12 juin 2015

CPER Alsace : vers la réouverture de la ligne de Guebwiller

Pas moins de 222 M€ pour la plus petite Région française : cela témoigne de l'engagement persistant en faveur du train en Alsace. 

Plus de la moitié de ces crédits seront consacrés à l'accompagnement de l'arrivée de la LGV aux portes de Strasbourg avec la création d'une 4ème voie de Vendenheim à Strasbourg dissociant les flux TGV et régionaux. Des études seront engagés sur l'exploitation du noeud de Strasbourg y compris l'antenne de Kehl et en intégrant le développement du trafic du port du Rhin.

A Mulhouse, 42 M€ sont programmés pour le réaménagement du plan de voies des entrées de la gare en lien avec le renouvellement du poste d'aiguillages. Toujours dans le sud du territoire, les études sur la déviation de la ligne Mulhouse - Bâle par l'aéroport bénéficieront de 4,8 M€ supplémentaires.

Au chapitre du réseau régional, pas moins de 55,5 M€ seront dégagés au profit de la seconde phase de modernisation de la section Haguenau - Niederbronn les Bains, de la régénération de la section Barr - Sélestat et de la réouverture de l'antenne Bollwiller - Guebwiller.

Enfin, 1,7 M€ sont fléchés en faveur des études pour la seconde phase de la LGV Rhin-Rhône.

 


CPER Lorraine : priorité à Nancy et Metz

C'est quasiment une première en France, et elle mérite d'être soulignée. Les projets de nouvelles infrastructures ferroviaires découlent d'un étude sur l'optimisation de la capacité des infrastructures sur la base des objectifs de desserte de la Région, aboutissant à la définition d'un programme finalement relativement modeste. Cependant, il s'agit d'une approche nouvelle pragmatique, qui déconnecte les projets d'infrastructures des considérations d'équilibre politique lors de la négociation des CPER. Enfin, serait-on tenté de dire, les infrastructures ne sont pas considérées comme une fin mais comme un moyen, concourant à la réalisation d'un objectif de service à la population. Une démarche qu'on souhaite évidemment déclinée dans d'autres Régions.

AInsi, en Lorraine, le CPER 2015-2020 prévoit 133 M€ d'investissements ferroviaires qui concerneront d'abord les noeuds de Metz et de Nancy avec respectivement 40 et 20 M€. A Metz, il s'agit de supprimer les cisaillements entre les itinéraires voyageurs et fret, notamment à la sortie sud du triage de Woippy et à l'entrée ouest du site de Metz Sablon.

Le programme se penche ensuite sur la capacité des installations électriques face au développement du trafic, notamment régional, et aux perspectives de renforcement du tonnage des trains de fret avec une enveloppe de 20,5 M€. Il s'intéresse ensuite à la section Thionville - Bettembourg avec 10 M€. 

Concernant la ligne 14 entre Nancy et Merrey, dont l'état d'usure est devenu préoccupant, le CPER dégage une enveloppe de 4 M€ pour la section périurbaine Nancy - Pont Saint Vincent. Au-delà, il y a risque de suspension du trafic...

Enfin, 35 M€ sont programmés pour l'intermodalité et la mise en accessibilité des principales gares régionales.

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CPER Franche-Comté : l'après Rhin-Rhône

Le projet de CPER 2015-2020 en Franche-Comté prévoit de consacrer 105,7 M€ au ferroviaire. Après la réalisation de la LGV Rhin-Rhône, dont la première phase semble être aussi la dernière, du moins pour un certain temps, le réseau régional bénéficiera de crédits de modernisation qui concerneront les deux axes structurants, à savoir Dole - Besançon - Belfort et Besançon - Lons le Saunier - Bourg en Bresse, mais aussi les lignes des plateaux jurassiens.

Sur Dole - Belfort, où se concentrent 60% des voyageurs des TER Franche-Comté, 22 M€ sont provisionnés, dont 2 M€ pour les études. La formulation du contrat est encore assez allusive sur le contenu des opérations. Il est probable qu'à l'aune de la fusion avec la Bourgogne, une partie de ces crédits soit affecté au noeud de Dijon, outre des évolutions sur la section Besançon - Belfort.

Sur Besançon - Bourg en Bresse, 31 M€ sont prévus afin d'améliorer la régularité des circulations, notamment entre Mouchard et Saint Amour, avec la création dans un premier temps de deux évitements supplémentaires sur cette ligne à voie unique.

