14 juillet 2018

Montbrison - Boën : des travaux pour réactiver la ligne

Voici deux ans, la SNCF coupait par le milieu, selon la bonne vieille méthode ancestrale, la liaison Saint Etienne – Clermont-Ferrand entre Thiers et Montbrison. Les élus locaux ont obtenu d’une Région peu favorable au développement du transport ferroviaire en ce moment la restauration de la desserte entre Montbrison et Boën, sur une distance de 21,8 km.

Un budget de 8,3 M€ a été affecté dans le « plan de sauvetage des lignes régionales » de la Région Auvergne Rhône-Alpes sur cette relation. La Région finance la moitié du coût et le reste est apporté par le Département de la Loire et les intercommunalités. Les travaux vont durer un an car depuis la « suspension » de l’exploitation, la nature a repris le terrain et la dégradation des ouvrages a été  amplifiée.

Outre le renouvellement de la voie, deux tabliers métalliques seront remplacés et la signalisation rénovée. Les trains circuleront à 100 km/h, comme auparavant. Cependant, ces travaux parent au plus pressé.

En outre, le niveau de desserte reste à définir car comment s’étonner de la faible fréquentation des trains avant 2016 (environ 100 voyageurs par jour sur la section considérée) : il ne restait plus qu’un seul aller-retour au-delà de Montbrison contre 5 lorsque la desserte Saint Etienne – Clermont-Ferrand se tenait encore. On compte 9 allers-retours actuellement entre Saint Etienne et Montbrison. Seront-ils prolongés à Boën ?

Il n’en reste pas moins que la suppression de la desserte ferroviaire Saint Etienne – Clermont-Ferrand est une honte : les autocars qui ont pris le relais des trains relient les deux agglomérations (d’au moins 300 000 habitants) en 3h26 avec 7 arrêts intermédiaires… et encore, il n’y a qu’un seul aller-retour par jour ! Scandaleux quand on pense que les 5 allers-retours qui existaient il n’y a pas si longtemps proposaient un temps de parcours  de 2h03 avec des X4630 en référence, pourtant pas réputés pour leurs performances transcendantes sur des lignes à profil sévère…

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08 juillet 2018

L'Ouest Lyonnais attend toujours sa troisième branche

Elle existe, elle est exploitée, mais elle a fait les frais de l’arrivée du tram-train sur les deux autres dessertes du réseau Ouest Lyonnais sur tous les tableaux : suppression de la liaison directe et réduction du nombre de circulations. Et son avenir à court terme était loin d'être assuré...

La desserte mise en œuvre en septembre 2002 proposait 18 allers-retours par jour Lyon Saint Paul – Lozanne avec cadence à l’heure en journée et renfort à la demi-heure en pointe. L’arrivée du tram-train a entraîné non seulement la limitation des trains au parcours Tassin – Lozanne, avec correspondance imposée sur les trams-trains Lyon – Sain Bel, mais aussi la réduction drastique de l’offre à 10 allers-retours.

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Le devenir de cette branche dépend donc de l’achèvement du projet de modernisation de l’Ouest Lyonnais. Le schéma de desserte à 8 circulations / heure / sens implique la mise à double voie complète du tronc commun entre Ecully et Lyon Saint Paul, et donc du tunnel des Deux Amants, conçu pour la double voie mais au gabarit réduit par un « chemisage » lors de la construction du viaduc de l’autoroute A6 afin de consolider la voûte.

Cependant, le tram-train étant d’un gabarit inférieur (2,65 m) au gabarit UIC, la mise à double voie semble possible mais fait l’objet de débats contradictoires.

Or le devenir de cette branche est loin d’être anodin car, avec le déclassement de l’autoroute A6, elle pourrait voir son rôle assez sensiblement accru, notamment par le biais d’un parc-relais à créer sur l’ancienne gare de Limonest, à recréer, afin d'améliorer l'attractivité des transports en commun. Si le secteur est desservi par les lignes de bus des TCL, il faut compter au moins 30 minutes pour rejoindre le métro (Gare de Vaise) depuis le secteur de la Porte de Lyon, alors que par le tram-train, il serait possible dans le même temps d'atteindre la gare Saint Paul, plus proche du centre de l'agglomération.

