La ligne des Alpes, qui compte parmi les plus beaux itinéraires ferroviaires français, est mal en point. De Grenoble à Veynes, l'itinéraire en voie unique a souffert des décennies de sous-investissement. Au début des années 2000, la politique de régionalisation du transport ferroviaire a permis à la ligne de réchapper du funeste sort à laquelle elle était déjà promise avec le renforcement de la desserte TER au-delà des 3 allers-retours qui subsistaient.

X73540clelles_beumer

Clelles-Mens - 9 juillet 2009 - La ligne du Vercors avec le Mont Aiguille en arrière-plan. L'X73540 arrive de Grenoble et pénètre en gare après avoir franchi un des nombreux tunnels de la ligne. L'infrastructure en état médiocre contraste avec le matériel moderne. © D. Beumer

L'offre comprend aujourd'hui 6 allers-retours pour Veynes, Gap et Briançon, complétés par 2 allers-retours limités au parcours Grenoble - Clelles-Mens. Des autocars assurent 2 allers-retours complémentaires, un pour Clelles en semaine (aller en soirée et retour le matin) et le second en fin de semaine.

20 M€ ont déjà été dépensés dans le cadre du contrat d'objectifs Région - RFF pour supprimer les ralentissements et assurer le maintien a minima de l'exploitation, mais la ligne aurait besoin de plus de 40 M€ pour être maintenue, modernisée y compris sur la signalisation afin d'admettre un plus grand nombre de trains, en particulier sur la frange périurbaine de Grenoble.

Mais il est vrai que le principal débat de ces 20 dernières années fut celui de l'achèvement de l'A51 Grenoble - Gap - Marseille, et que le regain d'intérêt pour le ferroviaire reste finalement trop récent pour mesurer l'ampleur de la situtation des lignes régionales. Saura-t-on dans le cas présent valoriser l'important potentiel touristique pour alimenter le trafic et les recettes ? Misera-t-on sur le trafic périurbain jusqu'à Vif ?