20 mars 2021

Caen - Tours avec de l'hydrogène ?

Et de 3 ! Après les Régions Auvergne - Rhône-Alpes et Bourgogne - Franche-Comté, c'est au tour des Pays de la Loire d'annoncer l'arrivée de trains à hydrogène. Axe de prédilection : Caen - Tours...

Situation intéressante puisque la liaison Intercités a été transférée à la Région Normandie : c'est la collectivité en position centrale (sur la section Alençon - Le Mans - Château du Loir) qui dégaine cette proposition, qui pourrait concerner une quinzaine de rames pour assurer l'ensemble des services régionaux empruntant cette transversale.

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Ecommoy - 30 juillet 2015 - Un X72500 de la Région Pays de la Loire sur la transversale Caen - Tours, où la majorité des circulations n'effectue que des courses partielles. Pourtant, c'est un exemple de liaison interrégionale à redynamiser, avec 3 agglomérations structurantes (Caen, Le Mans et Tours) et 2 agglomérations intermédiaires (Argentan et Alençon) dont l'accessibilité n'est pas évidente. © transportrail

Mis à part cela, les mêmes questions finissent invariablement par revenir : il y a effectivement un sujet de renouvellement du matériel roulant en Pays de la Loire, qui utilise encore 10 X72500, qui approchent de la fin de vie faute de rénovation mi-vie. Ces rames sont aussi à l'inventaire de la Région Centre (16 unités) qui en utilise sur les relations Le Mans - Tours, alors que la Normandie a tiré un trait sur leurs prestations. Autant dire qu'il va falloir s'assurer que les 3 Régions ont collectivement envie de s'engager dans l'acquisition de rames à 17 M€ l'unité de 220 places soit plus de 77200 € la place assise, alors que la nouvelle génération de TGV devrait se situer approximativement autour de 40 000 € le siège...

Caen - Tours est un axe de plaine à profil facile, ce qui est déjà un terrain un peu plus favorable. L'autonomie réelle de ce type de train reste évidemment un critère technique de premier ordre, si on veut améliorer la productivité du matériel roulant sur cette axe de 265 km environ, et étoffer les dessertes sur cette transversale qui en a grandement besoin.

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23 décembre 2020

Du mieux sur Caen – Tours

Non, il ne s’agit pas d’une révolution sur l’offre sur Caen - Tours, mais de la fin des travaux destinés à supprimer la pénalisante restriction de vitesse à 60 km/h entre Alençon et Le Mans qui était intervenue devant la dégradation des traverses bi-blocs, dont l’entretoise métallique présentait d’importants signes de corrosion. 6664 traverses et 6673 tonnes de ballast ont été remplacés sur 6 zones.

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Sées - 30 juillet 2015 - Une section renouvelée de la transversale Caen - Le Mans - Tours, aux abords de la gare de Sées, même si les poteaux télégraphiques sont toujours là pour le folklore ferrovaire. © transportrail

Ce ralentissement était d’autant plus pénalisant que la section est en principe apte à 130/140 km/h. C’est aussi l’une des sections les plus parcourues de la transversale, avec 13 allers-retours en semaine.

Le coût de ce petit chantier est modeste : 4,68 M€. Il a été principalement financé par l’Etat (76%), le solde étant apporté par la Région Pays de la Loire (16%) et SNCF Réseau (8%) : l’apport de la Région sur cette ligne du réseau structurant a permis de réaliser les chantiers de nuit sans gêner le trafic en journée. Mais cela montre que même pour des opérations en apparence anodine, il faut toujours tendre la sébille pour simplement maintenir les performances nominales du réseau ferroviaire...

Autre sujet à lancer désormais sur cet axe : l'évolution de l'offre et une entente entre les Régions Normandie, Pays de la Loire et Centre pour organiser un développement des liaisons Caen - Tours.

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14 février 2020

Une autoroute ferroviaire entre Cherbourg et Mouguerre en 2021

Brittany Ferries souhaite lancer en avril 2021 un service d'autoroute ferroviaire entre le port de Cherbourg et le terminal de Mouguerre près de Bayonne, à raison d'un aller-retour par jour, qui transporterait 20 000 remorques par an. L'objectif est de diversifier les liaisons depuis le Royaume-Uni et l'Irlande vers l'Espagne et le Portugal, en bénéficiant d'une liaison plus rapide que par un parcours intégralement par la mer. Il s'agit aussi de proposer un itinéraire alternatif au Tunnel sous la Manche qui risque d'être moins performant du fait des contrôles douaniers, conséquence du Brexit.

