29 août 2014

Brest - Quimper : le projet retardé

Les travaux de rénovation de la ligne Brest - Quimper devaient initialement avoir lieu cette année, de mars à décembre, mais le projet a été retardé. La découverte tardive d'affaissement de la plateforme ferroviaire en plusieurs points dans le Finistère, notamment entre Landernau et Brest, a amené RFF à réviser le programme de l'opération. Or le surcoût pourrait atteindre 50% faisant passer le coût de la rénovation de 60 à 90 M€. A ce jour, aucune date n'a été communiquée pour planifier le début des travaux, que la Région Bretagne souhaite voir réaliser.

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28 août 2014

Le train si cher qu'on ne le dit ?

Le comparateur allemand GoEuro des coûts du transport donne des résultats intéressants. Il détaille les coûts dans 51 pays répartis sur les 5 continents.

Pour le train, le prix moyen du parcours pour 100 km atteint en France 7,79 €. En Allemagne, il est de 9,09 €. Au Royaume Uni, il n'est que de 6,97 €.  La France est en 26ème position et en 4ème position pour les pays d'Europe de l'ouest : c'est en Espagne que le train est le moins cher avec 5,16 € pour 100 km. La Suisse se classe 45ème avec 28,57 €. En revanche, l'indicateur tord un peu la réputation de cherté des trains britanniques et confirme que la tarification suisse n'est pas tout à fait dans la même gamme... mais en mettant de côté les avantages de l'abonnement général que possède plus du tiers de la population.

On notera que le prix pour 100 km en autocar en France atteint selon le même indicateur 7,14 €. 

Si cet indicateur est extrêmement synthétique, il a le mérite de donner un premier éclairage, naturellement devant être approfondi en analysant les remises tarifaires existantes et les possibilités de bas prix notamment sur le net.

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Régiolis : le point sur les premiers déploiements

A fin juillet 2014, 25 rames Régiolis avaient déjà été livrées :

  • 5 B83500 à 4 caisses en Alsace
  • 5 Z51500 à 4 caisses en Aquitaine
  • 4 B84500 à 4 caisses en Lorraine
  • 3 B83500 à 4 caisses en Midi-Pyrénées
  • 2 B84500 à 6 caisses en Basse Normandie
  • 6 B84500 à 6 caisses en Picardie

Le service des nouvelles rames produites par Alstom a débuté le 22 avril dernier en Aquitaine sur la liaison Bordeaux - Agen puis en juillet en direction de Hendaye. La Région prévoit d'engager ensuite ce matériel sur les lignes Bordeaux - Pau et Bayonne - Pau en fin d'année. En 2015, les relations avec Angoulême et Le Verdon devraient elles aussi recevoir les Régiolis, qui pousseront vers la sortie les dernières rames Corail et les automotrices Z7300.

Toujours le 22 avril, en Lorraine, les nouvelles rames Métrolor faisaient leurs débuts entre Nancy et Saint Dié. Les prochaines affectations concerneront également les lignes vosgiennes puisqu'elles apparaîtront sur Nancy - Epinal, Saint Dié - Epinal et Nancy - Contrexéville. En ligne de mire, les derniers X4750 et les RRR, par jeu de décalage.

Le 25 avril, la Picardie mettait en service ses premiers éléments à 6 caisses sur l'axe Paris - Laon où les rames Corail emmenées par des BB67400 voient poindre le terme de leur carrière. La Région espère pouvoir réduire de 10 minutes le trajet Paris - Laon (aujourd'hui en 1h32) grâce aux performances du Régiolis qui devrait en principe généraliser l'usage de la traction électrique de Paris à Crépy en Valois.

Le 28 avril, l'Alsace engageait ses premiers éléments à 4 caisses sur Strasbourg - Sarreguemines et Strasbourg - Saint Dié. La Région envisage de redistribuer son parc d'engins thermiques, notamment pour suivre l'évolution du trafic, comme sur Colmar - Metzéral : elle pourrait se séparer d'une partie de ses X73500 devenant insuffisamment capacitaires même en UM3. Le sort des Corail 200 n'est pas encore scellé, mais l'option du Régiolis à 200 km/h fait partie des possibles étudiés par la Région, à condition de dégager une capacité suffisante pour la très fréquentée liaison Strasbourg - Bâle.

Le 15 juillet, Midi-Pyrénées inaugurait ses Régiolis sur la relation Toulouse - Ax les Thermes. Les engins bimodes seront également déployés l'année prochaine sur le quadrant nord-est vers Mazamet et Albi.

Enfin, le 16 juillet, les éléments 6 caisses de Basse-Normandie entraient sur leur unique terrain que constitue la radiale Paris - Granville, où ils vont remplacer les X72500, dont la rénovation est envisagée pour remplacer, par décalage, les derniers X4750. Pour l'instant, la Basse Normandie est la seule Région qui s'orienterait vers la rénovation des pionniers du TER, dont les défauts de conception continuent de grèver la disponibilité.

