21 septembre 2015

Royaume Uni : 75% de voyageurs en plus en 15 ans

1,65 milliards de déplacements au Royaume Uni  en 2014 : c'est le résultat annoncé par Rail Delivery Group. Ainsi, le nombre de trajets effectués en train de l'autre côté de la Manche a augmenté de 75% par rapport à 1996 soit en moyenne 4% par an, soit 10 fois plus qu'au cours de la décade 1986-1996. Les britanniques utilisent désormais le train aussi fréquemment que les allemands avec en moyenne 25 déplacements par an et par habitant contre 18 en France.

Des chiffres qui viennent malmener la tendance à considérer le chemin de fer outre-Manche comme l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire. A la privatisation est associée l'image des accidents, de l'atteinte à la sécurité et de l'envolée des prix. Certes, la première étape de la libéralisation du rail a été une catastrophe et la "renationalisation" de l'infrastructure en fut la conséquence, après des accidents dramatiques. Néanmoins, la prise de conscience a été suivie d'effets immédiats avec l'augmentation des budgets destinés à la rénovation du réseau, si bien que l'investissement annuel moyen a très rapidement dépassé le niveau français.

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Southampton - 3 septembre 2013 - Intense activité ferroviaire avec au fond le chantier de transport combiné rail-route de Millbrook, situé le long de la baie de Southampton, un train de citernes et un autorail class 158, livrée entre 1989 et 1992 à 182 exmplaires par les usines britanniques de Derby. © Ph. Richards

La hausse du trafic résulte d'une politique de développement des dessertes : le nombre de trains circulant sur une journée a ainsi augmenté d'un quart entre 1997 et 2014. Ces quelques chiffres montrent que les britanniques font confiance aux opérateurs de chemin de fer, alors même que l'offre de transport est aussi libéralisée, de longue date, sur les routes avec plusieurs compagnies d'autocars longue distance. Ils tordent aussi le cou au discours sur la dangerosité du réseau britannique (à moins que la population soit inconsciente). Côté fret, le nombre de trains circulant a diminué de 20% mais le tonnage emporté a augmenté de 20% sur la même période.

De leur côté, les franchises avec les opérateurs ont évolué en demandant plus aux exploitants en matière d'investissement et de services aux clients. Elles doivent aussi reverser une part plus importante de leurs bénéfices à l'Etat afin d'alimenter les budgets alloués à l'évolution du réseau. Ainsi, en dégageant un éxcédent de 2,5 MM£ en 2014 contre 700M£ en 1998, les marges d'exploitation ont reculé d'un tiers sur la même période, passant de 3,6 à 2,3%. Autre chiffre assez emblématique, le réseau britannique générait 2 MM£ par an en 1997. Aujourd'hui, il couvre la totalité de ses coûts d'exploitation, qui, au cours de la même période, ont diminué d'un tiers.

Le réseau est aujourd'hui à l'équilibre financier et parvient à vivre sans subvention d'Etat hors des contrats de franchises. Les périmètres de ces dernières combinent des liaisons régionales et longue distance ce qui assure une forme de péréquation interne. L'Etat a également réussi à limiter les marges opérationnelles des franchises, qui plafonnent aujourd'hui à environ 2,5% par an, afin d'accélérer son désengagement.

En revanche, il ne faut pas nier que l'utilisation du chemin de fer est coûteuse au Royaume Uni, bien plus qu'en France, où globalement le yield management offre plus de possibilités de voyages à tarif réduit (mais évidemment avec des contraintes). Il est cependant possible de trouver des combinaisons pour réduire le coût du voyage quitte à multiplier les sections, notamment sur les longues distances en heure de pointe, afin de bénéficier des prix plus faibles pratiquées sur les sections moins fréquentées.

Autre point à souligner, la ponctualité : en dépit d'intenses investissements, la hausse du nombre de circulation a été inférieure à celle du trafic, ce qui se traduit par un accroissement des phénomènes de surcharge, impactant la régularité. En moyenne, le nombre d'événements-origine de retards a diminué de 40% en 10 ans grâce à la politique d'investissements sur le réseau, mais le nombre de trains touchés a lui augmenté de 35%, et ces trains sont nettement plus fréquentés qu'auparavant.

De ces chiffres, il ne faut évidemment pas tirer de conclusions hâtives et directement plaquées sur le réseau français. Du moins ont-ils l'avantage de démontrer que lorsqu'on s'occupe du réseau, de ses infrastructures, de l'offre de transport et des services aux voyageurs, le retour en terme de trafic est là. Il n'y a pas forcément de corrélation directe entre cette dynamique et le caractère public ou privé de (des) opérateurs. C'est avant tout une question de volonté. En revanche, l'expérience - européenne et pas seulement britannique - tend à montrer que des structures plus légères peuvent être plus réactives  pour proposer des services plus en phase avec les besoins des territoires. Autre élément à prendre en compte, les investissements sur le réseau routier britannique sont bien plus faibles et l'état du réseau n'est pas vraiment comparable à celui de la France.

