07 juillet 2013

Générations TER

transportail vous propose un nouveau dossier, consacré au matériel régional matériel régional : 15 ans après la mise en service des X72500, pionniers du renouveau, le renouvellement du parc se poursuit avec la livraison du premier Régiolis.

Des difficultés du nouvel automoteur à l'arrivée en force du matériel à deux niveaux autour des grandes villes, de la succession du mythique X2800 à la déferlante AGC, chronique d'une évolution industrielle et du service régional. Notre dossier comprend dès à présent deux articles consacré aux X72500 et X73500. Suivez nos nouveaux billets pour être au courant des prochaines publications.

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05 juillet 2013

IC220 : un avenir après les Corail ?

Compte tenu du coup de frein probable au développement du TGV, la modernisation du réseau classique pourrait être l'occasion de mettre en oeuvre un programme d'amélioration des performances de certaines lignes jusqu'à 220 km/h. En coordination avec un projet d'infrastructures, un nouveau matériel pourrait voir le jour d'autant que les voitures Corail qui assurent actuellement ces relations sont en fin de vie.

En lien avec le dossier sur les alternatives au tout TGV, notre nouvelle étude sur le - ou les ? - matériels pour les liaisons Intercités à 220 km/h, d'où le nom de code IC220.

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04 juillet 2013

Vivarais : le Mastrou de retour

Le Mastrou résonne à nouveau dans les gorges du Doux. Après cinq ans de fermeture liée à la nécessité de réaliser d'importants travaux sur l'infrastructure, le matériel roulant et un changement d'exploitant, la circulation de l'un des plus connus des trains touristiques français a enfin repris après 13 millions d'euros d'investissement.

Le 2 juillet, le train inaugural a accueilli plus de 500 voyageurs, dont les officiels et invités. Un premier train à vapeur avec la Mallet 403, mise en service en 1903, a pû être mis en ligne pour son centenaire, après la rénovation de cette locomotive grâce au savoir-faire de techniciens venus de Pologne. En outre, 8 voitures panoramiques ouvertes ont été constituées sur la base de châssis récupérés auprès des Chemins de fer Rhétiques. Les autorails Billard récemment rénovés pour le service de retour des vélorails seront aussi engagés.

130704_CFV3Tournon, 13 juillet 2004 - La Mallet 403 devant le dépôt des Chemins de Fer du Vivarais. Toute une ambiance, celle de l'ancien Mastrou : sa nouvelle configuration lui vaudra-t-elle les mêmes faveurs des amateurs ? Puisse la réponse être positive ! © transportrail

Cependant, le départ de Tournon n'est qu'un souvenir : désormais c'est à Saint Jean de Muzols que s'effectue le départ du Mastrou dans des locaux neufs, ayant quand même pris soin de conserver un style ferroviaire. RFF n'a pas souhaité maintenir l'accès du train à vapeur sur la section à trois files de rail de la ligne de rive droite du Rhône.

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03 juillet 2013

Point final pour Fyra

C'est donc maintenant confirmé : Fyra, la liaison Bruxelles - Amsterdam du trio NS - KLM - SNCB, est définitivement abandonnée. Outre l'appel d'offres de la ville de La Haye pour une liaison Bruxelles - La Haye, les deux exploitants envisagent bien de solliciter Thalys et Eurostar pour développer les dessertes Bruxelles - Amsterdam, par l'amorce des liaisons Bruxelles - Londres à Amsterdam, et le prolongement de Thalys actuellement terminus à Bruxelles.

Le tribunal d'Utrecht a donné raison à la SNCB, qui devra être remboursée par AnsaldoBreda, constructeur du matériel, de 37 millions d'euros d'acomptes déjà versés, et a débouté l'industriel italien de sa demande de nouvelle expertise.

Lire notre dossier sur l'éphémère desserte Fyra.

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02 juillet 2013

600 millions d'euros pour renouveler les Intercités

C'est le montant annoncé par le Ministre des Transports pour une première tranche de renouvellement des matériels roulants affectés aux Trains d'Equilibre du Territoire. Attendue depuis plusieurs mois, cette annonce devrait être confirmée par le gouvernement la semaine prochaine, ce qui autoriserait la SNCF à engager la procédure d'appel d'offres.

