Après une première tranche de 46 M€ de travaux portant sur 33 km de cette ligne qui, bien qu'étant considérée de desserte fine du territoire, a un rôle à jouer dans un futur RER marseillais, les trains ont repris possession de la ligne de la Côte Bleue sur la relation Marseille - Miramas, avec la suppression de 3 des 11 minutes de ralentisseement affectant le parcours.

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Niolon - 5 août 2013 - Entrée en gare de Niolon d'un AGC pour Miramas sur cette partie du parcours reconnue pour procurer des coups d'oeil remarquables sur la rade de Marseille, au prix d'une multiplicité d'ouvrages d'art. © transportrail

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L'Estaque - 4 mai 2016 - La preuve ! Outre un rôle périurbain évident, la ligne de la Côte Bleue a une forte dimension touristique. Mais il faudrait aussi que les plagistes arrêtent de prendre la voie ferrée pour un raccourci. Peut-être qu'avec plus de trains, les esprits l'intègreront... © P. Hurzeler

Durant une interception de 8 mois, les travaux ont traité complètement 26 km de rails, traverses et ballast, près de 7 km de renouvellement de rails et conforté plusieurs ouvrages d'art entre L'Estaque et Carry le Rouet. Le tunnel de Rio Tinto a été ainsi muni d'une coque en béton sur 123 m afin de conforter cet ouvrage. Une deuxième phase de travaux est prévue en 2026, avec un investissement conséquent, estimé à 137 M€, pour conforter l'ensemble des ouvrages (il y en a 480 sur la ligne) avec cette fois-ci l'élimination complète des ralentissements.

D'ici là, il est probable que la Côte Bleue sera desservi par des AGC bimodes modifiés avec remplacement de la partie thermique par des batteries. L'autonomie dont ils pourront disposer est en effet largement suffisante pour assurer une circulation en mode électrique sans caténaire entre L'Estaque et Istres.