21 mars 2014

Bordeaux Saint Jean prépare l'arrivée de SEA

Pas moins de 14 chantiers dans le noeud ferroviaire bordelais sont lancés pour préparer l'arrivée de la ligne nouvelle Sud Europe Atlantique en 2017, qui mettra notamment Paris à 2h05 (pour les meilleures relations) de Bordeaux. Outre la LGV, la suppression du bouchon nord de Bordeaux, avec l'achèvement de la mise à 4 voies depuis Cenon progresse avec une échéance à fin 2016 de ce chantier majeur de quadruplement de la ligne, d'un coût de 245 M€.

Un site de maintenance TGV et un pour le TER

Un bâtiment de 600 m² avec 2 voies de 500 m a été lancé mi-2012 et sera achevé fin 2015 pour assurer la maintenance courante des rames TGV et améliorer la productivité du parc en délestant les sites de maintenance parisiens. L'opération est évaluée à 31 M€ financés par la SNCF.

Pour les TER,  avec l'arrivée des Régiolis et Régio2N, un nouveau bâtiment de 2000 m² est en construction : il sera livré début 2016 et permettra de concentrer toutes les opérations sur le parc TER Aquitaine à Bordeaux. D'un coût de 24 M€, il est intégralement financé par la Région.

Voie sur dalle sous la verrière

C'est un chantier hors du commun qui a débuté le 10 mars dernier en gare de Bordeaux Saint Jean : le renouvellement des voies de l'ensemble des 12 voies s'effectue en recourant à une technique encore inédite sur le réseau existant, avec l'adoption de la voie sur dalle sans ballast. L'opération est réalisée par paire de voies, et permet de traiter les problèmes de pollution du sous-sol par les activités ferroviaires, et devrait faciliter la maintenance par la rigidification de l'infrastructure. Le délai d'immobilisation de chaque paire de voies est de 6 semaines. Au total, 2 km linéaires sont concernés, auxquels s'ajoutent un renouvellement classique de la voie et du ballast aux abords de la gare. RFF consacre à cette opération un budget de 11 M€.

Le recours à la voie sur dalle permet d'améliorer la tenue de la voie dans les zones de gares, où les sollicitations par le matériel peuvent être importantes, et où l'objectif d'accessibilité implique une réduction de la lacune entre le quai et le train quasiment impossible à garantir dans le temps avec une voie classique qui, du fait de son assise ballastée, tend à travailler dans le temps (tassements verticaux, mouvements transversaux). Le calage de la voie étant définitif dans la voie sur dalle, les opérations de maintenance portent essentiellement sur le renouvellement des rails et des attaches.

En gare : verrière rénovée, extension du bâtiment voyageurs et accessibilité

C'est la plus grande verrière de France,  et l'une des plus grandes d'Europe, construite en 1898 : cet ouvrage monumental des Chemins de Fer du Midi de 17400 m² sera entièrement rénové d'ici l'été 2016. D'un coût de 46 M€, l'opération est financé par RFF (90%) et le Ministère de la Culture (10%).

Un nouveau bâtiment côté Belcier sera érigé pour ouvrir la gare sur son versant sud, offrant 2500 m² d'espaces voyageurs et 1800 m² commerciaux, soit l'équivalent de la surface du bâtiment historique et un parking de 750 places. D'un coût de 73 M€, il est financé par Vinci Parks, Gares et Connexions, la Région Aquitaine, la Communauté Urbaine et la Ville de Bordeaux et l'Etat.

L'accessibilité à la gare sera améliorée par le remplacement de plusieurs escalators et le rehaussement des quais 4, 5 et 6. Le confort à quai bénéficiera de l'extension de la surface abritée sur les quais 1, 2 et 3 et de couvrir le quai 7.

Insertion urbaine et environnementale

L'actuel pont du Guit, emprunté par la ligne C du tramway sera adapté côté Belcier du fait de l'évolution du site générée par l'arrivée du nouveau bâtiment voyageur. Dans le cadre du quartier Euratlantique, un nouveau franchissement des voies ferrées est aussi prévu à horizon 2018. Enfin, l'importance des travaux appelle une mise aux normes des réseaux d'évacuation des eaux pluviales et des eaux usées.

