La fin d'année 2016 a été marquée par une série d'accords entre l'Etat et les Régions concernant le devenir des TET. L'Etat a donc décidé de conserver sous sa responsabilité les axes Paris - Toulouse, Paris - Clermont Ferrand, Bordeaux - Marseille, Nantes - Lyon, Nantes - Bordeaux et Toulouse - Hendaye, ainsi que les trains de nuit vers Rodez, Briançon et La Tour de Carol.

Ces transferts ont été âprement négociés car les Régions vont devoir progressivement assumer seules le déficit d'exploitation de ces relations. Une charge supplémentaire conséquente, sans allocation de nouvelle recette. Seule concession, l'Etat a accepté de financer le renouvellement du matériel roulant. Il lance un appel d'offres pour les lignes de Toulouse et Clermont Ferrand, a annoncé - peut-être un peu trop vite - des TGV Duplex sur l'axe Bordeaux - Marseille, et pour le reste, il pioche dans les contrats-cadres des TER, c'est à dire le Régiolis d'Alstom et le Régio2N de Bombardier, par le biais de nouvelles versions au confort accru.

Le transfert de la compétence aux Régions a toutefois une vertu : permettre à la collectivité d'avoir la main sur l'ensemble de la desserte voyageurs de ces axes et dégager des pistes de rationalisation pour alléger la facture. En outre, 20 ans de régionalisation du transport ferroviaire de proximité ont pu montrer que le transfert de compétence avait procuré un regain d'attractivité au train. Puissons-nous espérer que la régionalisation des Intercités procurera un effet similaire.

Dans ce contexte, transportrail vous propose d'examiner, plus en détails que ce que nous avions précédemment fait dans notre proposition de Schéma Directeur TET, quelles opportunités pourraient se dégager à la faveur de ces transferts.