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 Dardilly - 1er mars 2012 - Ambiance bucolique à Dardilly avec l'X72623 circulant sur la branche Lozanne de l'Ouest Lyonnais. En dépit de ce passage en sous-bois, la ligne longe d'importantes zones d'activités du nord-ouest lyonnais et pourrait jouer un rôle de drainage avec la contrainte exercée sur le trafic routier par le déclassement de l'autoroute A6 et la réalisation progressive d'aménagements de réurbanisation de cette artère. © N. Godin - Lyonrail

Il serait même souhaitable d’aller plus loin : une cadence à la demi-heure en milieu urbain est insuffisamment attractive. Mais pour atteindre une cadence au quart d’heure entre Limonest et Lyon, il faudrait non seulement recréer la gare avec un terminus mais retravailler encore le tronc commun pour digérer 10 circulations / heure / sens, notamment dans la gare de Lyon Saint Paul.

Evidemment, pour être encore plus attractif, le tram-train de l'Ouest Lyonnais devrait être prolongé dans le centre de Lyon pour atteindre la Part-Dieu mais les esprits ne sont pas mûrs (et ce, avec une grande constance depuis près de 20 ans de vie du projet Ouest Lyonnais).

Le trafic sur le réseau Ouest Lyonnais est encore loin des prévisions initiales qui tablaient en 2020 sur 20 000 voyageurs par jour : ils sont actuellement environ 9000, soit une hausse de près de 40% par rapport à l'ancienne exploitation par autorails.

En attendant, le renouvellement des voies est prévu en 2022, financé principalement par la Région Auvergne Rhône-Alpes, qui pourrait à cette occasion rétablir une desserte à la demi-heure… mais toujours limitée à Tassin.

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05 mai 2018

Desserte de Montluçon : ça se présente mal...

La Région Auvergne - Rhône-Alpes ferme la porte au rétablissement de la liaison Bordeaux - Lyon par Limoges et Montluçon. La Région Nouvelle Aquitaine, en reprenant la compétence sur les quelques TET subsistants hors les 3 allers-retours Nantes - Bordeaux, a rétabli une liaison directe de Bordeaux à Montluçon. Mais le prolongement à Lyon semble bloqué car la Région Auvergne - Rhône-Alpes considère que l'Etat reste l'autorité organisatrice de cette liaison sur son territoire.

Voilà qui continuera de faire assurément le bonheur des autocars...

Et ceux-ci doivent certainement se réjouir des difficultés grandissantes de la desserte sur la ligne Bourges - Montluçon, qui accueille également la relation Paris - Montluçon. Cette fois, c'est avec la Région Centre que se fait jour le différend. Cette dernière ne souhaite pas financer seule le renouvellement de l'infrastructure, puisque SNCF Réseau reste financeur anecdotique sur de telles lignes UIC 7 à 9. Elle souligne que plus de 40% des voyageurs de cette ligne sont des montluçonnais, faisant ainsi un appel du pied à la Région Auvergne - Rhône-Alpes. Celle-ci a répondu assez laconomiquement qu'elle envisageait un budget de 22 M€ pour l'étoile ferroviaire de Montluçon, sans réelle nouveauté par rapport aux annonces de son plan de financement sur les lignes régionales, dont on sait qu'il est notoirement insuffisant pour assurer la pérennité de l'ensemble du réseau, surtout en Auvergne. Bref, tout porte à croire que le devenir de la ligne Bourges - Montluçon s'inscrit en pointillés, d'autant que l'escalade des ralentissements devrait connaître une nouvelle poussée aiguë qui se compteraient en dizaines de minutes supplémentaires pour cause d'extension galopante des zones limitées à 60 voire 40 km/h.

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A noter sur cette carte que la Région mentionne un maintien de la performance et pas forcément la restauration de la performance nominale : il ne s'agit que d'éviter de nouveaux ralentissements et des suspensions de l'exploitation, mais il n'y a pas vraiment d'assurance en la matière, entre un budget très insuffisant, une Région pas très motivée, un Etat défaillant et un gestionnaire d'infrastructures qui n'est guère plus enclin à soutenir le maillage des territoires hors des grandes villes...

Bref, l'autocar s'en frotte les pneus à l'avance !

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25 avril 2018

Tramway du Mont-Blanc : la relève en 2022 ?

Pour les deux lignes exploitées par la Compagnie du Mont-Blanc, la relève approche ! En janvier dernier, le Conseil Départemental de Haute-Savoie, propriétaire de ces deux lignes, a accordé une subvention de 200 000 € pour une prestation d'assistance à maitrise d'ouvrage portant sur le renouvellement des 7 ensembles motrice + remorque assurant le service voyageur sur la ligne du Montenvers et celle du Nid d'Aigle. Le parc actuel date du milieu des années 1950.

