D'habitude, dans les colonnes de transportrail, on se félicite plutôt d'une augmentation de la desserte, qui plus est sur une ligne régionale. Mais là, une fois n'est pas coutume, il y a de quoi être perplexe.

Dans la série "faire plus ne veut pas forcément dire faire mieux", la liaison Guéret - Felletin a attiré notre attention. Historiquement connue du petit monde des amateurs de la chose ferroviaire car première ligne de France cadencée mais aux 24 heures, la nouvelle desserte ne manque pas de curiosités.

Depuis le 2 juillet, la Région Nouvelle Aquitaine a doublé l'offre... c'est à dire qu'il y a maintenant 2 allers-retours en semaine... mais pas le jeudi, et plus aucune circulation le week-end alors qu'il existait un aller-retour sur deux jours, le samedi matin vers Felletin et le dimanche soir vers Guéret pour les élèves des internats.

Plus en détails, le nouvel horaire est le suivant, assuré par une seule rame :

  • Guéret 10h03 - Felletin 10h55 / 11h39 - Guéret 12h31
  • Guéret 14h21 - Felletin 15h13 / 17h35 - Guéret 18h21

Bref, une offre en heure creuse uniquement, qui ne peut donc répondre à aucun besoin de déplacement de travail ou scolaire. Alors, une desserte conçue pour donner correspondance pour Paris ? Pas mieux, car si cela fonctionne dans le sens Felletin - Paris avec des correspondances courtes, en sens inverse, il n'y a pas de véritable solution. De toute façon, la desserte par autocar direct Felletin - Aubusson - Guéret - La Souterraine simplifie le trajet du voyageur... à condition qu'il accepte 1h45 de parcours routier.

Une question en suspens : quelles sont les arguments en faveur de cette évolution de la desserte d'une ligne qu'on dit souvent condamnée mais qui résiste encore ?