Dans la continuité du contournement de Nîmes et Montpellier (CNM), l'Etat a validé un fuseau de passage de 100 m de large pour affiner les études de la ligne nouvelle Montpellier - Perpignan. Le coût de la ligne est désormais évalué à 5,52 MM€ aux conditions économiques de 2014.

LNMP prévoit une ligne mixte, comme CNM, jusqu'à Béziers, et une LGV au-delà, pour rejoindre la ligne Perpignan - Figueras. Le projet prévoit deux gares nouvelles :

  • une à Béziers, sans connexion ferroviaire, près de l'échangeur de l'A75, alors que la ligne classique Tarascon - Narbonne se situe à 1500 m au sud de l'implantation retenue ;
  • une à l'ouest Narbonne, connectée à la ligne classique Toulouse - Narbonne. En revanche, située au sud du raccordement avec cette dernière, les trains de la transversale sud qui voudraient la desservir devraient rebrousser en gare de Narbonne TGV, consommant quasiment 15 minutes, c'est à dire une bonne partie du gain de temps procuré par la circulation du LNMP.

Ainsi, pour la desserte de la transversale sud, sauf à accepter le rebroussement, on peut supposer que les trains devraient desservir Narbonne et Béziers par la ligne classique.

Le positionnement des gares nouvelles par rapport au réseau existant n'a semble-t-il pas encore tiré les enseignements de 35 ans de grande vitesse en France et des "rendez-vous manqués"... Ceci dit, il reste encore un peu de temps avant de figer un projet difficilement envisageable avant 15 voire 20 ans dans le meilleur des cas.

L'enquête d'utilité publique de LNMP est prévue en fin d'année 2016.