Le CPER régularise les contributions de l'Etat et de la Région sur le projet Belfort - Delle à hauteur de 10 M€, la Région ayant avancé cette somme à l'Etat lors du précédent contrat. La réouverture de la ligne, dont l'exploitation sera assurée par du matériel suisse et du personnel suisse, constituera une amélioraton notoire de la relation entre les deux territoires, avec comme pivot la gare TGV de Belfort qui sera ainsi plus facile d'accès depuis le Jura suisse.

Sur la ligne Besançon - Le Locle, le CPER prévoit 12,3 M€ dont  300 000 € d'études complémentaires et une première série de travaux qui devraient concerner prioritairement la section Morteau - Le Locle et le matériel roulant pour être compatible avec les équipements requis côté suisse. On compte actuellement 10 000 mouvements transfrontaliers quotidiens par la route dont seulement 300 sont captés par le train : la ligne des horlogers a donc un certain potentiel pendulaire (c'est le cas de le dire). Dans un premier temps, l'objectif est de faciliter l'arrivée du matériel français en suisse (au-delà des 4 X73500 équipés Signum), et au-delà, les hypothèses maximalistes pourraient aller jusqu'à l'électrification de la ligne pour assurer un service transfrontalier assuré par la Suisse entre Morteau et Le Locle, allant ensuite vers La Chaux de Fonds ou Neuchâtel. L'échec du projet TransRun côté suisse devrait cependant reporter cette perspective à un horizon assez lointain.

Pour la ligne Andelot - Saint Claude, 6 M€ sont provisionnés pour assurer des travaux de maintien en exploitation : la ligne des hirondelles risquait de se voir couper les ailes...

Enfin, le programme PMR est financé par le CPER à hauteur de 23 M€

22 mai 2015

CPER Midi-Pyrénées : après le Plan Rail

Après avoir investi dans le sauvetage de plus de la moitié des lignes de chemin de fer de son territoire, la Région Midi-Pyrénées et l'Etat ont décidé de consacré 376,1 M€ au rail dans la période 2015-2020. 

Le principal investissement est lié au projet de LGV Bordeaux - Toulouse avec 191 M€ pour le traitement du noeud ferroviaire toulousain, en lien avec l'augmentation des dessertes régionales, avec ou sans LGV d'ailleurs. La sectorisation de la gare Matabiau et le projet de quadruplement entre Saint Jory et lentrée de la LGV vont consommer la majorité de ces crédits. La fiabilisation des entrées sud de Toulouse est également concernée. Au-delà de ce programme, la région toulousaine bénéficiera de la mise à double voie de la ligne d'Auch entre la gare de Toulouse Arènes et Colomiers. L'allongement des quais, pour augmenter la capacité de transport, et le relèvement de la vitesse entre Isle sur Jourdan et Gimont sont également intégrés à ce programme à hauteur de 57 M€.

Au-delà, le CPER prévoit de consacrer 26 M€ à l'axe Toulouse - Tarbes qui avait défrayé la chronique lorsqu'un train est passé à vitesse élevée sur une voie privée d'un mètre de rail sur l'un des côtés. Il sera notamment question de traiter l'alimentation électrique avec 19,5 M€ sur les 26 alloués. SNCF Réseau devra compléter le budget au titre de la régénération du réseau.

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Mazères de Cestes - 18 novembre 2011 - Sur la transversale Toulouse - Bayonne, les BB9300 ont assuré leurs dernières prestations en Midi-Pyrénées. Au pied de la rampe de Lannemezan, la 9306 emmène un TER à Pau sous les supports caténaires d'origine Midi datant des annés 1920. © S. Costes

Midi-Pyrénées financera, comme Centre et Limousin, le programme d'installation d'IPCS sur l'axe Paris - Toulouse, à hauteur de 33 M€. En liaison avec l'Auvergne et le Limousin, la rénovation de la ligne Brive - Aurillac sera engagé avec 27 M€ sur sa section lotoise entre Saint Denis Près Martel et Lamativie. Enfin, le quart nord-est bénéficiera de 6 M€ d'investissements complémentaires au-delà du Plan Rail.

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Puybrun - 23 juillet 2010 - Assurant un TER Brive - Aurillac, l'autorail X73537 de la Région auvergne franchit le pont-cage précédant la gare de Puybrun. L'allocation de crédits permettra de moderniser cette liaison, l'une des dernières entre l'Auvergne et la façade ouest du pays. © transportrail

On notera donc l'absence de Rodez - Séverac le Château, qui semble vouée à une prochaine disparition faute d'investissements, et un statu quo sur le cas de l'antenne de Luchon, en attendant - espérons-le - une issue positive de l'étude engagée suite à la "suspension" du trafic de cet axe desservant non seulement une station thermale encore active mais surtout un des plus importants territoire de prédilection pour les amateurs de neige ou de randonnée montagnarde. Voir les dossiers de Transport Rail sur Rodez - Séverac le Château et Montréjeau - Luchon.

