06 février 2013

Reims - Troyes, un jour en train ?

La Région Champagne Ardenne, est principalement orientée nord-sud géographiquement parlant alors que les flux sont plutôt est-ouest sur les axes menant à Paris. Ses principales agglomérations ne sont pas toutes reliées entre elles. Charleville est connectée à Reims, Reims à Chalons, mais Troyes reste à l'écart : située sur l'axe Paris - Bâle, il n'existe plus de liaison ferroviaire entre cette ligne et l'axe Paris - Strasbourg, quoique l'infrastructure existe toujours et demeure en principe utilisée par quelques convois de fret entre Chalons sur Marne et Charmont. Aujourd'hui, la liaison voyageurs est assurée par autocar.

Il faudrait investir jusqu'à 450 millions d'euros pour rétablir une continuité ferroviaire pour le service aux voyageurs entre Reims et Troyes, en pratiquant une vitesse de 110 km/h en ligne, contre 50 actuellement, sur la ligne de Chalons à Troyes. Il s'agit d'un coût maximaliste, quelque peu dissuasif, mais qui intègre plusieurs éléments qui peuvent apparaître quelque peu facultatifs :

  • le doublement de la ligne Chalons sur Marne - Troyes est évalué entre 100 et 150 millions d'euros : on peut douter de sa pertinence dans le cadre d'une desserte au mieux cadencée à l'heure. L'infrastructure actuelle, réservée au fret, est à double voie entre Chalons et Nuisement, puis à voie unique jusqu'à Charmont. Quelques points de croisement en gare, ou un évitement long dynamique, peuvent probablement suffire à l'écoulement des circulations.
  • l'électrification représenterait un investissement de 100 millions d'euros : compte tenu du nombre de circulations, elle ne revêt pas réellement de caractère prioritaire, d'autant que les matériels TER modernes sont bimodes.

Ainsi, un scénario de réouverture minimaliste, préservant les conditions essentielles d'exploitation, pourrait être limité à 250 millions d'euros. Pour autant, serait-ce suffisant pour justifier une exploitation ferroviaire ? S'il est vrai que les deux principales agglomérations champenoises, Reims et Chalons, ne sont pas ferroviairement reliées à Troyes, le niveau de trafic attendu permet-il d'atteindre un bilan socio-économique suffisant pour crédibiliser l'hypothèse d'une réouverture ?

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29 janvier 2013

IDBUS : compléter plutôt que concurrencer ?

L'apparition du concept IDBUS, sous la bannière de la SNCF, ne manque pas de poser question et de susciter des craintes sur l'avenir du réseau ferroviaire. Durant les 50 dernières années, le réseau autoroutier n'a cessé de progressé alors que les infrastructures ferroviaires se sont contractées, en dépit de la construction des lignes à grande vitesse. Les performances de certaines relations ferroviaires, notamment transversales, et singulièrement à travers le Massif Central, sont dissuasives, alors que des autoroutes relativement fluides sont à disposition.

IDBUS est l'objet du nouveau dossier de transportail.

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Fyra : des débuts désastreux

Fyra, c'est le nom de la liaison Intercités sur l'axe Bruxelles - Anvers - Rotterdam - Amsterdam qui a succédé le 9 décembre dernier à la liaison dite Benelux jusqu'à présent assurée par du matériel ique de la SNCB et des NS. La desserte Bruxelles - Amsterdam prévoit 10 allers-retours quotidiens, qui s'ajoutent au service assuré par Thalys sur l'axe Paris - Bruxelles - Amsterdam. Les 210 km sont parcourus en 1h57 avec cinq arrêts intermédiaires (Amsterdam, Schipol, Rotterdam, Anvers, Bruxelles Centrale, Bruxelles Midi), soit une vitesse moyenne de 108 km/h. En complément, une desserte à la demi-heure entre Amsterdam et Rotterdam est mise en oeuvre, tandis qu'une liaison Anvers - Breda est prévue au printemps.

Fyra est porté par la SNCB, ainsi que par une alliance entre les NS et la compagnie aérienne KLM pour le côté néerlandais.

La desserte Fyra est censée être assurée par des automotrices aptes à 250 km/h sur la ligne à grande vitesse Anvers - Amsterdam. Or les retards conséquents de livraison de ce matériel par AnsaldoBreda ont conduit les exploitants belge et néerlandais à recourir pendant deux ans à du matériel ique et des locomotives de location en attendant les automotrices italiennes.

