04 août 2014

Berlin : contrat temporaire pour le Ring

La mise en appel d'offres de l'exploitation de la S-Bahn de Berlin rencontre quelques difficultés : la date de prise d'effet du premier nouveau contrat, sur la ligne de ceinture, était trop précoce pour que les candidats puissent arriver dès 2017 avec leur nouveau matériel sur la ligne. Le Sénat de Berlin a donc décidé de reculer la date de prise d'effet du contrat à 2023 et d'accorder, sans mise en concurrence, un contrat temporaire à la DB, l'actuel opérateur pour cette période. La transition avec l'éventuel nouvel opérateur se déroulera à partir de l'été 2022 pour une durée d'un an. Le nouveau matériel devrait arriver à partir de 2019. Dans l'attente, 160 M€ ont été débloqués pour procéder à la rénovation des automotrices de série 480 et 485 afin d'assurer la prolongation de leur service : ciblées comme étant parmi les moins robustes, la date de prise d'effet du nouveau contrat devait initialement coïncider avec leur réforme. Le report de cette date génère le besoin d'opérer quelques travaux pour assurer un niveau correct de fiabilité d'ici 2023.

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20 février 2014

Le Velaro D homologué... mais pas encore pour Londres

Les Velaro D de Siemens, plus connus sous l'appellation ICE3 (BR407 à la DB pour les différencier des précédents ICE3 série BR406), vont enfin pouvoir circuler en service commercial après avoir obtenu l'ensemble des certificats de sécurité en Allemagne. L'Europe ferroviaire ayant encore quelques progrès à faire, les retards n'ont cessé de s'accumuler pour le nouveau fleuron ferroviaire allemand, et l'homologation en France et en Belgique s'annonce encore comme un lourd parcours du combattant, d'autant que certains ne voient pas forcément d'un bon oeil l'arrivée de ce nouveau train à grande vitesse qui s'inscrit dans le cadre de la création de liaisons internationales effectuant du trafic intérieur.

La DB souhaite en effet proposer ses services sur l'axe Rhin - Rhône - Méditerrannée (Francfort - Strasbourg - Lyon - Marseille). En outre, après son retrait de Thalys, elle a l'ambition de proposer ses propres services sur l'axe Paris - Bruxelles - Cologne et venir notamment s'installer sur le marché Paris - Bruxelles.

Quant à Londres, la DB ne renonce pas totalement, mais diffère ses objectifs à un horizon plus éloigné. Pour Siemens, la priorité semble être à la réussite de la mise en service des E320 d'Eurostar sur la même base du Velaro D.

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13 novembre 2013

S-Bahn de Berlin : vers le renouvellement complet du parc ?

Prise de position étonnante de la DB : en plein appel d'offres sur l'exploitation des 3 composantes du réseau, la DB a lancé un appel à candidatures pour la fourniture de 1380 éléments automoteurs pour l'exploitation de la S-Bahn, c'est à dire procéder au renouvellement complet des rames des séries 480, 481 et 485, dont les dernières ont été livrées en 2004.

La DB justifie cette démarche par le fait que les séries 480 et 485, commandées avant la réunification allemande, ne sont pas compatibles avec les 481, tandis que ces dernières sont l'objet de déboires alimentant la chronique berlinoise depuis plusieurs années... qui ne sont pas étrangers à la mise en concurrence de la DB.

La DB prévoit une première tranche si elle remporte l'exploitation du premier lot, c'est à dire de la ceinture et de ses ramifications.  Elle comprend 82 unités de 4 voitures et 31 unités de 2 voitures pour renforcer les compositions. La décision du Sénat de Berlin devrait être connue à la fin de l'année prochaine. Dans la liste finale, figurent la DB et l'exploitant anglais National Express, détenteur d'une licence d'exploitant ferroviaire au Royaume Uni depuis 1996.

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05 novembre 2013

DB - Siemens : les ICE3 toujours en attente

Le retard sur la livraison des ICE3 n'en finit plus et la DB se retrouve dans une posture bien inconfortable. Le marché, passé en 2008, avait pour but de doter l'exploitant allemand d'une flotte de matériel à grande vitesse interopérable compatible avec les réseaux belge, hollandais, français et britannique, afin de lancer, sous sa propre bannière, des relations comme Francfort - Lyon - Marseille, Francfort - Bruxelles - Amsterdam, Francfort - Bruxelles - Londres...

Surtout, les ICE3 série BR407 doivent prendre la relève du petit parc de la série BR406 assurant les liaisons Paris - Francfort, et qui souffre de problèmes de fiabilité et de disponibilité, conduisant fréquemment ces trains à subir des retards, voire des suppressions ou des correspondances inopinées entre des matériels français et allemands à la frontière. L'Europe ferroviaire n'est encore que sur le papier !

Autant de marchés sans cesse différés puisque les rames ne sont toujours pas en service. Les premiers engagements étaient prévus en 2011 : 2013 s'achève progressivement qu'aucun BR407 ne circule commercialement.

Aussi, la DB donne de la voix sur Siemens, qui accumule les péripéties sur ce marché, entre les problèmes de mise au point et les difficultés d'homologation sur son propre réseau.

