La haute assemblée n'y va pas de main morte en critiquant « l'absurdité » des choix ferroviaires contenus dans le Schéma National des Infrastructures de Transport : 160 MM€ pour le développement du réseau TGV et 100 MM€ pour la modernisation du réseau ique. Des sommes colossales, hors de portée du budget de l'Etat à l'heure où on est passé du ponçage des aspérités fiscales à un sévère coup de rabot, et des interrogations sur la pertinence des 4500 km de lignes à grande vitesse proposées par le SNIT, alors même que la pérennité du réseau existant reste toujours au centre des débats.

Le rapport du député de la Drôme Hervé Mariton semble faire mouche, tandis que l'association Transport Développement Intermodalité Environnement, présidée par Philippe Duron, ancien Président de la Région Basse-Normandie, développe son argumentaire sur la revalorisation du réseau classique en complément d'un développement raisonné de LGV.