On se doute que Stadler sera sur les rangs car le constructeur suisse connaît bien les contraintes d'un matériel de montagne sur mesure : il s'agit ici de doter les 2 lignes d'un matériel d'environ 30 m de long, correspondant aux compositions actuelles (une motrice et une remorque), et certainement plus commode d'accès. Il faudra cependant parvenir à configurer un matériel de grande capacité : les compositions actuelles peuvent accueillir jusqu'à 195 voyageurs - certes avec un coefficient d'entassement proche d'un métro à l'heure de pointe - ce qui constitue un véritable challenge pour le constructeur qui sera retenu.

En outre, le Département poursuit le programme de rénovation de l'infrastructure sur ses deux lignes, afin d'homogénéiser la voie avec des équipements modernes, ce qui facilitera l'arrivée du nouveau matériel roulant qui sera probablement plus lourd que l'actuel.

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11 décembre 2017

Paray le Monial - Lozanne retrouve ses trains

Depuis hier, les trains sont de retour sur la ligne Paray le Monial – Lozanne, fermée depuis 6 mois pour assurer le renouvellement complet de cette ligne à voie unique de 95 km classée UIC 8-9. Mais refroidissons vite les ardeurs des lecteurs de transportrail : ils ne reviennent pas plus nombreux !

Il s’en est fallu de peu pour que cette ligne passe l’arme à gauche et il faut saluer le courage de la Région Bourgogne Franche-Comté qui a dû convaincre à la fois SNCF Réseau et la Région Auvergne Rhône-Alpes d’assurer la pérennité de cette ligne en rétablissant une vitesse de 100 km/h alors que plusieurs zones étaient frappées de ralentissements à 60 voire 40 km/h.

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Saint Nizier d'Azergues - 23 mai 2009 - Les circulations ferroviaires sont rares sur la section Paray le Monial - Lozanne desservant les monts du lyonnais et le Charolais. Ces 2 B81500 assurent le TER Lyon - Tours. © transportrail

Le coût de cette opération est de 44M€ financés par les 2 Régions, l’Etat et SNCF Réseau. Cependant, la desserte reste donc squelettique avec l’aller-retour TER  Lyon – Tours et 3 allers-retours Lyon – Paray le Monial dont un est prolongé à Nevers : il s’agit de l’ancien TER Lyon – Orléans, supprimé entre Saincaize et Orléans à la demande de la Région Centre.

Il n’est tout de même pas interdit de penser qu’investir autant pour un si faible usage n’est guère cohérent… sauf si on intègre évidemment la délicate question du coût du km-train en France, instrument majeur du malthusianisme ferroviaire français !

La situation de cette ligne confine au paradoxe, du moins en apparence sur son versant lyonnais, car la route parallèle connait un engorgement croissant à la faveur de l’étalement périurbain. L’offre de transports en commun est d’abord le fait des autocars entre Lamure sur Azergues et Lozanne avec une dizaine d’allers-retours. Néanmoins, l’usage du train n’est commode que pour les populations cherchant à rejoindre Lyon : pour rejoindre les zones d’emplois de Villefranche sur Saône et du nord de Lyon (Dardilly notamment), la voiture reste le moyen le plus commode (choisir entre les encombrements routiers et des correspondances multiples mal organisées). Dans ces conditions, la liaison ferroviaire n’intéresse que les voyageurs vers le centre de l’agglomération lyonnaise.

Conséquence, Lozanne – Paray le Monial, même rénovée, reste une ligne très faiblement utilisée. Tout au plus pourrait-on imaginer un complément de desserte entre Lamure sur Azergues et Lyon pour suppléer aux autocars parfois à leur tour en limite de capacité.

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10 décembre 2017

Saint Etienne - Le Puy : fin de la rénovation

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Lavoûte-Polignac - 31 octobre 2014 - Site incontournable de la ligne dans les gorges de la Loire, le château de Lavoûte-Polignac veille sur la ligne de chemin de fer, dont les travaux de rénovation sont enfin terminés. (cliché X)

Depuis le 10 avril dernier, la desserte ferroviaire était une nouvelle fois interrompue entre Firminy et Le Puy pour une nouvelle phase de modernisation de la liaison Saint Etienne – Le Puy. Il s’agissait de traiter 35 km de ligne à voie unique entre Vorey et Bas-Monistrol, le renouvellement de 10 tunnels, 18 ouvrages d’art et 17 remblais ou déblais à conforter. En outre, les quais des gares de Retournac et Saint Vincent le château ont été allongés. Enfin, SNCF Réseau en a profité pour déployer la fibre optique sur la ligne afin de s’affranchir les communications passant par des câbles en cuivre non seulement onéreux, peu capacitaires mais de surcroît prisés des malfaisants.

