole (1 M€). On notera la contribution montpellieraine, pas seulement par solidarité nimoise (ce serait une première...) mais surtout parce que sans la gare de Manduel, celle de Montpellier Sud France est condamnée aux railleries faute de circulations.

La SNCF prévoit de reporter environ la moitié de l'offre TGV sur CNM et ces deux nouvelles gares, ce qui devrait dégager suffisamment de capacité sur la ligne classique pour développer l'offre TER entre Montpellier, Lunel, Nîmes et Manduel : sur la ligne classique, il sera possible de recevoir des trains en terminus pour faciliter l'accès à Nîmes et procurer les mêmes fonctionnalités de correspondance qu'actuellement en gare de Nîmes.

La gare TGV devrait être construite cependant par étapes avec dans un premier temps les deux seules voies à quai et ensuite les deux voies passantes, comme dans toute gare sur LGV. Or étant donné que les arrêts devraient y être quasi-systématiques, il aurait été préférable de configurer la gare avec 2 quais centraux pour réceptionner les trains en alternat, ce qui réduirait l'espacement minimum entre trains au profit du débit.

Enfin, n'oublions pas qu'en principe, la majorité sinon la totalité des trains de fret transitant sur l'arc languedocien devrait transiter par CNM : il ne devrait donc guère y avoir d'obstacle pour proposer à terme un TER au moins toutes les 30 minutes sur cet axe, en complément de liaisons Intervilles entre Marseille ou Avignon et l'arc languedocien.

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24 avril 2017

Gare TGV de Nîmes-Manduel : avis favorable

Dans ce dossier ô combien sensible, l'avis favorable de la Commission d'Enquête Publique sur le projet de gare nouvelle à Manduel, à l'intersection de la LGV Méditerranée, du Contournement de Nîmes et Montpellier et de la ligne classique Tarascon - Narbonne vient assurément rassurer ses partisans. Elle vient aussi conforter ceux qui ont soutenu la gare nouvelle de Montpellier Sud France dont l'ouverture, prévue le 7 juillet 2018, en fera un lieu quasi-fantômatique avec seulement 2 allers-retours par jour. Fort logiquement, la SNCF se montre extrêmement réticente à la desservir tant qu'il n'y a pas de desserte de l'agglomération nîmoise. La faute, diront certains, à l'abandon du raccordement de Saint Brès, à l'est de Montpellier, qui aurait permis aux TGV d'emprunter CNM et de desservir la gare centrale de Montpellier.

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Néanmoins, un point reste à éclaircir sur le projet de gare de Manduel : l'aménagement d'une troisième voie sur la ligne classique pour exploiter des navettes Nîmes - Manduel... ou de façon plus souhaitable, des liaisons Manduel - Nîmes - Montpellier, en plus des TER Marseille ou Avignon vers Nîmes et Montpellier.

Une connexion forte entre la future gare TGV de Manduel et le réseau classique est en effet indispensable si on veut compenser - autant que possible - les effets de l'éloignement de la desserte par ces gares excentrées. Cependant, la gare centrale de Nîmes disposerait de 17 arrêts par sens et par jour, tout comme la gare centrale de Montpellier, "principalement" vers l'Ile de France, ce qui sous-entend que la desserte de la transversale Bordeaux - Marseille n'est pas encore clarifiée.

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