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07 mai 2015

CPER Limousin : priorité à la LGV Poitiers - Limoges

Sans surprise, le projet de CPER 2015-2020 accorde une place de choix au projet ardemment porté par la Région Limousin : la ligne nouvelle à grande vitesse Poitiers - Limoges. Elle consommera 42 M€ au titre de la poursuite du projet et des premières acquisitions foncières. La ligne classique bénéficiera pour sa part de 15 M€ pour procéder à une dernière tranche de rénovation.

Cependant, le premier poste d'investissements ferroviaires de ce CPER concerne l'axe Paris - Toulouse : 50 M€ seront consacrés à l'installation de pas d'IPCS dans la traversée du Limousin afin de pouvoir concilier exploitation et maintenance et atténuer les effets d'un incident d'exploitation avec ces équipements de circulation à contresens.

Ensuite, le CPER propose 40 M€ sur les lignes régionales dont 6 M€ pour la section corrézienne de Brive - Aurillac et 27 M€ sur Brive - Nexon, maillon fragile de la "petite ligne" Limoges - Brive via Saint Yrieix la Perche. Toutefois, la somme est fléchée sur deux sections : 14 M€ de Nexon à Saint Yrieix et 13 de Brive à Objat. Conséquence, le tronçon Saint Yrieix - Objat est menacé à court terme...

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Lavaud - 27 mars 2010 - Sale temps pour la ligne Limoges - Brive via Nexon et Saint Yrieux : une infrastructure à bout de souffle, un trafic évaporé par une offre rachitique et un CPER qui focalise ses investissements sur les sections extrêmes. La théorie du tronçonnage va-t-elle entraîner la disparition de la partie centrale de la ligne ? © V. Bougard – photosdetrains.net

Enfin, les fameux 7 M€ nécessaires à la réouverture de la section Eygurande-Merlines - Laqueuille apparaissent dans le CPER Limousin, mais avec une contribution à hauteur de 1 M€ du Limousin qui attend un engagement de l'Etat et de la Région Auvergne...


06 mai 2015

CPER Picardie : priorité à la liaison vers Roissy

Avec 315,8 M€, le projet de CPER 2015-2020 en Picardie poursuit la tradition ferroviaire engagée dès l'expérimentation de la régionalisation. La modernisation du réseau régional a permis le sauvetage de plusieurs lignes, notamment Amiens - Compiègne. Pour les 5 années à venir, la priorité est accordée à la liaison vers la métropole parisienne au travers du projet Roissy - Picardie qui proposera, au moyen d'une ligne nouvelle de 6 km, une liaison directe depuis les villes picardes vers le premier aéroport français, qui est également une zone d'emplois logistiques de premier ordre. Ainsi, 21 M€ seront consacrés aux dernières études et aux travaux préparatoires.

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Petit Blangy - 12 février 2008 - Avec l'arrivée des AGC, la Région Picardie a changé l'image du train régional, ici sur la ligne Amiens - Tergnier - Laon. Les investissements sur l'infrastructure ont également permis de pérenniser le réseau complémentaire. © F. Léonardi

Il prévoit également 45 M€ sur le réaménagement du plan de voies de Creil, noeud structurant l'ensemble des dessertes radiales vers Paris, à la convergence des axes venant d'Amiens et de Saint Quentin. S'y ajoutent 34 M€ pour la mise en accessibilité de la gare et 46 M€ de réaménagement urbain de ses abords. Sur l'axe Creil - Amiens, des études sont en cours pour la création de zones de dépassement, liées à la future desserte Amiens - Creil - Roissy.

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Anizy-Pinon - 30 mars 2009 - L'axe Paris - Laon passe progressivement de l'AGC au Régiolis. Cette ligne, quelque peu en marge du réseau principal picard fondé sur le Y de Creil, a également bénéficié des crédits des précédents CPER pour maintenir ses performances et améliorer sa fiabilité. © F. Léonardi

Deux lignes régionales bénéficient d'importants crédits. Sur Beauvais - Le Tréport, en lien avec la Haute Normandie, l'enveloppe destinée à la modernisation de l'axe atteint 58 M€ avec deux sections distinctes : un renouvellement complet de Beauvais à Abancourt et un programme de régénération sur Abancourt - Le Tréport.  Sur l'axe Amiens - Calais, la section Amiens - Rang du Fliers sera mise au gabarit avec une enveloppe de 46,8 M€ en vue d'une prochaine électrification destinée à constituer un second itinéraire performant pour l'accès au tunnel sous la Manche.