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Poitou-Charentes : les ambitions du CPER

Pour le prochain Contrat de Plan Etat-Région 2014-2020, la Région Poitou-Charentes prévoit de consacrer 366 M€ au réseau ferroviaire, avec notamment deux opérations phares : les électrifications des lignes Angoulême - Saintes - Royan (120 M€ ) et de Niort à Saintes (80 M€). Cette dernière apparaît quelque peu suprenante, mais semble lié au projet d'autoroute ferroviaire Atlantique qui emprunterait cet itinéraire pourtant moins peformant que l'axe Paris - Bordeaux qui sera libéré en 2017 de la plupart des TGV reportés sur la LGV SEA. En outre, de nouvelles solutions de wagons devraient permettre de s'affranchir des travaux de modification des tunnels de cette section.

Qui plus est, la desserte TER étant limitée sur cet axe diagonal dans une zone de moyenne densité de population, il semblerait plus pertinent de miser sur une amélioration des performances de l'infrastructure, tout en restant en traction Diesel.

Les autres opérations envisagées dans ce CPER portent sur la modernisation d'Angoulême - Limoges (19 M€), le doublement de l'axe Poitiers - La Rochelle entre Lusignan et Saint Maixent l'Ecole (80M€), la rénovation de l'infrastructure entre Saintes et Royan (21 M€) et un important volet de rénovation de l'axe Nantes - Bordeaux pour 61 M€.

12 mars 2014

La Bourgogne commande des Régio2N

La Région Bourgogne a confirmé sa commande de 18 Régio2N en version 110 m pour l'axe Paris - Dijon - Lyon afin d'engager le renouvellement de son parc, à commencer par une partie du parc Corail et les 3 coupons de voitures V2N. Elle étudie les marges de manoeuvre budgétaires pour une deuxième tranche de 10 rames afin d'engager ce type de matériel sur les liaisons Paris - Sens - Laroche-Migennes.

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Esnon - 18 août 2013 - Emmenée par la BB7291, cette rame de 8 voitures Corail assure un TER sur l'axe Paris - Dijon, peu après Laroche-Migennes. Les Régio2N cibleront d'abord la relation Paris - Dijon. © transportrail

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11 mars 2014

Réélectrification de Bellegarde - Genève

C'est une opération rare : la réélectrification d'une ligne, passant du 1500 V continu au 25000 V alternatif. Dans le cadre du projet CEVA, ce maillon de l'axe Lyon - Genève sera réélectrifié avec une coupure entre le 15 juillet et le 25 août prochain pour assurer la migration complète des installations électriques.

transportrail y consacre son nouveau dossier. A vos commentaires !

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Régions : un manifeste pour le ferroviaire

L'Association des Régions de France a publié son manifeste pour le renouveau du système ferroviaire. Les autorités organisatrices se montrent prudentes sur la question de l'ouverture à la concurrence considérant qu'il ne faut rien modifier avant l'échéance de 2019. Néanmoins, dans Les Echos, son Président se montre extrêmement critique à l'égard du comportement de la SNCF.

Il souligne que les coûts d'exploitation de l'opérateur ont augmenté de 90% en 12 ans soit 4 fois plus vite que l'évolution de l'offre. Alain Rousset demande où sont passées les promesses d'amélioration de la productivité, c'est à dire de la saine utilisation de l'argent du contribuable (qui peut être cheminot !). Le Président de la Région Aquitaine en rajoute en disant que les Régions "financent tout mais ne contrôlent rien".  Elles ne veulent plus être un guichet à subventions mais souhaitent pouvoir vérifier l'usage des subventions versées à la SNCF, d'où l'exigence, maintes fois renouvelée, de la présentation de comptes transparents par ligne.