Le coût du projet est de 37 M€ dont 7 M€ pour l'adaptation des installations ferroviaires du port de Cherbourg et 30 M€ pour l'acquisition de wagons chez Lohr Industries.

Le train devrait quitter Cherbourg à 18h46 pour arriver à Mouguerre à 9h25 avant de repartir à 16h29 pour revenir à Cherbourg à 9h14. Il transitera par Caen, Mézidon, Argentan, Le Mans, Saint Pierre des Corps puis Poitiers, Bordeaux et Dax. La transversale Caen - Tours va donc être mise à profit, d'autant que l'itinéraire ne pose pas de problème majeur de dégagement du gabarit. Au sud de Tours, ce nouveau service renforce un peu plus encore l'intérêt des travaux de mise au gabarit des tunnels entre Poitiers et Bordeaux, prévus au titre de l'autoroute ferroviaire Atlantique toujours en projet.

En outre, on ne manquera pas de remarquer que cette relation pourrait être un terrain propice à l'usage de locomotives bimodes puisque la section entre Mézidon et Tours n'est pas électrifiée (hormis la traversée du Mans), même avec le rebroussement à Saint Pierre des Corps.

Cette liaison va ainsi redonner vie à l'embranchement portuaire de Cherbourg, officiellement toujours ouvert mais dont le trafic semble avoir disparu de longue date.

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Cherbourg - 27 juillet 2015 - L'embranchement du port, à hauteur du PN n°3, vu d'abord en direction du port et ensuite en direction de la gare. On note que la voie est en excellent état... avec un ballastage récent. Les trains de l'autoroute ferroviaire passeront par cette voie entre le port et l'axe Paris - Cherbourg. © transportrail

12 juin 2019

Normandie : nouvelle offre pour l'horaire 2020

La reprise de la compétence des Intercités Paris - Normandie a été mise à profit par la Région Normandie pour recomposer la desserte ferroviaire de l'ensemble des lignes de son territoire. Le bond en avant est assez notable puisque l'offre augmentera en volume de 20%. En résumé :

  • 16,5 allers-retours Paris - Caen contre 13,5 en 2019 incluant une desserte Paris - Cherbourg cadencée aux 2 heures ;
  • 35 allers et 32 retours Paris - Rouen dont 15 directs Paris - Le Havre, qui gagne 4 allers-retours et une cadence à l'heure toute la journée
  • un aller-retour supplémentaire en semaine sur Paris - Deauville et une offre considérablement accrue le week-end avec 5,5 allers-retours le samedi (contre 1,5 actuellement) et 6 le dimanche (contre un seul en 2019) ;
  • création d'un aller-retour direct Paris - Pontorson via Dreux, Argentan et Folligny pour l'accès au Mont Saint Michel ;
  • le retour des trains de l'axe Paris - Granville à la gare Montparnasse, et non plus à l'annexe de Vaugirard, à l'exception d'une circulation ;
  • retour de La Marée, le week-end uniquement avec un aller-retour direct Paris Saint Lazare - Rouen - Dieppe ;
  • renforcement de la desserte Caen - Coutances - Granville avec 12 allers-retours pour Coutances dont la moitié prolongés à Granville, soit entre 25 et 30% d'offre supplémentaire sur cette transversale ;
  • le repositionnement de la desserte sur l'axe Caen - Le Mans - Tours à volume constant mais avec recherche de meilleures correspondances au Mans vers Tours pour 3 allers-retours. Des évolutions d'offre ont cependant lieu sur les dessertes Alençon - Le Mans - Château du Loir, du ressort de la Région Pays de la Loire

