19 septembre 2022

Busseau - Felletin : un cas de conscience ?

Quand on veut caricaturer la situation du réseau ferroviaire en dehors des grands axes, il est de bon ton de prendre l'exemple de cette antenne ferroviaire creusoise et d'en tirer une conclusion générale. C'est effectivement un cas de conscience, assurément pour les amateurs de la chose ferroviaire, mais aussi pour les spécialistes de l'aménagement du territoire et évidemment les professionnels du chemin de fer. En résumé, cette ligne pourrait concourir à l'émission - presque - historique du week-end sur RTL : « Stop ou encore ? ». Question d'autant plus sensible qu'il faut intégrer au périmètre la liaison routière La Souterraine - Guéret - Aubusson - Felletin, solution de référence pour les correspondance sur l'axe POLT.

Desservant l'une des régions les plus rurales de France, les moins faciles d'accès, à l'écart des grands axes, il y aurait quand même moyen de faire mieux, à coût limité, pour essayer d'utiliser un peu plus efficacement l'antenne de Felletin à condition d'abord d'en assurer la pérennité. En attendant, elle est l'objet du nouveau dossier de transportrail...

 

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02 juillet 2022

Naissance du RER de Périgueux

Une première là où on ne l'attendait pas forcément, car quand on parle de RER, c'est surtout autour des grandes agglomérations. La préfecture de la Dordogne dispose depuis ce matin d'une desserte ferroviaire périurbaine renforcée. En semaine, 8 allers-retours Mussidan - Niversac s'ajoutent aux trains des axes Bordeaux - Périgueux, Périgueux - Brive et Périgueux - Agen. Ils sont 4 le samedi et 3 le dimanche.

Après la création d'une nouvelle gare à Boulazac, placée au sud d'une zone commerciale, la mise en service de la nouvelle voie de terminus à Niversac permet cette nouvelle desserte, qu'on espère plus fournie à partir de la rentrée de septembre, puisque la Région annonce 2 trains par heure pour les gares de Mussidan, Saint Astier, Périgueux, Boulazac et Niversac, et un train par heure pour les autres arrêts (Neuvic, Saint Léon, Razac et Marsac).

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Périgueux - 29 juillet 2020 - Depuis le parc de la Tour de Vésone, on peut observer non seulement le Château Barrière mais aussi les circulations à l'approche de la gare, venant de Brive et d'Agen. Les X73500 vont être mis à contribution pour lancer le renforcement de l'offre dans la vallée de l'Isle. © transportrail

Cette nouvelle offre intervient dans un contexte particulièrement tendu avec la négociation de la nouvelle convention Région - SNCF Voyageurs, une croissance de la fréquentation qui bat des records et fait plus qu'effacer les périodes de confinement et une tension de plus en plus forte avec l'Etat et surtout SNCF Réseau concernant à la fois le financement des travaux de renouvellement mais aussi la tenue des gares, notamment sur les lignes à voie unique, du fait d'une pénurie de personnel (essentiellement liée à la volonté de réduire les effectifs), ce qui par conséquent réduit la capacité des infrastructures concernées. Une situation qu'on retrouve partout en France et qui commence à se traduire par quelques braises entre les Régions et SNCF Réseau... mais l'Etat pourrait bien être touché par des escarbilles compte tenu du serrage de vis budgétaire imposé au gestionnaire d'infrastructure.

On notera non sans malice que ce RER périgourdin circule intégralement sur des lignes de desserte fine du territoire... ce qui explique - en partie - le nombre de circulations nouvelles assez limitées et la fréquence assez irrégulière, du fait des règles d'espacement autorisé par la signalisation : les cantons de BAPR sur Coutras - Périgueux sont assez longs (et il faudra probablement redécouper la section Mussidan - Périgueux), et sur Périgueux - Niversac, le block manuel n'est pas avare lui non plus en contraintes. Bref, pour faire mieux sur le plan du volume et du cadencement des dessertes, il faudra moderniser. Riches débats en perspectives pour le financement !