Les autres opérations concerneront la mise en accessibilité des principales gares avec une enveloppe de 30 M€ dont 10 M€ consacrée à la gare de Compiègne. Enfin, 20 M€ seront engagés sur l'axe Paris - Crépy en Valois afin de rehausser les quais - au moins à 550 mm - en vue de la prochaine exploitation de cette desserte Ile de France avec des automotrices Francilien qui succéderont aux RIB associées aux BB17000.

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Nanteuil le Haudouin - 6 juillet 2013 - BB17000 et RIB restent la composition de base des Transilien Paris - Crépy en Valois, mais la relève approche. Pour les rames Francilien, il faudra rehausser les quais au moins à 550 mm, contre 320 à 380 mm actuellement. © transportrail

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CPER Pays de la Loire : la poursuite des engagements

Le projet de CPER 2015-2020 prévoit 410 M€ d'investissements témoignant de la poursuite des efforts budgétaires en faveur du transport ferroviaire.

Dans un premier temps, le CPER régularisera l'avance de la part de l'Etat sur la modernisation de l'étoile de Sainte Pazanne vers Pornic et Saint Gilles Croix de Vie, avec pas moins de 108 M€ pour ces travaux en cours.

Le deuxième poste du contrat concerne la transversale Bordeaux - Nantes : la Région Pays de la Loire a déjà beaucoup investi, notamment pour le périurbain Nantes - Clisson et l'électrification de la ligne des Sables d'Olonne. Cette fois-ci, l'investissement atteint 120 M€ pour moderniser la ligne et traiter la section au sud de La Roche sur Yon, en partenariat avec Poitou-Charentes. En complément, 60 M€ seront consacrés à la modernisation de la section Clisson - Cholet afin d'améliorer la relation Nantes - Cholet.

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Angers Saint Laud - 3 avril 2007 - La rame TGV Atlantique 382 quitte Angers en direction du Mans. La mise en service de BPL entraîne d'importants investissements sur l'axe Le Mans - Nantes, épine dorsale du réseau de villes de la Région Pays de la Loire. © transportrail

Ensuite, le grand axe Le Croisic - Nantes - Angers - Le Mans bénéficiera de plusieurs opérations principalement destinées à accroître la capacité notamment au bénéfice des dessertes périurbaines. Il s'agit du redécoupage du block entre Nantes et Sainte Luce, de la création d'un terminus intermédiaire à Ancenis, de l'augmentation de la capacité de la gare d'Angers et de la fiabilisation de la section Sablé sur Sarthe - Angers, en prolongement de la LGV BPL. Enfin, deux stations TER seront créées en banlieue du Mans pour renforcer le rôle du TER dans la desserte de l'agglomération. Au total, 82 M€ seront engagés sur cet axe.

La mise en accessibilité des gares de Nantes et de Saint Nazaire sera financée via le CPER, ainsi que la part incombant à Pays de la Loire pour les études LNOBPL, principalement sur l'axe Nantes - Rennes.

CPER Poitou-Charentes : accompagner SEA

Le projet de CPER 2015-2020 en Poitou-Charentes est fortement marqué par le souhait de la Région de profiter de la LGV SEA - qu'elle ne finance pas, rappelons-le - pour diffuser la grande vitesse sur son territoire et en particulier en Charente.

Cependant, le dossier le plus sensible reste celui de la transversale Bordeaux - Nantes, avec la prochaine application d'un ralentissement à 60 km/h qui discréditera le train sur l'ensemble de l'axe, en proie déjà à la domination du covoiturage et à n'en pas douter de la libéralisation de l'autocar. 40 M€ sont programmés en complément des moyens réservés par Pays de la Loire pour la rénovation de l'infrastructure. L'enjeu concerne également la signalisation puisque le Block Manuel Nantes - Bordeaux constitue une particularité de la ligne, devant être renouvelée.

