C'est une petite déclaration du patron des CFF qui ne passe pas inaperçue : après plusieurs années de hausse des tarifs pour que le voyageur contribue à l'amélioration du service, la compagnie suisse souhaite mettre en place une politique de modération du coût des billets et abonnements pour maintenir l'avance du train sur les modes de transports concurrents. Pour cela, les CFF proposent de travailler plusieurs axes à la fois en misant sur la forte structuration du réseau et de l'offre de transport et une politique d'incitation envers les voyageurs et les entreprises pour diluer les flux en heures de pointe, car c'est bien la concentration des flux qui génère la saturation de certains trains alors que les flancs de pointe "montants" et "descendants" disposent d'une forte capacité résiduelle avec des taux de remplissage des trains inférieurs à 50% voire à 30%. Ainsi, les CFF souhaitent que les entreprises, les universités et les établissements scolaires adaptent leurs horaires pour lisser les flux. Une telle mesure pourrait procurer une économie considérable de 140 MCHF par an. En retardant le besoin d'investissements sur l'infrastructure et le matériel roulant, à l'autre bout de la chaîne, le prix des billets et abonnements pourrait être stabilisé voire réduit par rapport à aujourd'hui.