10 septembre 2017

Chemin de fer de La Mure : retour partiel en 2020

Arrêté depuis 2010, suite à un éboulement de 3000 m3 de montagne qui a fortement endommagé l'infrastructure, le Chemin de Fer de La Mure attend d'être fixé sur son sort. Le Département de l'Isère a retenu le 29 juin dernier la société Edeis, qui a repris les actifs de SNC-Lavallin, qui est déjà présent avec le chemin de fer du Puy de Dôme.

La proposition consiste en une réouverture sur 15 km en traction électrique entre La Mure et le Grand Balcon de Monteynard, abandonnant le reste de la ligne jusqu'à Saint Georges de Commiers, du moins pour l'instant. Un belvédère et un restaurant panoramique seront construits, tandis que les installations ferroviaires d'entretien et de remisage devront être regroupées à La Mure. L'objectif est de mettre en service cette section, avec 9 allers-retours par jour, à l'été 2020, et de renouer avec la complémentarité qui s'était développée au fil du temps avec le Musée de la Mine à La Mure.

Edeis espère attirer 120 000 visiteurs par an, d'avril à octobre, alors que les meilleures années, le SGLM avait accueilli 70 000 voyageurs.

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02 juillet 2011

Le chemin de fer de La Mure en danger

Nous reproduisons ici le communiqué de l'Association Européenne pour le Développement des Transports Ferroviaires :

La ligne du Chemin de Fer de La Mure entre St. Georges de Commiers et La Mure (Isère 38) est l'une des plus belles lignes métriques de France. Elle servait à transporter le charbon des mines du plateau matheysin vers la vallèe où un transbordement vers la voie normale était organisé. A l'arrêt des mines, une exploitation touristique a été mise en place qui transporté 90000 voyageurs par an.

Un éboulement important est survenu le 26 octobre 2010 sur la ligne du chemin de fer de La Mure. Un autre éboulement est survenu au même endroit en mars dernier et rend très périlleux l'état des lieux par les géologues chargés de l'expertise. Devant les coûts élevés de remise en état et, surtout, de sécurisation de la zone sinistrée, les Elus du Département de l'Isère (le Département est propriétaire de la ligne) ne semblent guère empressés de résoudre le problème. Le ement en catastrophe naturelle n'a même pas été demandé.

Le personnel est licencié pour raison économique et cessation de l'activité chemin de fer de La Mure. Apparemment, personne ne semble avoir été prévu pour la surveillance des installations. D'autre part, l'ancienne remise d'échange qui s'était écroulée a été rasée et tout a été nettoyé. Le matériel qui stationnait encore à l'intérieur se trouve à présent dehors à savoir les automotrices A11 et A5 avec bien entendu des vitres déjà cassées. Les deux rames qui étaient en service sont toujours dehors avec des vitres ouvertes, et certains jeunes se sont déjà attaqués aux voitures MOB (vitres cassées) ce qui a nécessité l'intervention de la gendarmerie un soir. C'est un véritable SOS que nous lançons pour ce chemin de fer qui est l'un des fleurons touristiques du Dauphiné est qui mériterait un ement au patrimoine mondial de l'UNESCO comme ses lignes sœurs suisses de l'Albula et de la Bernina, lignes qui ont déjà obtenues ce ement en juillet 2008. Rappelons que cette ligne de 30 km comporte 142 ouvrages d'art sur un dénivelé de 560 mètres et comporte des rampes de 28 pour mille. Le Chemin de fer de La Mure transportait 90.000 voyageurs par an et pourrait en transporter bien plus avec du matériel panoramique moderne. C'est pourquoi, l'AEDTF et l'ARDSL lancent une pétition pour sa sauvegarde, disponible sur les sites Internet www.aedtf.org et www.ardsl.org ou par correspondance à notre adresse postale AEDTF et ARDSL 12, rue de la Libération F-38610-GIERES contre une enveloppe timbrée avec adresse.

William LACHENAL et Jean MAURICE

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