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Dans ce schéma, certaines gares très peu fréquentées seront définitivement abandonnées comme Carantilly, Saint Pierre du Vauvray, Sainte Gauburge ou Pont Hébert. La décision suscite des critiques mais la Région s'appuie sur la très faible fréquentation de ces haltes, pas toujours très bien placées pour capter du trafic. La Région Normandie a également eu une position très tranchée face à Ile de France Mobilités : l'axe Paris - Mantes la Jolie est sous pression et le sera durablement jusqu'au moins en 2025 du fait des travaux multiples sur l'axe, avec par conséquent des temps de parcours qui demeureront détendus. La question de la desserte de Mantes la Jolie, Rosny sur Seine et Bonnières a été délicate. Le compromis a été long à obtenir, profitant aux voyageurs des gares de Vernon à Rouen. Vernon disposera de 24,5 allers-retours, majoritairement directs depuis Paris.

La desserte routière sera aussi améliorée avec une liaison Caen - Flers passant de 5 à 7 allers-retours et une liaison Caen - Falaise passant de 11 à 14 allers-retours.

Une nouvelle offre tarifaire sera mise en place, incluant les actuels Intercités, dans la gamme Tempo existante. Il faut aussi noter que la Région Normandie instaurera la réservation obligatoire sur les trains assurés avec les nouveaux Omneo Premium - dont les premiers seront mis en service en janvier prochain - afin d'éviter les surcharges, d'autant que le lissage sera un peu plus facile avec une offre plus consistante et cadencée. La carte régionale Atoumod évoluera pour intégrer les titres de transports urbains et interurbains pour faciliter l'usage des différents modes de transport.

Beaucoup de nouveautés et on espère évidemment que d'autres évolutions seront ensuite apportées, notamment sur l'axe Caen - Tours, qui nécessitera une concertation étroite avec les Régions Pays de la Loire et Centre, éventuellement entre Rouen, Amiens et Lille, mais aussi et surtout entre Caen et Rouen, pour laquelle nous avons esquissé l'hypothèse d'un TER200 qui supposerait d'électrifier la section Elbeuf - Serquigny.

Notre dossier Rail et réforme territoriale en Normandie.

03 février 2019

Caen - Tours : des urgences à traiter... et au-delà ?

Depuis plusieurs mois, la situation de la section Alençon - Le Mans de la transversale Caen - Tours suscitait l'inquiétude des élus locaux et régionaux, ainsi que des associations d'usagers, du fait de la menace de sévères réductions de performance sur cette section. Vous l'aurez compris, classée UIC 7, l'Etat et SNCF Réseau se tournent vers la Région pour le financement des travaux. Résultat, la Région Pays de la Loire a débloqué 3,8 M€ pour financer des travaux d'urgence destinés à éviter l'apparition de ralentissements à 60 voire 40 km/h.

Mais au-delà ? L'ensemble de cette tranversale est dans l'incertitude. Si les sections Mézidon - Vignats au nord, Argentan - Surdon (tronc commun avec l'axe Paris - Granville) et Le Mans - Tours sont classées UIC 6 du fait d'un trafic fret limité mais suffisamment conséquent pour se hisser d'une catégorie, la question du financement du renouvellement se pose en des termes voisins puisque le Contrat de (non-)performance s'avère incapable d'assurer la pérennité des lignes classées 5 et 6.

Il y a donc lieu de s'interroger globalement sur l'évolution de cette transversale, dont l'usage de bout en bout reste minimaliste. Brittany Ferries planche sur une nouvelle autoroute ferroviaire entre le port de Cherbourg et Pays Basque, qui transiterait naturellement par l'axe Caen - Tours. L'offre Intercités Caen - Tours, désormais confiée à la Région Normandie, mériterait une remise à plat complète, sur laquelle se grefferait les services plus locaux, afin de tenir compte des trois bassins de l'axe autour des agglomérations de Caen, du Mans et de Tours.

En l'état actuel de la desserte, on ne saurait exclure l'hypothèse de mise à voie unique de certaines sections, dans une approche purement économique et statique : la justification de la double voie implique une clarification des intentions des Régions sur l'offre voyageurs et l'analyse des opportunités d'utilisation par les activités fret. Caen - Tours, et notamment si on lui intègre une ramification vers Rouen via Serquigny et Oissel, qui la placerait naturellement dans une super-rocade évitant l'Ile de France où convergent aujourd'hui la majorité des circulations... au prix d'une capacité limitée et de temps de parcours pas toujours optimisés.

