Eh oui, même la Suisse commence à se poser des questions sur le budget alloué à l'entretien du réseau. Du fait de l'augmentation du trafic, l'infrastructure est de plus en plus sollicitée et les défaillances ont des effets de plus en plus conséquents sur l'exploitation. Le contrat sur la gestion du réseau prévoit au maximum 1489 défaillances du rail par an... pour plus de 4500 en 2015. Autre phénomène, la hausse du franc suisse a renchéri le coût de renouvellement de 25% l'année dernière, ce qui n'arrange rien.

Le contrat de prestation pour la maintenance et le renouvellement des réseaux ferrées en Suisse sur la période 2017-2020 prévoit 13,2 MM CHF de crédits, dont 7,6 MM CHF pour les CFF. C'est 15% de plus que le montant 2013-2016, mais le kilométrage augmente et le coût unitaire aussi. Bref, les CFF devront faire mieux en ayant moins de ressources. Les CFF s'interrogent d'ailleurs sur leur politique de renouvellement systématique à 25 ans et regardent ce que font leurs voisins, y compris français, pour allonger la durée de vie de l'infrastructure. Autre élément examiné, la possibilité de réduire les travaux de nuit au profit d'interceptions diurnes, en journée, pour diminuer les coûts de rénovation du fait de la surtaxe des heures travaillées de nuit.