24 décembre 2009

Veolia : des TGV dès 2012 ?

A la veille de Noël, la nouvelle a fait grand bruit et la une des journaux : Veolia et la division voyageurs des Chemins de Fer Italiens, Trenitalia, s'associeraient pour exploiter à partir de 2012 des services à grande vitesse en France. Parmi les axes évoqués : Bruxelles - Paris - Lyon, Paris - Strasbourg - Allemagne et Paris - Londres. A la clé, quelques annonces tarifaires pour le moins alléchantes et qui tombent à point nommé dans une conjoncture économique difficile.

Bel effet d'annonce, alors même que la SNCF encaisse le choc de la pagaille sur Eurostar. Ceci dit, les fins observateurs devraient voir un goût de réchauffé dans l'affaire puisqu'on se souvient que Veolia avait d'abord tenté une alliance avec Air France, sans succès. Quant aux fiancailles avec Trenitalia, les FS semblent répliquer à la prise de participation à hauteur de 20% de la SNCF dans le nouvel opérateur italien NTV, acquéreur des AGV, lesquels devraient circuler fin 2011 sur les rails italiens.

Dans ce feuilleton économico-ferroviaire, quelques interrogations méritent d'être explorés : à défaut d'avoir les réponses, essayons de poser les questions.

D'abord les délais : 2012 c'est demain et pour cela, il faut disposer d'un matériel roulant homologué sur les territoires concernés. Belgique, France, Royaume-Uni, Allemagne... et Italie. On a déjà évoqué ici les essais infructueux sur l'ETR500. Veolia et Trenitalia misent-ils sur l'AGV... qui reste encore à l'état de prototype ?

On ne passera pas sous silence les questions de gabarit pour circuler chez nos voisins britanniques, ni la complexité technique pour composer avec les systèmes de signalisation et les différentes tensions de caténaire des pays ciblés : il est à peu près certain que le parc devra être scindé en fonction des axes desservis et de leurs particularités. Or qui dit scission de parc dit petits effectifs, coûts de maintenance et disponibilité... De quoi secouer le modèle économique !

Enfin quand on entend parler de liaisons passant par Paris entre Bruxelles et Lyon, il ne faut pas oublier la géographie ferroviaire : il est plus que probable que ces trains passeraient en réalité par Roissy et Marne-la-Vallée, ce qui n'est pas tout à fait la même chose qu'une arrivée sous les verrières de la gare du Nord ou de celle du PLM...


Conclusion : il s'agit plutôt d'effets d'annonces, d'un coup de communication, destiné à secouer un système ferroviaire français toujours aussi peu ouvert : il va falloir effectivement se lever de bonne heure pour que Véolia et Trenitalia concrétisent leurs intentions. Après tout, l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt...

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18 décembre 2009

La Picardie rénove ses lignes

La Région Picardie poursuit son engagement dans la cause ferroviaire : la modernisation des lignes Amiens - Abbeville et Amiens - Compiègne a été inaugurée le 13 décembre dernier avec la mise en place des nouvelles dessertes, la réduction des temps de parcours, la modernisation des gares et la rénovation du matériel roulant. Une opération de longue haleine engagée dès 2002.

Sur Amiens - Compiègne, ligne dont on peut dire qu'elle revient de loin, le trafic a augmenté de 80% en six ans de politique de relance du transport ferroviaire. La mise en place d'une nouvelle signalisation commandée depuis Montdidier, la rénovation des voies et ponctuellement la correction du tracé s'est accompagnée d'une augmentation de moitié de l'offre et d'une réduction des temps de trajet de plus de 20 minutes, mettant les deux villes à moins d'une heure pour les trains les plus rapides. 25 trains (deux sens cumulés) circulent désormais entre Amiens et Compiègne, dont 10 effectuent la liaison rapide avec 3 arrêts, 3 avec 6 arrêts et 12 irriguent le territoire par leur desserte omnibus. Coût de l'opération : un peu plus de 37 millions d'euros dont 30 à la charge de la Région.

En direction d'Abbeville, 36 trains (deux sens cumulés) sont désormais proposés grâce à la modernisation de la signalisation commandée depuis Abbeville. Comme sur la ligne de Compiègne, les gares ont été modernisées et les plus importantes rendues accessibles. Coût de l'opération : 39 millions d'euros dont un peu plus de 14 portés par la Région.

Alors certes, des gares, des rames et des installations modernisées, cela ne fait pas "ambiance d'époque" sur les photos, mais voilà de quoi assurer la pérennité du rail en Picardie !

