12 mars 2014

La Bourgogne commande des Régio2N

La Région Bourgogne a confirmé sa commande de 18 Régio2N en version 110 m pour l'axe Paris - Dijon - Lyon afin d'engager le renouvellement de son parc, à commencer par une partie du parc Corail et les 3 coupons de voitures V2N. Elle étudie les marges de manoeuvre budgétaires pour une deuxième tranche de 10 rames afin d'engager ce type de matériel sur les liaisons Paris - Sens - Laroche-Migennes.

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Esnon - 18 août 2013 - Emmenée par la BB7291, cette rame de 8 voitures Corail assure un TER sur l'axe Paris - Dijon, peu après Laroche-Migennes. Les Régio2N cibleront d'abord la relation Paris - Dijon. © transportrail

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18 décembre 2013

Paray - Montchanin : les TER sont de retour

Il aura fallu au total 9 mois pour réaliser les travaux de rénovation de la ligne de Paray le Monial à Montchanin. C'est plus qu'initialement prévu, mais suite à des dégradations opérées alors que le chantier était en voie d'achèvement, RFF a été contraint de prolonger l'interception de la ligne. Depuis dimanche, les autorails assurent de nouveau la liaison qui aura finalement coûté 46 M€ contre 41 M€ initialement prévus. Relevée à 100 voire 120 km/h au lieu de 80, la vitesse accrue permet de gagner jusqu'à 6 minutes sur le parcours.

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31 août 2013

Paray - Montchanin : réouverture reportée en décembre

Après plus de 3 mois de travaux de rénovation, la réouverture de la section Paray le Monial - Montchanin devait avoir lieu ce 31 août. Cependant, RFF a annoncé que les trains ne reviendront finalement que mi-décembre, en raison d'importants vols de cuivre cet été sur les équipements de signalisation sur plus de 8 km. La circulation ne pouvant être assurée, RFF se voit contraint de prolonger l'interception de la ligne pour réparer les dégâts. Le cuivre reste toujours aussi prisé d'âmes mal intentionnées (si ce n'est leur propre but lucratif).

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25 juillet 2013

Moulins - Lozanne : modernisation en vue

La ligne Moulins - Lozanne constitue en quelque sorte un "itinéraire bis" entre l'axe du Bourbonnais Paris - Clermont Ferrand et l'axe Paris - Lyon - Marseille. Avec un profil plus facile que l'axe via Roanne et Tarare, elle connut un trafic de marchandises important, du moins jusqu'à l'électrification de l'axe Paris - Lyon survenu en 1954.

Dans les années 1990, la ligne a souffert d'une érosion de son trafic, aussi bien de fret que de voyageurs, motivant dans un plan d'économies la mise à voie unique de la section de 62 km entre Lamure sur Azergues et Paray le Monial, constituant le plus long intervalle entre deux points de croisements du réseau français.

moulins-lyonEtat de la signalisation sur l'étoile de Paray : block manuel et rouge, BAPR en vert, BAL en bleu, TVM sur LGV en orange. (document RFF)

Néanmoins, en 2005, la création d'un aller-retour Lyon - Tours, mis en oeuvre par les Régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Centre, tracé via Paray le Monial, ainsi que la reprise de l'aller-retour Lyon - Orléans, lui aussi dévié par cet axe (il était auparavant tracé via Roanne), a permis de redonner un peu d'allant à cet axe, même si ce dernier a été limité à Nevers en 2012. Cependant, la dégradation de l'infrastructure a conduit RFF à appliquer des ralentissements, parfois sévères, puisque s'abaissant jusqu'à 40 km/h pour une infrastructure potentiellement apte à 110 km/h.

230805_4689paray-le-monial1Paray le Monial, 23 août 2005 - L'étoile de Paray le Monial rayonne vers Lyon, Moulins et Montchanin. En 2005, les X73500 faisaient encore figure de "jeunes débutants" commençant à menacer le pré carré des bien connus X4630. © transportrail

Dans un premier temps, en 2012, RFF a procédé au remplacement de nombreuses traverses entre Paray le Monial et Gilly sur Loire pour assurer la voie sur la section Moulins - Paray, et notamment pour l'approvisionnement des usines sidérurgiques de Digoin.

