13 octobre 2015

X4900 : derniers feux pour les EAD

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Dieppe - 18 août 2015 - L'X4907/8 a globalement échappé aux taggueurs qui sévissent autour de Rouen. Leur rénovation a été bénéfique même si elle n'a pas amélioré leurs performances... © transportrail

Parmi les derniers arrivés, et probablement les derniers à partir. Construits à 13 exemplaires entre 1975 et 1977, les X4900 constituent probablement la plus aboutie des déclinaisons des Eléments Automoteurs Diesel produits à partir de 1963 : d'abord par une composition à 3 caisses contre 2 sur les autres modèles (4300, 4500, 4630, 4750, 4790) et ensuite par la configuration à 2 motrices encadrant une remorque. Les 6 premiers exemplaires avaient été affectés à la liaison Marseille - Briançon avant de rejoindre les 7 autres autorails affectés à Sotteville où ils essaimaient principalement sur les axes Rouen - Caen, Caen - Tours et Rouen - Dieppe.

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Dieppe - 18 août 2015 - Illustration de l'obsolescence de la conception des EAD : le cycliste est à la peine pour embarquer à bord de cet autorail pour Rouen. © transportrail

Aptes à 140 km/h (comme les 4750 et 4790) qu'ils atteignent cependant laborieusement, les X4900 ont eu un autre avantage par rapport aux autres EAD : leur formation à 3 voitures qui leur conférait une capacité accrue, quoique diminuée après la rénovation (141 places), mais compensée par une circulation le plus souvent en UM2 à l'heure de pointe. Autre avantage, lié à la standardisation de la famille EAD, leur couplabilité avec l'ensemble des autres variantes, toujours dans la limite de 7 voitures.

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 Quincampoix - 12 août 2012 - Un X4900 dans l'environnement très normand de la ligne Rouen - Dieppe qui verra s'éteindre cette série d'autorails. Le Régiolis apportera un important surcroît de capacité. (cliché X)

C'est donc sur Rouen - Dieppe que les X4900 effectuent leurs dernières prestations. Rénovés pour 10 d'entre eux par la Région Haute Normandie, ces autorails ont fait de cette ligne leur dernier bastion. Si en 1975, leurs performances étaient satisfaisantes, le temps a passé et l'arrivée des nouvelles générations de TER les a relégués au rang d'autorails poussifs (590 KW ne font guère de miracles pour emmener 104 t à vide...), d'autant plus depuis la rénovation et le renforcement des cabines. A l'intérieur, la rénovation leur a été bénéfique avec l'adoption d'une ambiance proche des X73500.

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La rénovation intérieure des X4900 avait donné un net coup de jeune à ces autorails. Seules les baies vitrées et l'ambiance sonore trahissaient l'âge de ces engins. © transportrail

L'arrivée des Régiolis bimodes commandés à 10 exemplaires par la Région devrait aboutir à la réforme en courant d'année 2016 de ces autorails qui comptent parmi les derniers héritages de l'époque antérieure à la régionalisation du transport ferroviaire.

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15 juin 2015

Matériel moteur SNCF : les grandes tendances

Sans suprise, la tendance 2014/2015 dominante du matériel roulant de la SNCF est évidemment le déclin prononcé des locomotives et la suprématie grandissante de l'automoteur. L'année 2014 aura été cependant marquée par l'amorce de la réforme des premières rames TGV et de locomotives tout juste parvenues au stade de la mi-vie : la regression du trafic actuelle n'y est pas étrangère.

Ainsi, en 2014, la SNCF a procédé à la réforme de 8 BB7200, de 4 BB8500, 2 BB9300 (les dernières), 11 BB17000, 7 BB 25500 et 2 BB26000. Côté Diesel, le déclin des BB67300/400 se poursuit avec 9 machines sorties des effectifs, tout comme les BB63500 qui perdent 14 unités et les BB66000 qui laissent 5 engins sur le carreau. Lle domaine de la manoeuvre est aussi affecté par la disparition des effectifs de 16 Y7100, 33 Y7400, 2 Y8000 et 3 Y8400. On note dans ce dernier domaine la transformation de 22 locotracteurs en Y9000 (mais dont l'utilisation reste assez modeste).

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Montgeron - 15 avril 2015 - Les BB26000 n'échappent pas aux réformes alors que les opérations mi-vie ont débuté. La 26070 en a grandement besoin. Elle est en tête du Paris - Clermont Ferrand, serpentant dans les courbes de Montgeron. © transportrail

Dans le domaine des autorails, le déclin concerne évidemment les séries les plus anciennes : X4750 (24 autorails), X2100 (-7)  et X2200 (-15). Les automotrices abandonnent 9 engins dont 6 Z2 série 7300, une Z5300, une Z6100 et une Z6400, la première de la série.

C'est dans le domaine du TGV que l'hémorragie est la plus massive puisque 31 rames PSE sont réformées, tout comme 2 rames Atlantique qui avaient été accidentées et les 3 Eurostar en fin de location.

A l'inverse, 14 rames EuroDuplex, 30 Francilien, 10 Régiolis Z51500, 14 Régiolis B83500, 24 Régiolis B845000 et 7 Régio2N ont été réceptionnés tout comme 6 Dualis. 