Le coût de ces travaux atteint 40,6 M€ avec en ligne de mire un relèvement de la vitesse à 100 km/h, contre 60 sur les sections frappées de ralentissements.

Des travaux avaient déjà eu lieu en 2014, pour un montant de 48 M€, dans le cadre du Plan Rail Auvergne, portant sur 36 km de voies (sections Le Puy – Vorey et Aurec – Bas-Monistrol), 5 tunnels, 20 ouvrages d’art et une trentaine de parois rocheuses.

La principale voie d’accès à la Haute Loire (un territoire très prisé du président du conseil régional…) est désormais dans une meilleure situation, quoique toujours classée UIC 7-8 du fait d’une desserte limitée et assurée en matériel automoteur léger.

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Brives-Charensac - 21 août 2016 - Pas tout à fait ligne de montagne mais plus vraiment ligne de plaine, le parcours entre Saint Etienne et Le Puy comprend de nombreux ouvrages d'art qui ont constitué un des sujets d'inquiétude quant au devenir de la ligne. © F. Jury

Reste à réexaminer la desserte pour augmenter le trafic. Avant les travaux, la SNCF enregistrait entre 800 et 850 voyageurs par jour. Il est vrai que la route nationale parallèle a de longue date bénéficié d’aménagements capacitaires, majoritairement à 2 x 2 voies. Pour le train, qui s’inscrit dans les gorges de la Loire, il faut donc miser sur le retour à des temps de parcours plus attractifs mais aussi une desserte un peu plus étoffée afin de gagner des parts de marché.

En revanche, on attend de connaître le devenir de l’autre ligne au départ du Puy, vers Clermont Ferrand via Saint Georges d’Aurac, classée UIC 9, au service squelettique et aux performances anémiques…

30 novembre 2017

Saint Gervais - Vallorcine : vers la sortie du RFN ?

C'est l'annonce d'Eric Fournier, président de la communauté d'agglomération de Chamonix. La ligne à voie métrique reliant Saint Gervais à Vallorcine puis à Martigny en Suisse pourrait, sur sa partie française, sortir du réseau ferré national : la ligne deviendrait propriété de la Région. Une disposition prévue par la loi du 4 août 2014, celle de la réforme ferroviaire, qui autorise cette solution uniquement pour les lignes physiquement étanches vis à vis du reste du réseau. Les lignes à voie métrique rentrent donc dans ce cadre.

L'exploitation pourrait être assurée par une régie régionale (situation de Nice - Digne), une société publique locale (cas de la Corse) ou par un délégataire à l'issue d'un appel d'offres ouvert. Evidemment, on ne peut pas oublier que la partie suisse est exploitée par les Transports de Martigny et Région, une régie cantonale. Le caractère transfrontalier de la ligne lui ouvre une autre possibilité : le Groupement Européen de Coopération Transfrontalière, qui permettrait par exemple de confier justement aux TMR l'exploitation de la ligne jusqu'à Saint Gervais.

On ne manquera pas de rappeler que depuis cet été, la ligne dispose, de Saint Gervais à Martigny, d'un seul et même système de signalisation... suisse !

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Chamonix - 12 mars 2016 - Le Mont Blanc Express va-t-il changer de statut et quitter le giron du réseau ferré national ? Après tout, le caractère national de cette ligne est quelque peu questionné par ses caractéristiques qui la cantonnent à la desserte de la vallée de Chamonix et à la liaison avec la plaine du Rhône à Martigny. Une vraie ligne d'intérêt local comme on en trouve des dizaines de l'autre côté de la frontière et qui suscitent tant de louanges : il faut franchir le pas ! © E. Fouvreaux

Quel intérêt à s'engager sur cette voie ? La ligne est déjà une "unité de production" quasi indépendante vis à vis du reste de l'organisation de SNCF Mobilités, avec son propre atelier de maintenance à Saint Gervais (pendant de celui des TMR à Vernayraz). Couper le cordon ombilical entérinerait le principe de la PME ferroviaire ou "Opérateur Voyageur de Proximité", dont il est aisé de constater, en voyageant un peu hors de nos frontières, qu'il peut être un puissant levier de dynamisation du trafic avec une structure entièrement concentrée sur cette ligne, plus agile, plus réactive, ce qui s'avère en général plus économique du point de vue de la contribution publique par voyageur transporté (-40% en Corse depuis 2012).

Cette évolution pourrait être le pivot d'une nouvelle organisation des transports dans la vallée de Chamonix un rapprochement avec la Compagnie du Mont-Blanc ouvrirait la voie à la constitution d'une offre unique, coordonnée, entre les 3 lignes de chemin de fer (Martigny, Montenvers, Nid d'Aigle), les téléphériques et le réseau de bus (exploité par Transdev actuellement).

