Interrogé par la revue Infrastructures et mobilité, Hubert du Mesnil, Président de RFF déclare : "Le meilleur moyen d'atteindre l'équilibre économique serait d'augmenter le nombre de trains. La grande différence avec nos voisins allemands et suisses, et c'est une particularité française, est qu'il n'y a pas assez de trains sur le réseau français hors Ile-de-France".

Autant dire que dans ces conditions, plaider la saturation du réseau sera de plus en plus difficile : si trouver un sillon dans certains noeuds ferroviaires à l'heure de pointe relève de l'exercice impossible, il n'en reste pas moins que le réseau français est nettement moins utilisé que ceux de ses voisins immédiats, où les lignes parcourues par moins de 50 trains par jour sont rares, sinon rarissimes, alors qu'elles constituent le tiers du réseau français. Et dans ce cas, c'est le résultat d'une densité démographique plus faible (d'où une offre potentielle inférieure), d'une infrastructure obsolète (avec des outils d'exploitation limitant fortement le débit) et de coûts d'exploitation élevés (limitant le volume d'offre par une capacité de financement des Régions non extensible à merci).