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Ozillac - 12 avril 2015 - Composition colorée pour l'Intercités 3835 Nantes - Bordeaux : il est emmené par un UM 67400 de l'activité Infrastructures, ce qui met de la couleur sur une ligne dont la situation est quelque peu terne. Espérons que les mêmes machines, cette fois en tête de trains de travaux, viendront prochainement rénover la tranversale atlantique. © S. Chavanel

Ainsi, l'accompagnement de SEA constitue l'axe structurant de la politique ferroviaire régionale pour les années à venir :

  • doublement de la section Lusignan - Saint Maixent l'école sur l'axe Poitiers - La Rochelle : 75 M€
  • modernisation de la signalisation de l'axe Angoulême - Saintes - Royan : 188 M€ dont 121 pour l'électrification
  • électrification de Niort - Saintes : 62 M€
  • modernisation de la signalisation de Limoges - Angoulême : 19 M€
  • modernisation de la signalisation de La Rochelle - Saintes : 21 M€, s'ajoutant donc à l'enveloppe de modernisation de la transversale Bordeaux - Nantes
  • études pour un contournement au nord de La Rochelle pour le fret : 5 M€

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Beillant - 15 avril 2015 - Sur la ligne Angoulême - Saintes, le terminal du transport combiné de Cognac génère du trafic fret dont bénéficie les opérateurs privés avec ici une G1206 louée par Akiem sur une relation Cognac - Hourcade. © I. Gatumel

L'électrification d'Angoulême - Royan est clairement associée à l'arrivée du TGV sur la côte charentaise. A l'heure où la SNCF réexamine l'ensemble de ses liaisons TGV, surtout à la lumière des péages sur SEA, cette hypothèse sera-t-elle confirmée et si oui, à quelle fréquence ?  Celle de Niort - Saintes ne manque pas d'étonner vu le caractère purement régional du trafic avec 6 allers-retours seulement pour la plupart amorcés à Royan. Question : ne serait-elle pas liée à l'autoroute ferroviaire atlantique récemment abandonnée par son rapport coût / efficacité insuffisant ?

29 avril 2015

CPER Bretagne : accompagner l'arrivée de BPL

Autre CPER majeur par le montant des investissements ferroviaires : la Bretagne. Avec 685 M€, la Région mise sur la réduction du temps de parcours procuré par l'ouverture de BPL pour accompagner la dynamique par des investissements destinés à améliorer les performances du réseau classique et assurer le rattrapage qualitatif des lignes complémentaires.

Cependant, le premier investissement concernera le pôle d'échanges et la gare de Rennes qui s'arrogeront 206 M€. L'addition des projets dans les grandes gares bretonnes sur les deux radiales aboutit à un investissement de 221 M€.

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Rennes - 22 octobre 2014 - Complémentarité TER - TGV sur le réseau breton : le gain de temps d'une demi-heure procuré par la LGV prolongée jusqu'à l'entrée de Rennes sera diffusé à l'ensemble de la Région par l'amélioration des correspondances et la recherche de l'amélioration des performances sur les lignes classiques. Les ZTER aptes à 200 km/h bénéficient des relèvements de vitesse déjà engagés sur les lignes de Brest et de Quimper. © transportrail

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Châteaubriant - 20 février 2015 - La rénovation de la ligne de Châteaubriant renforcera son attractivité notamment pour le trafic périurbain. Pour la ville de Châteaubriant, il deviendra plus rapide de passer par Rennes plutôt que par Nantes pour rejoindre le réseau TGV. © transportrail

Au-delà, les études relatives à l'accélération des liaisons Rennes - Brest et Rennes - Quimper par une amélioration des infrastructures existantes et d'éventuelles nouvelles sections mobiliseront 27,5 M€. Pourtant, LNOBPL n'apparaissait pas prioritaire dans les conclusions de Mobilités 21, étant donné que l'enjeu est moins de mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris - ce qui ne concernerait qu'un faible trafic - que d'accélérer l'accès au réseau de villes bretonnes (Saint Brieuc, Vannes, Lorient, Redon) et d'accroître les dessertes au sein de ce système urbain assez linéaire. Sur l'axe Nord, il est notamment prévu d'équiper en Block Automatique Lumineux la section Guingamp - Plouaret.

Au chapitre de la modernisation du réseau complémentaire, la Bretagne investira assez massivement pour la pérennité de l'intégralité des lignes ferroviaires avec notamment 40 M€ pour la ligne Rennes - Châteaubriant, notamment pour le trafic périurbain jusqu'à Janzé, 62 M€ pour la tranversale Dol de Bretagne - Lamballe, 28 M€ sur Guingamp - Paimpol, 8 M€ sur Brest - Quimper mais aussi en faveur du fret sur Saint Brieuc - Auray avec 8 M€ pour revitaliser cet axe demandé par l'industrie agro-alimentaire afin de développer l'usage du rail. Enfin, 4 M€ seront consacrés à l'allongement des quais pour exploiter en UM2 les Régio2N sur l'axe Rennes - Saint Malo.

