Non, il ne s'agit pas de créer une maquette au 1/87 de la future ligne nouvelle HS2 pour achever de convaincre les derniers rétiences... Alors que devrait prochainement intervenir la désignation du lauréat pour la construction, y compris le matériel roulant, le gouvernement britannique semble embarrassé par l'hypothèse, qu'il a manifestement lui-même esquissé, d'une réduction plus que significative du projet au seul tronçon Londres - Birmingham (le plus restrictif) voire Londres - Manchester (le moins sévère), et donc l'abandon de la branche de Leeds. Il s'agirait aussi de réduire la facture, avec une économie potentielle de 40 MM£, mais qui pourrait provoquer d'autres dégâts dont l'évaluation n'a pas encore été faite.

Sur le plan politique, un renoncement à ce projet destiné au nord de l'Angleterre de la grande île pourrait fragiliser la majorité de M. Johnson : les élus du nord de l'Angleterre n'ont pas l'air d'apprécier. Et cette hypothèse ne doit pas aussi provoquer un grand enthousiasme en Ecosse où tous les sujets de friction avec Londres sont bons à prendre pour obtenir un nouveau référendum sur l'avenir de l'Ecosse dans le Royaume-Uni.

Sur le plan industriel, pour de futurs opérateurs, l'intérêt n'est pas tout à fait le même selon les hypothèses du périmètre de la nouvelle ligne, et pourraient aussi manifester une certaine incompréhension.

Autant dire qu'au 10 Downing Street, il va peut-être falloir sortir les rames...