A l'été 2014, RFF programme une opération de rénovation de l'infrastructure entre Paray le Monial et Chauffailles durant l'été, intégrant également la création d'un nouvel évitement de sorte à redonner de la souplesse d'exploitation à la section Paray - Lozanne, donnant accès à Lyon. Cette rénovation permettra de restaurer les performances de la ligne et ainsi de gagner 15 minutes sur le parcours Lyon - Paray, mais uniquement sur le versant bourguignon. Côté Rhône-Alpes, les travaux concernent le confortement de remblais et la maintenance courante, ne prévoyant pas encore la levée de tous les ralentissements à 40 et 60 km/h.

Entre Paray le Monial et Moulins, deux solutions sont étudiées. La première consiste en le maintien de la double voie. L'alternative mettrait en voie unique la section Digoin - Gilly sur Loire, la section Gilly - Moulins étant elle déjà à voie unique. La gare de Gilly assurerait la fonction de croisement des circulations : il y aurait alors 3 croisements entre Paray et Moulins (Montbeugny, Dompierre et Gilly). La modernisation intègrerait le remplacement du Block Manuel par du BAPR.

260713_81565gilly-sur-loire1Gilly sur Loire - 26 juillet 2013 - Un B81500 bourguignon franchit le viaduc sur la Loire en direction de Moulins. Le tablier du viaduc, datant de 1856, sera remplacé en 2018. © transportrail

L'axe Lyon - Paray - Moulins pourrait alors retrouver de l'allant pour améliorer cette liaison complémentaire à la ligne via Roanne. Néanmoins, le choix de la Région Rhône-Alpes d'une politique d'arrêt omnibus sur toutes les circulations entre Lyon et Paray le Monial ne facilite pas l'attractivité de la ligne : le TER Lyon - Tours quitte par exemple Lyon Part Dieu à 12h08 et n'atteint Moulins qu'à 14h55 après 11 arrêts intermédiaires. Le voyageur de bout en bout doit encore être patient, puisque 12 arrêts intermédiaires l'attendent encore avant l'arrivée à Tours à 18h01, dont 11 minutes d'arrêt à Moulins.

Sa modernisation serait aussi potentiellement à mettre au profit de la relation Clermont Ferrand - Dijon, même si, dans ce cas, la desserte squelettique rend le passage par Nevers plus intéressant et pas forcément beaucoup plus long...

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Bourgogne : modernisation de Paray - Montchanin

Depuis le mois de mars et jusqu'à la fin du mois d'août, la ligne Paray le Monial - Montchain est fermée dans le cadre de sa modernisation. La section Paray - Montceau, longue de 40 km, est concernée par la rénovation de l'infrastructure, et la totalité de la section voit la nappe de fils télégraphiques remplacée par une fibre optique enterrée et sécurisée.

Cette opération va permettre de relever la vitesse jusqu'à 120 km/h, contre 80 km/h aujourd'hui en raison d'application de ralentissements pour cause de mauvais état de l'infrastructure. Elle a été jugée prioritaire sur les autres lignes de l'étoile de Paray le Monial, afin d'assurer l'itinéraire fret pour l'usine ArcelorMittal de Gueugnon.

D'un coût de 41 millions d'euros, cette modernisation figurant au CPER est financée selon la règle des trois tiers entre l'Etat, la Région Bourgogne et RFF. Toutefois, en vue du service annuel 2014, les gains de temps procurés par la suppression des ralentissements et le relèvement du plafond de la vitesse ne semblent pas encore pris en compte dans les prochains horaires des liaisons Dijon - Paray le Monial - Moulins - Clermont Ferrand.

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22 décembre 2012

VFCEA : un colloque à Dijon

Le 22 novembre dernier, la Région Bourgogne et l'association Rhône Alpes Centre Océan (RACO) tenait colloque à Dijon sur le projet de Voie Ferrée Centre Europe Atlantique, dont nous vous avions déjà parlé notamment le 22 décembre 2011, en particulier pour ses aspects voyageurs.

Pour l'instant en marge des grands projets, quelque peu focalisés sur les lignes à grande vitesse, en attendant l'exercice de "hiérarchisation" des projets par une commission ad hoc, la VFCEA se place dans une logique un peu plus raisonnable, peut-être d'un niveau d'ambition moins médiatique qu'un nouveau TGV... mais qui part d'un constant difficilement réfutable : l'absence d'infrastructures d'orientation est-ouest performantes pour le fret et les voyageurs entre la Grande Ceinture de Paris et l'axe Marseille - Narbonne - Toulouse - Bordeaux situé 800 km plus au sud.