CPER PACA : 700 M€ de projets

C'est après l'Ile de France le plus important contrat de plan pour la période 2015-2020 et il semble manifester une certaine prise de conscience, notamment de l'Etat, de la situation ferroviaire de cette Région où le nombre de trains supprimés bat des records, tout comme le nombre de minutes accumulées par les voyageurs quotidiens.

Rénovation du réseau

Au chapitre de la pérennisation des infrastructures, le CPER prévoit d'abord d'achever le renouvellement de la ligne des Alpes, avec la section Montdauphin - Briançon. Des études interrégionales sont financées avec Rhône-Alpes pour définir le programme des travaux sur Grenoble - Aspres et Livron - Veynes. Le maintien du train de nuit Paris - Briançon est considéré comme vital pour l'économie des Hautes Alpes.

Toujours dans les Alpes, suite à la confirmation du financement italien à hauteur de 29 M€, la section Breil - Tende de la ligne de la Roya pourra être également traitée. Enfin, la ligne de la Côte Bleue entre L'Estaque et Miramas, via Martigues, bénéficiera d'un renouvellement massif afin d'améliorer sa fiabilité dans un contexte de croissance du trafic périurbain.

Augmentation de capacité

La priorité sera accordée au bassin marseillais, avec une nouvelle tranche de travaux sur l'axe Marseille - Aix, avec le doublement de la voie entre Luynes et Gardanne. L'électrification de la ligne sera étudiée. L'objectif est de pouvoir passer de 3 à 4 trains par heure et par sens en pointe, en attendant l'objectif des 6 trains associé au projet de gare et de liaison souterraines à Marseille.  Au-delà, la section Aix - Manosque pourrait disposer de 2 points d'évitement supplémentaires afin de doubler l'offre sur la vallée de la Durance aujourd'hui assez mal desservie.

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La Roche les Arnauds - 14 août 2012 - La ligne Marseille - Briançon concentre d'importants moyens dans le prochain CPER : régénération de la section haute, augmentation de capacité entre Aix et Manosque et intégration accrue à la desserte de la métropole marseillaise, sans compter l'importance accordée au sauvetage du train de nuit Paris - Briançon. © transportrail

En lien avec la rénovation de la ligne de la Côte Bleue, l'amélioration de l'itinéraire L'Estaque - Arenc - Saint Charles sera engagée pour lever les contraintes d'exploitation pénalisant vitesse et débit, afin d'améliorer la desserte de la récente station TER d'Arenc située dans un quartier de Marseille marqué par une rapide transformation urbaine.

Sur la Côte d'Azur, la création d'une 4ème voie à Antibes et une aiguille supplémentaire en gare de Cagnes sur mer sont prévues. On pourra cependant noter que cette aiguille aurait pu être envisagée pendant les travaux de création de la 3ème voie afin d'éviter les successions de travaux. Sur la partie basse de la ligne Nice - Breil, une étude sera engagée pour étudier les modalités d'augmentation de capacité jusqu'à Drap-Cantaron. Enfin, l'extension de la gare de Toulon est elle aussi proposée.

Toujours sur la Côte d'Azur mais hors du réseau national, la Région souhaite renforcer le rôle des Chemins de Fer de Provence dans le trafic périurbain niçois. L'augmentation de capacité est recherchée afin d'augmenter les fréquences vers Lingostière et Colomars, et l'électrification n'est pas écartée. Une synergie avec la Corse est engagée pour mutualiser éventuellement les besoins autour de Bastia et d'Ajaccio.

Fiabilité du réseau

Comme dans toutes les Régions, SNCF Réseau a souhaité faire figurer dans les CPER des installations permanentes de contresens, cherchant à appliquer à moindres frais l'une des recommandations de l'audit de l'EPFL et son actualisation de 2012. Sont concernées en PACA les sections Berre - Pas des Lanciers et Toulon - Les Arcs.

En attendant la ligne nouvelle

La poursuite du programme d'études est inscrit au CPER, en suivant les directives ministérielles sur les deux sections prioritaires entre Marseille et Aubagne ainsi qu'entre Cannes et Nice et pour amorcer les sections de second rang prioritaire entre Aubagne et Toulon ainsi qu'entre Le Muy et Cannes.

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