Les premiers jours d'exploitation des automotrices Fyra ont été désastreux et la crise atteint un niveau tel que les autorités ont décidé d'arrêter leur circulation. En attendant pour les voyageurs, des solutions de dernière minute sont recherchées, mais aujourd'hui, on évoque une expression bien connue en France (mais dans d'autres domaines), celle de l'accident industriel.

Les autorités belge et hollandaise demandent au constructeur de résoudre les problèmes de fiabilité dans un délai de trois mois. Parallèlement, la livraison des 19 rames est interrompue : la SNCB refuse de prendre possession des trois rames qu'elle a commandées, tandis que les NS, déjà détenteurs de neuf rames, bloquent les sept derniers éléments.

Reste à savoir quelle est l'origine de ces difficultés : un problème de pilotage du projet par les trois partenaires du projet, qui a conduit à "laisser des trous dans la raquette" sur le plan technique ? un manque de qualité dans la fabrication d'un matériel totalement nouveau ?

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21 janvier 2013

Berlin met en concurrence la DB sur le S-Bahn

L'annonce de la mise en concurrence de la DB pour l'exploitation de la S-Bahn de Berlin avait constitué un coup de semonce. Depuis 2009, la dégradation du service, tant par des problèmes de conception sur le matériel roulant que des carences sur la qualité de la maintenance, animait la chronique des transports dans la capitale allemande.

220912_S7hauptbahnof3Berlin Hauptbahnof, 22 septembre 2012 - Une rame série 481 sur la ligne S7. Ce matériel a connu de sévères difficultés conduisant la DB à réduire sévèrement l'offre. Au-delà des relations entre l'exploitant et son fournisseur, Bombardier dans le cas présent, celles entre la DB et le Sénat de Berlin se sont fortement tendues. Il n'en demeure pas moins que la qualité du service reste bien plus élevée que celle connue en France...© transportrail

L'année 2012 a été encore marqué par un recul dans l'exécution du service. Cependant, les chiffres contractuels ont de quoi faire sourire les parisiens. En 2012, le taux de ponctualité des trains qui ont circulé, mesuré à 4 minutes, était de 92,1% contre 95,6% en 2011. Le taux de conformité du service (incluant les trains supprimés ou à desserte modifiée) était de 95,1% contre 97,2% en 2011. Si la S-Bahn berlinoise est en crise aiguë avec de tels chiffres, que penserait le Sénat de Berlin des scores parisiens globalement de dix points inférieurs ?

Les carences sur la maintenance de l'infrastructure ont coûté 4800 heures sur la période courant de l'été 2011 à l'été 2012. Plus de 18% des infrastructures du métro et du réseau ferroviaire ne sont pas aptes aux vitesses limites théoriques : ces ralentissements impactent la réalisation du plan de transport et donc la capacité offerte.

Le service nécessite l'engagement théorique de 562 éléments de 2 voitures : en 2011, seules 450 rames pouvaient effectivement être mises en ligne et le besoin s'est accru en 2012 avec la desserte du nouvel aéroport international (13 rames supplémentaires), alors que celui-ci n'est toujours pas ouvert, ce qui ne manque pas d'ajouter aux débats sur la gouvernance des projets de transport : le tunnel de 3,1 km et la nouvelle gare à 6 voies dont 2 pour la S-Bahn sont ouverts depuis le 30 octobre 2011 alors qu'aucun avion ne s'est encore posé en service commercial sur les pistes de l'aéroport de Brandenburg.

L'appel d'offres sur la ceinture est le premier des trois lots à avoir été lancé. A partir du 15 décembre 2017, l'exploitant retenu devra assuré pour 15 ans un service comprenant en référence 9,4 millions de trains-km avec un matériel roulant intégralement neuf que le prestataire devra s'engager à fournir dès le premier jour d'exploitation. Des conditions particulièrement exigeantes !

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Le tram-train à Forbach ?

On l'oublie un peu tant le modèle de Karlsruhe occupe le devant de la scène, mais depuis 1997, le tram-train circule entre Sarrebruck et Sarreguemines, avec un parcours ferroviaire sur une ligne du réseau ferré national (sur un kilomètre), puis sur une ligne de la DB et enfin sur le réseau urbain. Cette liaison transfrontalière rencontre un certain succès puisque 100 000 usagers par an passent ainsi la frontière grâce à une desserte comprenant 33 allers-retours par jour, soit un toutes les demi-heures en journée.