VFCEALa section à électrifier et à moderniser : Nevers - Chagny, pour achever la continuité électrique entre l'Atlantique et l'axe Saône - Rhône sans passer par la région parisienne. (fond cartographique RFF)

VFCEA2La transversale VFCEA, depuis le porte de Saint Nazaire et l'irrigation d'un vaste hinterland : à Chagny, les trains pourrait remonter vers l'Allemagne soit par l'axe Dijon - Luxembourg, soit par l'axe Dijon - Bâle. Vers le sud, l'accès aux Alpes et à la vallée du Rhône, sans passer par Lyon, valorisant le projet de contournement. (fond cartographique RFF)

La VFCEA pourrait ainsi constituer un axe stratégique pour le fret, en utilisant des infrastructures disposant d'une capacité résiduelle importante, et susceptible de proposer une meilleure fiabilité des sillons. Cependant, la VFCEA a aussi besoin d'une vision nationale cohérente pour le fret, avec la valorisation des installations portuaires, du réseau ferroviaire, et d'une politique plus restrictive à l'égard du trafic routier de longue distance. Avec une part de marché de l'ordre de 89%, le trafic routier, subventionné par la prise en compte par la collectivité des coûts d'infrastructures, n'a jamais véritablement été remis en question quant à la place qu'il occupe sur les parcours traversants, notamment en raison de l'absence d'une alternative ferroviaire claire et efficace, et d'une propension de la SNCF à concentrer ses trafics sur l'agglomération parisienne.

La VFCEA, utilisant des lignes moins fréquentées, pourrait en outre être plus attractive pour les chargeurs grâce à une tarification des sillons plus avantageuse que par les radiales convergeant vers la Grande Ceinture de Paris, et alors même que la croissance des besoins de Transilien en Ile de France s'avère de moins en moins compatible avec le maintien de sillons fret en heures de pointe.

Elle placerait Dijon comme le carrefour naturel des axes stratégiques européens, au croisement de l'axe est-ouest et des liaisons nord-sud. A l'ouest, la VFCEA pourrait être le moyen de relancer une activité sur le site tourangeau de Saint Pierre des Corps, surtout si la VFCEA faisait germer l'idée d'une liaison améliorée vers le port du Havre, via Le Mans, Mézidon et Rouen, hypothèse qui ne semble réaliste qu'à la condition de réaliser le nouvel itinéraire voyageur et la gare Saint Sever pour délester le noeud de Rouen.

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04 juillet 2012

Chalon sur Saône - Saint Marcel : vers la réouverture ?

La Région Bourgogne souhaite améliorer l'accès à Chalon sur Saône en rive droite de la Saône, pour proposer une offre de transport évitant l'engorgement des voies routières, en rouvrant la section de ligne Chalon - Saint Marcel de l'ancienne ligne qui rejoignait autrefois Lons le Saunier. Le programme des études porte sur la voie, la signalisation, les ouvrages d'art (notamment le franchissement de la Saône) et la construction de trois stations TER dont le terminus de Saint Marcel, afin de proposer 24 relations par sens, dont 17 vers Dijon et 7 vers Montchanin, prolongeant l'offre existante faisant aujourd'hui terminus en gare de Chalon sur Saône.

180709_8552chalonChalon sur Saône - 18 juillet 2009 - La 8552 et sa rame RRR ont effectué une liaison omnibus Dijon - Chalon. Les 8500 à caisse courte avec l'une de leurs cabines agrandies (matérialisées par des portes oranges) n'est plus d'une première fraicheur et a été remplacé depuis par des 25500. Ces liaisons, probablement avec un matériel renouvelé, pourraient être prolongées à Saint Marcel. © transportrail

L'opération est évaluée à 25 millions d'euros au stade des études préliminaires. Entre 900 et 1000 voyageurs par jour pourraient utiliser cette section qui pourrait soulager les accès au centre-ville et à la gare, en proposant notamment un parc relais pour capter une partie du trafic automobile. En outre, la création de deux stations intermédaires est destinée à améliorer l'accès aux emplois de la zone industrielle sud, ce qui peut présenter une source de trafic intéressante, pour peu qu'une coordination avec les entreprises soit engagée.