Le budget de 600 millions d'euros devrait couvrir a priori entre 70 et 80 rames, permettant une première tranche d'acquisition. Elle devrait comprendre le renouvellement des dessertes transversales comme Caen - Tours, Nantes - Bordeaux, Bordeaux - Lyon, Lyon - Tours et Paris - Belfort, pour lesquelles une version bimode en aménagement "Intervilles" du Régiolis d'Alstom pourrait faire office de favori. Pour les radiales du Bassin Parisien, le Régio2N de Bombardier, lui aussi dans une version "Intervilles" a de sérieux atouts à faire valoir, à commencer par la capacité.

Toutefois, ainsi que nous l'évoquons dans le dossier de transportail consacré aux lignes classiques améliorées en alternative au tout TGV, l'hypothèse d'un nouveau marché d'une automotrice Grandes Lignes ne saurait être écartée.

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01 juillet 2013

Rive droite du Rhône : silence sur la réouverture

Fermée aux voyageurs depuis 1973, la ligne de rive droite du Rhône, entre Lyon et Nîmes, est en principe réservée au fret. Depuis quelques années, le trafic ne cesse de diminuer et en journée, il ne passe guère plus d'une dizaine de trains dans l'intervalle 7h - 21h. Autant dire que l'argument selon lequel la réouverture aux voyageurs de cette ligne gênerait le développement stratégique du fret ferroviaire ne repose que sur une vision très particulière du chemin de fer dans laquelle le TER gênerait une activité de moins en moins présente.

030810_27122viviersViviers, 3 août 2010 - La 27122 tracte un long convoi de wagons à panneaux coulissants descendant la rive droite du Rhône. En 30 ans, le trafic sur cette ligne est passé de 140 trains / jour à moins de 40.

Le 26 septembre 2005, les études de faisabilité et de prévision de trafic étaient lancées. Le 5 janvier 2010,  une circulation spécialee destiné à sensibiliser les élus locaux et à montrer qu'une dynamique était engagée avait permis aux élus venus de Valence (dans un AGC Rhône-Alpes) et de Nîmes (dans un AGC Languedoc-Roussillon) de reconnaître les différentes gares du parcours entre Valence et Nîmes. La réouveture semblait bien engagée.

Le projet étudie la réouverture depuis le raccordement de Livron - La Voulte jusqu'à Avignon, avec dans une seconde étape l'antenne entre Villeneuve-les-Avignon et Nîmes par Remoulins. Les trains seraient amorcés à Romans de sorte à rejoindre directement la gare de Valence TGV et ainsi brancher l'Ardèche et le nord du Gard sur le réseau à grande vitesse tout en conservant une bonne desserte de l'agglomération valentinoise... ce qui démontre au passage que la gare TGV d'Allan n'est franchement pas la panacée vantée par certains élus drômois et vauclusiens !

Dans un premier temps donc, la réouverture prendrait la forme de 7 allers-retours entre Romans, Valence et Avignon avec la desserte de Valence TGV, Valence-ville, Livron, La Voulte, Le Pouzin, Cruas, Le Teil, Viviers, Bourg-Saint-Andéol, Pont-Saint-Esprit, Bagnols-sur-Cèze, Rochemaure et Villeneuve-les-Avignon. Les prévisions de trafic tablent sur environ 2500 voyageurs par jour, sachant que la population des villes desservies atteint 75 000 habitants.  La Voulte compte 5077 habitants, Le Pouzin 2820, Le Teil 8200, Viviers 3953, Bourg-Saint-Andéol 7578, Pont-Saint-Esprit 10150, Bagnols-sur-Cèze 19013. Et la renommée touristique de l'Ardèche pourrait aussi doper le trafic...

Le coût de la réouverture, avec notamment le réaménagement des gares et l'adaptation de la signalisation - dont le schéma avait été revu lors de l'électrification pour le seul besoin du trafic marchandises - est évaluée à 30 millions d'euros. L'objectif initialement affiché était une réouverture au service annuel 2013. Or les travaux n'ont pas été engagés, le financement de la desserte n'a pas été réglé entre les trois Régions et aucun matériel supplémentaire n'a été commandé ni encore moins livré.

Aujourd'hui, la réouverture aux voyageurs, quand elle est évoquée, n'est plus annoncée avant le service annuel 2014... jusqu'au prochain report ?