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12 juin 2022

Facture – Arcachon : elle a tout d'une grande

L'été approche. Arcachon compte parmi les destinations les plus prisées, commode d'accès en train, mode de transport qui a contribué à l'urbanisation de la baie, notamment avec la Ville d'Hiver à Arcachon. Aujourd'hui, la baie d'Arcachon, qui a certes sa propre dynamique surtout sur la rive sud desservie par le train, devient de plus en plus une forme d'extension de la métropole bordelaise, avec une part croissante de migrations pendulaires.

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Le Teich - 3 avril 2022 - Si le soleil a fait temporairement faux bond, le cliché a l'avantage d'illustrer le trafic de cabotage dans la baie, puisque ce train circule en direction de Bordeaux et Libourne. Il met en exergue également les quais de cette gare, trop bas pour un accès commode. Et puis évidemment les incontournables ogives Midi... © transportrail

L'antenne Facture - Arcachon est mise en lumière par les débats sur le RER bordelais dont elle constitue le premier maillon, sans surprise, puisqu'il s'agit de la ligne la plus fréquentée au départ de Bordeaux. Il ne faut pas se fier aux apparences : approchant les 40 allers-retours, assurés en Régio2N, accueillant aussi quelques TGV directs venant de Paris, supportant un trafic fret certes ponctuel mais stratégique (ravitaillement en carburant d'une base militaire), électrifiée (même si les équipements ne sont plus de la première jeunesse), elle reste considérée secondaire (ligne de desserte fine du territoire selon la terminologie officielle). Autant dire qu'elle illustre parfaitement les paradoxes d'une classification du réseau toujours aussi absurde !

Dune du Pyla, île aux Oiseaux, cap Ferret : embarquement immédiat pour le nouveau dossier de transportrail...

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09 novembre 2021

La Région Occitanie reprend 2 lignes

La Région Occitanie avait formalisé par une délibération de l'assemblée régionale la demande auprès de l'Etat du transfert de gestion de 2 lignes actuellement non circulées, en application de l'article 172 de la LOM. Il s'agit de Montréjeau - Luchon et d'Alès - Bessèges, réouvertures considérées prioritaires.

La décision n'a pas vraiment suscité l'enthousiasme des syndicats cheminots, du moins de la CGT, qui s'est étonnée qu'un exécutif de gauche utilise ce levier, qu'elle considère comme une incarnation de la dislocation de l'unité du système ferroviaire. Elle est cependant la conséquence de coûts - considérés trop élevés - et de délais - trop longs - dans le contexte de gestion actuel. Or la Région veut aller vite et concrétiser les engagements pris lors des Etats Généraux du rail et de l'intermodalité. Néanmoins, on note la particularité de cette Région qui met d'une certaine façon en concurrence SNCF Réseau... mais maintient l'exploitation dans l'unique giron de SNCF Voyageurs.

Après instruction par SNCF Réseau, l'Etat a accordé le 9 septembre dernier à la Région ce transfert, en soulignant la nécessité de maintenir le trafic fret sur la section Alès - Salindres. Place maintenant à la mise en oeuvre de ce transfert, dans un contexte assez particulier puisque ces lignes doivent faire l'objet d'une rénovation intégrale avant de pouvoir être à nouveau circulées : l'historique de la maintenance a peu d'intérêt puisqu'il s'agira de recréer de toutes pièces une infrastructure nouvelle sur une emprise mise à nu.

Pour l'instant, la Région ne se prononce pas pour le cas d'autres lignes actuellement suspendues : Rodez - Séverac le Château et Limoux - Quillan. Position assez prudente car si le bilan sur les investissements sera relativement neutre (elle aurait de toute façon été le premier contributeur à leur financement), dans ce nouveau schéma, elle devra aussi supporter la totalité des coûts d'entretien et d'exploitation de l'infrastructure, qui sont en théorie couverts par les péages... mais dont on comprend qu'ils ne couvrent qu'une partie des charges réelles de SNCF Réseau.

