L'escapade dans la moyenne vallée du Rhin n'avait pas seulement pour objectif d'observer l'incessant défilé du fret sur chacune des rives du fleuve autour de Coblence, mais aussi de découvrir quelques lignes en antenne qu'on qualifierait de « feine servicelinie des territoriums » dans une traduction très scolaire du terme français consacré : lignes de desserte fine du territoire.

Voici donc 3 exemples dont deux sont exploitées par un opérateur local et un par la DB. L'exploitant ne joue pas forcément sur la vitalité de la ligne puisque dans les trois cas, la desserte définie par le Land comprend au moins 15 allers-retours par jour... même le dimanche ! En revanche, la gestion au plus près du terrain, une approche commerciale ne négligeant pas la dimension touristique et le souci d'une utilisation maximale des moyens de production du service - personnel et matériel roulant - constituent des points communs à ces lignes. Faut-il préciser que l'infrastructure est en bon état et permet une circulation dans les meilleures conditions ?

Ajoutons un dernier point technique : ces lignes sont exploitées avec du matériel thermique - y compris quand la desserte circule sous caténaire puisqu'il n'y a pas de matériel bimode en Allemagne - à transmission hydro-mécanique, avec couple moteur - boîte de vitesse, alors que par exemple en France, les transmissions électriques sont désormais largement dominantes.

Comprenant donc 3 volets, notre nouveau dossier sur les petites lignes entre Rhin et Moselle est paru.