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25 septembre 2017

Caen - Tours : dossier mis à jour

On continue notre grand toilettage de nos dossiers les plus anciens avec le cas de la transversale Caen - Tours. Rescapée du rapport Duron sur l'avenir des Trains d'Equilibre du Territoire qui préconisait sa mise sur route, elle a été confiée à la Normandie dans le cadre de la régionalisation de l'ensemble de l'offre Intercités sur son territoire. Il va cependant falloir accepter un ménage à trois avec Pays de la Loire et Centre pour repenser la desserte, attirer de nouveaux utilisateurs sur une ligne non dénuée d'un certain intérêt, avec un penchant prononcé pour les connexions TGV au Mans et à Saint Pierre des Corps... et aussi assurer la restauration des performances nominales de cette ligne qui n'échappe pas à la déferlante des ralentissements pour cause de défaut de renouvellement, même si ceux-ci sont pour l'instant de faible impact.

A vos commentaires !

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08 juin 2015

Rail et réforme territoriale : la Normandie

Suite de notre étude consacrée aux enjeux croisés de la réforme territoriale et du réseau ferroviaire, avec la fusion la plus évidente, mais pas forcément la plus simple, qui soit, entre les deux Normandies. Nées de la rivalité entre Rouen et Caen, ces deux Régions en forme de compromis politicien plus que de réalité géographique, sont donc appelées à fusionner. Si Rouen et Caen sont aujourd'hui d'abord tournées vers Paris, elles devront aussi fonctionner en étroite coopération et constituer le troisième côté du triangle. Aujourd'hui, seuls 7 trains par jour relient Caen et Rouen.

Le nouveau dossier de Transport Rail attend vos commentaires.

22 avril 2015

Le projet de CPER 2015-2020 en Normandie

Chacune des deux Régions normandes négocie son propre CPER, le dernier avant la mise en place de la réforme territoriale. En outre, un contrat spécifique pour la vallée de la Seine est préparé avec les deux régions normandes et l'Ile de France, dont le volet ferroviaire concerne essentiellement la poursuite du projet LNPN.

Le CPER Basse-Normandie

Pour la période 2015-2020, le budget du CPER consacré au transport ferroviaire sera de 171,7 M€, contre 124,85 M€ pour la route. Ce budget ne tient pas compte du projet de contrat interrégional de la vallée de la Seine qui prévoit notamment des financements pour les études de LNPN et le déploiement du GSM-R sur la ligne Paris - Cherbourg.

Le CPER 2007-2014 n'est pas encore totalement achevé puisque deux opérations restent à terminer. Il s'agit du nouvel atelier de maintenance de Granville, dont les voies de service devraient être électrifiées pour le Régiolis, et de l'étude sur l'amélioration du débit entre Dol de Bretagne et Avranches en vue de liaisons directes Paris - Folligny - Pontorson afin de proposer une liaison directe avec la baie du Mont Saint Michel.

La nouvelle enveloppe sera consacrée principalement à l'axe Paris - Cherbourg avec la mise sous caténaires de plusieurs voies de service en gare de Caen afin de faciliter les garages et dégarages de rames, l'allongement des quais dans les gares périurbaines afin d'augmenter la capacité d'emport avec l'emploi de rames plus longues, et la reprise du plan de voies de l'entrée de Cherbourg afin de proposer de nouvelles simultanéités d'itinéraires fluidifiant son exploitation. Les gares de Cherbourg, Valognes, Bayeux, Mézidon et Lisieux seront rendues accessibles aux personnes à mobilité réduite. Au total, 91 M€ seront fléchés sur l'épine dorsale de Basse Normandie.

Sur la ligne de Granville, 34,7M€ seront investis notamment avec une opération de RVB entre Argentan et Flers et la mise en accessibilité des gares de L'Aigle, Surdon, Flers, Briouze, Vire, Villedieu les Poêles et Granville.

Les transversales Caen - Tours et Caen - Rennes se partageront une enveloppe de 41 M€. Sur la première, il s'agira notamment d'étudier l'amélioration des dessertes pour rejoindre les TGV en gare du Mans. Sur la seconde, un renouvellement de traverses est programmé entre Saint Lô et Folligny, une reprise du plan de voies de Lison devrait améliorer les conditions d'exploitation de cette bifurcation et enfin, l'accessibilité sera offerte dans les gares d'Avranches et de Pontorson.

