Le CPER Languedoc-Roussillon 2015-2020 est signé et prévoit sur le volet ferroviaire 215,1 M€ partagés entre l'Etat (50,1 Me), la Région (60,5 M€), l'Union Européenne (26 M€) et divers financeurs dont principalement SNCF (43,5 sur 58 M€).

Il est principalement axé sur des études et des travaux concernant l'axe littoral et la liaison vers Toulouse. Le volet études est majoritairement consacré à LNMP, la ligne nouvelle Montpellier - Perpignan, qui devrait assurer la continuité entre la LGV Méditerranée prolongée par le contournement de Nîmes et Montpellier (CNM) et la LGV Perpignan - Barcelone. Autre volet d'études, l'optimisation du doublet de lignes entre CNM et l'axe historique Nîmes - Montpellier.

En corollaire à l'ouverture de CNM qui, en principe, doit dégager de la capacité par report du fret et d'une partie des TGV sur cette nouvelle ligne mixte apte à 220 km/h, la Région souhaite adapter les gares de la ligne classique entre Manduel et Montpellier afin de déveloper l'offre régionale Avignon - Montpellier et singulièrement entre Nîmes et Montpellier, afin d'endiguer la croissance du trafic routier. Reste à savoir le niveau de report de trafic vers la ligne nouvelle, sachant que la SNCF aurait plutôt l'intention de continuer à passer par la ligne classique pour desservir le centre de Montpellier plutôt que la future gare Odysseum.

Sur la tranversale Toulouse - Narbonne, la gare de Castelnaudary ferait l'objet d'études visant à améliorer le plan de voies pour gagner en performance, notamment pour les dessertes faisant terminus dans cette ville.

Enfin, deux opérations de modernisations seront financées dans ce contrat : la première concerne la section Génolhac - Sainte Cécile d'Andorge de la ligne des Cévennes (c'est bien peu par rapport aux besoins), et la seconde portera sur l'axe Carcassonne - Quillan dont la pérennité semble devoir être assurée au travers de cet investissement.