Depuis le 15 février, RFF a abaissé la vitesse à 40 km/h - au lieu de 60 km/h -  sur 18 km des 19,7 km de la ligne reliant Bréauté Beuzeville, sur l'axe Paris - Le Havren, à Fécamp. La rénovation de l'infrastructure est estimée à 15 M€ par RFF qui serait en capacité d'apporter la moitié de ce montant. La desserte comprend en 2014 4 allers-retours en semaine, 6 le samedi et 4 le dimanche. L'offre est assurée en outre par des autocars, y compris aux heures de pointe puisque 9 allers-retours routiers sont proposés en semaine, 4 le samedi et 5 le dimanche.

Par train, la liaison Fécamp - Rouen est assurée en 1h25 environ avec 10 minutes de correspondance à Bréauté. Elle est plus rapide de 5 minutes par l'autocar du fait des ralentissements imposés.  En voiture, il faut compter en moyenne 1h15 : le transport public est donc une solution pertinente surtout si la voie ferrée était dotée de performances correctes.

Une rénovation de la voie avec l'étude d'un relèvement de la vitesse à 90 km/h favoriserait l'attractivité de cette ligne en abaissant le temps de parcours. De la sorte, même en restant comme aujourd'hui sous le régime de la navette, le temps de parcours diminuerait ce qui favoriserait une plus grande rotation de l'autorail. Avec un temps de 32 minutes, il n'est pas possible d'assurer un cadencement à l'heure sur la liaison avec un seul engin. L'augmentation de la vitesse en ligne devrait donc viser l'objectif d'un cadencement à l'heure avec un seul autorail, avec un temps de parcours de 25 minutes.

L'équipement d'une signalisation ferroviaire type BAPR, plus coûteuse, permettrait de s'affranchir de cette contrainte pour proposer une offre totalement ferroviaire sur la liaison.

Si les 15 M€ n'étaient pas réunis, l'avenir de la liaison se résumerait à la généralisation de l'autocar...