Il pourrait en être de même en 2018 avec le projet d'une nouvelle liaison interconnectée entre Sarrebruck et Forbach. L'objectif est de redonner du poil de la bête aux transports en commun qui n'assurent qu'une part anecdotique des déplacements entre les deux villes séparées d'une quinzaine de kilomètres : 1%. Pourtant, plus de 30 000 voitures passent chaque jour la frontière pour des déplacements domicile - travail.

Trois tracés sont explorés :

  • le premier est purement urbain sur la voirie, et s'avère le plus coûteux ;
  • le deuxième emprunte les installations ferroviaires RFF et DB Netz, et semblerait le plus complexe à insérer dans la trame de circulations existantes ;
  • le troisième emprunte les emprises des installations ferroviaires des Houillères du Bassin de Lorraine, à rénover et électrifier : il s'agit du tracé le plus long mais il aurait l'avantage de desservir de nouveaux projets de l'Eurodistrict.

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13 janvier 2013

Le 4ème paquet ferroviaire accéléré ?

La commission européenne propose dans le cadre du "quatrième paquet ferroviaire" d'ouvrir complètement les transports ferroviaires intérieurs en décembre 2019 avec une transition jusqu'en 2023 pour les contrats signés avant 2019. Cela concernerait les liaisons nationales ainsi que les dessertes régionales, pour lesquelles l'Europe envisage de rendre obligatoire la procédure d'appels d'offres. Initialement, il était prévu de réserver la possibilité - motivée - de contrats exclusifs en gré à gré. Cependant, les prises de position des deux principales entreprises ferroviaires, la DB et la SNCF, en matière de gouvernance ferroviaire, ont probablement quelque peu crispé la commission.

Prenant ouvertement partie pour une intégration de la gestion de l'infrastructure dans un groupe piloté par l'exploitant historique, ces deux entreprises vont à rebours des positions affirmées par l'Europe dont on connaît le penchant pour un libéralisme certain. Question de fond : ne sont-elles pas les mieux placées pour savoir ce qui est bon pour le fonctionnement du rail ? Esquisse de réponse : leur vision n'est-elle pas intrinsèquement biaisée ? Et puis est-elle si uniforme qu'elle n'en a l'air ?

En Allemagne, l'ouverture du marché régional a eu pour conséquence l'arrivée de nouveaux opérateurs à hauteur de 20% des km-trains. La DB reconnait d'elle même que cette ouverture a précipité une évolution interne qui lui a permis de se rapprocher des attentes des Landers et des voyageurs, dans un contexte malgré tout difficile quelques années seulement après la réunification. Les coûts de production du km-trains ont diminué, ce qui a favorisé l'essor des dessertes ferroviaires en maîtrisant - autant que possible - les finances des autorités organisatrices. Il existe quelques cas particuliers, comme la gestion de la S-Bahn de Berlin : la mise en appel d'offres pour 2017 de la ceinture semble constituer une réponse du Sénat de Berlin aux manquements de la DB qui jouait un peu trop sur du velours. Enfin, le trafic fret demeure très dynamique par la diversité des transporteurs.

En France, la situation est plus complexe en France. Le marché intérieur est fermé et les autorités organisatrices sont à court de moyens pour financer l'essor attendu des dessertes, tout en dénonçant un manque de transparence sur l'usage de l'argent public et la décomposition des coûts de la SNCF. Sur les liaisons nationales, la complexité tarifaire du yield management masque de moins en moins une augmentation réelle des tarifs : certes, le train reste en France encore un peu moins cher que chez nos voisins, mais cet écart se gomme rapidement et surtout avec une capacité à jouer sur l'insuffisance de l'offre pour accentuer la hausse sur les trains les plus demandés.

Quant au fret, on peut affirmer que si le marché n'avait pas été ouvert en 2006, aujourd'hui, le transport de marchandises serait en état de mort clinique. Les trafics ont chuté, mais c'est aussi le résultat d'un manque de vitalité de l'activité économique française, au moins autant que l'inadéquation des prestations de l'entreprise historique face aux besoins de ses potentiels clients. Pire, la SNCF a été récemment sanctionnée pour avoir biaisée la concurrence (ce qui mériterait qu'on disserte sur l'intérêt d'utiliser des feuilles de pompe pour finir en dessous de 5 sur 20 !)

