Voilà une situation difficilement compréhensible et qui met directement en question la crédibilité et la compétence de la SNCF quant à l'exploitation des lignes régionales. Les lignes de Nantes à Pornic et Saint Gilles Croix de Vie avaient défrayé la chronique locale par leur mauvais état, les ralentissements, la médiocre régularité et l'incertitude sur leur devenir. La Région avait pris les devants et investi plus de 100 M€ pour renouveler l'infrastructure et moderniser le système de signalisation. Sans compter l'arrivée de nouveaux matériels roulants plus capacitaires et la rénovation des gares. Les voyageurs ont successivement supporté les désagréments liés au mauvais état de la ligne, puis la mise sur route le temps des travaux... et espéraient donc enfin un train qui fonctionne normalement, à l'heure et en voyageant assis. On a connu pire comme utopie...

Et pourtant, la dernière réunion du comité de ligne a pointé les défaillances récurrentes, les mêmes qu'avant les travaux. Et la SNCF a semblé en panne de réponses pouvant être jugées "crédibles" par l'auditoire : les discours classiques sur le réseau régional  - obsolescence, pas de financement, sans oublier le triptyque "pas de trafic, pas de potentiel, pas d'avenir" -  ne pouvaient être tenus puisque dans le cas présent, tout est neuf. Donc dire "c'est compliqué" sur des lignes quasiment indépendante du reste de l'étoile de Nantes, c'est difficile à avaler pour les usagers et les élus locaux.

Et à la question habituelle de l'absence l'information par le conducteur ou le personnel en gare en cas de retard ou d'arrêt en pleine ligne, la direction de la SNCF renvoie sur le compte Twitter des TER Pays de la Loire. Donc pour une information allant d'un côté à l'autre d'une cloison dans un train, il faut passer par des satellites à quelques dizaines de milliers de kilomètres au-dessus de nos têtes.

Réponse cocasse d'un usager : on n'a pas la 3G partout sur la ligne !

En attendant, nous vous invitons à relire notre dossier sur ces lignes...