14 juillet 2021

Retour des trains sur Angoulême - Beillant

Début juillet, les trains sont revenus sur la relation Angoulême - Saintes - Royan après les 6 mois de travaux, d'un montant de 30 M€, réalisés sur la section Angoulême - Beillant, destinés à assurer la tenue des performances de cette ligne et, là où le tracé en courbe le permet, à prédisposer un relèvement de la vitesse à 140 km/h : 33 km de renouvellement en plusieurs zones arrivant en fin de vie dont 7 avec reprise de la plateforme pour assainissement, 13 passages à niveau sécurisés, et la préparation d'une dernière étape de modernisation de cette ligne de desserte fine du territoire avec l'automatisation de la signalisation et la création d'une commande centralisée, en recourant aux équipements classiques analogiques compte tenu du passif du projet (retardé à plusieurs reprises par manque de ressources d'études et de travaux).

Parallèlement, la Région Nouvelle Aquitaine planche sur l'évolution de la desserte de l'étoile de Saintes. La branche d'Angoulême constituant désormais pour la côte charentaise la voie d'accès la plus efficace aux dessertes nationales par rapport à la branche de Niort, elle devrait pouvoir justifier une cadence à l'heure. Autre volet à prendre en compte, le devenir des activités du terminal combiné Naviland Cargo situé à Cognac, de nature à diversifier l'usage de cette ligne.


19 avril 2021

Nouvelle Aquitaine : accord Etat-Région sur les infrastructures

A l'approche des élections régionales, il est temps de faire bonne figure et d'engranger des accords Etat-Régions sur le sujet toujours aussi sensible du financement des infrastructures ferroviaires et tout particulièrement des lignes de desserte fine du territoire. Ainsi, l'une des Régions les plus concernées par ce sujet, Nouvelle Aquitaine, a entériné le projet d'accord, sur la base des travaux de l'incontournable préfet François Philizot.

Le besoin de financement est estimé à ce stade à 1,52 MM€ sur les 10 ans à venir. Il prévoit un financement à 62% de la Région et à 38% du bloc Etat - incluant SNCF Réseau - ainsi que le principe d'une reprise de la gestion de 3 sections par la Région, en application de l'article 172 de la Loi d'Orientation sur les Mobilités. Il s'agit de Nexon - Brive, Busseau sur Creuse - Felletin et, cas un peu plus complexe car concernant aussi les Pays de la Loire, l'axe Thouars - La Roche sur Yon.

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La Meyze - 31 juillet 2020 - Les petites lignes lignes entre ombre et lumière : cette relation Limoges - Saint Yrieix emprunte la section renouvelée de la ligne Nexon - Brive dont le transfert de gestion à la Région semble sérieusement envisagé. © transportrail

En revanche, l'Etat prévoit d'intégrer les sections Bordeaux - Marans (sur l'axe Nantes - Bordeaux) et l'ensemble Coutras - Périgueux - Bussière-Galant (liaison Bordeaux - Limoges), aujourd'hui UIC 7 ou 8 donc estampillées LDFT dans le réseau structurant financé à 100% par la dotation à SNCF Réseau. Les autres lignes demeurent du ressort du Contrat de Plan Etat-Région.

Singularité de ce protocole, il fait mention des intentions de la Région quant au développement des dessertes afin de rendre le train plus attractif en améliorant la rotation du matériel roulant et du personnel et capter de nouveaux trafics hors des flux pendulaires.

Néanmoins, il reste à ce stade quelques inconnues, comme le sort de la section centrale de Nexon - Brive entre Saint Yrieix la Perche et Objat, toujours interceptée suite à un éboulement, de la section Saint Junien - Angoulême de la petite transversale Limoges - Angoulême, et évidemment à l'est du Limousin de la desserte ferroviaire au-delà d'Ussel, qui nécessiterait un accord avec la Région Auvergne - Rhône-Alpes.