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Noyelles - 25 avril 2009 - La ligne Amiens - Abbeville, ne l'oublions pas, donne accès au chemin de fer de la Baie de Somme : une raison de plus d'aller visiter ferroviairement cette région où le train a le vent en poupe ! © F. Leonardi


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13 décembre 2009

Jean Macé, une nouvelle gare pour l'agglomération lyonnaise

Une nouvelle gare a été mise en service ce dimanche 13 décembre à Lyon. Située place Jean Macé, sur un carrefour du réseau urbain lyonnais, elle permettra aux utilisateurs des TER périurbains Lyon - Saint-André-le-Gaz, Villefranche - Vienne et des liaisons régionales Lyon - Valence de gagner les quartiers de Gerland et de la Part-Dieu par une correspondance avec la ligne B du métro. Elle devrait être utilisée par 3800 voyageurs par jour à sa mise en service et 6000 à horizon 2012.

Le coût de réalisation de cette gare atteint 31 M€ auxquels s'ajoutent 2 M€ pour les modifications de l'espace public aux abords des accès de la gare, situés sous le pont du chemin de fer de l'avenue Jean Jaurès. Le Grand Lyon a contribué à hauteur de 36,8%, la Région 37%, RFF 19,8%, le SYTRAL (autorité organisatrice des transports de l'agglomération) 5,3% et la SNCF 1,3%.

Les TER existants desservant la Part-Dieu sont évidemment maintenus : il s'agit d'offrir une possibilité commode d'accès à cette gare via Jean Macé et le métro pour les trains qui vont à Perrache et qui ne desservent pas la Part-Dieu. Au total 102 trains par jour desserviront cette gare, annoncée lors d'une visite ministérielle à Lyon en 1982... et qui n'a été relancé que 20 ans plus tard.

L'idée d'une nouvelle gare située au confluent, au sud de la gare de Perrache, fait son chemin. Elle serait desservie par les trains de la ligne Lyon - Givors par la rive droite du Rhône.

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La marquise abritant le centre du quai de la nouvelle gare Jean Macé : une allure contemporaine et un soupçon de classicisme du PLM. La correspondance avec le métro améliore significativement l'intermodalité entre le réseau urbain lyonnais et les TER Rhône-Alpes. (cliché X)

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Strasbourg - Mulhouse passe la troisième

Pour 93 M€, la Région Alsace, l'Etat et RFF ont financé la création d'une troisième voie entre Strasbourg et Sélestat, sur la ligne Strasbourg - Bâle. Axe structurant du réseau alsacien, son trafic ne cesse de croître par le succès des TER200 créés en 1991 et l'arrivée récente du TGV, déviant par Strasbourg le courant à destination de la Suisse.

Face à l'évolution des besoins dans le bassin strasbourgeois, la création d'une troisième voie a été retenue dans le Contrat de Projet Etat-Région. Elle permet la mise en place d'une desserte locale à la demi-heure, en complément des relations rapides TER200 qui peuvent ainsi dépasser les trains omnibus. Les gares ont été réaménagées, de nouveaux quais créés et un parc-relais de 230 places ouvert à Erstein, au sud de l'agglomération.

Après le renforcement de l'offre sur la ligne du piémont vosgien l'année dernière, et la récente décision de prolonger le tramway de Strasbourg jusqu'en Allemagne, le rail se porte bien en Alsace !

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11 décembre 2009

Italie : ouverture de la LGV Turin - Milan

La ligne à grande vitesse Turin - Milan a été inaugurée par Trenitalia et RFI - le gestionnaire d'infrastructures italien - le 5 décembre dernier : ses 145 km sont avalés en 50 minutes, contribuant à rapprocher les deux villes du piémont reliées à 300 km/h. Turin est désormais à moins de 4 heures de la capitale italienne grâce aux Frecciarossa. Le réseau à grande vitesse italien dépasse maintenant le seuil des 1000 km. Rappelons que l'Italie fut pionnière en Europe avec sa Direttissima ouverte avant-guerre. Elle est alimentée en 25 000 V - 50 Hz et exploitée sous ETCS niveau 2. Son coût a tout de même dépassé 62 M€ du kilomètre en raison de la protection indispensable de la plaine rizicole du Pô car au reste, la ligne est plane.

