01 mars 2016

Trenitalia veut stimuler la concurrence

L'opérateur ferroviaire italien manifeste régulièrement un appétit pour les réseaux européens et cherche à aller conquérir des trafics chez ses voisins. Il y a six ans, Trenitalia avait repris l'entreprise Arriva, titulaire de contrats avec différents Landers pour les services régionaux de voyageurs.

Trenitalia souhaite depuis plusieurs années venir en France, n'ayant pas vraiment digéré la prise de position de la SNCF dans NTV alors que le marché français est fermé. Pour l'instant, les italiens n'assurent que des liaisons France - Italie en partenariat avec Transdev sous la marque Thello avec le train de nuit Paris - Milan - Venise et les liaisons de jour Marseille - Nice - Milan.

Trenitalia cache à peine ses intentions sur le juteux marché Paris - Bruxelles pour affronter la SNCF via Thalys : les italiens ne sont pas seuls sur le créneau puisque la DB voudrait aussi renforcer sa présence à Paris. La liaison Paris - Milan serait le moyen de faire la jonction technique entre les différents marchés visés.

Les ambitions italiennes sont plus larges puisqu'elles lorgnent aussi du côté de l'Espagne, où le gouvernement a engagé la libéralisation du marché ferroviaire de voyageurs. Trenitalia fait remarquer qu'il n'existe qu'un train par heure entre Madrid et Barcelone alors qu'il peut y avoir jusqu'à 6 trains par heure entre Milan et Rome, en combinant les différents services des FS (Frecciarossa, Frecciargento) et ceux de NTV.

Cependant, il faudra à l'opérateur italien choisir ses cibles : on se souvient de l'épisode des Paris - Milan et des ETR500. Trenitalia mise sur l'interopérabilité - pour l'instant théorique - des Frecciarossa 1000 pour faire oublier l'échec des ETR500.

Posté par ortferroviaire à 21:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

14 août 2009

L'Espagne vise les 350 km/h

Finalement, l'Espagne a été doublée par la Chine puisque c'est entre Beijing et Tianjin que se pratique pour la première fois au monde la vitesse de 350 km/h en service commercial sur une ligne TGV. Sur Barcelone - Madrid, les rames plafonnent pour l'instant à 300 km/h, et selon la RENFE, un relèvement de la vitesse à 320 km/h serait suffisant pour assurer un trajet en 2h30.

Néanmoins, la RENFE et ADIF se penchent sur de nouvelles solutions pour gagner du temps, notamment dans les intercambiadors, qui permettent de passer de l'écartement ibérique de 1667 mm à l'écartement UIC de 1435 mm. Toujours dans la série des innovations à plus ou moins long terme, la RENFE planche sur un matériel à grande vitesse de grande capacité, mais sans recourir au Duplex : comme sur le Francilien, l'Espagne explore le gabarit large pour offrir 5 places de front avec des caisses de 13 m de long et 3,2 m de large, probablement d'abord pour les services régionaux à grande vitesse.

Posté par ortferroviaire à 10:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,