L'ARF ne ferme pas la porte à l'ouverture du marché mais considère que la SNCF doit préalablement ouvrir en totalité ses livres de compte pour que les Régions puissent connaître la réalité de l'usage de leurs subventions, avant de pouvoir engager une comparaison avec d'autres opérateurs. En conclusion, Alain Rousset est très clair : si la SNCF refuse d'être transparente, elle poussera les Régions dans les bras de la concurrence. Une manière très claire de renvoyer l'accusation sur l'opérateur.

Du point de vue de la gouvernance, l'ARF demande à l'Etat de jouer pleinement son rôle d'autorité organisatrice sur les liaisons nationales (TGV et TET), d'arbitrer en faveur de l'intégration des gares dans le nouveau gestionnaire d'infrastructures et de donner au réseau les moyens de sa rénovation en priorisant les lignes existantes sur le développement de lignes nouvelles.

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La rive droite du Rhône patientera encore

Le Président de la Région Rhône-Alpes a confirmé que la réouverture de la ligne de rive droite du Rhône, fermée aux voyageurs depuis 1972, n'était plus vraiment d'actualité. Le dossier est à nouveau au point mort et pâtit de multiples contrariétés, évidemment liées au manque de financement de l'Etat et de la Région (ou comment démontrer une fois de plus que la reculade du gouvernement est un coup de poignard donnée à la modernisation et à la dynamisation du réseau ferroviaire), et aussi à une certaine timidité de peur de gêner le fret... ce qui ne manque pas de piquant quand on observe le nombre de circulations empruntant effectivement la ligne de rive droite du Rhône entre 6h et 21h !

Les ardéchois devront donc patienter encore...

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03 mars 2014

2015 : généralisation du TER à 1€ en Languedoc Roussillon

C'est l'annonce de la Région Languedoc Roussillon, et assurément un élément fort de la campagne électorale des régionales 2015. Le 5 janvier 2015, tous les TER seront accessibles au prix d'un euro. Depuis 3 ans, ce prix minimal pour l'emprunt des trains régionaux a été expérimenté, d'abord sur Nîmes - Le Grau du Roi, puis Perpignan - Villefrance de Conflent, Carcassonne - Quillan et Béziers - Ceilhes. Du point de vue statistique, l'effet a été immédiat avec des hausses de fréquentation de 145 à 170% selon les axes. Il n'a d'ailleurs été qu'immédiat car l'année dernière, les hausses de trafic ont été similaires à celles des lignes à tarification classique.  On rappellera aussi qu'il a fallu gérer les mouvements de foule et recourir aux forces de l'ordre, car la capacité des trains n'a pas été adaptée à l'évolution du tarif, notamment sur Nîmes - Le Grau du Roi.

Le coût de la mesure coûtera 3,5 M€ par an à la Région... seulement pourrait-on dire de prime abord, mais en réalité, le système a évolué. Il faudra réserver son billet à l'avance sur Internet et uniquement par ce biais et le nombre de billets à 1 € sera limité, selon les jours, entre 2000 et 4000, afin de ne pas provoquer la thrombose. A noter quand meme qu'il s'agira d'une division par 30 du prix du billet pour relier Nîmes à Perpignan.

Ainsi, la généralisation du TER à 1 € est un raccourci : toutes les places ne seront pas forcément à 1 €. Le voyageur achetant son billet au guichet continuera de payer le tarif habituel. Qu'en sera-t-il pour les billets vendus sur les distributeurs ? En tous cas, si le sujet continue de poser question sur la valeur du service, la mise en oeuvre d'une réservation obligatoire par Internet sur le TER est une première qui ne manquera pas d'être suivie. Peut-être un des moyens d'acquisition des titres de transport dans le futur ?

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01 mars 2014

Nantes - Châteaubriant : une laborieuse réouverture

Dans un contexte ferroviaire français suscitant peu d'enthousiasme, entre la poursuite de l'effondrement du fret, un TGV qui ne tire plus les recettes vers le haut et des TER dont la qualité de service décline de jours en jours en dépit des milliards d'euros investis par les Régions, la réouverture d'une ligne de chemin de fer en France fait figure d'éclaircie dans un ciel bien encombré.