Pendant ce temps, les nuages se font plus nombreux sur l'avenir des relations avec la France puisque la SNCF a indiqué que Trenitalia s'apprêtait (probablement à l'été 2010) à lancer deux relations en accès libre entre la France et l'Italie sur l'axe Paris - Gênes (avec desserte de Nice, Marseille, Aix et Avignon) et Paris - Milan (avec desserte de Modane et Chambéry). Cette information est révélée alors même que dimanche 13 décembre, la desserte par TGV sera limitée à un unique aller-retour Paris - Turin du fait d'une modification de la réglementation italienne qui n'autoriserait plus qu'à titre exceptionnel et avec des contraintes sévères la circulation des TGV Réseau.

Autant dire qu'avec les difficultés rencontrées côté italien pour les travaux de la Transalpine, l'Europe ferroviaire a encore quelques progrès à faire. Si côté français, les galeries de reconnaissance sont achevées, les travaux n'ont pas encore commencé côté italien, où la fronde anti-TGV n'est pas négligeable et fait pression sur le gouvernement. Selon les autorités françaises, le projet serait sur le chemin critique...

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Thalys : plus vite mais plus cher

Le progrès se paie et ne cachons pas notre plaisir de voir les Pays-Bas, l'Allemagne et leurs réseaux de tramways (entre autres) se rapprocher de notre pays qui ne fait que rendre (parfois avec maladresse et lenteur) au rail la place qu'il n'aurait jamais du céder. Thalys réussit l'exploit de l'interopérabilité, quitte à commencer par un empilage savant des systèmes de signalisation, que les TEE et leurs CC40100 voulaient accomplir dès 1964.

L'ouverture de la LGV au-delà de Bruxelles procure un gain de 50 minutes pour rejoindre Amsterdam, qui sera à compter du 13 décembre à 3h10 de Paris, et 30 minutes économisées vers Cologne à 3h18 de la Gare du Nord avec la LGV Bruxelles - Aix la Chapelle. Le trafic devrait croître d'ici 2013 de 65% vers Amsterdam et de 30% vers Cologne, ce qui motive la hausse des prix de 25% vers les Pays-Bas et de 12% vers Cologne.

D'autre part, la SNCF, membre du consortium Thalys, envisage toujours d'affecter une partie de sa future commande de nouvelles rames à grande vitesse au renforcement de ces axes.

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28 novembre 2009

Matériel roulant : vilain temps pour les gros Diesel

En cette fin d’année 2009, les Dieselistes ne sont pas à la noce. Les CC72000, et dans une moindre mesure les BB67300, voient poindre les heurtoirs du terminus de leur carrière.

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Lyon Perrache - Juillet 1999 - La CC72025 et sa livrée traditionnelle signée Paul Arzens, symbole de la grande puissance en traction Diesel, au départ du train 4506/7 Lyon - Nantes. La machine est en plus suffisamment propre pour que la BB25239 qui la voisine puisse s'y refléter !  © transportrail

Le premier acte de cette tragédie pour les fans de ces locomotives commence entre Valence et Annecy, sur le sillon alpin : l’arrivée des premiers AGC bibis entame les prestations des BB67300 de Chambéry et des X72500 de Lyon-Vaise. Pour les premières, l’heure de la retraite approche, tandis que pour les seconds, une seconde carrière se profile. Les proies de ces engins ne sont autres que les dernières CC72000 engagées en service voyageur sur Lyon – Tours : la reine – fut-elle décrépie – des locomotives Diesel boutée hors de son dernier pré carré par ce vulgaire autorail aux moteurs de camions, surnommé « aspirateur » du fait de son niveau sonore et de son allure pas forcément très inspirée, honni des ferroviphiles en raison de sa réputation – parfois exagérée – de médiocre serviteur du rail !

Sur cette relation, le loup entrait dans la bergerie à l’hiver 2005 : les Régions Centre, Bourogne et Rhône-Alpes organisaient, sur la base de trains existants, la mise en place de deux paires de trains, l’un entre Lyon et Tours, l’autre entre Lyon et Orléans, avec emploi de BGC. Transitant via la vallée d’Azergues et Paray-le-Monial, ces deux trains offrent au Charolais une desserte interrégionale perdue de longue date. Même si les performances de la ligne ne sont pas optimales du fait de ralentissements appliqués par manque d’entretien des voies, ces relations ont réussi à trouver leur public, preuve – s’il en fallait – qu’avec un peu d’imagination et de bonne volonté, des relations dites moribondes pouvaient retrouver quelques couleurs, même avec un matériel plutôt conçu pour des trajets d’une à deux heures plutôt que de longues étapes de 4h30.