Résultat, la DB recourt à la location de TGV Euroduplex français qui, eux, présentent un niveau de fiabilité meilleur - il s'agit d'une évolution des rames Duplex produites depuis 1998 - pour couvrir les relations Paris - Francfort quand les ICE3 sont défaillants.

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05 avril 2013

DB : commande supplémentaire de Twindexx

Au mois de mars 2012, la DB commandait pour la première fois des automotrices régionales à deux niveaux en retenant l'offre de Bombardier avec son nouveau produit Twindexx Vario, une rame de quatre voitures de 100 m de long à plancher bas. La première tranche portait sur 16 rames. Une première option de 5 éléments était notifiée en octobre de la même année. Une deuxième a été récemment levée, comprenant 12 rames pour un montant de 113 millions d'euros, soit 9,4 millions d'euros par rame.

twindexx-DBImage de synthèse de la future automotrice Twindexx de la DB. On note la différence par rapport au matériel à deux niveaux destiné au réseau français, par la présence d'une salle haute au-dessus des accès, disposition rendue possible sur les réseaux germaniques par un gabarit haut plus généreux. Les accès de ces rames à 550 mm au-dessus du rail permettent la desserte des quais standardisés, ou semi-haut à 760 mm. © Bombardier Transport.

Ces rames sont destinées aux services Régio du Land de Main-Spessart, autour de Francfort, Wurtzburgn, Bamberg et Aschaffenburg.

La DB semble donc s'engager dans la solution de l'automotrice à deux niveaux, alors qu'elle a très largement recouru, jusqu'à une période très récente, à des commandes de voitures et de locomotives, y compris pour des compositions courtes, de 3 à 5 voitures.

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21 janvier 2013

Berlin met en concurrence la DB sur le S-Bahn

L'annonce de la mise en concurrence de la DB pour l'exploitation de la S-Bahn de Berlin avait constitué un coup de semonce. Depuis 2009, la dégradation du service, tant par des problèmes de conception sur le matériel roulant que des carences sur la qualité de la maintenance, animait la chronique des transports dans la capitale allemande.

220912_S7hauptbahnof3Berlin Hauptbahnof, 22 septembre 2012 - Une rame série 481 sur la ligne S7. Ce matériel a connu de sévères difficultés conduisant la DB à réduire sévèrement l'offre. Au-delà des relations entre l'exploitant et son fournisseur, Bombardier dans le cas présent, celles entre la DB et le Sénat de Berlin se sont fortement tendues. Il n'en demeure pas moins que la qualité du service reste bien plus élevée que celle connue en France...© transportrail

L'année 2012 a été encore marqué par un recul dans l'exécution du service. Cependant, les chiffres contractuels ont de quoi faire sourire les parisiens. En 2012, le taux de ponctualité des trains qui ont circulé, mesuré à 4 minutes, était de 92,1% contre 95,6% en 2011. Le taux de conformité du service (incluant les trains supprimés ou à desserte modifiée) était de 95,1% contre 97,2% en 2011. Si la S-Bahn berlinoise est en crise aiguë avec de tels chiffres, que penserait le Sénat de Berlin des scores parisiens globalement de dix points inférieurs ?

Les carences sur la maintenance de l'infrastructure ont coûté 4800 heures sur la période courant de l'été 2011 à l'été 2012. Plus de 18% des infrastructures du métro et du réseau ferroviaire ne sont pas aptes aux vitesses limites théoriques : ces ralentissements impactent la réalisation du plan de transport et donc la capacité offerte.

Le service nécessite l'engagement théorique de 562 éléments de 2 voitures : en 2011, seules 450 rames pouvaient effectivement être mises en ligne et le besoin s'est accru en 2012 avec la desserte du nouvel aéroport international (13 rames supplémentaires), alors que celui-ci n'est toujours pas ouvert, ce qui ne manque pas d'ajouter aux débats sur la gouvernance des projets de transport : le tunnel de 3,1 km et la nouvelle gare à 6 voies dont 2 pour la S-Bahn sont ouverts depuis le 30 octobre 2011 alors qu'aucun avion ne s'est encore posé en service commercial sur les pistes de l'aéroport de Brandenburg.

L'appel d'offres sur la ceinture est le premier des trois lots à avoir été lancé. A partir du 15 décembre 2017, l'exploitant retenu devra assuré pour 15 ans un service comprenant en référence 9,4 millions de trains-km avec un matériel roulant intégralement neuf que le prestataire devra s'engager à fournir dès le premier jour d'exploitation. Des conditions particulièrement exigeantes !

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20 décembre 2012

La rive droite du Rhin accélère

C'est une des sections les plus circulées du réseau ferroviaire allemand : la rive droite du Rhin écoule un important trafic fret, dispose d'une trame régionale dense tant côté Bâle que côté Karlsruhe, et les circulations Intercity sont également nombreuses. Avec une moyenne de 300 à 350 trains par jour, la ligne Karlsruhe - Bâle a fait l'objet d'un programme d'augmentation de capacité avec la création de deux voies supplémentaires, aptes à des vitesses variant entre 200 et 250 km/h.