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29 juin 2013

Premières livraisons de Régiolis en Aquitaine

Première Région à avoir commandé ce matériel, à 22 exemplaires, l'Aquitaine sera aussi la première à être livrée. Jeudi 4 juillet, le premier Régiolis d'Alstom circulera en essai entre Bordeaux et Langon et donnera lieu à une cérémonie organisée par Alstom (titulaire du marché), la SNCF (pilote et prescripteur du marché) et la Région Aquitaine (autorité organisatrice et par conséquent financeur). La mise en service interviendra en 2014 après l'achèvement des essais et surtout de la formation des conducteurs.

La Région Aquitaine a engagé 170 M€ pour cette commande de Régiolis dans sa version automotrice bicourant à 4 caisses, offrant 220 places assises (dont 16 en première classe). Elles seront engagées sur la relation Bordeaux - Agen.

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La Picardie commandera 7 Régio2N

En cette période difficile pour les budgets régionaux, les commandes de matériel roulant se font rares. Etrangement, la Région Picardie s'est retrouvée dans une situation inédite : plusieurs lignes de crédit se retrouvaient avec des taux de consommation limités, et ont par conséquent été réaffectées, notamment dans le domaine des transports ferroviaires avec l'engagement de la rénovation de 6 rames VO2N et de la commande de 7 rames Régio2N pour la relation Paris - Amiens, portant le nombre total de rames commandées en France à 136 unités. Elle rejoint Rhône Alpes (40 unités), PACA (16), Centre (14), Bretagne (17) et Aquitaine (24).

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Des alternatives au tout TGV ?

Après la parution du rapport de la Commission Mobilités 21, le gouvernement devrait arbitrer lors du conseil des ministres du 9 juillet prochain. Il devrait confirmer les conclusions et, peut-être, lever quelques incertitudes sur le principal dossier en suspens, Bordeaux - Toulouse.

Nous vous proposons un dossier consacré aux alternatives au TGV sur certains axes, pour lesquels la commission préconise de différer au-delà de 2035 la réalisation d'infrastructures nouvelles, et sur l'axe Normandie pour évaluer les besoins concrets de cette relation très dépendante de l'Ile de France.

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27 juin 2013

SNIT : la commission Mobilités 21 rend son verdict

Gérer une abondance de projets et une pénurie de moyens

C'était un document attendu, nul doute qu'il fera couler de l'encre dans la plupart des Régions. Le rapport de la commission Mobilités 21, présidée par MM. Duron et Nègre, a rendu son rapport sur la hiérarchisation des 245 milliards d'investissement dans les transports que prévoyait le Schéma National des Infrastructures de Transport.

Au regard des capacités de financement de l'économie française et de la réalité des besoins, le rapport procède à un élagage sévère des projets. Il propose deux variantes pour l'horizon 2030, selon que les moyens soient plus ou moins contraints, et un horizon lointain, au-delà de 2030.

Pour le domaine ferroviaire, la commission propose de retenir à horizon 2030 les projets suivants soit une enveloppe entre 9,3 et 10,6 MM€ :

  • l'électrification de Serqueux - Gisors, second itinéraire pour le fret depuis le port du Havre : 240 M€
  • la ligne nouvelle Creil - Roissy (accès de la Picardie au réseau TGV et desserte régionale pour la zone d'emplois de Roissy) : 320 M€
  • la ligne nouvelle Normandie entre Paris et Mantes la Jolie : 3 à 3,5 MM€
  • la sortie de la gare de Paris - Lyon : 880 M€
  • le noeud ferroviaire lyonnais avec l'amélioration de l'exploitation des infrastructures existantes : 1 à 1,15 MM€
  • le noeud ferroviaire marseillais, avec la réalisation d'une gare souterraine à Marseille : 2,5 MM€
  • les noeuds de Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Rennes, Creil, Nîmes, Metz, Nancy, Mulhouse et Tours : 500 à 700 M€

Dans la variante avec des moyens accrus à cette échéance, la commission propose d'intégrer la ligne nouvelle Bordeaux - Toulouse (7,1 MM€), le traitement des noeuds ferroviaires de la Côte d'Azur (4,2 MM€) et de Rouen (1,2 MM€) ainsi que d'augmenter la provision sur le traitement des noeuds régionaux (400 M€ supplémentaires).