Les projets de modernisation entre Moulins et Paray d’une part et la remise en état de la section Paray – Lozanne amélioreront le confort et les performances de ces deux paires de trains qui ont permis de proposer depuis 4 allers-retours entre Lyon et le Berry. Soit dit en passant, si le Tours – Lyon quittant la Touraine à 12h15 pouvait à nouveau desservir Lyon Part-Dieu au lieu de l’anonyme gare de Lyon-Vaise, les correspondances TGV pourraient être rétablies.

L’arrivée des X72500 tricaisses sur les trains Intercités tracés via Roanne marque la prise de pouvoir par les générations modernes de cette ligne qui connut des heures glorieuses, avec les RGP, les RTG et les CC72000, avant d’être sapée par le développement du TGV, qui a fait de ces trains un outil d’aménagement du territoire, reliant Lyon et le nord de l’Auvergne au Berry et à la Touraine.

Assurément, la relève des X72500 met fin à la singularité de ces trains, mais à la lecture de certains articles de la presse ferroviaire, on peut être inquiet de la façon dont certains ferroviphiles envisagent l’avenir : on peut être effectivement nostalgique d’un certain passé, mais le transport ferroviaire de demain ne se construit certainement pas en regardant en permanence dans le rétroviseur. Les X72500 ne sont peut-être pas la solution la plus photogénique qui soit, mais ils ont un mérite indéniable, celui de préserver les deux allers-retours Intercités face à des Diesel à bout de souffle.

Pour finir sur une note plus heureuse, le Regiolis, dans sa version Intervilles bimode, ne pourrait-il pas constituer un digne symbole de renouveau des transversales, et notamment de Lyon – Tours, axe qui sera électrifié sur les trois quarts de son parcours, à l’exclusion du hiatus entre Saint-Germain-des-Fossés et Saint-Germain-au-Mont-d’Or pour l’itinéraire via Roanne, et entre Moulins et Saint-Germain-au-Mont-d’Or pour l’itinéraire de la vallée d’Azergues ?

 

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55 millions d'euros pour les chemins de fer de Provence

Souhaitée par la Région PACA, désormais autorité organisatrice de cette ligne exploitée par Veolia, une enveloppe de 55 M€ (dont 10 M€ des fonds européens) est prévue pour améliorer l'infrastructure de cette ligne mariant service public d'aménagement du territoire et vocation touristique.

Sur les 25 premiers kilomètres au départ de Nice, la ligne sera intégralement restaurée et laissera la porte ouverte à une éventuelle électrification pour la desserte de la basse vallée du Var. Les travaux sont prévus de février 2010 à février 2011. Dans un second temps, le débit de la ligne serait accru pour atteindre une fréquence de 15 minutes, avec une nouvelle étape de travaux (évitements, signalisation...)

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26 novembre 2009, gare de Nice CP - Le matériel Soulé constitue la base du service en attendant l'arrivée de nouveaux autorails calqués sur le modèle Corse. Quant à la gare, elle est fonctionnelle à défaut d'être esthétique. Le recul des voies a malheureusement éloigné la ligne du Sud Provence du tramway... © transportrail

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Les premiers kilomètres des Chemins de Fer de Provence sont noyés dans l'environnement urbain et peuvent susciter quelques questions sur l'insertion dans le cadre de l'évolution souhaitée du service à moyen terme. En attendant, le côté pittoresque est affirmée ! © transportrail

Sur la partie haute, les rails seront renouvelés, le travelage consolidé et les ouvrages d'arts consolidés d'ici 2012.

Côté matériel roulant, les CP reçoivent le soutien d'une rame des Chemins de fer Corses, pour compenser l'incendie d'une rame Soulé, et assurer la soudure avec l'arrivée des nouvelles rames, identiques aux AMG800 livrés en Corse. Le matériel existant sera rénové, représentant un investissement de 3 M€.

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06 novembre 2009

Ouest Lyonnais : en attendant le tram-train

Le 13 décembre prochain, l'Ouest Lyonnais voit sa desserte modifiée pour préparer la transformation en tram-train de ce réseau quasi-enclavé au départ de la gare Saint-Paul, qui interviendra fin 2011. Ainsi, cette année, les nouveautés sont de taille mais réserves quelques surprises.