Pour aboutir à cette mise en concurrence, l'Europe s'oriente vers l'obligation d'une séparation physique, juridique et comptable entre les gestionnaires d'infrastructure et les exploitants. A Paris comme à Berlin, on dit déjà essayer d'infléchir cette position : affaire à suivre !

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09 janvier 2013

Le Blanc-Argent reprend du service

Depuis lundi 7 janvier, la ligne du Blanc - Argent a repris du service sur une infrastructure largement renouvelée : 27000 traverses, des kilomètres de rail de réemploi provenant de la LGV Atlantique, 33000 tonnes de ballast et plus de 13 millions d'euros d'investissement ont été consacrés à la restauration de la voie, frappée d'une limitation à 40 km/h - au lieu de 70 km/h - qui ne permettait plus d'assurer le service prévu compte tenu de l'allongement des temps de parcours.

Certes, ligne à trafic très modeste et essentiellement scolaire, le BA n'en reste pa moins nécessaire à la vie quotidienne en Sologne et pourrait constituer l'occasion d'expérimenter des formules de tourisme vert autour du train, des promenades en forêt solognote, et du château de Valençay situé à proximité de la gare. Par le biais de la correspondance à Salbris sur les Intercités Paris - Bourges, le BA pourrait capter quelque clientèle du bassin parisien.

Reste que la section Valençay - Luçay le Mâle demeure hors service et sans perspective pour l'instant de financement de sa remise en état.

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22 décembre 2012

VFCEA : un colloque à Dijon

Le 22 novembre dernier, la Région Bourgogne et l'association Rhône Alpes Centre Océan (RACO) tenait colloque à Dijon sur le projet de Voie Ferrée Centre Europe Atlantique, dont nous vous avions déjà parlé notamment le 22 décembre 2011, en particulier pour ses aspects voyageurs.

Pour l'instant en marge des grands projets, quelque peu focalisés sur les lignes à grande vitesse, en attendant l'exercice de "hiérarchisation" des projets par une commission ad hoc, la VFCEA se place dans une logique un peu plus raisonnable, peut-être d'un niveau d'ambition moins médiatique qu'un nouveau TGV... mais qui part d'un constant difficilement réfutable : l'absence d'infrastructures d'orientation est-ouest performantes pour le fret et les voyageurs entre la Grande Ceinture de Paris et l'axe Marseille - Narbonne - Toulouse - Bordeaux situé 800 km plus au sud.

VFCEALa section à électrifier et à moderniser : Nevers - Chagny, pour achever la continuité électrique entre l'Atlantique et l'axe Saône - Rhône sans passer par la région parisienne. (fond cartographique RFF)

VFCEA2La transversale VFCEA, depuis le porte de Saint Nazaire et l'irrigation d'un vaste hinterland : à Chagny, les trains pourrait remonter vers l'Allemagne soit par l'axe Dijon - Luxembourg, soit par l'axe Dijon - Bâle. Vers le sud, l'accès aux Alpes et à la vallée du Rhône, sans passer par Lyon, valorisant le projet de contournement. (fond cartographique RFF)

La VFCEA pourrait ainsi constituer un axe stratégique pour le fret, en utilisant des infrastructures disposant d'une capacité résiduelle importante, et susceptible de proposer une meilleure fiabilité des sillons. Cependant, la VFCEA a aussi besoin d'une vision nationale cohérente pour le fret, avec la valorisation des installations portuaires, du réseau ferroviaire, et d'une politique plus restrictive à l'égard du trafic routier de longue distance. Avec une part de marché de l'ordre de 89%, le trafic routier, subventionné par la prise en compte par la collectivité des coûts d'infrastructures, n'a jamais véritablement été remis en question quant à la place qu'il occupe sur les parcours traversants, notamment en raison de l'absence d'une alternative ferroviaire claire et efficace, et d'une propension de la SNCF à concentrer ses trafics sur l'agglomération parisienne.

