L'ambiance est plus que tendue à Nice : une grève perlée plombe l'exploitation des Chemins de fer de Provence et le service est toujours interrompue sur la partie haute de la ligne suite à un accident de chantier en 2019. Il faut ajouter les tensions sur le parc de matériel roulant, du fait de l'âge avancé des autorails SY et de l'échec de l'opération de rénovation et d'adaptation de 2 automoteurs acquis d'occasion au réseau de Majorque. Certains syndicats accusent la Région de précipiter la fin de la ligne, dont elle est devenue finalement propriétaire de plein exercice en lieu et place de l'Etat.

L'adoption le 24 juin dernier par la Région d'un plan d'investissement sur la ligne est tout de même à signaler :

  • 5 M€ pour réaliser les travaux de rénovation du tunnel de Moriez, après l'accident mortel survenu en 2019 sur le chantier, qui a motivé l'arrêt d'exploitation de la partie haute de la ligne du fait de l'enquête judiciaire ;
  • 56 M€ pour l'acquisition de 8 nouvelles rames hybrides (+ 3 en tranche conditionnelle) qui pourront circuler partiellement ou totalement en mode électrique sur la partie urbaine du parcours (au moins jusqu'à Colomars) ;
  • 28 M€ pour la construction d'un nouvel atelier de maintenance à Lingostière, en charge du nouveau matériel ;
  • 7,2 M€ pour la modernisation de la signalisation avec l'objectif d'assurer une desserte toutes les 20 minutes en pointe et toutes les 40 minutes en journée dans la plaine du Var. A ce sujet, transportrail avait publié un dossier proposant un scénario renforçant significativement le rôle de la ligne dans la desserte de la métropole niçoise.

Cependant, plus d'un mois après la délibération régionale, le conflit reste ouvert.