08 avril 2021

Nouvelle Aquitaine : plan de charge consolidé à Périgueux

Après Grand Est, c'est en Nouvelle Aquitaine que le programme de rénovation du parc TER marque une nouvelle étape avec le contrat entre la Région et la SNCF pour la rénovation de 62 AGC pour un montant de 180 M€. La SNCF investira 10 M€ sur le site pour l'adapter aux automoteurs, puisque le site est pour l'instant spécialisé dans la voiture classique. Or le parc Corail poursuit son déclin... même si pour l'instant le site de Périgueux est aussi chargé de la rénovation de 93 voitures de nuit.

Pour l'instant, cette rénovation est lancée à caractéristiques de motorisation identique, mais la transformation de B81500 par le remplacement des moteurs thermiques par des batteries reste d'actualité : c'est à Saintes que cette modification est envisagée et elle pourrait éventuellement intégrer le plan de charge de cette rénovation qui s'écoulera sur plusieurs années. La question est donc de sélectionner les lignes à équiper en AGC modifiés avec des batteries.

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Le Buisson - 30 juin 2010 - Cet AGC pris en photo voici près de 11 ans sur la ligne Bordeaux - Sarlat venait de recevoir le pelliculage du moment de l'ancienne Région Aquitaine, qui s'est révélé sans surprise assez salissant. Les 62 rames du parc de la Nouvelle Aquitaine vont donc faire un petit tour à Périgueux pour leur opération mi-vie. © transportrail

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21 janvier 2021

Angoulême - Beillant : premier pas en attendant mieux ?

La ligne Angoulême - Beillant est fermée depuis le 11 janvier et jusqu'au 9 juillet pour réaliser des travaux de renouvellement de l'infrastructure destinés à assurer le maintien de la performance nominale sur cet axe autorisé à 110 km/h, dont le potentiel a nettement augmenté avec l'arrivée de la LGV SEA : c'est désormais le moyen le plus rapide d'accéder à la côte charentaise, raison pour laquelle la Région a prévu des évolutions de desserte améliorant les connexions aux TGV desservant Angoulême.

Dans un deuxième temps, l'actuel block manuel qui régit les circulations sera remplacé par un BAPR avec commande centralisée, pour augmenter le débit et simplifier la gestion des circulations. A la clé, il est possible d'obtenir un gain de temps du fait de la suppression des opérations de contrôle des trains en block manuel. Il s'agit d'un projet cependant ancien (dans le CPER de 2007), plusieurs fois retardé du fait des carences d'effectifs dans le groupe ferroviaire. Ce sera probablement la dernière ligne dotée d'une signalisation à transmission analogique, puisque par exemple, sur La Roche sur Yon - La Rochelle, c'est une signalisation de technologie numérique qui est en cours de déploiement. Mais ces travaux impliqueront une coupure de plus...

On ne peut pas évoquer les lignes charentaises sans rappeler le projet, ardemment soutenu par certains élus locaux, dont un ancien Secrétaire d'Etat aux Transports, d'électrification dans la perspective de TGV directs pour Royan : à défaut d'une telle offre, dont le modèle économique est tout de même incertain, il serait peut-être intéressant de capitaliser sur les études réalisées pour envisager un scénario alternatif permettant de se passer du gasoil sur les dessertes régionales. Manifestement, la Région Nouvelle Aquitaine semble motivée pour engager la décarbonation de ses trains régionaux, et il y a probablement des enseignements à tirer sur le champ des possibles à la lumière des réflexions amorcées sur le renouvellement de la caténaire de la ligne du Médoc et les possibilités d'utilisation de rames bimodes transformées par le remplacement des moteurs themiques par des batteries, en mixant quelques sections électrifiées et des parcours sur batteries. Ce serait alors le troisième volet de la transformation de l'axe Angoulême - Saintes - Royan.