Conclusion (provisoire) pour le cas français : dans la situation actuelle, est-il raisonnable pour le système ferroviaire d'écarter la possibilité d'une nouvelle dynamique par le biais de nouveaux opérateurs contrôlés par des autorités organisatrices de plein exercice ?

PS : merci à nos lecteurs et commentateurs pour leurs contributions dans la discussion ci-dessous, ce qui a permis d'enrichir le présent article !

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Le budget de l'AFITF encore amputé

400 M€ : c'est ce que l'Etat a décidé de ponctionner, ou plutôt de ne pas verser, à l'Agence de Financement des Infrastructures de Transport en France pour l'année 2016. L'AFITF devait disposer de 1,139 MM€ pour honorer les participations de l'Etat aux opérations de modernisation et de développement des réseaux ferroviaires et routier. Il lui faudra faire sans les 400 M€ que Bercy a décidé de récupérer pour financer la baisse des impôts sur le revenu promise par le Président de la République. Faut-il encore expliquer les conséquences sur le devenir du chemin de fer en France ?

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Suisse : la hausse des trafics continue

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Frick - 18 mai 2007 - CFF Cargo accroit son rôle dans le transport de marchandises en Suisse. Le report modal résulte d'une politique structurée favorisant le chemin de fer. La sollicitation du réseau reste maximale, altérant marginalement la qualité du service. © Ph. Chappuis – photosrail.ch

En 2013, pas moins de 477 millions de voyages ont été effectués sur le réseau ferroviaire suisse, soit une hausse de 4,2 % par rapport à 2013. La hausse du trafic s'établit à 12% sur 6 ans. En 2014, la hausse du trafic voyageurs des CFF atteignait 3,7%. Au premier semestre 2015, les seuls CFF enregistraient 1,2 millions de voyageurs par jour soit une hausse de 3% par rapport à la même période en 2014. Il en résulte toutefois une augmentation importante de la fréquentation des trains d'heure de pointe que l'introduction de nouvelles rames à 2 niveaux ne suffit pas toujours à régler. En outre, la ponctualité en est affectée du fait des surstationnements en gare et l'important nombre de chantiers de modernisation et de développement du réseau. En un an, elle est passée de 89,6 à 87,4%, sachant qu'elle est mesurée avec un seuil de 3 minutes par rapport à l'horaire théorique.Cependant, les CFF assurent 97,1% des correspondances.

L'attractivité du train pour les voyageurs ne se dément pas en dépit de cette diminution de la qualité de service puisqu'on comptait en 2013 pas moins de 452 000 abonnements généraux (+1,9% par rapport à 2012) et 2,4 millions de cartes demi-tarif (+0,6%). On notera enfin que 21% des Suisses n'ont pas de voiture et que ce taux monte à plus de 50% à Bâle et Berne.

Quant au fret, les tonnages transportés par rail au 1er semestre 2015 sont en hausse de 2,4% par rapport à l'année 2014,  alors que les tonnages transitant par la route pour franchir les Alpes ont chuté de 3,8%. Le fret confirme sa bonne tenue après une année 2014 qui a marqué un rattrapage de conjoncture, puisque la hausse du trafic avait atteint 17,6%. La part du rail dans le trafic transalpin atteint désormais 69% !

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20 septembre 2015

Journées du patrimoine 2015 à Paris

Pour les Journées du Patrimoine 2015, la SNCF, la Cité du train de Mulhouse et l'association MFPN (Matériel Ferroviaire Patrimoine National) exposaient en gare de Paris Lyon trois locomotives illustrant l'évolution de la traction sur le réseau français, et plus particulièrement le Sud-Est. La 231K8 représentait l'entre-deux guerres, la CC7107 les grandes électrifications de l'après-guerre, la CC6572 l'apogée des grands rapides avant l'apparition du TGV. Etaient aussi présentes une voiture DEV de 1ère et 2nde classe, trois voitures type Mistral 69 dont une aménagée pour exposition de maquettes et une voiture de présentation patrimoniale de la SNCF (un ex Grill-Express). Dommage qu'il ne soit pas possible de reconstituer un segment représentatif du Mistral 69 !