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27 août 2014

L'ARF demande un nouvel audit du réseau

Après les accidents de Brétigny sur Orge en 2013 et de Denguin cette année, l'Association des Régions de France a demandé au Ministre des transports (qui vient de changer) un nouvel audit sur l'état des infrastructures ferroviaires françaises.

En 2005, l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne avait été missionnée pour réaliser cet audit et le professeur Robert Rivier avait dressé un état particulièrement préoccupant du réseau, évoquant la dégénérescence de plusieurs milliers de kilomètres. En 2012, une mise à jour (2ème document dans la liste présentée) avait été effectuée par l'EPFL pour évaluer l'impact des premières mesures, en les considérant positives car dans la bonne direction mais d'ampleur insuffisante pour freiner le vieillissement du réseau.

RFF a engagé son Grand Plan de Modernisation du Réseau, censé être la réponse aux besoins des infrastructures ferroviaires, mais les efforts qui sont portés restent encore notoirement insuffisants, car les budgets sont limités. En 2014, pas moins de 1000 chantiers sont engagés.

La posture de l'ARF n'est pas innocente : les Régions souhaitent s'affirmer comme chefs de file sur les rails, constatant les faiblesses de l'Etat et se montrant assez prudentes quant aux effets de la réforme qui entrera en application le 1er janvier prochain. Posture d'autant plus compréhensible que la réforme territoriale devrait renforcer les Régions dans l'organisation des transports. La combinaison des deux devrait - en principe - créer les conditions d'une nouvelle gouvernance du transport ferroviaire et notamment régional, d'autant plus que les Régions ont obtenu la possibilité de lever un Versement Transport en dehors des périmètres urbains qui, plafonné à 0,55%, devrait dégager environ 450 M€ par an de recettes bénéficiant aux investissements ferroviaires attendus tant par l'état du réseau que la croissance de la demande.

On attend aussi la nomination d'ici là du futur Président du conseil de surveillance du système ferroviaire et de l'EPIC de tête SNCF. Certaines figures régionales pourraient "postuler" pour affirmer la volonté d'asseoir les territoires en bonne place dans la gouvernance ferroviaire et contrer les probables tentations à la contraction du réseau...

26 août 2014

Genève - Bellegarde désormais sous 25000 V

Lundi 25 août, comme prévu, la ligne Genève - Bellegarde a été rendue à la circulation des trains après l'interruption du service liée à la réelectrification de la ligne en 25000 V dans le cadre du projet du RER CEVA. Cette opération, très peu courante puisque la dernière réélectrification date de 1977-1978 en banlieue parisienne (passage du 750 V par 3ème rail au 25000 V sur Paris - Versailles rive droite / Saint Nom la Bretèche), facilite la gestion du matériel roulant et de l'alimentation électrique du RER genevois. Il permet aux CFF d'éliminer les petites automotrices Bem550 au profit des désormais classiques automotrices Flirt de Stadler, procurant plus de confort, de performances et surtout une capacité accrue.

Il permet aussi d'éliminer le court hiatus de 1500 V pour les TGV Paris - Saint Gervais entre les sections en 25000 V de Bourg - Bellegarde et de Longeray - Saint Gervais, apparaissant comme un point délicat pour la conduite, les changements de tension s'effectuant en forte rampe.

Reste que de nombreux autres travaux perturbent la circulation entre Genève et Culoz durant le mois de septembre : il faudra donc être patient ou avoir de la chance pour prendre un train sur cet axe.

Enfin, on notera la proposition de l'association Rail Dauphiné Savoie Léman de prolonger certains RER Genève - Bellegarde à Nurieux pour faciliter la liaison entre la métropole genevoise et la Plastic Valley de la vallée de l'Ain.

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Dossier Carpentras - Avignon

Dans une actualité ferroviaire souvent assombrie par les perspectives peu réjouissantes nées de l'état des infrastructures ferroviaire, la réouverture de la ligne Carpentras - Avignon fermée aux voyageurs avant la seconde guerre mondiale constitue une petite enclave positive dans un environnement bien inquiétant. Alors on passera sur la décennie de décalage par rapport aux annonces initiales prévoyant une mise en service en même temps que le TGV Méditerranée... et on s'intéressera plutôt au potentiel de développement d'une desserte périurbaine autour d'Avignon, ville où les difficultés de circulation routière ne sont pas des plus minces...

La réouverture de la ligne Carpentras - Avignon est le nouveau dossier de transportrail. A vos commentaires !

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21 août 2014

Dossier Cahors - Capdenac

Autre dossier mis en ligne, mais avec une connotation différente : consacré à une ligne endormie, Cahors - Capdenac, il s'intéresse autant au potentiel d'une exploitation touristique telle que celle qui avait été organisée par Quercyrail. Dans une région très touristique, qui conjugue des activités de loisirs, comme la navigation en canoë ou en bateau sur le Lot, mais aussi culturelle avec plusieurs châteaux et villages réputés, leur combinaison avec un parcours ferroviaire ne serait pas dénué de sens et constituerait une nouveauté en proposant un produit global dans cette région très prisée.