La VFCEA, utilisant des lignes moins fréquentées, pourrait en outre être plus attractive pour les chargeurs grâce à une tarification des sillons plus avantageuse que par les radiales convergeant vers la Grande Ceinture de Paris, et alors même que la croissance des besoins de Transilien en Ile de France s'avère de moins en moins compatible avec le maintien de sillons fret en heures de pointe.

Elle placerait Dijon comme le carrefour naturel des axes stratégiques européens, au croisement de l'axe est-ouest et des liaisons nord-sud. A l'ouest, la VFCEA pourrait être le moyen de relancer une activité sur le site tourangeau de Saint Pierre des Corps, surtout si la VFCEA faisait germer l'idée d'une liaison améliorée vers le port du Havre, via Le Mans, Mézidon et Rouen, hypothèse qui ne semble réaliste qu'à la condition de réaliser le nouvel itinéraire voyageur et la gare Saint Sever pour délester le noeud de Rouen.

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20 décembre 2012

Barcelone : ouverture de la liaison Sants - Sagrera

Après 20 000 km d'essais réalisés par l'ADIF, l'agence des infrastructures ferroviaires espagnoles, permettant de valider la voie, la signalisation (ETCS) et les communications sol-bord (GSM-R), la RENFE a lancé le 19 décembre ses propres trains pour procéder aux dernières marches d'essai dans le nouveau tunnel sous Barcelone, reliant la nouvelle gare de La Sagrera et la gare existante de Sants, achevant la liaison nord-sud en reliant la ligne à grande vitesse Perpignan - Barcelone à la ligne Barcelone - Madrid.

Dans une première étape, ce sont 9 allers-retours qui seront proposés entre Barcelone et Figueras Villafant, avec un temps de trajet de 55 minutes au lieu de 1h44. Deux seront en correspondance avec les TGV pour Paris, en attendant l'exploitation de bout en bout. La RENFE fait actuellement procéder à la modification de ses rames S-100, type TGV Atlantique, pour circulation sur le réseau ferroviaire français. Les rames franco-espagnoles perdent leur équipement en 3000 V, au profit de l'équipement en 1500 V français, permis par la réélectrification en 25 000 V de la partie "UIC" gare de Madrid Atocha. Une première rame est actuellement en essais en France jusqu'à la mi-mars.

Cependant, la date d'ouverture de ces liaisons TGV n'est pas encore connue et pourrait fortement dériver... alors qu'elle était attendue en décembre !

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La rive droite du Rhin accélère

C'est une des sections les plus circulées du réseau ferroviaire allemand : la rive droite du Rhin écoule un important trafic fret, dispose d'une trame régionale dense tant côté Bâle que côté Karlsruhe, et les circulations Intercity sont également nombreuses. Avec une moyenne de 300 à 350 trains par jour, la ligne Karlsruhe - Bâle a fait l'objet d'un programme d'augmentation de capacité avec la création de deux voies supplémentaires, aptes à des vitesses variant entre 200 et 250 km/h.

L'inauguration du tunnel du Katzenberg, long de 9,4 km, parachève l'opération "ABS" (ligne adaptée) Karlsruhe - Bâle, en supprimant le hiatus sinueux et lent de la ligne initiale. Ainsi, les IC et ICE gagnent 10 minutes en empuntant cet ouvrage autorisé à 250 km/h. Le trafic régional reste lui sur la ligne classique afin d'assurer la desserte locale de la vallée du Rhin. Le décroisement des dessertes favorisera l'étoffement de l'offre entre Bâle, Freiburg et Offenburg.

Le coût de ce tunnel est de 610 millions d'euros.

Le concept d'ABS complète celui des NBS, les lignes nouvelles du réseau allemand, autorisant des vitesses de 250 à 300 km/h. Néanmoins, à ce jour, seule la NBS Cologne - Francfort est dédiée aux ICE : les autres lignes acceptent les trains classiques à 200 km/h et le fret, d'où des profils moins sévères nécessitant plus d'ouvrages, alors que les LGV françaises, avec leurs rampes pouvant atteindre 35 pour mille, excluent le fret.

Toutefois, le contournement Nîmes-Montpellier est similaire au principe des ABS allemandes : il sera apte à 220 km/h, autorisant le fret et les voyageurs, C'est peut-être vers ce type de nouvelles infrastructures, moins rapides mais aussi moins coûteuses que devrait se tourner la France plutôt que de courir après un SNIT infinançable et, dans certains cas, injustifiable.

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