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08 janvier 2021

Bordeaux : un petit pas pour le RER

Avec le service annuel 2021, les dessertes sur les axes Bordeaux - Arcachon et Bordeaux - Coutras ont été renforcées, atteignant 26 allers-retours sur la première liaison et 13 sur la seconde. Leur interaction est renforcée puisqu'il y a désormais 3 allers nord-sud et 4 retours sud-nord diamétralisés assurant le trajet entre Libourne - voire Coutras - et Arcachon. Au total, on compte 3 circulations supplémentaires entre Bordeaux et Arcachon, 4 entre Bordeaux et Libourne. Le temps de stationnement de 7 minutes à Bordeaux sur les trains diamétralisés devrait être raccourci prochainement pour se rapprocher d'un arrêt normal dans cette gare avec un flux d'échanges tout de même important.

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Bordeaux Saint Jean - 3 juillet 2020 - Avec évidemment les Régio2N mobilisés sur ces dessertes, la diamétrale Libourne - Arcachon commence à prendre forme. La Région et la Métropole convergent pour organiser leurs actions et mettre en oeuvre les différentes composantes du projet du RER bordelais. © transportrail

C'est un peu la naissance du RER bordelais : un début peut-être modeste mais qui installe concrètement le projet, avec d'autres modalités comme les débuts de l'intégration tarifaire, donnant accès aux trains avec un abonnement TBM.

Cependant, la desserte est déjà assez conséquente avec 26 allers-retours Bordeaux - Arcachon, dont 9 nouvelles circulations : 3 dans le sens nord-sud, qui sont amorcées à Libourne pour 2 d'entre elles et même à Coutras pour la troisième, et 5 dans le sens sud-nord, dont 3 pour Libourne, 2 pour Bordeaux et une pour Coutras. La desserte Bordeaux - Libourne compte pour sa part 13 allers-retours.

A noter la création d'un site Internet dédié au projet.

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03 janvier 2021

Talence Médoquine : réouverture en 2025 ?

C'est un peu plus tard qu'initialement annoncé par les élus locaux... bien plus tard que ne l'espèrent ses potentiels utilisateurs, mais il faut quand même préalablement régler quelques petits détails techniques et surtout financiers : la réouverture de la gare de Talence Médoquine devrait donc intervenir en 2025, avec une prévision de trafic assez conséquente de 5000 voyageurs par jour. Elle devrait être desservie par les trains de la ligne du Médoc mais aussi par ceux à destination d'Arcachon (pour les relations avec Mont de Marsan et Dax, c'est moins sûr). 

Sa réouverture pourrait coïncider avec la réalisation d'une ligne en site propre entre l'hôpital Pellegrin et Gradignan, pour laquelle il était initialement question de tramway, mais compte tenu des prises de position de la nouvelle municipalité bordelaise et de la posture manifestement prudente de la Métropole (qui n'est pas de la même tendance politique), l'option d'un BHNS n'est - malheureusement - pas à écarter (le débat Tram ou BHNS est revenu d'actualité et transporturbain l'avait déjà abordé). Oui, malheureusement, car il est probable que cette piste, même avec des véhicules bi-articulés, montre rapidement ses limites. Voyez le schéma directeur des tramways bordelais proposé à transporturbain pour aller plus loin.

Médoquine pourrait donc jouer un rôle central dans le RER bordelais. Pour cela, il faudra tout de même traiter la question capacitaire sur la section Bordeaux - Facture, car entre l'ajout de circulations omnibus et la densité d'arrêts dans la périphérie bordelaise (Médoquine, Pessac, Alouette, Gazinet, soit 4 arrêts en 13 km), il va falloir s'assurer de la compatibilité avec les circulations régionales et nationales rapides, d'autant que la perspective d'une branche de GPSO vers Bayonne semble s'éloigner.

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