En 2015, Régiolis et Régio2N occuperont le dessus du pavé, avec au second plan les Francilien dont le rythme de livraison ralentit puisque pour l'instant, la tranche optionnelle est activée à hauteur de 43 exemplaires seulement. Les rames EuroDuplex provoqueront par décalage des mises au rebut supplémentaires dans le parc Atlantique mais aussi probablement dans la série Réseau. Cette perspective confirme la stratégie de la SNCF, optimisant la capacité offerte par des matériels à deux niveaux (en tirant profit des commandes parfois plus politiques que justifiées techniquement), qui se traduit notamment dans les débats sur la desserte liée à la LGV SEA.

02 juillet 2011

Fin de service pour les X4630 en Bourgogne

Les X4630 surnommés Caravelles ont assuré hier, vendredi 1er juillet, leurs dernières prestations pour les TER Bourgogne sur l'axe Chalon - Paray / Autun par Montchanin et Etang-sur-Arroux.

caravelles-3Chagny - La fin du parc bourguignon a été l'occasion de voir apparaître sur l'axe Chalon - Paray / Autun des versions et des variantes de la famille EAD, comme ici une rame originaire de Lorraine avec le jaune retenu par cette Région... qui était initialement la couleur des TER Bourgogne !

caravelles-1Chagny - Cette fois-ci, c'est une rame portant les couleurs de la dernière livrée Bourgogne qui entre en gare de Chagny... dont les voies laissent libre cours à la végétation...

caravelles-2Montchanin - Cohabitation entre deux EAD aux couleurs de Régions qui un peu de mal à développer leurs dessertes interrégionales : au premier plan (enfin, derrière les platanes !), un X4750 Auvergne, et au fond, un X4630 Bourgogne.

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06 novembre 2009

Ouest Lyonnais : en attendant le tram-train

Le 13 décembre prochain, l'Ouest Lyonnais voit sa desserte modifiée pour préparer la transformation en tram-train de ce réseau quasi-enclavé au départ de la gare Saint-Paul, qui interviendra fin 2011. Ainsi, cette année, les nouveautés sont de taille mais réserves quelques surprises.

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Tassin - 6 novembre 2009 - Ambiance de soirée. A gauche, un EAD modernisé se hâte lentement vers Lyon tandis qu'à droite se prépare un UM comprenant - encore ! - un élément en version d'origine dont le démarrage crée un panache de fumées que seuls les amateurs d'autorails peuvent apprécier (les riverains... c'est moins sûr !). Notez que les deux voies principales (vers Lyon et Brignais) sont remises à neuf.  © X. Vuillermoz

Les bonnes pour commencer :

  • d'abord l'ouverture de la halte de Lentilly-Charpenay, destinée à la desserte d'une zone d'emplois grandissante;
  • ensuite la disparition des Caravelles, inadaptées au service périurbain par des portes étroites, des performances anémiques et un plancher très haut : les X73500 vont prendre place sur le réseau pour donner un premier souffle de modernité avant le tram-train;
  • enfin une offre cadencée facile à retenir avec une extension de la desserte ferroviaire en soirée, heures creuses et week-end, et le retour à la desserte de 2002 sur la branche de L'Arbresle avec une offre au quart d'heure en pointe;
  • la branche de Lozanne gagne une desserte à la demi-heure en pointe et à l'heure en journée;
  • la mise en place de nouveaux écrans d'information sur les quais.

Les neutres :

  • Brignais va enfin disposer d'une vraie desserte ferroviaire à la demi-heure en pointe et à l'heure en journée, mais avec une correspondance systématique et quai à quai à Tassin, en attendant la liaison directe par le raccordement à créer. Reste que 7 minutes de battement pour une correspondance quai à quai... la SNCF ferait bien d'aller voir côté Suisse où de telles correspondances ne nécessitent guère plus de 3 minutes !

Les moins bien (ou progrès toujours en attente !) :

  • Les temps de trajet. 40 min de L'Arbresle à Lyon, ce n'est guère brillant et les moteurs de 73500 ne vont pas être surmenés. On reste sur des bases autour de 35 km/h de vitesse commerciale. Plus cocasse, le temps de trajet entre Tassin et Lyon est supérieur d'une minute pour la branche de Sain Bel par rapport à la branche de Lozanne, qui doit pourtant composer avec les aiguilles de l'entrée en gare de Tassin. Bref, il faudra attendre le tram-train en espérant que ce matériel puisse donner la pleine mesure de ses performances pour accélérer significativement le temps de trajet. Néanmoins, c'est mieux que l'actuelle grille puisque les gains sont de 6 min sur Sain Bel, 4 min sur celle de Lozanne et 2 min sur celle de Brignais malgré la correspondance... mais on part de si loin (les marches actuelles étant proches de celles des 242BT et rame PLM de l'après-guerre !)

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Tassin - 6 novembre 2009 - L'X4692, traqué par les ferroviphiles en tant que dernier représentant lyonnais de la livée rouge et crème. Les quais ont été remis à niveau en préfiguration des futurs tram-trains qui seront engagés à partir de décembre 2011. © X. Vuillermoz

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