L'inauguration du tunnel du Katzenberg, long de 9,4 km, parachève l'opération "ABS" (ligne adaptée) Karlsruhe - Bâle, en supprimant le hiatus sinueux et lent de la ligne initiale. Ainsi, les IC et ICE gagnent 10 minutes en empuntant cet ouvrage autorisé à 250 km/h. Le trafic régional reste lui sur la ligne classique afin d'assurer la desserte locale de la vallée du Rhin. Le décroisement des dessertes favorisera l'étoffement de l'offre entre Bâle, Freiburg et Offenburg.

Le coût de ce tunnel est de 610 millions d'euros.

Le concept d'ABS complète celui des NBS, les lignes nouvelles du réseau allemand, autorisant des vitesses de 250 à 300 km/h. Néanmoins, à ce jour, seule la NBS Cologne - Francfort est dédiée aux ICE : les autres lignes acceptent les trains classiques à 200 km/h et le fret, d'où des profils moins sévères nécessitant plus d'ouvrages, alors que les LGV françaises, avec leurs rampes pouvant atteindre 35 pour mille, excluent le fret.

Toutefois, le contournement Nîmes-Montpellier est similaire au principe des ABS allemandes : il sera apte à 220 km/h, autorisant le fret et les voyageurs, C'est peut-être vers ce type de nouvelles infrastructures, moins rapides mais aussi moins coûteuses que devrait se tourner la France plutôt que de courir après un SNIT infinançable et, dans certains cas, injustifiable.

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17 septembre 2012

Berlin : la S-Bahn sera mise en appel d'offres

Le réseau S-Bahn de Berlin sera bien mis en appel d'offres pour succéder au contrat avec la DB qui prend fin en 2017. Le Sénat de Berlin a confirmé et précisé ce choix, avec trois lots attribués de façon géographique : les lignes empruntant l'axe est-ouest ; les lignes de l'axe nord-sud ; la ceinture et ses ramifications.

Le Sénat a également lancé un appel d'offres pour la fourniture de 190 ensembles de 2 voitures (pouvant former des trains de 8 voitures) destinés à l'exploitation de la ceinture, pour lequel Siemens et Stadler ont récemment annoncé qu'ils répondraient en commun, probablement face à Bombardier, dernier contractant d'un marché de matériel pour ce réseau.

Berlin confirme donc ses intentions, suite aux déboires rencontrés depuis plus de trois ans sur le réseau suburbain de la capitale allemande, concernant l'exécution de l'offre et la maintenance du matériel roulant, qui avaient conduit à immobiliser jusqu'à la moitié de la flotte.

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24 avril 2012

Berlin : la S-Bahn toujours dans la tourmente

Le sujet avait défrayé la chronique voici trois ans : des problèmes de maintenance sur le matériel suburbain berlinois, et principalement sur la série 481 de Bombardier, avait entrainé une crise entre la DB et le Sénat de Berlin du fait de la réduction de l'offre générée et des sanctions encourues par l'exploitant, s'élevant à plusieurs dizaines de millions d'euros par an. La situation s'est améliorée sans pouvoir encore retrouver la situation de référence, obligeant l'exploitant à alléger certaines dessertes, notamment en recourant à des terminus partiels sur l'axe est-ouest par exemple.

Cette fois-ci, ce sont des défaillances du côté de l'infrastructure, et plus particulièrement sur le système de signalisation, qui sont pointées par le Sénat de Berlin. Le gouvernement du Land reproche à la DB de réduire ses investissements sur les réseaux régionaux afin de maximiser les résultats de l'entreprise, et lui demande naturellement de réinjecter des moyens sur la maintenance de son réseau. Or il s'agirait d'investir 1,5 milliards d'euros pour procéder au renouvellement de la signalisation, et en particulier de plusiuers postes de régulation du trafic.

Une situation qui n'est pas étrangère à ce côté-ci du Rhin !

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24 février 2012

ERTMS : l'Allemagne freine le déploiement

Décidément, en matière de construction européenne, l'Allemagne occupe beaucoup le devant de la scène : normal direz-vous pour un pays qui se situe au centre de l'union. Néanmoins, Berlin donne de la voix sur bien des domaines mais aussi en matière ferroviaire.

Ainsi, l'Allemagne a pour l'instant décidé de geler le déploiement de la partie "sol" de l'ERTMS, le système de signalisation unifié (du moins en principe) européen, sur quatre des six corridors fret européens, ceux qui la traversent. Elle s'oriente pour l'instant vers la limitation du déploiement aux lignes nouvelles et sur les axes qui sont financés. Or les quatre corridors fret ne le sont pas à ce jour.

Querelle de chiffres ? Berlin annonce 4,5 MM€ de coût de déploiement quand la Commission Européenne ne parle que de 150 M€ en raisonnant par ratio par rapport au déploiement adopté sur le réseau Suisse. Qui plus est, Berlin semble reprocher à l'ERTMS d'être malléable par rapport aux desideratas de chaque pays ce qui complique l'interopérabilité recherchée. Bref, une question de tronc commun et d'options...

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