Satisfaction du gouvernement français pour qui l'échéance de 2019 était jugée trop prématurée. A l'issue du conseil des ministres européens, la date limite pour l'introduction de la procédure d'appel d'offres pour l'exploitation des dessertes nationales et régionales de service public est repoussée à 2026. En revanche, les liaisons commerciales restent concernées à partir de 2020. Par conséquent, rien n'oblige la France à modifier sa réglementation avant le 31 décembre 2025... mais à l'inverse, rien n'interdit une autorité organisatrice française (Région ou Etat) de s'appuyer sur le Réglement sur les Obligations de Service Public pour engager une procédure d'appel d'offres pour l'exploitation des services qu'elle finance.

L'Europe patauge sur le quatrième paquet ferroviaire et la situation ne fait pas les affaires du chemin de fer en France. En privilégiant l'immobilisme pour éviter une source de conflictualité sociale et politique majeure, la France refuse de donner la possibilité aux autorités organisatrices de pouvoir choisir entre une procédure d'appel d'offres et une attribution directe. En revanche, la France n'a pas ménagé sa peine pour affaiblir durablement le train en ouvrant promptement le marché de l'autocar longue distance. Bref, en 2026, on peut se demander quelle sera la consistance réelle du réseau français pouvant être potentiellement concerné...