Voici 10 ans, ces lignes enflammaient les élus régionaux contre la SNCF. Confrontée à un déficit dépassant les 100 millions d'euros, les trains interrégionaux, comme on les appelait à l'époque, voyaient leur avenir sérieusement assombri. La SNCF, faute de moyens, envisageait la suppression de nombreuses circulations, voire l'arrêt complet de certaines relations, en particulier sur les transversales Nantes - Bordeaux, Nantes - Lyon, Bordeaux - Lyon et Caen - Tours.

L'appel fait aux Régions ne reçut aucune réponse positive, celles-ci demandant à l'Etat le transfert des moyens associés, ce qu'elles n'obtenaient pas. Dans cette situation, la SNCF procédait à un écrémage des dessertes, et l'Etat lui demandait de relancer une nouvelle politique commerciale pour revaloriser ces dessertes.

Parmi les Trains d'Equilibre du Territoire, elles sont au coeur de l'aménagement du territoire. Si les lignes Intercités radiales assurent d'abord l'irrigation du Bassin Parisien, les transversales symbolisent ce que doit être une politique équitable de liaisons entre les territoires. Elles ont pour point commun d'être généralement mal lôties en matière de desserte et de performance. Situation extrême : Bordeaux - Lyon, qui n'a plus aucune offre ferroviaire directe, laissant le voyageur dans l'alternative entre un transit par Paris, par Saint Pierre des Corps ou par Toulouse.

En revanche, les années 2017 et 2018 ont été tout de même marquées par de profondes évolutions : Caen - Tours a définitivement basculé dans le giron régional. Bordeaux - Nantes et Nantes - Lyon ont reçu de nouvelles rames automotrices bimodes. Toulouse - Bayonne sera également concernée. La desserte de Nantes - Lyon a été améliorée : desserte quotidienne de Nantes par les 2 allers-retours, repositionnement horaire des circulations.

Un cas particulier : Bordeaux - Marseille. L'offre est un peu plus fournie, a été améliorée en décembre 2017, mais avec l'ouverture du Contournement de Nîmes et Montpellier, le littoral languedocien n'a pas gagné en lisibilité de la desserte. En outre, le renouvellement du matériel roulant a fait l'objet de multiples annonces, sans effet jusqu'à présent, si ce n'est une vague de réactions ironiques à l'annonce de l'acquisition de TGV Duplex pour ne circuler qu'à 160 km/h sans emprunter de lignes à grande vitesse.

Cependant, la dissociation fonctionnelle n'est pas uniquement géographique. Elle est aussi et peut-être d'abord technique entre les lignes intégralement électrifiées et celles qui ont encore besoin de la traction autonome. Dans cette catégorie objet du présent dossier, figurent donc les lignes suivantes :

N'hésitez pas à revenir consulter nos dossiers. Nous vous tiendrons informés par les billets d'actualité du site de la parution de nouvelles pages.

Vous pouvez aussi consultez nos réflexions sur l'évolution du matériel et des dessertes, suite aux préconisations du rapport Duron paru en 2015 dans notre contribution pour un schéma directeur des TET.