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Tassin - 6 novembre 2009 - Ambiance de soirée. A gauche, un EAD modernisé se hâte lentement vers Lyon tandis qu'à droite se prépare un UM comprenant - encore ! - un élément en version d'origine dont le démarrage crée un panache de fumées que seuls les amateurs d'autorails peuvent apprécier (les riverains... c'est moins sûr !). Notez que les deux voies principales (vers Lyon et Brignais) sont remises à neuf.  © X. Vuillermoz

Les bonnes pour commencer :

  • d'abord l'ouverture de la halte de Lentilly-Charpenay, destinée à la desserte d'une zone d'emplois grandissante;
  • ensuite la disparition des Caravelles, inadaptées au service périurbain par des portes étroites, des performances anémiques et un plancher très haut : les X73500 vont prendre place sur le réseau pour donner un premier souffle de modernité avant le tram-train;
  • enfin une offre cadencée facile à retenir avec une extension de la desserte ferroviaire en soirée, heures creuses et week-end, et le retour à la desserte de 2002 sur la branche de L'Arbresle avec une offre au quart d'heure en pointe;
  • la branche de Lozanne gagne une desserte à la demi-heure en pointe et à l'heure en journée;
  • la mise en place de nouveaux écrans d'information sur les quais.

Les neutres :

  • Brignais va enfin disposer d'une vraie desserte ferroviaire à la demi-heure en pointe et à l'heure en journée, mais avec une correspondance systématique et quai à quai à Tassin, en attendant la liaison directe par le raccordement à créer. Reste que 7 minutes de battement pour une correspondance quai à quai... la SNCF ferait bien d'aller voir côté Suisse où de telles correspondances ne nécessitent guère plus de 3 minutes !

Les moins bien (ou progrès toujours en attente !) :

  • Les temps de trajet. 40 min de L'Arbresle à Lyon, ce n'est guère brillant et les moteurs de 73500 ne vont pas être surmenés. On reste sur des bases autour de 35 km/h de vitesse commerciale. Plus cocasse, le temps de trajet entre Tassin et Lyon est supérieur d'une minute pour la branche de Sain Bel par rapport à la branche de Lozanne, qui doit pourtant composer avec les aiguilles de l'entrée en gare de Tassin. Bref, il faudra attendre le tram-train en espérant que ce matériel puisse donner la pleine mesure de ses performances pour accélérer significativement le temps de trajet. Néanmoins, c'est mieux que l'actuelle grille puisque les gains sont de 6 min sur Sain Bel, 4 min sur celle de Lozanne et 2 min sur celle de Brignais malgré la correspondance... mais on part de si loin (les marches actuelles étant proches de celles des 242BT et rame PLM de l'après-guerre !)

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Tassin - 6 novembre 2009 - L'X4692, traqué par les ferroviphiles en tant que dernier représentant lyonnais de la livée rouge et crème. Les quais ont été remis à niveau en préfiguration des futurs tram-trains qui seront engagés à partir de décembre 2011. © X. Vuillermoz

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29 octobre 2009

Et voici le Régiolis !

Regiolis

Connu jusqu'alors sous le nom de code "porteur polyvalent", le successeur de l'AGC, dont la production cessera en 2011 après la livraison du 700ème élément, porte désormais le doux nom de Régiolis. Le marché a été signé le 27 octobre dernier et une première commande de 135 éléments a été passée à Alstom qui a remporté le marché qui pourrait aller jusqu'à 1000 rames. Si vous avez une overdose d'AGC, vous risquez l'embolie de Regiolis... mais une fois de plus, ce n'est pas avec les ruines des omnibus de nos grands-parents qu'on construira le TER de demain !

En résumé : une rame articulée, bimode bicourant ou électrique, composée de 3, 4 ou 6 voitures formant des rames de 54, 72 ou 110 m, avec trois niveaux de confort : périurbain, régional ou intervilles. Signe particulier de ce nouveau matériel : les rames périurbaines sont capables de transporter des voyageurs debout pour suivre l'évolution des besoins, le Régiolis allant circuler jusque vers 2040 voire 2050 !

Evidemment, il s'agit de rames à plancher bas, conçues pour respecter les spécifications sur l'accessibilité (parfois à la limite de l'intérêt général quand le commun des voyageurs y perd manifestement beaucoup...) et Alstom a cherché à améliorer le confort en utilisant au mieux les espaces.

Rendez-vous en 2013 pour les premières livraisons de ce matériel qui incarnera une nouvelle étape dans la nouvelle dynamique du TER, qui semble - enfin ! - ne plus être l'oublié de la politique de la SNCF : l'entreprise a visiblement compris qu'il y avait autant sinon plus à tirer de la réputation des TER du quotidien que de la flamboyance du TGV... Pour reprendre le propos d'un ancien Premier ministre : "la route est droite mais la pente est rude !"

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