La ligne de Nantes à Châteaubriant, maillon d'un axe Nantes - Rennes, a été mise en service par le Paris-Orléans en 1877 et fermée 103 ans plus tard par la SNCF. 34 ans plus tard, l'exploitation ferroviaire a repris, sous la forme d'un tram-train à caractère périurbain, dont la réalisation ne fut pas de tout repos, avec les difficultés de mise au point du matériel Alstom Dualis, et la création d'un régime hybride ni vraiment tram, ni vraiment train. D'ailleurs, certains observateurs s'interrogent sur la pertinence du choix du tram-train, principalement dicté par la volonté d'éviter la tristement célèbre "directive Bussereau" sur la suppression des passages à niveau dans les projets de réouverture qui, ainsi renchéris, deviennent infinançables.

Le tram-train Nantes - Châteaubriant, avec ses 11 stations sur une voie unique de 62 km a été mis en service ce 28 février. transportrail lui consacre son dossier. A vos commentaires !

 

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27 février 2014

Six ans de travaux en Languedoc Roussillon

Les travaux de rénovation du réseau ferroviaire vont concerner de 2014 à 2020 l'arc languedocien, parallèlement marqué par la construction du contournment de Nîmes et de Montpellier qui sera livré en 2017. 

Cette année, la gare de Béziers verra les 3 voies de la gare intégralement rénovées. En 2015 et en 2016, les 90 km de Montpellier à Narbonne seront traités en suite rapide pour procéder à la rénovation complète des voies et du ballast. L'année 2015 traitera la voie 2 et 2016 la voie 1. L'engagement d'une suite rapide sur 90 km est une opération d'ampleur considérable qui ne sera pas sans impact sur l'exploitation de la tranversale sud Bordeaux - Nice.

En 2017, les travaux se poursuivront sur la section Narbonne - Carcassonne. Avec l'ouverture de CNM, il sera possible d'engager la rénovation de la section Nîme - Montpellier et de procéder aux travaux de création d'une 4ème voie en gare de Lunel afin d'augmenter la desserte TER entre les deux agglomérations ainsi que les dessertes périurbaines Lunel - Montpellier. La rénovation de la transversale sud s'achèvera en 2020 avec la section Nîmes - Tarascon.

Les chantiers concerneront également les lignes affluentes dont le sort, malheureusement, reste encore incertain et dépendra des latitudes offertes par les CPER 2014-2020 : il est toutefois probable qu'ils concerneront prioritairement les lignes les plus circulées.

En Lozère, 600 traverses seront remplacées entre Mende et Monastier complétant le programme de RVB réalisé en 2010 entre La Bastide et Chasseradès. Sur la ligne des Cévennes, la Région espère intégrer 8 km de rénovation entre Génolhac et Sainte Cécile d'Andorge (7,5 M€).

Sur la ligne des Causses, les maigres espoirs portent sur un regain d'activité à Saint Chély d'Apcher. En 2012, la rénovation du viaduc de Garabit a été réalisée. En 2013, 5 tunnels et 5 viaducs ont été confortés. Un renouvellement de rails et de 6500 traverses est envisagé en 2016 mais sera-t-il financé ?

En Cerdagne, 10 M€ sont prévus en 2014 pour procéder au remplacement de 6000 traverses et de 43 km de rails, pour traiter 21,5 km d'infrastructure.

Enfin, 12 km de rénovation sont également programmés en 2016 sur la ligne Carcassonne - Quillan, entre Sépy et Madame, en 2016 pour 9 M€

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Des travaux sur le réseau fret de la Beauce et du Berry

Dans le CPER 2007-2013, la Région Centre et l'Etat s'étaient entendus pour réserver des crédits aux lignes capillaires du réseau ferroviaire et avaient obtenu un accord de l'Union Européenne pour des fonds du FEDER. Au total, 24,5 M€ ont été mobilisés, dont 26% par l'Europe. Une première enveloppe de 1,6 M€ avait été consacré aux études sur 3 sections de ligne :

  • Orléans - Pithiviers - Engenville
  • Châteauroux - Buzançais
  • La Guerche sur l'Aubois - Marseille les Aubigny

La ligne Orléans - Pithiviers - Malesherbes a été ouverte en 1872, retardée par la guerre franco-prussienne et bénéficia même d'un doublement intégral effectif dès le 14 mars 1887.

