Jeudi 22 novembre, la SNCF a présenté la première rame Intercités rénovée pour l'axe Paris - Clermont Ferrand. Il s'agit de voitures Téoz dont les aménagements ont été revus et corrigés pour tenir compte des demandes exprimées par les voyageurs au travers d'une enquête à bord des trains et sur les réseaux sociaux. L'opération, d'un montant de 16 millions d'euros, permet à la SNCF d'attendre les décisions de l'Etat concernant l'avenir de ces relations et de leur matériel roulant.

A l'intérieur, les dispositions mises en oeuvre dans le cadre du programme Téoz, déjà vieux de quinze ans, sont conservées. Les mousses des sièges sont retravaillées pour améliorer l'ergonomie de la tétière, et les velours sont changés en adoptant la ttexture des voitures Intercités Basse Normandie et Centre. Le pas de siège est augmenté pour les places en vis à vis de première e, gagnant 20 cm. Sur les places en vis à vis également, la nouvelle tablette dite "portefeuille" fait son apparition.

Il faut aussi ajouter l'arrivée - enfin ! - des prises de courant 220 V en seconde e, et la rénovation de l'éclairage avec des liseuses à diodes. Le fonctionnement des portes de salles a également été revu pour faciliter la circulation des voyageurs et le confort sonore. Les toilettes ont aussi été rénovées.

Du point de vue technique, on se souvient que Téoz avait rehaussé le plancher des voitures pour améliorer la vision des paysages extérieurs... au prix d'un rehaussement du centre de gravité des voyageurs, dégradant le confort sur les sections sineuses. Sans revenir en arrière sur ce point, la SNCF a remplacé les amortisseurs et suspensions pour améliorer le confort dynamique des voitures.

A l'extérieur, la livrée Téoz est remplacée par la ique découpe "carmillon" associant le gris métallisé, le gris anthracite et le "carmillon" sur les portes et le filet supérieur. Finies les couleurs chamarrées, du bleu au vert en seconde e, du jaune au marron en première, et bonjour l'austérité !

Disparaissant du "langage" SNCF, Téoz reste encore présent par les aménagements spécifiques des voitures et le principe de la réservation obligatoire pour l'accès au train.

Reste maintenant à connaître les décisions de l'Etat sur l'avenir de ces relations et le matériel roulant : les Corail ne seront pas éternelles...