Le CPER Haute-Normandie

En Haute Normandie, la route se taille la part du lion dans le CPER avec plus de 364 M€ d'investissements contre 142,9 M€ pour le ferroviaire et 180 M€ pour les installations portuaires de Rouen et du Havre. Les investissements sur le réseau régional se limitent aux lignes Bréauté - Fécamp et Abancourt - Le Tréport ainsi qu'à la mise en accessibilité des principales gares (sans que la document n'en précise la liste), soit 83,4 M€. La tranchée de Rouen Rive Gauche, utilisée pour la desserte fret du complexe pétrochimique rouennais sera rénovée pour environ 50 M€, et 2 M€ seront investis pour raccorder l'accès au port à la ligne Rouen - Caen. Enfin, 7,5 M€ seront consacrés aux études de la gare de Rouen Saint Sever et aux premières acquisitions foncières.

Le contrat interrégional de la vallée de la Seine

Ce "CPIER", dans son volet ferroviaire, comprend 124,58 M€ destinés d'abord à la poursuite des études du projet LNPN, à l'enquête d'utilité publique des sections prioritaires Nanterre - Mantes, Mantes - Evreux et Sotteville - Yvetot, ainsi que l'installation du GSM-R entre Mantes la Jolie et Cherbourg. L'Etat contribue à hauteur de 54,3 M€, la Basse-Normandie 21,7 M€, la Haute-Normandie 18,3 M€ et l'Ile de France 14,2 M€, le solde étant appelé parmi divers contributeurs dont principalement SNCF Réseau.

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22 août 2013

Dossier transversales : Caen - Tours

Deuxième volet du dossier de transportrail sur les relations transversales : il est consacré à la liaison Caen - Tours, qui relie trois des principales agglomérations de l'ouest, entre Normandie et Touraine. Les noeuds du Mans et de Tours - Saint Pierre constituent également des gisements de correspondance avec les deux branches du TGV Atlantique, vers la Bretagne et l'Aquitaine, mais aussi vers les liaisons Intersecteurs qui les desservent.

Cependant, la liaison Caen - Tours ne comprend que 3 allers-retours en semaine, avec trois particularités : l'une des relations est déjà sous la bannière du TER, le matériel est loué aux Régions et le temps de parcours s'est dégradé d'un quart d'heure sur le meilleur train en 30 ans...

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21 août 2013

Dossier lignes transversales

Un nouveau dossier de transportail est ouvert : il est consacré aux lignes transversales, parent pauvre du réseau ferroviaire, accumulant les handicaps, à savoir une desserte maigre et parfois réduite à sa plus simple expression, un matériel en fin de vie avec des solutions temporaires de locations aux Régions dans plusieurs cas, des infrastructures parfois surannées, un avenir assombri par le déficit d'exploitation, et la nécessité d'investissements élevés à court terme.

Voici 10 ans, une première "crise" entre l'Etat et les Régions avait médiatisé la situation des lignes Nantes - Bordeaux, Caen - Tours, Nantes - Lyon, Bordeaux - Lyon et Toulouse - Bayonne. Finalement, l'Etat avait accepté de signer en 2009 une convention avec la SNCF pour assurer le maintien des dessertes qualifiées d'équilibre du territoire. Prolongée d'un an, elle va s'achever à la fin de cete année, plaçant ces lignes une nouvelle fois sur la selette, même si quelques annonces ont été formulées par l'Etat notamment sur le renouvellement du parc. En revanche, la pérennité des lignes semble belle et bien menacée, puisque l'unique aller-retour Lyon - Bordeaux ne sera pas reconduit après la réouverture de la section centrale en travaux. RFF a investi plus de 33 M€ à la demande de l'Etat au titre de cette liaison et alors que les travaux s'achèvent, la relation disparait...

transportrail se penche donc sur le cas de ces lignes. Premier chapitre, Nantes - Lyon. Les autres axes suivront prochainement, mais en attendant, vous pouvez déjà réagir ici.