On peut aussi penser à une coopération avec le réseau urbain d'autobus de Chalon sur Saône, et plus particulièrement les lignes 5 et 10 assurant la liaison entre Chalon et Saint Marcel. De la sorte, le prolongement de la desserte ferroviaire s'intègrerait à l'offre de transports publics de l'agglomération.

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27 juin 2012

Belfort - Delle : la réouverture en travaux

La LGV Rhin-Rhône a permis la renaissance d'une section délaissée du réseau ferroviaire avec la liaison Besançon - Devecey, utilisée par les TGV entrant ou sortant de la ligne à grande vitesse et les navettes TER entre les deux gares.

Une autre ligne est concernée : la liaison  franco-suisse Belfort - Delle - Delémont, et plus particulièrement la section Belfort - Delle, fermée il y a une trentaine d'années.

Les travaux consistent en la rénovation de l'infrastructure sur 20 km, l'électrification en 25 kV monophasé, la mise en place d'une signalisation automatisée, le traitement des 20 passages à niveaux (dont 6 seront fermés, 2 gérés par dénivellation et 12 par mise aux normes), la rénovation de 6 stations TER et de 2 gares et l'interconnexion avec le réseau suisse, la liaison étant, évidemment, active de l'autre côté de la frontière.

La desserte comprendra 17 relations Belfort - Delle - Porrentruy - Delémont - Bienne et 6 Belfort - Delle, qui desserviront la gare TGV de Méroux, avec une fréquence à la demi-heure en pointe et à l'heure en journée. Le trafic attendu est estimé à 3800 voyageurs par jour. Delle sera à 25 minutes de Belfort. La gare TGV de Méroux sera à 10 minutes de la gare de Belfort. La liaison Belfort - Bienne s'effectuera en 1h43 et le Jura suisse pourra donc accéder commodément au réseau à grande vitesse français pour rejoindre Dijon, Paris, Lyon et la vallée du Rhône.

Il est plus que probable que les liaisons franco-suisses seront assurées en matériel des CFF, probablement des Flirt.

Le coût de l'opération est de 115 millions d'euros financés aux deux tiers par la Suisse, avec une mise en service attendue fin 2015.

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02 juillet 2011

Fin de service pour les X4630 en Bourgogne

Les X4630 surnommés Caravelles ont assuré hier, vendredi 1er juillet, leurs dernières prestations pour les TER Bourgogne sur l'axe Chalon - Paray / Autun par Montchanin et Etang-sur-Arroux.

caravelles-3Chagny - La fin du parc bourguignon a été l'occasion de voir apparaître sur l'axe Chalon - Paray / Autun des versions et des variantes de la famille EAD, comme ici une rame originaire de Lorraine avec le jaune retenu par cette Région... qui était initialement la couleur des TER Bourgogne !

caravelles-1Chagny - Cette fois-ci, c'est une rame portant les couleurs de la dernière livrée Bourgogne qui entre en gare de Chagny... dont les voies laissent libre cours à la végétation...

caravelles-2Montchanin - Cohabitation entre deux EAD aux couleurs de Régions qui un peu de mal à développer leurs dessertes interrégionales : au premier plan (enfin, derrière les platanes !), un X4750 Auvergne, et au fond, un X4630 Bourgogne.

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21 avril 2009

Morvan : rénovation de l'étoile de Cravant-Bazarnes

41 M€ financés par la Région et l'Etat pour rénover l'étoile du Morvan : depuis mars dernier, la section de 35 km entre Clamecy et Cravant-Bazarnes est en chantier : les travaux de régénération des voies se termineront fin mai. L'année prochaine, les 36 km entre Avallon et Cravant-Bazarnes seront traités, moyennant un investissement de même nature. On parle même d'un renouveau du fret avec la réactivation de l'embranchement de La-Roche-en-Brénil (comme quoi tout arrive !). Combinés avec le déploiement des AGC bimodes et une nouvelle desserte directe vers Paris cadencée aux 2 heures entre Parisd et Auxerre, ces lignes autrefois moribondes, dont la fermeture était souvent évoquée, retrouvent leur vocation.

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