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Paris - Gare de Lyon - 20 septembre 2015 - La 231K8 n'eut pas l'occasion de staitonner sous la grande verrière. Fort bien entretenue, cette locomotive sera d'ailleurs en tête d'un train spécial le 27 septembre prochain pour Epernay, à l'occasion du classement au patrimoine mondial de l'UNESCO du vignoble champenois. © transportrail

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La CC6572 a été restaurée après sa réforme. Elle a revêtue la livrée gris métallisée qu'elle n'avait en réalité jamais arboré durant sa carrière : cette entorse à l'histoire lui permet cependant d'illustrer les couleurs d'origine de cette locomotive entrée dans la légende pour ses performances et son service en tête des meilleurs trains dont Le Mistral. © transportrail

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La CC7107, elle aussi impeccable, porte fièrement les plaques commémoratives du record mondial de vitesse sur rail de 1955. Officiellement, cette machine avait réalisé une performance similaire à celle de la BB9004. Officieusement, elle n'aurait atteint que 321 ou 325 km/h, ce qui reste remarquable, mais il fallait ménager la susceptibilité des constructeurs...© transportrail

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18 septembre 2015

Réseau Express Grand Lille : quelles perspectives ?

Le 31 juillet dernier s'est refermée le débat public relatif au projet de la Région Nord Pas de Calais de Réseau Express entre Lille et le bassin minier. La Région souhaite étudier la possibilité de créer une nouvelle infrastructure ferroviaire sur 37 km pour créer des liaisons rapides depuis Lille vers Douai, Arras, Lens voire Cambrai. Particularité de ce débat public : il a été lancé sans la SNCF, que ce soit sa branche Réseau ou sa branche Mobilités.

Si l'importance du trafic routier appelle de nouvelles solutions pour augmenter l'usage du train, le projet présenté pose immédiatement la question de son coût de la capacité des collectivités à le financer, et ensuite de la qualification réelle des problèmes de capacité sur le réseau existant, renvoyant aux pratiques d'exploitation. Néanmoins, dans une métropole de plus d'un million d'habitants caractérisée par de forts flux quotidiens au sein d'une région fortement urbanisée, l'évolution de la desserte ferroviaire locale vers des systèmes proches des S-bahn et RER apparaît justifiée dans la durée et une stratégie d'incitation à l'usage des transports en commun. Elle suppose en revanche une démarche pragmatique de construction ne se limitant pas à la question de la création d'une nouvelle infrastructure. C'est bien l'ensemble du réseau ferroviaire qui est concerné, ainsi que ses méthodes d'exploitation.

transportrail vous propose son nouveau dossier sur le REGL et attend vos commentaires...

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16 septembre 2015

La ligne du Blanc-Argent

Elle fait partie des survivantes à voie métrique du réseau d'intérêt général, avec Saint Gervais - Vallorcine et le Train Jaune, et ce n'est pas la plus connue. Traversant la Sologne de Salbris à Valençay, la ligne du Blanc-Argent doit son maintien à la volonté de la Région Centre de préserver l'exploitation ferroviaire contre vents et marées... ou plutôt contre la tentation de l'autocar. Venant de bénéficier d'une importante modernisation de son infrastructure lui assurant un avenir plutôt serein, le Blanc-Argent a cependant perdu la section Valençay - Luçay le Male, qui était en mauvais état.

transportrail vous propose d'embarquer à bord du "BA" dans son nouveau dossier qui attend vos commentaires...

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Nîmes - Le Grau du Roi : la dernière camarguaise

Au début du 20ème siècle, les compagnies de chemin de fer avaient compris l'intérêt d'accéder le plus rapidement possible au littoral, avec le développement du tourisme balnéaire. Le PLM n'y échappait pas. S'il bénéficiait évidemment de l'avantage de la desserte de la Côte d'Azur, il ne délaissait pas pour autant les autres possibilités d'accès. C'est ainsi que l'antenne de Nîmes au Grau du Roi fut construite, d'autant qu'elle était le plus court chemin entre Paris et les plages de la Méditerranée.

Traversant la partie occidentale de la plaine de Camargue, cette antenne est aujourd'hui l'unique survivante d'un réseau plus dense, situé au sud des lignes Tarascon - Sète et Tarascon - Miramas. Ayant échappé à la fermeture totale, la ligne connut des heures particulièrement creuses avec une exploitation limitée à la seule période estivale. La desserte est redevenue pérenne dans les années 1980 et la Région Languedoc-Roussillon lui a donné une nouvelle impulsion. Particulièrement prisée des nîmois voulant aller à la plage, la ligne bénéficie aussi d'un certain potentiel touristique puisqu'elle dessert la cité médiévale d'Aigues Mortes.

transportrail vous y emmène dans son nouveau dossier. A vos commentaires...

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12 septembre 2015

Belfort - Delle : c'est parti !

