C'est du moins ce qu'il ressort de la consultation menée par les collectivités locales de la presqu'île sr le devenir de la ligne Auray - Quiberon : sur 3800 avis exprimés, le scénario de transformation de la voie ferrée en site propre pour autobus n'a recueilli que 3% d'opinions favorables. Les scénarios ferroviaires ont recueilli 76% de soutien, dont 58% pour l'amélioration de l'exploitation existante et 18% pour une solution légère par tram-train.

Transamo, en charge des études de définition des scénarios, évalue à environ 80 M€ l'investissement pour une exploitation ferroviaire améliorée, incluant une augmentation de capacité. La création d'un point de croisement ne semble cependant pas totalement indispensable, étant donné qu'il existe déjà une gare intermédiaire avec cette fonctionnalité : l'augmentation du débit pourrait être obtenue en accélérant les trains. Le tracé de l'infrastructure est compatible avec une vitesse de 90 à 100 km/h, mais elle est plafonnée à 60 km/h en raison de son état.

En outre, la création d'évitements supplémentaires, pour porter la cadence à 20 voire 15 minutes n'aurait de sens qu'en couplant cet investissement avec une politique globale de déplacements sur la presqu'île. Cela ne semble pas à ce jour l'orientation privilégiée. Pourtant, une réduction des flux routiers semble indispensable sur ce territoire particulier et fragile et un développement du rôle du train pourrait accompagner cette politique de limitation du transport individuel.

A ce stade, l'option qui pourrait émerger serait d'étendre l'ouverture de la voie ferrée à l'année et la création de parcs-relais. Il faudrait alors créer un service de basse saison, qui pourrait être assuré par une seule rame, et de le renforcer, d'abord le week-end d'avril à juin et en septembre, et évidemment tous les jours de début juin à début septembre, tout en conservant une exploitation par un matériel mutualisé avec le reste des lignes bretonnes.

Il n'en demeure pas moins que pour simplifier l'exploitation, la création d'environ 400 m de voie en amont de la gare d'Auray permettrait de supprimer le court tronc commun avec l'axe Rennes - Quimper.