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Pithiviers - 1967 - Intense activité en gare de Pithiviers, symbole d'un chemin de fer aujourd'hui révolu. L'autorail unifié U150 type X5500 est accompagné d'une remorque adapté à ces frêles autorails. Il est prêt au départ pour Orléans. © J.H. Manara

Fermée au trafic voyageurs le 4 novembre 1969 et remise à voie unique elle voit circuler depuis un trafic de marchandises principalement céréalier ainsi que des convois d'engrais. RFF dénombre entre 80 et 100 circulations par an et un tonnage annuel de 110 000 tonnes. La ligne autorise une vitesse de 40 km/h. Les travaux ont pour objectif de remettre en état la voie et de lever les limitations ponctuelles de vitesse afin d'améliorer les temps d'acheminement. Il s'agira notamment de renouveler 60% des traverses et renouveler un tablier métallique.

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Marigny les Usages - 18 janvier 2014 - On notera le dressage aléatoire de la voie et la faible épaisseur du ballast. Les rails sont toujours à double champignon sur cette ligne traversant la forêt d'Orléans. © transportrail

Entre Engenville et Pithiviers, sur le résidu de l'ancienne ligne Etampes - Pithiviers, la voie sera relevée par apport de ballast neuf, un tiers des traverses environ sera remplacé. Certains passages à niveau bénéficieront de traversées routières neuves tandis que les poutres principales d'un pont seront remplacées.

L'axe Les Aubrais - Pithiers - Engenville bénéficiera de 12 M€ de crédit.

La section Châteauroux - Buzançais (25 km) accueille environ 100 trains par an avec un tonnage de 120 000 tonnes. Elle autorise une vitesse de 30 km/h. D'un montant de 6,4 M€, les travaux portent également sur l'apport de ballast neuf, le remplacement de traverses - entre 30 et 80 % selon les secteurs -  mais aussi l'apport de coupons de rail neufs sur les sections les plus abimées et la reprise de certains tabliers métalliques.

La section La Guerche - Marseille les Aubigny (17,5 km) est le dernier maillon sud de la ligne reliant Châteauneuf sur Loire à Bourges via Aubigny sur Nère. Elle accueille environ 150 trains par an totalisant 115 000 tonnes. Elle peut être pratiquée à 40 km/h/ 4,2 M€ seront consacrés à des remplacements de rails et de traverses, et au relevage de la voie sur 2 km par apport de ballast. Les travaux se dérouleront au 1er trimestre 2015.

Ces trois exemples témoignent de la pertinence du rail sur des dessertes fret dès lors qu'une coopération s'engage entre les chargeurs, ici la puissante industrie céréalière, qui constitue une part importante du trafic fret en Région Centre. La mise en oeuvre de programmes adaptés au trafic permet de maîtriser les coûts : les travaux réalisés donnent environ 15 ans de vie supplémentaire à l'infrastructure et d'ici là, on peut espérer qu'une croissance de la demande d'utilisation du réseau ferroviaire justifie des opérations complémentaires. Le maintien de vitesses de 30 à 40 km/h est suffisant pour assurer l'efficacité du transport ferroviaire, étant entendu que 1800 tonnes de céréales à 40 km/h par train sont plus efficaces qu'une cohorte de camions de 40 tonnes pour rejoindre un point de chargement plus éloigné.

Au-delà, la démarche des Opérateurs Fret de Proximité crée un lien plus rapproché entre les opérateurs ferroviaires et les clients potentiels du rail, pour démarcher et regrouper concentrer les trafics afin de proposer des solutions "sur mesure" aux entreprises.