La Commission Nationale du Débat Public a publié le compte-rendu du débat public sur le projet Voie Ferrée Centre Europe Atlantique. Sans surprise, il en ressort une situation assez mitigée car il s'agit d'un projet plutôt technique, sur le réseau existant, ce qui a moins motivé qu'un projet de ligne nouvelle.

Les principales conclusions montrent que les collectivités locales et les associations sont d'abord intéressées par l'amélioration des liaisons régionales entre Dijon et Nevers, notamment de bénéficier de relations accélérées entre les deux villes.

Les chargeurs sont plutôt intéressés par l'amélioration des conditions d'acheminement du fret, à la fois depuis le sud Atlantique (corridor européen Allemagne - Espagne), au travers de l'arrivée du GSM-R, de l'électrification de la ligne et, si possible, d'une amélioration du gabarit offert pour y faire circuler des trains de conteneurs, et surtout connaître le format autorisé de ceux-ci.

En revanche, la proposition d'une modification du tracé de la ligne afin de créer une correspondance avec la gare TGV du Creusot a été semble-t-il assez mal comprise, notamment par la confusion avec une autre fonctionnalité consistant en la création du raccordement entre la LGV et la ligne classique. L'enjeu d'accessibilité au TGV semble avoir été peu entendu alors qu'il s'agit d'un des principaux axes du projet pour les voyageurs. Quant au raccordement TGV, le groupe SNCF a fait part d'une franche hostilité à son égard.

Enfin, se sont exprimées traditionnellement des voix réservées voire opposées, en raison des nuisances liées à l'usage accru de la ligne, essentiellement de la part de riverains (qui préfèrent que les voies ferrées à côté desquelles ils se sont installés ne soient pas utilisées...)

Le projet devrait donc se poursuivre en misant d'abord sur les fonctionnalités fret (GSM-R, gabarit, électrification) et en approfondissant la création de la gare de correspondance avec les TGV.