Pour autant, ce dossier s'intéresse aussi à une exploitation régulière, car le train serait aussi performant que la route sur cet itinéraire. Or les perspectives sont contrastées et l'idée d'une voie verte sur l'emprise ferroviaire continue de faire son chemin alors que l'intérêt du train n'a peut-être pas été exploré jusqu'au bout. transportrail apporte sa petite pierre à l'édifice...

A vos commentaires !

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Dossier Tours - Chinon / Loches

Le nouveau dossier de transportrail est consacré aux deux lignes du sud tourangeau vers Chinon et Loches. La première vient de bénéficier de crédits de modernisation pour rénover la voie et le système de signalisation, que la seconde attend pour retrouver une visibilité masquée par la prédominance de la desserte routière, faute de pouvoir faire plus de trains sur ces deux axes qui desservent des territoires marqués non seulement par un courant assez net de pendulaires vers l'agglomération de Tours, et qui pourrait ne pas être dénué d'intérêts touristiques : qu'on en juge avec le château d'Azay le Rideau, la forteresse royale de Chinon (établie par Henri II Plantagênet), et la cité royale de Loches !

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17 août 2014

Fret ferroviaire : quelle relance possible ?

Le fret ferroviaire français va mal. Ce n'est pas un scoop. Mais aujourd'hui plus encore qu'hier, la question du report modal se limite à des discours, des études, des rapports... mais la réalité est ce qu'elle est : le tonnage transporté par le rail n'a jamais été aussi faible depuis 40 ans et doit repartir à la conquête des marchés. Pour cela, c'est toute une nouvelle stratégie industrielle qui doit être redédinie pour s'adapter aux besoins des clients d'aujourd'hui, qui ne sont plus comparables avec ceux des années 1970.

Pourtant, les initiatives ne manquent pas et - fait à souligner - elles naissent souvent de l'agglomération des besoins de différentes entreprises qui souhaitent miser sur le rail, ce qui montre que la cause n'est pas tout à fait perdue. Les collectivités locales, notamment les Régions, peuvent venir en soutien. C'est ainsi que renaissent ou apparaissent des plateformes de transport combiné : mis à mal par les choix stratégiques de la fin des années 1990, il regagne progressivement des parts de marché.

Autre levier d'action, qui pour l'instant foisonne d'une façon pas forcément très lisible, les Opérateurs Fret de Proximité : né de la réflexion de certains milieux économiques, en particulier céréalier, et d'un expert reconnu du secteur ferroviaire, Jacques Chauvineau, le concept tisse petit à petit sa toile, que ce soit dans les ports - gisement considérable de trafic aujourd'hui sous-utilisé dans la tradition d'un pays qui depuis 4 siècles tourne le dos à son littoral - ou sur les lignes du réseau capillaire fret dont l'avenir fait question par manque de moyens. Les OFP sont progressivement en train de se structurer, de s'organiser pour capter de nouveaux marchés et proposer non pas seulement des prestations jusqu'à un point nodal du réseau principal, mais des services de transport de bout en bout, associant parfois un OFP de départ et un OFP d'arrivée.

L'autoroute ferroviaire, très en vogue, a ses limites et l'augmentation technique et sociale du fret ferroviaire sont aussi d'autres pistes de relance de l'économie du fret sur les rails français qui sont abordées dans le nouveau dossier de transportrail. Celui-ci pourra s'enrichir de vos propositions et contributions : les 4 chapitres mis en ligne ne sont pas exhaustifs...

A vos commentaires !

06 août 2014

NTV - Trenitalia : un semblant de détente

Avec 6 millions de voyageurs en 2 ans, entre avril 2012 et avril 2014, contre 9 dans les prévisions de trafic, NTV accuse une perte de 77 M€ pour un chiffre d'affaires de 246 M€. Le nouvel opérateur italien sur le réseau à grande vitesse pointe le coût des péages, qui représente 120 des 173 M€ de coûts d'exploitation. NTV accuse Trenitalia de bénéficier des avantages de la holding des FS, regroupant RFI (le gestionnaire d'infrastructures) et Trenitalia (l'opérateur), pour ne pas détailler ses comptes et ainsi pouvoir abaisser les prix afin de se placer en concurrence frontale avec les prix pratiqués par NTV. En outre, NTV rappelle que l'Etat verse 7,6 MM€ à Trenitalia au titre des obligations de service public.

RFI a tenté de calmer les tensions en acordant à partir de mars 2014 une remise de 15% sur les péages des lignes à grande vitesse, ce qui représente une diminution des coûts d'exploitation de 50 M€ pour Trenitalia et de 15 M€ pour NTV, ce qui lui permet de réduire de 20% ses pertes. Par ailleurs, l'offre NTV devrait gagner en visibilité avec la possibilité d'accéder à la gare de Rome Termini, mieux desservie que celle de Tiburtina. Enfin, la desserte Rome - Milan devrait passer de 3 à 5 allers-retours.

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