21 mars 2017

Gare de Lyon et Gare du Nord : deux CCR mises en service

Elle était nécessaire, de plus en plus urgente mais sans cesse reportée par l'ampleur de ses conséquences sur l'exploitation d'une gare de première importance pour les dessertes nationales. C'est finalement le week-end du 18 et 19 mars 2017 qu'a eu lieu la modernisation de la commande des itinéraires de la gare de Paris-Lyon, couvrant une zone de 9 kilomètres jusqu'à l'entrée sur la LGV Sud-Est. Pendant 48 heures, aucun train n'a circulé dans cette zone : TGV, TER, TET et même le RER D ont été l'occasion d'un plan de transport exceptionnel, largement communiqué à l'avance.

Les deux postes d'aiguillages électromécaniques de technologie Saxby, datant de 1933, ont donc été neutralisés et remplacés par un poste d'aiguillages informatisé, installé dans le poste de Commande Centralisée du Réseau de Vigneux sur Seine. Dans ce genre d'opération, c'est évidemment la remise en service des installations depuis le nouveau poste qui suscite les plus fortes appréhensions. La migration s'est déroulée sans encombres et lundi matin à 5 heures, les voies étaient intégralement rendues à la circulation.

Cette opération de grande ampleur a quelque peu mis dans l'ombre une autre réalisation comparable dans le principe mais de moindre envergue sur le réseau Nord avec la mise en service au cours des 11 et 12 mars derniers de la CCR Paris - Aulnay - Roissy - Mitry, avec une première étape concernant plus spécifiquement les lignes B et K : le PRS (Poste tout Relais à transit Souple) d'Aulnay sous Bois a été remplacé par un poste informatisé qui, avec 4 postes similaires, ont été regroupés dans la CCR installée à Saint Denis. Sa constitution n'est pas terminée puisque 2 autres postes y seront intégrés d'ici la fin de l'année 2017. A l'été 2018, le poste commandant la sortie de Paris-Nord migrera à son tour à Saint Denis, incluant la jonction avec le Poste de Commandement Centralisé du RER B installé à Denfert-Rochereau.

Note de la rédaction : cet article est également publié sur transportparis.

Posté par ortferroviaire à 16:28 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

06 novembre 2016

Gare du Nord : 600 M€ pour transformer la gare

Alors que les travaux de transformation du pôle Eurostar sont en cours, la gare du Nord se prépare à connaître une nouvelle évolution pour faire face à la croissance du trafic et à l'évolution des besoins des clients du train. Avec 700 000 voyageurs, elle est la première gare d'Europe si on additionne les flux générés par les TGV (Eurostar et Thalys inclus), les Intercités, les TER, les Transilien et les trois lignes de RER (B, D et E) qui la desservent. Tête de ligne majeure vers l'Europe (Royaume Uni, Belgique, Pays Bas et une partie de l'Allemagne), elle est une vitrine pour la SNCF et l'objet de railleries récurrentes avec nos voisins britanniques.

De 2018 à 2023, la gare du Nord va être métamorphosée tout en la maintenant en exploitation, contrairement aux travaux de la gare Saint Pancras à Londres, souvent cités en exemple. Cela méritait bien que transportrail s'y intéresse au travers d'un nouveau dossier, le premier d'ailleurs consacré à une gare (il fallait bien un jour s'y mettre !).

Posté par ortferroviaire à 14:21 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,
25 juin 2015

La gare du Nord vers une transformation par étapes

C'est la première gare de France par le nombre de voyageurs. Elle avait déjà bénéficié au début des années 1980 de la reconfiguration des voies Banlieue, avec les voies 30 à 36 et la gare souterraine des RER B puis D, et une transformation au début de la décennie 1990 afin d'accueillir le TGV Nord ainsi que les services de Thalys et d'Eurostar. Il n'en reste pas moins que la gare est aujourd'hui en limite de capacité, avec notamment un quai transversal passablement encombré et des cheminements qui manquent de lisibilité. En outre, le sas d'embarquement pour Eurostar doit lui aussi s'adapter avec la prochaine mise en service des E320 plus capacitaires que les actuelles TMST.

Ainsi, les 700 000 voyageurs quotidiens vont devoir composer avec une décennie de transformations de la gare du Nord. Dans un premier temps, la gare souterraine du RER va bénéficier d'un nouvel éclairage, d'une nouvelle ambiance et d'une offre commerciale renouvelée dès la fin de cette année. L'année prochaine, le terminal Transmanche sera agrandi en déplaçant le salon d'attente dans l'hôtel intérieur, le souterrain de la rue de Maubeuge sera rénové et une nouvelle brasserie sera installée entre le bâtiment historique et la verrière moderne de la gare banlieue.

Ensuite, en 2018, c'est le quai transversal qui sera reconfiguré : trop brouillon, trop encombré, il ne permet pas un cheminement fluide et naturel des voyageurs du fait de la présence de nombreuses bulles d'informations et de commerces. Il faut espérer que les errements connus par exemple à Paris Saint Lazare ou à Marseille Saint Charles ne soient pas reconduits et que la priorité soit donnée aux flux de voyageurs.

Côté ouest, la station de taxis sera recouverte d'une verrière assurant la continuité avec le bâtiment de l'étoile du nord, qui accueille pour l'instant des bureaux de l'entreprise ferroviaire, et qui a vocation à devenir un hôtel de luxe.

Le changement le plus important dans la gare serait la construction d'un nouveau hall des départs situé au-dessus des voies, après la verrière historique, ce qui permettrait la dissociation des flux de départ et d'arrivée, et l'agrandissement du bâtiment voyageurs par de nouvelles verrières situées sur la rue de Dunkerque qui serait libérée de toute circulation de bus et de taxis.

Reste à trouver le financement et à régler quelques détails, notamment en matière de circulation des autobus, la situation actuelle n'étant pas vraiment satisfaisante du fait des conflits permanents avec les taxis et autres VTC, et la perspective d'un report de leur circulation ne concourant pas non plus à une bonne intermodalité.

Posté par ortferroviaire à 09:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,