Le projet de cadencement des dessertes ferroviaires prévu pour décembre prochain continue d'alimenter la chronique ferroviaire en Régions.

En Auvergne, après le vif débat sur l'arrivée à Paris – Bercy, c'est l'allongement des temps de trajet sur les TER qui suscite la colère du Président de la Région. 6 minutes supplémentaires sur Lyon – Clermont Ferrand : pourtant le matériel a été renouvelé pour gagner en vitesse, la politique de desserte homogénéisée et le rebroussement de Saint-Germain des Fossés.8 minutes supplémentaires sur la courte relation Saint-Etienne – Bas-Monistrol et des surstationnements pouvant atteindre 5 minutes sur Clermont-Ferrand – Saint-Etienne. Pas évident de valoriser le TER avec des temps de trajet qui deviennent moins compétitifs par rapport à la voiture... qui bénéfice d'un réseau autoroutier fluide.

En Picardie, le temps de trajet de Paris à Laon sera augmenté de 4 à 11 minutes, alors que là aussi, la Région a financé le renouvellement du matériel roulant et que le projet ne prévoit pas d'augmentation du nombre d'arrêts. Sur Paris - Saint-Quentin, la modification de la politique d'arrêt (élagage des trains directs Paris - Compiègne) et le repositionnement de certains trains utilisés par les migrants pendulaires picards ne suscite pas vraiment l'enthousiasme, pas plus que les décalages constatés sur Paris - Crépy-en-Valois.

On peut aussi mesurer au gré des informations qui arrivent, notamment par les comités de lignes en Régions, certaines performances. Ainsi, par rapport à sa création en 2007, le TER 16840/1 Tours - Lyon par Paray le Monial voit son temps de trajet augmenter de 44 minutes. Quittant autrefois Tours à 12h15 pour atteindre Lyon Perrache à 17h36, il quittera désormais Tours à midi pile pour rejoindre Lyon à 18h05. Autant dire que l'attractivité de cette relation pour les liaisons entre le Berry, le Bourbonnais et le carrefour lyonnais en prend un sacré coup.