10 février 2009

Un plan de relance mazouté ?

Plan de relance... Les transports ont été au coeur des discussions du Grenelle de l'Environnement. On aurait pu croire que dans un contexte de relance voulue par l'investissement, on choisisse de privilégier les axes de développement cohérents avec une croissance plus respectueuse de l'environnement.

Comme par hasard, dans le domaine des transports, on voit éclore des crédits de paiement pour le financement d'infrastructures routières : rocades, contournement, nouvelles sections autoroutières... Côté ferroviaire, tout au plus, il ne s'agit que de la confirmation des engagements budgétaires annoncés dans les contrats de plan Etat-Région, qui ont été marqué par une cure d'austérité dès 2007 sous prétexte qu'on avait écrit beaucoup et peu réalisé... qu'importe si justement, dans bien des cas, la raison de ce retard était due aux engagements non respectés de l'Etat.

Côté transports urbains, on aurait pu croire que certains saisissent tout l'intérêt de coordonner une relance par l'investissement et l'accélération des projets de transports en site propre de nombre de villes, dont on sait très bien qu'ils constituent aussi une manne pour l'industrie du BTP.

Bref, les neurones de la relance et du Grenelle de l'Environnement ne sont pas entrés en connexion, et cette relance a déjà un arrière goût de mazout dont on se serait bien passé.

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09 février 2009

Sillon alpin : la deuxième voie avant l'électrification

Alors que la première étape de la modernisation de l'axe Grenoble - Valence n'est pas encore achevée, bien que largement engagée, le sillon alpin s'apprête à passer la seconde.

Epine dorsale du réseau de villes rhonalpin, reliant Valence, Grenoble, Chambéry, Annecy et Genève, la ligne était resté trop longtemps dans un certain anonymat : certes, il y eut bien les heures fastueuses de la présence du prestigieux Catalan Talgo, mais au-delà, pas grand chose...

La première phase, en cours de réalisation, consiste à reposer la deuxième voie entre la bifurcation de Moirans (dotée dans le même temps d'un saut de mouton) et Saint-Marcellin, afin d'améliorer la desserte du bassin de vie grenoblois. Par ricochet, les dessertes intervilles vont en bénéficier, et si la voie restera unique entre Saint-Marcellin et Romans, il faut bien reconnaître que de l'autre côté du lac Léman, on sait s'en accommoder, surtout pour faire passer un train par heure et par sens. La mise en service de cette première étape est prévue au service annuel 2011, c'est-à-dire en décembre 2010.

La deuxième phase, à horizon 2013 est de périmètre et de consistance plus vastes :
- électrification intégrale en 25000 V de la section Valence - Grenoble, c'est-à-dire précisément de la section Saint-Marcel-lès-Valence - Moirans
- création d'un raccordement à la LGV pour créer des relations Grenoble - Méditerranée
- modernisation et électrification de la section Gières - Montmélian, second maillon du sillon alpin unissant Grenoble et Chambéry

Le projet est accompagné, comme en première étape, de la modernisation des gares et d'aménagements multimodaux. A Brignoud, une troisième voie devrait permettre d'améliorer la desserte du bassin de vie grenoblois et d'accélérer les dessertes Grenoble - Chambéry.

La modernisation du sillon alpin prépare également le terrain pour l'usage de cet itinéraire par des trains de fret (si si, ça existe encore !) en lien avec la liaison Transalpine (si si, on perce toujours !)

Côté matériel, le sillon alpin, qui en a vu de toutes les couleurs, depuis les ETG en 1975 aux délicats XTER un quart de siècle plus tard, est aujourd'hui le terrain de compositions bigarrées, associant voitures Corail, quelques RRR et des X73500. A partir de 2010, ce sont les AGC bimodes-bicourants qui prendront en charge la totalité de la desserte de l'axe.

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