Par conséquent, la commission propose de reporter au-delà de 2030 les autres projets : Bordeaux - Hendaye, LNPN au-delà de Mantes, Marseille - Nice, POCL, CFAL, Montpellier - Perpignan, Lyon - Turin, Rhin-Rhône phase 2, Poitiers - Limoges, les sections nouvelles en Bretagne et l'interconnexion sud des TGV.

Pour la desserte du centre de la France, avec le report sine die de Poitiers - Limoges et de POCL, la commission considère que l'amélioration des performances du réseau existant et l'introduction d'un nouveau matériel roulant sont de nature à satisfaire la majorité des besoins de transport. Concernant la saturation de la LN1 entre Paris et Lyon, elle ne semble pas convaincue par les arguments des partisans de POCL et considère que la modernisation de la ligne existante - évoquant pour la première fois dans un document officiel l'hypothèse d'une conduite automatisée sur la ligne nouvelle - est de nature à répondre durablement aux besoins capacitaires sur les relations TGV Sud-Est.

Elle reporte à des horizons encore plus lointains (2040 voire 2050) les autres projets ferroviaires et notamment les sections ouest et sud de Rhin-Rhône, les lignes nouvelles Toulouse - Narbonne et Béarn - Bigorre. Pour ces derniers, elle considère que leur pertinence de fond n'est pas avérée par rapport aux besoins des territoires.

Les préconisations sur le financement

Sur le plan financier, elle recommande d'augmenter de 70 millions d'euros par an le budget de l'Agence de Financement des Infrastructures de Transports Françaises pour atteindre 500 M€ par an, couvrant les besoins pour les Contrats de Plan Etat-Région et de relever à 50 M€ par an les financements fléchés pour l'engagement national pour le fret ferroviaire.Elle suggère, sans préciser le montant, de relancer la dynamique sur les Opérateurs Fret de Proximité (OFP).

Elle propose aussi d'engager les 600 M€ programmés à l'AFITF pour le renouvellement du matériel des lignes thermiques des TET, et de lancer les procédures pour le nouveau matériel des lignes Paris - Clermont Ferrand, Paris - Limoges - Toulouse, Paris - Cherbourg et Bordeaux - Nice pour un montant évalué à 1,2 MM€. L'hypothèse de TGV Sud-Est recyclés ne semble pas avoir convaincu.

Les ressources nouvelles devraient provenir d'une taxe spécifique sur les grands projets - comme celle sur le Grand Paris - et d'une fiscalité accrue sur les transports routiers. Par ailleurs, l'élargissement du Versement Transport hors des périmètres urbains et une plus forte contribution des usagers sont aussi préconisés.

Un rapport probablement explosif

Les réactions à ce rapport ne manqueront pas d'alimenter la chronique politico-ferroviaires des prochaines semaines : nul doute que chacun voudra préserver "son projet". Mais la commission se justifie : elle souhaite favoriser les projets répondant aux urgences sur la capacité et la fiabilité du réseau, et placer au premier rang le fonctionnement du réseau actuel avant de le développer. En ce sens, le choix d'investir sur les grandes gares et sur les sections les plus sollicités (cas de Paris - Mantes) se justifie pleinement. Il semble enfin que le projet Bordeaux - Toulouse puisse être "remonté d'un cran" pour faire partie des projets à réaliser d'ici 2030 : le bilan économique du projet est favorable et il répond aux besoins de liaison vers Paris, mais aussi aux relations entre les deux métropoles d'un million d'habitants - ou presque - et contribue aux relations Bordeaux - Marseille.

En revanche, et c'est une petite surprise, la commission propose d'expérimenter la mise sur route de certains TER et TET à faible fréquentation sur une période de 2 à 5 ans. Pour pertinente que puisse être cette possibilité sur quelques relations, il existe par habitude un fort risque de généralisation de situations spécifiques, et que le propos soit interprété comme un feu vert à la réduction du périmètre ferroviaire : transportrail vous rappelle son analyse sur le sujet.

A suivre dans les prochaines semaines... Parallèlement, transportrail prépare un dossier sur le potentiel du réseau classique sur plusieurs relations.

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