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Taconnaz - 16 septembre 2017 - Outre le service ferroviaire, l'agglomération de Chamonix gère un réseau de bus, assurant une desserte plus fine encore de la vallée. Une gestion unifiée irait dans le sens d'une complémentarité accrue entre les deux modes. © transportrail

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Téléphérique de la Flégère - 16 septembre 2017 - Une gestion complètement locale de l'ensemble des transports en commun dans la vallée de Chamonix avec des offres coordonées : un véritable atout pour des millions de touristes et une incitation forte à délaisser la voiture pour les courts trajets ! © transportrail

Ne manque plus que le retour des trains de nuit à Saint Gervais (incorrigibles que nous sommes, on ne pouvait pas conclure autrement !)

15 novembre 2017

Nouvelle convention TER en Auvergne Rhône-Alpes : quoi de neuf ?

La SNCF et la Région Auvergne Rhône-Alpes sont parvenus à un accord pour la convention de financement de l'exploitation des TER sur une durée de 6 ans, jusqu'en 2023 : une date qui correspond à l'échéance à laquelle il ne sera plus possible de conclure de tels contrats en gré à gré, mais nécessairement à l'issue d'un appel d'offres ouvert.

La communication autour de cette nouvelle convention est assez inédite. Certes, il s'agit d'une des plus importantes par l'étendue du réseau surtout depuis la fusion des deux Régions. Elle est aussi très médiatique par les chiffres annoncés : réduire de 40% le nombre de trains en retard et de 50% le nombre de trains supprimés.

Elle présente cependant quelques ruptures. Sur les retards, tout train, quelqu'en soit le motif, qui ne circulera pas à l'heure de son origine à son terminus donnera lieu à une pénalité de 150€ par train retardé. En particulier, sur les trains interrégionaux, il n'y aura plus de remise à l'heure honteuse à la limite de la Région.

Sur les suppressions, la nouvelle convention met fin à une curieuse forme de franchise qui ne déclenchait le paiement de pénalités qu'à partir de la 4000ème suppression. Les pénalités s'appliqueront sur le plan de transport nominal, y compris les jours de grève : tout train ne circulant pas donnera lieu à une indemnisation de la Région équivalente à 5 fois le montant de la pénalité de retard.

Un suivi particulier est mis en oeuvre sur les axes Lyon - St Etienne, Lyon - Grenoble et Lyon - Chambéry avec un système de bonus-malus incitatif : la Région augmentera son versement (dans une limite de 1,2 M€) si les résultats de production s'améliorent significativement sur ces trois axes. A l'inverse, la SNCF sera plus intéressée aux recettes : elle devra assumer une partie des conséquences d'une éventuelle baisse du trafic sur les lignes, principale conséquence de la qualité de service insuffisante.

L'objectif de régularité en 2020 est fixé à 90% et à 92,5% à l'issue de la convention. En 2016, la régularité à 6 minutes n'atteignait que 87,1%. Le montant total de la convention atteint 545 M€ par an. Elle est complétée par un plan d'investissements comprenant 252 M€ pour la modernisation du technicentre de Vénissieux et la rénovation du matériel roulant à mi-vie (TER2N Z23500, X72500, X73500 notamment), 111 M€ pour une première tranche d'investissements sur les lignes secondaires, 161 M€ sur l'évolution de l'infrastructure dans le noeud lyonnais à l'origine d'un tiers des retards.

La Région cherche à montrer qu'elle veut être plus sévère et plus incitative à l'égard de la SNCF qui, en retour, cherche à faire bonne figure alors que l'échéance des appels d'offres se rapproche. Restent à voir les résultats réels...

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23 septembre 2017

Lyon - Saint Etienne : dossier mis à jour

Suite de notre exercice d'actualisation de nos dossiers et cap sur Lyon - Saint Etienne. Alors que le devenir de l'autoroute A45 est clairement mis en cause dans les discours ministériels, que la priorité aux transports du quotidien est rabachée sur toutes les ondes, qu'en sera-t-il dans les actes sans pour autant succomber aux délires d'Hyperloop déjà annoncé par ses promoteurs comme la solution miracle pour mieux détourner l'argent public des solutions réellement utiles ?

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22 septembre 2017

Sillon alpin : dossier mis à jour

Un peu de toilettage ne fait pas de mal. Notre dossier sur le sillon alpin avait besoin d'être actualisé. Nous en avons profité pour ajouter une réflexion sur la desserte et surtout l'adéquation de la capacité offerte à la fréquentation, un des maux les plus courants des trains régionaux...

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