Une bonne nouvelle pour le réseau ferroviaire français, c'est suffisamment rare pour être souligné en ce moment. Les travaux de dépose de l'actuelle ligne Belfort - Delle ont débuté. Ils dureront jusqu'en décembre. Ensuite, débutera le chantier de construction de la nouvelle voie, comprenant 3 évitements, un dans chaque station, avec en particulier la création d'une correspondance en gare de Belfort Montbéliard TGV, sur la commune de Méroux, afin de connecter par le rail non seulement Belfort mais aussi Delle et Delémont côté Suisse au réseau à grande vitesse. La réouverture de la ligne est programmée le 11 décembre 2017. Coût de l'opération : 110,5 M€ avec un financement mettant autour de la table la France (Région, Département, territoire et agglomération de Belfort), la Suisse, l'Union Européenne et SNCF Réseau.

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11 septembre 2015

De nouvelles liaisons Intercités en 2016

Le service annuel 2016 verra la mise en circulation de nouvelles relations Intercités par la SNCF, en dehors de la convention qui lie l'opérateur à l'Etat et l'adaptation de la desserte existante Paris - Bordeaux. Celle-ci circulerera désormais du vendredi au lundi. Au départ de Bordeaux, son horaire est avancé de 2h10 avec un départ de Bordeaux à 16h20 au lieu de 18h30. 

Les nouvelles relations concernent Paris - Nantes et Paris - Strasbourg.

Pour la première, les trains seront tracés au départ de Paris-Austerlitz via Les Aubrais et Saint Pierre des Corps et non via Chartres et Le Mans, itinéraire historique de la liaison. Il s'agit de mutualiser l'exploitation avec les trains Paris - Bordeaux. Circulant les samedis et dimanches, les trains relieront Paris à Nantes en 3h30 environ avec desserte des Aubrais, Blois, Amboise, Saint Pierre des Corps, Saumur et Angers. 

  • Samedi : Paris Austerlitz 7h27 - Nantes 10h58 / 19h05 - Paris Austerlitz 22h38
  • Dimanche : Paris Austerlitz 12h45 - Nantes 16h13 / 19h10 - Paris Austerlitz 22h41

On appréciera la variante au retour de Nantes... qui est également appliquée à la relation Paris - Strasbourg qui ne desservira que Nancy :

  • Aller (samedi et dimanche ) : Paris Est 7h35 - Strasbourg 11h44
  • Retour (samedi) : Strasbourg 16h42 - Paris Est 21h03
  • Retour (dimanche) : Strasbourg 15h31 - Paris Est 19h35

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08 septembre 2015

Autocars : les Régions ne veulent pas payer les pots cassés

Sans surprise, et contrairement aux mensonges colportés par les instigateurs du projet, tant au gouvernement que parmi les opérateurs concernés au premier rang desquels figure la SNCF, la libéralisation du marché de l'autocar en France ne vient absolument pas compléter le réseau ferroviaire français. Il fallait être d'une naïveté confinant à la faiblesse intellectuelle pour le croire. L'autocar arrive bel et bien pour tailler des croupières au chemin de fer.

Preuve en est la floraison d'annonces des différentes compagnies sur leurs nouvelles dessertes, mettant à profit la franchise de 100 km, distance minimale entre deux arrêts. En Bourgogne, la liaison Genève - Paris concurrencerait les TER Dijon - Paris. Pire, une liaison Dijon - Auxerre - Paris est également projetée à court terme. En Rhône-Alpes, la liaison Lyon - Grenoble serait aussi confrontée à des autocars. Dans l'ouest, circulent déjà des autocars sur Nantes - Brest via Saint Brieuc ou via Lorient et Quimper. En Aquitaine, c'est la liaison Bordeaux - Dax - Hendaye qui est en ligne de mire. En PACA, c'est Marseille - Nice. Et les exemples vont probablement se multiplier notamment sur les liaisons transversales entre Nantes et Bordeaux, Bordeaux et Lyon.

Président de la Région des Pays de la Loire et de la Commission Transports de l'Association des Régions de France, Jacques Auxiette a prévenu qu'il était hors de question pour les Régions de payer les conséquences de la libéralisation portée par l'Etat... et donc la SNCF est un des plus importants acteurs. En clair, pas question d'augmenter la subvention si la perte de recettes provient de la concurrence du car, a fortiori si celui-ci circule sous la bannière de la SNCF. Accessoirement, les Régions ne veulent pas non plus contribuer - par les marges que dégagent les conventions TER - à la prolifération de services concurrentiels, alors que certains estiment qu'IDBUS - qui continue d'afficher des pertes - a pu bénéficier de ce jeu de passe-passe au détriment des trains régionaux...

Donc Jacques Auxiette a annoncé pour sa Région l'ouverture d'une démarche de pré-contentieux et demande à la SNCF de supporter seule le risque commercial sur les lignes TER où elle organise elle-même la concurrence avec Ouibus, notamment Le Mans - Rennes et Le Mans - Nantes : en en mot, que la Région ne couvre plus le déficit de ces lignes, qui ne manquera pas d'être accentué par l'arrivée de ces cars.

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